L’université de Yale s’autocensure dans un ouvrage sur les caricatures du Prophète (PBSL)

La crème de la crème des universités américaines, la prestigieuse Yale, a choisi, à l’approche de la p

mercredi 2 septembre 2009

La crème de la crème des universités américaines, la prestigieuse Yale, a choisi, à l’approche de la parution de son livre événement sur l’affaire des caricatures du prophète (PBSL) en novembre prochain, de supprimer 12 dessins sous le prétexte officiel de craintes de représailles.

Cette autocensure soudaine fait une coupe sombre dans un ouvrage, dont la vocation première est de décrypter les réactions en chaîne qui ont mis en émoi le monde musulman en 2005 suite à la parution de représentations caricaturales grossières par le journal danois Jyllands-Posten.

Si cette décision déconcerte le professeur de sciences politiques d’origine danoise, auteur de l’ouvrage, Jytte Klausen, qui affirme que « Les personnes consultées n’ont pas eu le manuscrit et ont donné leur avis sans connaître le contexte de ces dessins », ajoutant que « Plusieurs relecteurs musulmans avaient lu le manuscrit et n’ont rien eu à redire », la maison d’édition Yales Press campe sur ses positions, en évoquant le consensus d’une vingtaine d’experts et de diplomates qui auraient auguré des lendemains cataclysmiques …

Hermétique à l’appel du chercheur spécialiste de l’islam, Reza Aslan, qui s’est escrimé en vain à convaincre Yale de publier ces dessins, insistant sur l’autre dimension sciemment éludée de la controverse danoise, à savoir la provocation délibérée de la minorité musulmane quant à sa « citoyenneté », la contribution de Yale dans la compréhension du monde musulman ne va aboutir qu’à altérer une fois de plus l’image des citoyens occidentaux de confession musulmane.

Une belle aubaine, en revanche, pour les islamophobes en herbe d’Outre-Atlantique, qui s’en sont aussitôt saisi pour crier à la reddition à l’intégrisme islamique, et dénoncer une liberté d’expression menacée par l’islam. Il y a des contributions académiques qui auraient gagné à rester à l’état d’ébauche…

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