La France devrait se souvenir d’Ouradour-sur-Glane…

Dans la bande de Gaza à jamais meurtrie et défigurée, tout n’est plus que ruines et désolation. La lect

vendredi 23 janvier 2009

Dans la bande de Gaza à jamais meurtrie et défigurée, tout n’est plus que ruines et désolation.

La lecture des témoignages qui affluent, tous plus poignants les uns que les autres, révèle les coulisses de l’horreur absolue, ou comment une armée conditionnée depuis le plus jeune âge et assoiffée de vengeance donne libre cours à ses plus vils instincts en s’en prenant dans une violence inouïe à d’innocentes victimes civiles terrorisées, brutalisées et assassinées.

Des hommes et des femmes traumatisés libèrent enfin leur parole pour nous décrire des scènes cauchemardesques, où des familles entières ont basculé brutalement dans le drame, leurs maisonnées prises d’assaut par des parachutistes de Tsahal, les extirpant de chez elles, les rassemblant dehors contraintes d’y passer la nuit entière, devenant les cibles idéales de bombardements incessants et les spectateurs impuissants d’exécutions sommaires de leurs proches, père, oncle…

Et on se dit alors que le terrible souvenir d’Ouradour-sur-Glane, le village martyr de la Haute-Vienne, érigé en symbole de la folie meurtrière Nazi, devrait en ces heures sombres hanter nos élites.

Mais, ironie de l’histoire, ceux qui sont si prompts à nous rappeler à notre imprescriptible devoir de mémoire, souffrent d’une bien cruelle amnésie en ne reconnaissant plus l’empreinte humaine de la barbarie au Proche-Orient…

Dans le douloureux sillage d’Ouradour-sur-Glane, Gaza a acquis le triste statut de région martyre.

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