La CGT d’Alstom réclame que l’entreprise française cesse sa collaboration avec Israël

Dans un communiqué du 14 janvier dernier, la CGT d’Alstom, qui participe à la construction d’un tramway

jeudi 22 janvier 2009

Dans un communiqué du 14 janvier dernier, la CGT d’Alstom, qui participe à la construction d’un tramway réservé au colons juifs, exige que l’entreprise francaise "cesse sa participation au projet autant pour les livraisons que pour les prestations, actuelles ou futures.’

Dans la déclaration au comité de groupe France concernant la construction du tramway de Jérusalem le syndicat CGT écrit notamment :

"Parmi les contrats d’Alstom en cours, figure toujours celui concernant la ligne de tramway en construction à Jérusalem et dans le voisinage de cette ville du côté de la Cisjordanie.

Nous affirmons que, dans le cas précis de la construction du tramway de Jérusalem, au lieu de faire comme si rien n’était, il faut voir la réalité en face.

1) Cette ligne de transport traverse des territoires de la région de Palestine que l’État d’Israël a occupés par la force militaire, et ceci est vrai aussi bien pour l’aire des colonies du Grand-Jérusalem situé dans le périmètre de la Cisjordanie, que pour Jérusalem-Ouest occupé en 1947-48.

2) Israël est en guerre directe et ouverte contre la population palestinienne dans les territoires entourant cet État, et ceci pour son propre compte et non pas en exécution d’un quelconque mandat donné par telle ou telle institution susceptible de lui conférer la moindre apparence de légitimité internationale. Les événements à Gaza montrent à quel point la stratégie appliquée par Israël est dépourvue de scrupules quant au non-respect de la population palestinienne comme êtres humains.

3) L’affirmation mise en avant par la direction d’Alstom, selon laquelle le groupe n’a pas de lien contractuel direct avec le client israélien concerné, constitue une fausse excuse. Peu importe que le lien soit juridiquement direct ou indirect. Compte tenu de ce qui vient d’être dit, nous considérons que notre travail à nous, salariés d’Alstom, ne doit en aucune manière contribuer à l’exécution d’activités au bénéfice de l’État d’Israël, et il est de la responsabilité de notre employeur d’adopter l’attitude qui s’impose : renoncer à la participation au contrat. On peut rappeler d’ailleurs qu’une procédure juridique est en cours pour examiner la nature des contrats, et que l’analyse des documents présentés confirme l’implication directe d’Alstom.

La CGT maintient et renouvelle donc son exigence à ce sujet :

Indépendamment du fait que les travaux de production en France soient achevés en partie ou dans leur totalité, Alstom doit cesser sa participation au projet autant pour les livraisons que pour les prestations, actuelles ou futures."

Source : CAPJPO

Publicité

commentaires