Samedi 11 février 2012

L’utilisation du fait berbère comme facteur politique dans l’Algérie coloniale

Le fait berbère qui au Maghreb et en Algérie n’échappe à personne a souvent été utilisé pour appuyer une politique de division entre les différents éléments de la population algérienne. Depuis les débuts de la conquête le particularisme berbère n’a pas cessé d’être souligné par les courants historique, sociologique, littéraire. Militaires, administrateurs, hommes politiques autant sinon plus que les hommes de sciences se sont posé des questions sur l’origine des Berbères, leurs rapports avec les Arabes et le caractère insolite de leur islamisation.

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style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Le fait berbère qui au Maghreb et en Algérie n’échappe à personne a souvent été
utilisé pour appuyer une politique de division entre les différents éléments de
la population algérienne. Depuis les débuts de la conquête le particularisme
berbère n’a pas cessé d’être souligné par les courants historique,
sociologique, littéraire. Militaires, administrateurs, hommes politiques autant
sinon plus que les hommes de sciences se sont posé des questions sur l’origine
des Berbères, leurs rapports avec les Arabes et le caractère insolite de leur
islamisation.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> On a même utilisé la dénomination
Berbérie, finalement abandonnée car révélant maladroitement un dessein racial
et politique. Les réponses données par de nombreux savants aux questions
posées obéissaient souvent plus à des considérations idéologiques qu’à des
préoccupations scientifiques et cherchaient plus à faire ressortir les
différences entre Berbères et Arabes qu’à souligner les apports considérables
et l’empreinte indélébile qui furent ceux d’une langue et d’une culture.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> L’objectif diviser pour régner
apparaissait avec les premières études ; il s’agissait de ne pas courir avec
le Berbère colonisé du XIXème, le risque d’un échec comme ce fut le
cas avec Rome et le christianisme class=postbody1>[1]
.
Il ne fallait pas laisser le Berbère cramponné à l’Islam, ni tourné vers
l’Arabe, ni vers l’arabisation.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

L’objet de cette communication, dans le cadre du temps qui nous est imparti,
n’est pas de faire une étude complète de l’utilisation du fait berbère comme
facteur politique durant la période coloniale – cette étude reste à faire –
mais de souligner quelques étapes d’une politique qui pour avoir connu des
revirements n’en est pas moins restée fidèle à la devise : diviser pour
régner.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Pour la colonisation, les Kabyles pas plus que les Arabes n’étaient acquis à la France. Vaincus, ils restaient indomptés pour ne pas dire indomptables. Aussi sont-ils
souvent présentés comme « vains, fiers, entêtés, ignorants et fanatiques,
capricieux et méchants, fourbes et voleurs ». Leur solitude dans les
montagnes en fait « des sauvages, qui ne cherchent qu’à se nuire, se
détruire, et se livrent à leurs penchants haineux, farouches et vindicatifs.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> Ils sont faux et
soupçonneux… » class=postbody1>[2]
.
Même leur indépendance est considérée comme n’étant que la « passion
immodérée du vol, la pratique absolue du brigandage ». Les Berbères
restaient « insaisissables comme les Numides leurs aïeux ». Ce sombre
tableau de la société kabyle, nous le trouvons dans de nombreux ouvrages href="#_ftn3" name="_ftnref3" title=""> style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[3]. Mais ces
Kabyles étaient préférables aux Arabes car ils apparaissaient les moins
éloignés du type européen, une fusion avec est possible, « ils seront les
premiers à s’assimiler si jamais des musulmans s’assimilent » href="#_ftn4" name="_ftnref4" title=""> style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[4].

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> 

Et de comparer le Kabyle et l’Arabe, le premier autochtone, montagnard
sédentaire, sociable, professant des sentiments égalitaires, partisan de la
propriété individuelle, âpre au travail comme le paysan français, alors que le
second étranger au pays, homme des plaines, de steppes, nomade et barbare dans
l’âme, un sauvage intelligent aux mains de qui la terre devient fatalement un
désert…imbu de préjugés, aristocratique, partisan de la communauté des terres,
s’abandonnant à l’indolence de la vie pastorale.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Ces idées répandues par de
nombreux hommes de science étaient courantes non seulement au début de la
conquête mais durant tout le XIXème siècle name="_ftnref5" title="">[5]. Elles devaient éclairer la
politique algérienne qui optait pour un espoir basé sur les Kabyles
« nature sauvage et inculte, mais pleine de sève et de vigueur » href="#_ftn6" name="_ftnref6" title=""> style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[6]
.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Et de renchérir sur le fossé qui opposait Kabyles et Arabes. Les premiers sont
les ennemis naturels des Arabes qui les ont refoulés dans les montagnes. « Cette
antipathie subsiste encore assez pour qu’il n’y ait jamais lieu de redouter une
tentative de coalition des deux races ». L’organisation politique et
sociale du Berbère, son habitude du travail, ses notions de liberté lui ont
donné une supériorité incontestable sur la race arabe. L’Islam pratiqué par les
Kabyles est jugé très superficiel, tiède.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> La fusion, l’assimilation
pouvaient en conséquence être réalisés en Grande Kabylie. Non seulement on
espérait assimiler les Kabyles, mais on pensait qu’ils pourraient être les
intermédiaires qui transmettraient aux Arabes, les mœurs, les coutumes, la
civilisation française. On alla jusqu’à concevoir la possibilité de faire des
Kabyles, des auxiliaires de la colonisation ; on rêva de la création de villages
kabyles, antennes de la colonisation en pays arabe, qui isoleraient les tribus
arabes et remplaceraient avantageusement les garnisons militaires européennes
susceptibles d’être diminuées ou rappelées en cas de guerre.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Les villages auraient chacun 25 fusils et 500 hectares, seraient installés dans les régions méridionales, pourraient surveiller les tribus et
« leur démontrer par un exemple pratique et constant la supériorité de la
vie sédentaire sur leur existence nomade et féodale » name="_ftnref7" title="">[7]. Liorel reprend les mêmes idées et
pense que « le Kabyle serait ainsi l’élément colonisateur par excellence,
celui que nous devrions employer pour faire de l’Algérie une véritable
France » style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[8]
.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Ageron a eu bien raison
d’intituler son chapitre le mythe kabyle. Le mythe a inspiré une
politique ; on s’appuya sur les traditionnelles djemaas tout en cherchant
à utiliser habilement les chefs ; on commença par introduire les juges de
paix en Kabylie occidentale, l’administration voulut rétablir les çoffs,
défendre les coutumes kabyles surtout dans la mesure où les coutumes s’opposent
à la loi musulmane, il fallait respecter les kanouns, même ceux qui « sont
immoraux » style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[9]
.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> Des tentatives furent faites pour
franciser les noms, faciliter, populariser la naturalisation, rechercher
« la fusion ethnique ». Il fallait favoriser les Kabyles, donner une
place importante à la langue kabyle par l’octroi de primes substantielles aux
fonctionnaires français (1882) et la construction plus intense d’écoles en
Kabylie.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> On a même proposé la constitution
d’un département spécial regroupant toutes les populations parlant kabyle. Si
on ne le fit pas, on créa en 1898 une représentation spéciale dans les
Délégations financières où la section kabyle siégeait à part de la section
arabe. Les Kabyles eurent, compte tenu de leur nombre, une représentation plus
importante (6 délégués kabyles contre 15 Arabes).

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>On ne renonçait pas à
l’application de la politique de division. Le Temps le dit clairement « la
sagesse la plus élémentaire nous conseillait de maintenir, d’accroître les
différences qui les séparaient des autres indigènes » name="_ftnref10" title="">[10]. L’assimilation échoua, ni le
nombre des naturalisés, ni celui des convertis n’étaient satisfaisants. On en
vint à accuser l’Administration d’avoir favorisé l’Islam et l’arabisation. On
incrimina le système administratif à l’arabe : bach-agha, grands seigneurs
pour gouverner des populations habituées à une gestion démocratique, cadis
chargés de juger les procès civils, arbitrés auparavant par les djemaas.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> Si les Kabyles étaient attachés à
l’Islam, c’est à cause de la « croisade musulmane au nom de la France par l’administration militaire » class=postbody1>[11]
 ;
elle a rendu les Kabyles « plus mahométans qu’avant la conquête » et
leur a permis de se regrouper autour des chefs religieux, de se rapprocher des
Arabes dans les différentes sectes religieuses. « L’Islamisme a donc
poussé plus profond ses racines », et les vrais principes musulmans
tendent à se substituer aux anciennes coutumes locales. Aux dires de
Charveriat, les zaouïas se seraient multipliées au détriment des écoles
françaises, les constructions de mosquées auraient été le fait des autorités
qui furent invités à rehausser par un éclat officiel la solennité de l’Islam.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Bref, l’assimilation avait échoué, le fossé qui séparait les Kabyles et les
Arabes paraissait comblé pour ceux qui constataient cet échec. Est-ce à dire
qu’on renonçait au mythe kabyle et à une politique berbère fondée sur la
distinction entre Arabes et Kabyles ? Non car « le fossé reste assez
large » pour qu’un habile politique parvienne à la maintenir, au grand
avantage de la domination française. « Sans éveiller le sentiment d’une
nationalité kabyle qui, heureusement, n’existe pas, il faut entretenir en
Kabylie l’hostilité, tout au moins, l’opposition à l’égard de l’Arabe »,
affirmait Charveriat.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Il faut établir une différence
dans les signes même de la pensée, maintenir l’antagonisme à la base ;
remplacer les caractères arabes par les caractères français, écrire la langue
kabyle en caractères français class=postbody1>[12]
.
Même en 1924 Peyronnet rappelant Fournel title="">[13]
regrette qu’on n’ait pas tenu compte de ses conseils : « ne pas
traiter uniformément deux races qui sont distinctes, manifester clairement son
choix, sa préférence pour les Berbères et baser sur ce choix une politique plus
hardie ». L’orientation des études restait la même. Toutes les questions
étaient étudiées sous l’angle français.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> « Que
voulons-nous ? » s’interrogeait Peyronnet. Que l’Afrique de demain
soit une Afrique éminemment française ? » Et parmi les autres
questions posées celles, sur l’importance de l’Islam, de l’arabisation,
restaient les plus importantes : il importe si l’on veut avancer quelques
opinions sur leur francisation (les Berbères), de savoir à quel point ils ont
subi l’influence des deux principaux conquérants de l’Afrique, à quel point ils
ont été islamisés, à quel point ils ont été arabisés.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Car « l’islamisation des
Berbères n’est pas aussi profonde qu’on pourrait le croire. » Certes, il y
eut des esprits clairvoyants, des savants qui reconnaissaient la vanité de
cette politique, et qui se rendaient compte « de la vaine opposition des
prétendus Berbères aux prétendus Arabes » title="">[14]
tous soumis à la loi coranique et cela non sous l’effet d’une quelconque
politique administrative, mais parce que l’islamisation était un facteur
fondamental de la société algérienne.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> Il ne semble pas nécessaire
d’insister sur le rôle joué par l’Islam dans la résistance à la conquête et à
la domination coloniale en Algérie. Les Chorfas qui furent très
nombreux en Kabylie class=postbody1>[15]
,
les confréries en particulier celle des Rahmania avec le cheikh Al Haddad en
1871 donnèrent souvent au patriotisme algérien un caractère mystique.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Robert Montagne était arrivé à la
conclusion évidente que la France n’avait pas précipité l’islamisation des
Berbères pour une bonne raison que les Berbères étaient islamisés depuis de
longs siècles, et que la France n’avait pas commis la faute de mettre entre les
Français et les Berbères « le rempart infranchissable d’une religion
particulièrement intransigeante et souvent hostile à l’Occident », les
Berbères seraient bien étonnés, s’ils apprenaient au fond de leurs montagnes,
que certains chrétiens ou musulmans des villes mal informés, espèrent ou
redoutent qu’ils ne se convertissent à la foi chrétienne » name="_ftnref16" title="">[16].

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> Il est obligé de constater que
dans leurs îlots montagneux, les Berbères ont été touchés par la marée montante
de la civilisation arabe, et « que toute l’histoire du Maghreb est dominée
depuis plus d’un millénaire par un même événement, la lente destruction des
institutions des autochtones, l’assimilation progressive des vieilles
populations africaines par les tribus arabes et la civilisation
islamique » class=postbody1>[17]
.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Après la première guerre mondiale,
l’ampleur de l’émigration kabyle tant dans les villes algériennes qu’en France
attira à nouveau l’attention des savants et des hommes politiques sur les
Kabyles. Déjà en 1898 dans une brochure, L’ouvrier et le colporteur href="#_ftn18" name="_ftnref18" title=""> style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[18]
, un délégué
financier kabyle attirait l’attention des autorités sur les services que
pouvaient rendre à l’industrie française « ces montagnards travailleurs et
intelligents ». Les premiers kabyles à traverser la Méditerranée furent des conducteurs de bestiaux qui séjournèrent à Marseille ou des
colporteurs qui allaient dans les villes d’eau. En 1905, des Kabyles
travaillaient dans le midi de la France.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>En 1913 on recensa 4 à 5000
employés dans les usines du Nord et les usines des régions parisiennes et
marseillaises. Les Kabyles étaient majoritaires dans l’émigration en France,
ils allaient au contact des organisations politiques françaises de gauche et
des syndicats, s’initier à la lutte politique. En effet, les travailleurs
kabyles participèrent en nombre important à la création de la première
organisation nationaliste, l’Etoile Nord Africaine ; parmi les dirigeants
figuraient 5 Kabyles sur 8.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Au niveau des travailleurs
il n’y avait pas de problème de minorité kabyle ; l’adhésion à l’Islam, la
situation de colonisé, d’émigrant, la communauté de pensé dans la recherche d’une
formulation nationaliste de la question algérienne étaient les plus sûrs
garants de l’unité. Non seulement l’assimilation apparut comme vaine, mais pour
le régime colonial le danger était grand avec l’action conjointe des Kabyles ou
des Arabes au sein d’un mouvement nationaliste qui, bien qu’ayant un caractère
prolétaire très marqué, ne reflétait pas moins l’influence du nationalisme
arabe style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[19]
.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Le danger était encore plus grand avec la participation d’éléments kabyles au
mouvement des Oulamas ; les Berbères voyaient dans la renaissance de la
langue arabe, l’arabisme et le nationalisme musulman la condition du réveil
politique et l’émancipation de l’Algérie. Au cours des années 1930, le
berbérisme, la question kabyle, préoccupaient les hommes politiques, les hommes
de science et les Kabyles en premier.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Le Dahir berbère provoqua non
seulement des remous au Maroc, mais aussi en Orient, et en Algérie. Le
berbérisme était soutenu par une exploration scientifique plus sérieuse :
des recherches d’ethnographie, de sociologie, d’histoire avaient mis en relief
le fait berbère et donnaient aux intellectuels kabyles le désir de connaître
leur passé et de faire le recensement des valeurs culturelles berbères href="#_ftn20" name="_ftnref20" title=""> style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[20]
.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Des essais de vulgarisation, des œuvres littéraires évoquèrent la romanisation
de la Berbérie, parlèrent de la « résurrection de l’Algérie latine »
et affirmèrent la vocation occidentale sinon latino-chrétienne du monde berbère href="#_ftn21" name="_ftnref21" title=""> style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[21]
.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Le danger de division apparut plus grand encore lorsque le berbérisme se trouva
affirmé par quelques intellectuels kabyles. Les efforts des missions
chrétiennes, en particulier des Pères Blancs, avaient obtenu quelques résultats
individuels. Dans le contexte du dahir berbère en 1930, de l’appel lancé par
Chekib Arslan « l’œuvre du christianisation des Berbères par les
missionnaires, protestants et catholiques », on crut à une menace sérieuse
contre l’Islam.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Certaines associations dont les
membres étaient en grande majorité Kabyles (Association des instituteurs
d’origine indigène, Union catholique indigène, Ligue des citoyens français
d’origine indigène) militèrent en faveur de la naturalisation, de
l’assimilation non seulement politique (ce qui, jusqu’en 1942, était désiré par
l’ensemble des intellectuels) mais morale et culturelle. L’évolution était
conçue dans le cadre de la culture française et de la patrie française, avec
une attitude indifférente voire hostile à l’égard de l’Islam name="_ftnref22" title="">[22]. La laïcité militante de l’école
républicaine trouvait de nombreux adeptes parmi les instituteurs – la langue
arabe était considérée comme une langue étrangère.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Le mouvement religieux réformiste ne niait pas le fait berbère, l’admettait
avec sérénité, mais refusait de le voir utilisé pour dresser les Berbères
contre l’Islam et l’arabisme. Dans son histoire de l’Afrique du Nord, Embarek
El Mili style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[23]
accorde une
place importante aux Berbères, ne nie pas le caractère berbère du peuplement
mais insiste sur son enrichissement grâce au courant culturel arabe et à
l’Islam.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> A la tête du mouvement
réformiste il y avait de nombreux Kabyles, les rédacteurs du
journal : Ach-Chihab faisaient souvent suivre leur nom de l’ethnique
al-Zawawi (du pays kabyle). Le chef du réformisme musulman en Algérie, le
cheikh Ibn Badis signait I-Badis al-sanhagi. Les Oulamas kabyles défendaient
avec la même ardeur que les autres Oulamas, l’Islam, la langue arabe, et
l’arabisme. La formule de Ben Badis « le peuple algérien est musulman et à
l’arabisme le rattachent les liens du sang », le slogan « l’Islam est
notre religion, l’arabe notre langue, et l’Algérie notre patrie » étaient
proclamés partout, même par les Kabyles qui ignoraient la langue arabe.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Les Oulamas considéraient les activités berbéristes comme une manœuvre de
division lancée par les milieux colonialistes. Tewfik al Madani name="_ftnref24" title="">[24] dénonça « ceux qui veulent
faire servir l’histoire aux ambitions politiques de leur pays et prétendent que
les Berbères sont d’origine germanique ou latine car ils n’ont d’autre
but que de persuader les Berbères qu’étant de sang européen et
appartenant à l’Europe et à sa civilisation ils doivent rentrer dans son
sein ».

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Le cheikh Ibn Badis href="#_ftn25" name="_ftnref25" title=""> style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[25] dans un
article retentissant rappela : « Les fils de Ya’rub (les Arabes) et
les fils de Mazigh (les Berbères) sont unis par l’Islam depuis plus de dix
siècles. Et tout au tout au long de ces siècles, ils n’ont pas cessé d’être
étroitement liés les uns aux autres, dans la mauvaise et la bonne fortune, dans
les jours de joie et les jours d’épreuves, dans les temps heureux comme dans
les temps difficiles de sorte qu’ils forment depuis les âges les plus reculés,
un élément musulman algérien dont la mère est l’Algérie, et le père l’Islam.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Les fils de Ya’rub et ceux de Mazigh ont inscrit les marques (ayat) de leur
union sur les pages de l’histoire avec le sang qu’ils ont versé, sur les champs
d’honneur pour assurer la suprématie de la Parole de Dieu et avec l’encre qu’ils ont coulée au service de la science.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Après cela, quelle force est-elle capable de les séparer ? Ils ne se sont
point divisés du temps qu’ils étaient les plus forts ; comment
pourraient-ils alors que ce sont d’autres qu’eux qui détiennent le
pouvoir ? Par Dieu, non. Et toute tentative pour les diviser ne fera que
renforcer leur union et consolider leurs liens ». Sur le plan pratique les
Oulamas firent de grands efforts pour lancer en pays kabyle comme dans le reste
de l’Algérie des médersas, où les enfants soumis à la même pédagogie
nationaliste faisaient les mêmes devoirs, étudiaient les mêmes thèmes sur al
watan, l’Islam et l’arabisme, chantaient les mêmes nachids à la gloire d’une
seule patrie algérienne.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Le parti nationalisme s’implanta solidement en Algérie à partir de 1936,
l’Etoile Nord Africaine et à sa suite le PPA apparaissaient comme l’expression
de tous les Algériens qui voulaient voir leur pays accéder à une vie nationale
excluant par définition toute idée de particularisme. Les Kabyles avaient
milité de bonne heure au sein du parti nationaliste de l’Etoile. Les liens
noués dans l’émigration servirent à lancer le parti dans les montagnes kabyles
où le maquis avait toujours été le refuge de ceux qui refusaient la domination
étrangère et de ceux qui se mettaient hors la loi.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> La clandestinité y trouvait un
cadre propice, le parti nationaliste avait dans ces montagnes des hommes
d’action prêt à appuyer toute action révolutionnaire et à prendre les armes.
Aux travailleurs émigrés, s’étaient joints les couches populaires des villes et
des campagnes algériennes, des commerçants, des petits fonctionnaires, quelques
notables, et surtout les jeunes étudiants, sportifs, scouts.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Dans toutes ces catégories, les
Kabyles figuraient en grand nombre. Leur expérience politique en France, leurs
multiples déplacements, leur intégration dans la plupart des centres urbains algériens,
leurs progrès dans l’école française leur permirent de dégager une élite qui
prenait activement part à l’organisation, à l’édification et au combat du
mouvement national.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> Le monde kabyle se retrouvait
partout présent, dans les villes, à Tizi Ouzou comme à Alger ou à Constantine,
dans le nord comme dans le sud du pays, en Algérie comme dans les milieux de
l’émigration. Il se sentait chez lui au milieu des autres Algériens. Sa
présence dans tous les mouvements algériens, les médersas, les scouts, les
étudiants, les Oulamas, le mouvement nationaliste ne laissait aucune
possibilité à l’expression d’un particularisme berbère. Le monde kabyle,
comme celui des autres régions s’identifiait avec l’Algérie.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Le mythe kabyle, le berbérisme,
facteurs de division, d’aggravation du fossé entre les Arabes et les
Kabyles, le berbérisme facteur d’une culture arabe dont il refusait la sève,
repoussant la solidarité avec l’arabisme, voire même l’Islam n’avaient pas
dépassé le cercle des doctrinaires de la colonisation et de quelques rares
individualités.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'> La masse kabyle malgré la
répression style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[26]
ne suivait
pas. Il faut cependant noter en1949 au sein du parti nationaliste une petite
crise berbériste. De jeunes militants s’en prirent au caractère arabe et musulman
du nationalisme affiché par le PPA, et voulurent répandre un certain nombre de
thèses où était affirmée cette formule : à savoir que l’Algérie n’est ni
arabe, ni berbère, l’Algérie est algérienne title="">[27].

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>La crise fut très passagère et se
termina par le départ de quelques militants. Le mouvement national avait, et
avec l’assentiment de la grande masse de ses militants, un aspect culturel
fondé sur des valeurs islamiques communes à toutes les populations d’Algérie,
et un aspect politique basé sur l’unité de la patrie algérienne.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Dans le mouvement national, comme dans la réalité géographique et humaine du
pays, les Kabyles ne formaient pas et ne forment pas une minorité.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Les milieux administratifs ne renonçaient pas au berbérisme. La manœuvre
coloniale apparut à la veille de la guerre de libération name="_ftnref28" title="">[28], nettement et grossièrement dans le
petit ouvrage de l’Houssine Mtougui, condensé de toute la thèse berbériste.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Le grand scandale pour l’auteur
est que les Berbères « surtout dans les villes aiment assez qu’on les
prennent pour des Arabes » « car les Berbères ont bien tort de
s’incliner devant ce gobinisme oriental, car ce n’est pas en reniant ses
origines qu’on se grandit, c’est en avouant, en les revendiquant et de leur
rappeler qu’ils n’ont rien à gagner à se recommander de la civilisation arabe »,
car « l’arabe classique est une langue morte, la civilisation dite arabe
c’est bel et bien une civilisation berbère, elle ne doit rien aux Arabes, la Berbérie n’a jamais été l’Orient, elle en est plus que jamais éloignée. » L’avenir c’est
le continent européen, la Berbérie « est devenue l’intermédiaire
indispensable entre l’Europe occidentale et le continent noir, elle se situe
sur un axe nord-sud dont les événements font le plus apparaître la solidarité…
L’Eurafrique, les Etats-Unis français d’Eurafrique l’avenir est là. »

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

Durant la guerre de libération, les Algériens d’origine kabyle comme les autres
Algériens ont participé, dans des conditions déterminées par le degré de
politisation, les conditions géographiques – plaines ou montagnes, villes ou
villages, les circonstances locales, plus que par le caractère de l’ethnie
berbère ou arabe. L’élément kabyle a fourni à la Révolution des chefs militaires, des chefs politiques, non pas en fonction de son caractère
kabyle mais en fonction de sa participation à la lutte, comme ce fut le cas
pour les autres Algériens.

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Les militaires français ont été
tentés de jouer sur le particularisme kabyle title="">[29],
en 1959, ils affirmaient encore class=postbody1>[30]

« les Kabyles se différencient nettement des Arabes par la langue, le
droit, et certains traits de mentalité collective » et reprenaient la
conclusion d’un élu : « la Kabylie au même titre que n’importe quelle
région de France… a la ferme volonté de s’intégrer au peuple français. » A
la veille du cessez-le-feu, la partition leur apparaissait encore comme une
solution possible class=postbody1>[31].

style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>

En tablant sur le particularisme kabyle, en attaquant le ciment religieux et
culturel, la politique coloniale a scellé la cohésion arabo-berbère href="#_ftn32" name="_ftnref32" title=""> style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>[32]
. Dans le
fait berbère, il n’y a place ni au particularisme religieux, sur le plan du
dogme comme sur celui du droit malgré certaines coutumes, ni au particularisme
politique, sur le plan national, les Kabyles étant partout en Algérie ne
constituent pas une minorité class=postbody1>[33]
et n’en ont pas la mentalité.

 



style='font-size:10.0pt;font-family:Verdana'>Mahfoud Kaddache,
« L’utilisation du fait berbère comme facteur politique dans l’Algérie
coloniale », in. Actes du premier congrès international d’études des
cultures méditerranéennes d’influence arabo-berbè
re, Alger, SNED, 1972,
page 269-276.



name="_ftn1" title=""> class=MsoFootnoteReference>[1] 
A . Laroui, l’Hisoire du Maghreb, 1970, en particulier
l’introduction et p. 94, J. Ougrour, « Le fait berbère » essai de
démystification dans Confluent n° 23_24, sept-oct 1962.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[2]
E. Lapène, Tableau historique et politique sur les Kabyles,
1846, pp 20-21

name="_ftn3" title=""> class=MsoFootnoteReference>[3]
Voir la bibliographie donnée par Ch. Robert Ageron, Les
Algériens musulmans et la France 1968, et ses chapitres sur le « mythe
kabyle » et la politique berbère, pp 267-292, Cambon et la politique
kabyle, pp 481-484, la politique kabyle de 1898 à 1918, pp 873-890. Citons
parmi les plus importants travaux : Abbé Raynal, Histoire philosophique et
politique des Etablissements et du commerce des Européens dans l’Afrique
septentrionale, 1826. Daumas et Faber, la Grande kabylie 1847. Carette, Etude sur la Kabylie proprement dite, 2 vol, 1848. Warnier, l’Algérie devant 
Duval, la Politique de Napoléon III en Algérie, 1863. Bibesco, « les
Kabyles du Djurdjura », dans la Revue des deux Mondes, avril 1865 – mars
1866. Pomel, Des races indigènes de l’Algérie (Arabes, Kabyles et Juifs). Du
rôle que leur réservent leurs aptitudes, 1871. Gastu, Le peuple algérien, 1884.
Clamageran, l’Algérie, 1883. Leroy-Beaulieu, l’Algérie, 1887. P. Bert, Lettres
de Kabylie, 1885. C. Sabatier, « L’essai sur l’origine, les évolutions
successives et l’état social actuel des Berbères
style='font-size:12.0pt;font-family:Verdana'> sédentaires », dans Revue
d’Anthropologie, 1882, pp 413-442 et « Etudes sur la femme kabyle »,
dans Revue d’Anthropologie, 1883, pp 56-69. Masqueray, Formation des cités chez
les populations sédentaires de l’Algérie, 1886. A Hanoteau et A. Letourneaux, La Kabylie et les coutumes kabyles, 1893, tome 1, p 381.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[4]
P. Charveriat, A travers la Kabylie et les questions kabyles, 1888, p 123

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[5]
J. Liorel, Kabylie du Jurjura, 1892, p 536. J. Morizot,
« L’Algérie kabylisée » dans Cahier de l’Afrique et l’Asie, VI 1961,
p 70.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[7]
Au capitaine, les Kabyles et la colonisation de
l’Algérie, 1864, p 3

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[12]
J. Liorel, il
proposa de remplacer le taleb arabe par un « clergé national berbère qui
éliminerait peu à peu l’élément fanatique, les marabouts
class=postbody1> arabes »,op cit., p 540

title=""> style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[13]
Peyronnet, Le problème
nord-africain, 1924, voir l’introduction

name="_ftn15" title=""> class=MsoFootnoteReference>[15]
Cf. rôle joué par le chérif Bou Baghla. Cf. réponse d’une
tribu kabyle, rapportée par Robin, l’Insurrection de la Grande Kabylie en 1871, p 29 : « Nous ne renoncerons jamais à notre religion, si le
gouvernement veut nous y contraindre nous lui demanderons un moyen de quitter
le pays, si nous n’en trouvons pas, nous préférons la mort plutôt que
d’embrasser votre religion ». Belkacem Ben Sedira cité par Ageron, p 275
rapporte que les Kabyles sentant qu’on voulait faire de leurs enfants des
petits « Roumis » estiment qu’ils n’ont plus « qu’à
travailler » une route pour aller se jeter à la mer.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[16] 
R. Montagne, La vie sociale et la vie politique des
Berbères, 1931, p 18

name="_ftn19" title=""> class=MsoFootnoteReference>[19]
Voir en particulier les numéros d’El Ouma entre
1931 et 1933, et les manifestations des émigrants algériens à Paris en faveur
de la Syrie.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[20]
Surtout H. Basset, Essai sur la littérature berbère, 1920

name="_ftn22" title=""> class=MsoFootnoteReference>[22]
Voir par exemple l’étude de R. Zenati, instituteur
naturalisé français, directeur de la Voix indigène sur le problème algérien,
dans Renseignements coloniaux, et Documents (supplément de l’Afrique française,
avril 1938, pp. 50-53). Dans cette étude présentée comme le « produit d’un
greffon français sur un figuier kabyle », Zenati dénonce « l’action
des Oulamas et de l’Etoile Nord Africaine qui emploient deux forces
singulièrement efficaces : la mystique islamique et le nationalisme
« outni ou territorial » »

name="_ftn23" title=""> class=MsoFootnoteReference>[23]
Embarek al Mili, cité par l’Afrique française, 1933, pp
389-390 : « On ne peut voir dans les habitants de l’Ifriqiya qu’un
peuple berbère puisqu’il est impossible de distinguer en eux quoi que ce soit
qui ne soit pas berbère ».
style='font-family:Verdana'> 

name="_ftn25" title=""> class=MsoFootnoteReference>[25]
Ibn badis al Sanhagi, Ech-Chihab, février 1936

name="_ftn26" title=""> class=MsoFootnoteReference>[26]
Titres du journal nationaliste El Maghrib al Arabi sur la
très sévère répression qui s’abattit sur la Kabylie : « La Kabylie sous la répression de l’impérialisme oppresseur » (25/7/48). « En Kabylie
les colonialistes continuent leurs lâches expéditions punitives »
(25/7/48). « Les forces policières colonialistes à la reconquête de la Kabylie » (6/8/48). « Par ses expéditions punitives le colonialisme français
ne réussira pas à détacher la Kabylie du mouvement national » (9/10/48).

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[27]
Titre d’une brochure : l’Algérie Algérienne, s.d.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[28]
L’Houssine Mtouggui, Vue générale de l’histoire berbère,
1950

name="_ftn29" title=""> class=MsoFootnoteReference>[29]
Mohamed-Chérif Sahli posa le problème dans Al Istiqlal,
12 octobre 1956 : « Personne ne nie qu’il existe en Afrique du Nord
des Arabes et des Berbères, plus exactement des arabophones, mais la fusion
ethnique sur une large échelle, la communauté de l’histoire, de la religion, de
la culture et des institutions ont réduit leurs différences à de simples
caractéristiques régionales. Une évolution irréversible a ainsi conduit les
Berbères à s’intégrer définitivement au monde arabe, qui sur le plan ethnique
n’a jamais été essentiellement arabe, la langue et la culture même populaire
l’emportent sur la race ».

name="_ftn30" title=""> class=MsoFootnoteReference>[30]
Si Mohand ou Ramdane, la Grande Kabylie et ses problèmes (Publication du centre d’études régionales de Kabylie),
Mémoires et travaux, t. III pp. 29 et 92

name="_ftn31" title=""> class=MsoFootnoteReference>[31]
El Moudjahid, organe central du FLN 16/3/1960, p.
10 : « La partition est fondée sur une conception directement héritée
des officiers d’affaires indigènes (pour qui l’histoire du Maghreb repose sur
l’antagonisme Berbères-Arabes) ». « Quant à la Kabylie, il est facile pour un ethnographe comme M. Servier d’établir des distinctions
fondées sur les coutumes, les costumes, l’hjstoire ancienne des tribus, des
dialectes… etc. Mais depuis toujours et bien avant 1830, les Algériens de
Kabylie ont essaimé à travers toute l’Algérie se livrant au commerce et à
l’artisanat dans les villes, effectuant des travaux saisonniers dans les
plaines. Aujourd’hui où les travailleurs « kabyles » sont partout
même en Europe et en France, quel territoire assigner à la « communauté
kabyle ? » Si l’on veut baptiser territoire kabyle tous les lieux où
vivent les « Kabyles » en proportions notables, des arrondissements
de Paris entiers, de Lille, de Marseille deviendront « territoires
kabyles » ! »

title=""> style='font-size:12.0pt;font-family:"Times New Roman"'>[33]
Voir Mqidech, « Une
minorité berbère » dans Partisans, mai-août 1972 à côté d’articles
consacrés à la guerre de libération nationale au Bangladesh et à la question de
l’Irlande.

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Commentaires

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Hamid je dirais plûtot que,
Il n’existe tout simplement un peuple KABYLE , UN PEUPLE ARABE, MAIS CELA N’EMPECHE PAS QUE TOUS, SOMMES EGAUX DEVANT ALLAH .
NOUS SOMMES TOUS CES CREATURES,
CEUX QUI RESPECTENT ET PRATIQUE LES BONNES OEUVRES, QUI ONT UN COEUR CAPABLE DE COMPRENDRE AVEC l’AIDE D’ALLAH SES "PAROLES" TRANSMISES DANS LE CORAN PAR LE PROPHETE MOHAMED (SAWS)ALORS CEUX LA FONT TOUS SANS EXEPTIONS PARTIS DE LA GRANDE FAMILLE, LA GRANDE RELIGIONS QU’*EST L’ISLAM - - -GRACE A ALLAH, ET AU TRAVAIL DE SON MESSAGER MOHAMED ’SAWS" IL REUSSIT A UNIR LES TRIBUS PAS TOUTES ARABES, SOUS UN DRAPEAU OU IL ETAIT ECRIT IL N Y AS PAS D AUTRE DIVINITE EN DEHORS D ALLAH ET MOHAMED EST SON MESSAGER ...
AS SALAM WA ALEYKOUM

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Il suffit de voir comment les bombes qui tombaient sur les villages et les villes d’Algerie entre 1954 et 1962, ne faisaient pas difference entre les arabes et les kabyles pour comprendre que tout ce beau discours de la puissance coloniale concernant les arabes et les kabyles n’était que foutaise. Ceux qui durant la guerre d’Algérie massacraient, tuaient, violaient, humiliés et torturaient ne se posaient pas la question à savoir si leurs victimes étaient Arabes ou Berbéres, ils ne voyaient en elles que des sous hommes qu’ils traités pire que du bétail.

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Un article plein d’enseignements.
Pour ma part ,certaines questions restent en suspens.
La guerre d’Algérie n’en finit pas de nous révéler chaque jour un peu plus de son histoire et j’avoue que l’article de M.BELKAID :
http://www.lequotidien-oran.com/ ?news=5108125
dans la continuité de celui-ci,m’interpelle au plus haut point.
Il est temps de dire la vérité et de réconcilier le peuple algérien enfin.

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J’ai eu plaisir à lire cet article ; lequel au demeurant est instructif.S’il traite d’informations et d’une réalité du début du siècle précédent, de la stratégie mise en chantier par un colonisateur par rapport à un peuple colonisé dans le dessein d’affaiblir pour le moins sa résistance voire dans le cas présumé idéal d’anihiler toute résistance en opposant une partie du peuple à une autre ; bien sûr quitte à faire appel et déterrer des évènements ayant eu lieu un millénaire auparavant !
N’est ce pas qu’encore aujourd’hui, en 2008, la même stratégie est encore et toujours utilisée pour divisée l’Algérie - Ce pays qui fascine plus d’un par sa géographie, sa culture sans cesse enrichie, ses richesses, ses populations, son histoire ancienne et moderne...
En effet, les stratèges qu’ils soient parmi ceux qui n’ont jamais cessé de revendiquer "un Algérie française", ou bien partisans d’une Algérie téléguidée par la FRance, ou encore adeptes d’un affaiblissement de l’Algérie pour des raisons trop évidentes de leaderschip...
ne cessent pas de mettre en exergue le même argumentaire pour parvenir à leur fin. Ils continueront longtemps à faire leur prêche et c’est dirai je de ’’bonne guerre’’ ; ce qui n’est pas normal c’est lorsqu’on sait que depuis plus de 40 ans les autres statèges - algériens ceux là- sensés mettre en oeuvre une communication et des moyens pour ne plus permettre l’exploitation d’une telle intention de division du peuple algérien, restent muets comme des carpes sur le sujets et inactifs comme qui dirait pétrifiés ou complexés par la question.
Il n’y a qu’à voir et écouter ce qui se dit sur le net pour être vraiment affolé par le silence ds uns et l’insolent discours des autres
De toutes les manières si avant il était encore possible de différencier les populations par région et par grade culturel ; il n’est plus possible aujourd’hui de le faire tant le mouvement des populations algériennes dans le pays a été intense de Tam à Alger et de Tebessa à Beni Saf et plus encore par le "métissage" de ces populations. Alors vraiment il faut être vraiment "chercheur" pour savoir "qui est qui " en Algérie avec la seule certitude que tout ce beau monde (c’est le cas de le dire !) dispose d’une CNI verte avec des armoiries algériennes et bien algériennes

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Il est temps que l’ALGERIE retrouve sa verve d’antan ,qu’elle resplendisse de nouveau et qu’elle retrouve sa place dans le MONDE où elle a tant de fois ,excellé. Il est temps que l’ALGERIE retrouve son équipe de football,si fière et si combattive,à l’image d’un ZIDANE,kabyle fougueux, dans toute sa majesté.

A Monsieur LE PRÉSIDENT de la République Algérienne M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, s’il est un message des plus sincères que je souhaite lui adresser :Qu’il puisse faire confiance à ses enfants.
Au cours d’un débat télévisé(Chez FOG)
dans lequel l’interviewe ,M.DOUSTE-BLAZY déclarait à Monsieur GIESBERT :"l’ALGERIE compte dans ses rangs parmi les meilleurs économistes du monde..."
C’est pas rien ! C’est plein d’espoirs.Il devient évident qu’il faille compter dès à présent sur tous les enfants algériens et leur donner toute les chances nécessaires afin qu’ils rendent à l’ALGERIE, toutes ses lettres de noblesses.

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Cet article est intéressant car il apporte un ensemble d’arguments attestant d’une politique berbere mise en œuvre par l’état colonial français. Ces arguments dont certains méritent d’être au conditionnel peuvent être discutés. D’autant plus que comme le reconnaît l’auteur d’emblée « L’objet de cette communication, … n’est pas de faire une étude complète de l’utilisation du fait berbère comme facteur politique durant la période coloniale – cette étude reste à faire »

L’étude reste à faire … par conséquent des arguments peuvent être avancés pour minimiser l’existence d’une politique berbère menée par la France coloniale tout au moins son efficacité.
L’état coloniale a-t-il mit en œuvre une politique c’est-à-dire des mesures établies visant à diviser les berbérophones et des arabophones en Algérie durant la période coloniale ? Ou est ce que cette stratégie n’est restée qu’au niveau du discours de divisions, des intentions coloniales sans conséquences concrètes sur le terrain.

« Pour la colonisation, les Kabyles pas plus que les Arabes n’étaient acquis à la France. »
On peut en être certain, la colonisation s’est imposée dans toutes les régions d’Algérie sans discernement. Elle a été destructrice dans les régions berbères comme la Kabylie, l’Aures .. Alors comment peut-on imaginer réserver un traitement privilégié aux berbères dans ces conditions ?

Même sous le protectorat au Maroc,
« La conquête coloniale a engendré la déstruction et la ruine de l’économie des tribus et a fait de leur territoire, jusqu’à l’indépendance, une zone d’insécurité marquée aux liserés rouges sur les cartes administratives. Les populations restées suspectes après leur rédition étaient placées sous haute surveillance et les déplacements dans les tribus étaient soumis à un sérieux contrôle » M Mounib : Revue Tifinagh

Cette colonisation destructrice de la société berbère a généré une émigration massive dont il est fait référence dans le texte. C’est la déstructuration de l’organisation tribale et l’économie berbère qui a généré l’immigration massive.

Selon Salem Chaker spécialiste de linguiste berbère à l’INALCO affirme : « Car en définitive si l’on dresse un bilan objectif de la « politique berbere » de la France, on aboutit au constat d’un immense gachis : les berberes ont subi la violence colonial … il n’y a eu aucune traduction positive pour la langue et la culture berbere , …, au plan politique une catastrophe historique pour les berberes en rendant suspecte toute référence à la berberité. Les premieres et principales victimes de la politique berbere de la France auront été les berberes eux-mêmes. »

Sur le plan linguistiue la France aurait pu renforcer l’apprentissage de la culture berbere, mais elle ne l’a pas fait. La référence au Peres Blancs est a minimiser car l’enseignement se faisait en arabe et en français (S. Chaker)
Au sujet du Dahir « réglementant le fonctionnement de la justice dans les tribus de coutumes berbères », bien que le droit coutumier ait été reconnu, l’autorité française reconnaissait en dernier instant le droit musulman comme référence juridique majeur de tous les indigènes.

Au sujet de la Kabylie cette région a été divisée sous l’empire coloniale en grande kabylie rattachée à Alger et la petite integrée au département de Constantine. On voit bien que l’objectif de la France coloniale a été d’empêcher l’emergence d’une entité homogène berbere. Comment prétendre alors utiliser un protagoniste qu’on affaibli. Découpage qu’a poursuivie l’Algérie indépendante.

On constate sur le terrain que les berberes ont plutôt été affaiblis par l’état colonial et qu’on ne peut inscrire de stratégie politique clairement établie et efficace sur le terrain de la division.

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merci Mr.Mahfoud Kaddache pour cet article. enfin quelqu’un qui se décide de parler sur cette question épineuse des rivalités entre arabes et berbères que certains essaient d’exploiter pour des fins partisanes.

Amirouche

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merci à mon cher professeur Mr Keddache qui nous a habitués depuis toujours notamment lorsqu’il nous enseignait à l’Institut d’etudes politique d’Alger à une hauteur de vue et une culture immenses. Les kabyles qui ont été des acteurs majeurs et déterminants dans la libération de l’Algérie devraient arrêter de toujours regarder ailleurs à la recherche d’une reconnaissance.

Ils sont Algériens et seulement Algériens et tous les beaux discours qu’on leur sert pour les détacher de leur patrie ne servent qu’à les rendre étrangers sur leur terre sans leur en donner une en remplacement.

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http://www.elwatan.com/La-Grande-Mosquee-d-Alger-Entre
Almoravides , Almohades jusqu’à CORDOUE:quel chemin parcouru.

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d’abord il faut arreter de parler de race arabe en algerie par ce que ca n’existe pas il y’a juste des berbères arabiser par la langue du coran.

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Je suis algerienne-arabe et fière de l’être...mais je ne suis pas fière de l’Algérie et encore moins des Algeriens(en algérie), mon père s’est battu pour ce pays...et qu’est-ce que l’Algérie lui à donné ???il a dû quand même quitter ce pays de misère pour trouver une vie "meilleure"...l’Algérie n’a rien fait pour nous au contraire..elle est bien contente que tous "ces immigrés" lui apporte des devises et cela n’empêche pas les Algériens d’Algérie de nous mépriser..c’est bien façile de toujours se poser en victime et de critiquer le gouvernement Algérien(certe pourris jusqu’à l’os), mais c’est aussi le peuple qui fait un pays et on ne peut pas dire que le peuple d’Algérie soit "exemplaire", en majorité il contribue à cette corruption qui gangrène ce pays, à la parresse, aucun esprit civique, l’arrogance et le mépris qui carractérise ce peuple en règle général...c’est cela la réalité...et tout le reste c’est de la foutaise

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Ce forum est modéré à priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.
votre site est comme tous les régimes arabes :c’est de la merde

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Mahfoudh Kaddache est un intellectuelle de grande envergure ! il faut tout connaitre de lui. Dans cet article il expose a juste titre la manipulation du fait ethnique a l’epoque colonial de l’algerie, sans plus.
mais notre etat actuel joue la meme politique. il se fonde sur une race et une religion etat arabe et islamique. tout le reste est exclu. c’est la ou il faut ecrire un article (il en existe beaucoup d’ailleurs) sur la politique arbitraire vis a vis des ethnies (notre histoire et identité) de notre etat ne joue pas son role dans l’integration de toute les franges de la societe mais a leurs exclusion. c’est toute la politique colonial qu’il reproduit. une ideologie qui l’eloigne de la realité historique et anthropologique de sa societe. de la le malaise civilisationel de notre pays et des pays de l’afrique du nord.

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L’Algerie est aujourd’hui independante.

Il y a aujourd’hui 10 millions d’imazighen qui reclament a corps et a cris que l’Etat algerien prenne en charge le developpement de leur langue le Tamazight ; non pas 2 heures facultatives par semaine, mais un vrai programme d’enseignement et de developpement du Tamazight.

Or que voit on en Algerie ? L’Arabe, l’Arabe, et seulement l’Arabe.

Les imazighen ne se reconnaissent pas dans l’arabisme et l’Islam algerien (ou marocain) est l’expression religieuse d’un peuple africain

Si tout le monde reconnait que le peuple algerien est ethniquement AraBerbere, il faut donc mettre en avant la culture arabo-berbere. Donc Tamazight langue nationale et officielle de l’Algerie au meme titre que la langue arabe.

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slt l autonomie de la kabylie est la seule solution

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Nanny et idéal ,vous avez raison ;je voudrai juste ajouter que tous les pays sont faits d’une juxtaposition d’ethnies ;en France ,il y a des bretons,des alsaciens,des provençaux etc.. qui sont d’origine différentes,qui ont leur propre dialecte mais qui n’en sont pas moins français et parlent le français ;tous les français ne sont pas des francs à l’origine ;il en est de même de la Grande Bretagne=angles ,saxons,écossais,irlandais mais tous sont britanniques et parlent l’anglais.Pour qu’un pays soit homogène ,il faut une langue commune,alors oui ,on peut y ajouter une autre langue mais dans ce cas là ,pourquoi ne pas y ajouter le chaoui ,le touareg et que sais je encore.Pourquoi il n’y a que les kabyles qui revendiquent en Algérie ?Les chaouis ,les touaregs ,les kouloughlis etc pourraient le faire aussi et c’est bien là qu’on voit que c’est un fait crée de toutes pièces par la colonisation pour diviser.Héritage ,qu’hélàs ,l’Algérie a ,à gérer aujourd’hui.Comment les kabyles ne voient ils pas qu’ils sont manipulés ?A présent ,ce sont les évangéliques qui essaient de continuer le travail de la colonisation et ils y réussissent mieux que leurs prédécesseurs ,faisant miroiter à leurs futurs adeptes des avantages matériels sous couvert de religion.Ne voient ils pas que c’est tout bonnement du chantage ,c’est du donnant ,donnant :"convertissez vous et vous obtiendrez ceci ou cela".on marchande une religion.
D’autre part ,les kabyles revendiquent une langue mais a t on jamais vu un livre écrit en tamazirt avant la colonisation ?tous les écrivains kabyles sont contemporains ou postérieurs à la colonisation et ont écrit en français ;ça a toujours été une langue orale.Où est la culture kabyle ?A t elle fait l’objet de livres ;y’a t il des monuments,des vestiges kabyles,quelque chose qui atteste de leur ancrage dans l’histoire ?Le mot kabyle lui même veut dire "tribu" ;c’était à l’origine des tribus sans plus.
Selon des études qui ont été faites,les berbères dont les kabyles font partie viendraient du pays de Canaan,de la Palestine donc,ils seraient, par conséquent, des sémites tout comme les arabes ;ce qui donnerait raison à Fellag qui dans son sketch dit"Nous avons mis dehors tous les envahisseurs mais les arabes ,on les a laissés entrer.....parce qu’ils nous ressemblaient".
Nous sommes tous algériens avant tout,berbères,kabyles ,chaouis,kouloughlis etc..et n’oublions pas que beaucoup de familles sont mélangés puisque comme l’a dit Kaddache ,les kabyles sont dans toute l’Algérie.Unissons nous pour faire progresser l’Algérie au lieu de nous diviser en vaines querelles stériles qui n’apportent de l’eau qu’au moulin de nos détracteurs et de nos ennemis qui voudraient ne jamais voir l’Algérie se relever et traquons nos ennemis intérieurs qui ne font aucune différence entre arabes et kabyles.

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a hamid

il y a des berberes des kabyles des arabes des arabo kabyles des arabo berber il y a aussi des kabyles qui parle arabes

ca suffit de dire que les algeriens sont tous kabyles rien du tout ILs sont tous algérien avec leur composantes etniques point a la ligne .Les kabyles sont d’ancien juifs puisqu’ils ont été judaisés

vive l’algérie uni et indivisible

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Assalam alaykoum / Salut à toutes et tous

Déjà, il y a sans doute eu une manipulation politique de la part du gouvernement français de l’époque. Tantôt favorable aux Amazighs, tantôt aux Arabes. Enfin ! On comprend bien les intérêts (à court terme, ceci dit) pour une puissance coloniale à "diviser pour mieux régner". Cependant, pour ma part, il faudrait plus de repères chronologiques pour tout imbriquer dans mon esprit. Sinon, j’aimerai dire à Maicha, sans mauvaise intention, que j’ai trouvé son intervention un peu trop passionnelle. À ce que je sais, on n’écrit pas ici pour soutenir les visées de la politique algérienne - trop longtemps - officielle. Les Kabyles, comme toutes les autres populations algériennes, ont le droit de s’investir pour leurs reconnaissances ! Et si, ici, on parle de Kabyles, au niveau plus large on parlera d’Amazighs : on défendra ce que nous sommes, à défaut de défendre ce qu’on nous dit que nous sommes (à l’exemple de l’étymologie du mot "kabyle" que Maicha a donnée : je n’ai pas bien saisi l’idée à ce propos ?!). Et si tu veux des preuves de civilisation amazigh, je t’invite à prospecter plus en profondeur. À rechercher du côté de l’Histoire, des Djeddars, des Médracens, et de Carthage, etc. En fait, les Kabyles peuvent bien être Sémites (comme on dit !), pour dire leur origine. Mais de stipuler qu’ils soient d’origine cananéenne, ça ne tient pas autant que ça la route. Si mes informations sont bonnes, c’était une hypothèse d’Ibn Khaldoun. Cela est encore à connaître avec exactitude ! :) Et quant bien même que ce soit vrai, ça ne voudra pas dire que les Kabyles doivent se défaire de leur composante identitaire au profite de l’identité arabe exclusive. Sinon, donnez-nous une bonne raison ! Je dirais aussi à Samy que la charge argumentaire de ta phrase qui affirme que les Kabyles descendent de juifs, car judaïsés, est nulle ! Par ailleurs, je ne vois pas ce que ça impliquerait au vu du sujet !!

Bon mois de Ramadan à toutes et tous !!!!!

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tu m’a mal compris j’ai pas dit que les kabyles sont juifs ,je dits qu’ils se sont convertis au judaisme a l’époque de la kahina .

Commes les turc sont devenus musulmans

Ne rentrons pas dans ce conflit ,l’état francais cherche a monter les algériens entre eux ;Et cette voie la est la meilleure

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Je suis Algérien et je me suis toujours identifié comme un Musulman Arabe, comme mes parents.
L’islam est très important dans ma vie et dans mon identité et j’aime la culture arabe. Elle est riche et belle, elle coule dans mes veines.
Plus tard, j’ai compris que l’identité algérienne est multiple et qu’elle ne doit surtout pas être exclusive.
En effet, j’ai fais un travail sur moi et sur mon identité afin de laisser la place à l’amazighité et je suis devenue complètement Algérien et fière de l’être, équilibré et riche d’être Musulman, Arabe et Amazight.
Le président Bouteflika a tout à fait raison de rappeler que l’identité algérienne est constituée de trois composantes incontestables l’Islam, l’arabité et l’amazighité.
En vérité être Algérien signifie être à la fois Musulman, Arabe et Amazight. C’est réel, c’est riche et c’est prometteur pour une identité forte en paix avec soit-même.
Je souhaite que tout Algérien se réconcilie avec soit même et laisse dans son identité suffisamment de place pour les trois composantes de l’identité nationale.
Par ailleurs, j’enveux profondément aux algériens qui veulent rester dans l’exclusion et la trahison, Ceux qui nient une des trois composantes de l’identité nationale.
Ceux-la ne sont pas complètement Algérien. Ils ont choisi consciemment ou inconsciemment de trahir la tradition et l’héritage Algérien et par conséquent d’affaiblir l’Algérie. Honte pour eux.

Je vous conseille le livre de Amin Malouf "Les identités meurtrières"

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Les esprits sont jusqu a maintenant colonnises ! La majorite des reactions abonde dans le sens de l esprit du "colonnise". La negation de l autre est tres apparente dans ces reaction. Il faut penser algerien pour etre algerien. Dans les Annees 70, il etait interdit de parler kabyle a alger ! Cette interdiction et persecussion,est elle un fait de la france ou des algeriens ? Il faut etre Algerien pour sentir le deni identetaire. C est beau de vivre en france et nous donner des lecons d histoire et de nationalisme.Le probleme identetaire existe belle et bien en algerie. Des algeriens s identifiant a l occident et d autre a l`orient. A ne voir que les mini et les acoutrement bizard ; ces fantomes deambulant dans les rue de nos ville et village. C est un acoutrement islamique, maaliche ! Mes remerciements pour l`Algerien tout court. On m`a dejas recommande les identite meurtriere, je le lirai.

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jour âpres jour , la sonelgaz de Bejaia travaille pour votre confort .
Nous lançons un appel du cœur à toute la population de Bejaia, kherrata ; amizour, el kseur, Sidi aich, Akbou et tazmalt,
pour protéger leurs agences de la sonelgaz de toute acte de vandalisme et du sabotage due à une manipulation ?. et De régler leurs factures d’électricité et du gaz pour que la sonelgaz de Bejaia sera inchaallah leader au niveau du territoire national.
Un nouveau directeur de la distribution a été installé en l’occurrence monsieur bouchareb abdelaaziz ; avec des compétences avérées et une volante Étonnante, e
entouré par un personnel professionnel et performant, sans oublier les agents du commercial et d’exploitation qui fournissent quotidiennement des efforts énorme, pour la bonne continuation du service.
Une amélioration visible au niveau de tous les services et la satisfaction des doléances d’une partie très importante d’abonnés. La direction nous a offert tous les moyens nécessaires (matériels et humains) pour une prestation de service meilleur, malgré à chaque émeute, nos agences sont toujours visées par des cambrioleurs pour des considération matériels .Oublions les inconvenants du passé et regardant le présent, la sonelgaz d’aujourd’hui ;ni pas celle des années
De 2006 jusque au 2010 . régler vous factures d’électricité.car il y’avait des devoirs et des obligations :Article : 81-du cahier des charges. : En cas de non – payement des sommes qui lui sont dues par le client, le distributeur peut interrompre la fourniture de l’énergie électrique et gazière sans préavis, dans un délai de quinze (15) jours suivant la présentation de la facture ; pour toute réclamation ou constatation d’un abus, veuillez contacter la direction cite tobbal Bejaia par écrit au par tel : 034.21.24.51….54
nos salutations les meilleurs

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jour âpres jour , la sonelgaz de Bejaia travaille pour votre confort .
Nous lançons un appel du cœur à toute la population de Bejaia, kherrata ; amizour, el kseur, Sidi aich, Akbou et tazmalt,
pour protéger leurs agences de la sonelgaz de toute acte de vandalisme et du sabotage due à une manipulation ?. et De régler leurs factures d’électricité et du gaz pour que la sonelgaz de Bejaia sera inchaallah leader au niveau du territoire national.
Un nouveau directeur de la distribution a été installé en l’occurrence monsieur bouchareb abdelaaziz ; avec des compétences avérées et une volante Étonnante, e
entouré par un personnel professionnel et performant, sans oublier les agents du commercial et d’exploitation qui fournissent quotidiennement des efforts énorme, pour la bonne continuation du service.
Une amélioration visible au niveau de tous les services et la satisfaction des doléances d’une partie très importante d’abonnés. La direction nous a offert tous les moyens nécessaires (matériels et humains) pour une prestation de service meilleur, malgré à chaque émeute, nos agences sont toujours visées par des cambrioleurs pour des considération matériels .Oublions les inconvenants du passé et regardant le présent, la sonelgaz d’aujourd’hui ;ni pas celle des années
De 2006 jusque au 2010 . régler vous factures d’électricité.car il y’avait des devoirs et des obligations :Article : 81-du cahier des charges. : En cas de non – payement des sommes qui lui sont dues par le client, le distributeur peut interrompre la fourniture de l’énergie électrique et gazière sans préavis, dans un délai de quinze (15) jours suivant la présentation de la facture ; pour toute réclamation ou constatation d’un abus, veuillez contacter la direction cite tobbal Bejaia par écrit au par tel : 034.21.24.51….54
nos salutations les meilleurs

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Tous les africains du nord sont des Berbères, preuves génétiques à l’appui !

C’est sous l’impulsion de la politique de Napoléon III que les soit-disants arabes sont apparus.

En effet, d’un côté il y avaient les Berbères qui parlaient une langue bizarre, donc des "Berbères sauvages" ; et de l’autre côté il y avaient des Berbères qui parlaient la langue du Coran, donc des arabes.

Et c’est Napoléon III qui a décidé que d’un côté il y auraient des arabes ( Berbères arabophones) et de l’autre des Berbères ( Berbères non-arabophones), c’est tout !

Avec la guerre d’indépendance, Nasser en a profité pour conquérir l’Algérie, par la suite.
Pan-arabo-islamisme oblige.

La colonisation française a fait place à la colonisation islamo-baathiste.

L’afrique du nord a été un royaume "Vandale" c’est à dire germain, c’est pas pour autant que les nord-africains sont des germains ou des scandinaves.
Il ne faut pas exagérer.

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Tous les africains du nord sont des Berbères, preuves génétiques à l’appui !

C’est sous l’impulsion de la politique de Napoléon III que les soit-disants arabes sont apparus.

En effet, d’un côté il y avaient les Berbères qui parlaient une langue bizarre, donc des "Berbères sauvages" ; et de l’autre côté il y avaient des Berbères qui parlaient la langue du Coran, donc des arabes.

Et c’est Napoléon III qui a décidé que d’un côté il y auraient des arabes ( Berbères arabophones) et de l’autre des Berbères ( Berbères non-arabophones), c’est tout !

Avec la guerre d’indépendance, Nasser en a profité pour conquérir l’Algérie, par la suite.
Pan-arabo-islamisme oblige.

La colonisation française a fait place à la colonisation islamo-baathiste.

L’afrique du nord a été un royaume "Vandale" c’est à dire germain, c’est pas pour autant que les nord-africains sont des germains ou des scandinaves.
Il ne faut pas exagérer.

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Celui qui a dit que dans les années 70 il était interdit de parler kabyle à Alger, a dit une MONSTRUOSITE je suis kabyle d’Alger j’y vie depuis 70 ans et j’ai toujours discuté normalement en kabyle avec ceux qui ne comprennent pas l’arabe. Arretez vos mensonges les enfants.

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Celui qui a dit que dans les années 70 il était interdit de parler kabyle à Alger, a dit une MONSTRUOSITE je suis kabyle d’Alger j’y vie depuis 70 ans et j’ai toujours discuté normalement en kabyle avec ceux qui ne comprennent pas l’arabe. Arretez vos mensonges les enfants.

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Si ça continue , L’Algérie comme le Soudan va se diviser en deux états distincts : La république laique Kabyle , et une autre partie qui sera la république algérienne. Les français pourront ainsi remettre un pied en algérie pour exploiter ses richesses exactement comme au Soudan. Et si ça suffit pas , l’Algérie sera à nouveau divisée en trois voire quatre. Aprés l’indépendance de la kabylie , rien n empêchera la chaouia d’en faire de même.

Un algérien qui vous veut du bien.