Mercredi 23 mai 2012
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook
Oumma.com sur Facebook

L’universalisme de l’islam

Graines de Lumière. Héritage du Cheikh al-Alâwî

L’universalisme de l’islam ou du soufisme, comme l’a bien compris le Dr. Kojiro Nakamura, repose sur le fondement de la Fitra, cette nature pure originelle de l’homme qui lui permet à tout moment de réintégrer l’Unicité. Il amène l’homme à transcender les réflexes identitaires locaux (Mokhtar Taleb-Bendiab), les modes d’allégeance de nature tribale, les appropriations idéologiques, bref, à se déconditionner. Cheikha Nur (Istanbul) formula à sa manière cette parole ancienne : « Le soufisme, c’est la liberté ! »

Partagez :

"Si l’espérance n’est pas suivie de l’action,
Elle demeure un vain désir."

Ibn ‘Atâ’ Allâh, Hikam

Pourquoi une voie soufie telle que la tarîqa ‘Alâwiyya se préoccupe-t-elle de la « Terre », de « l’éducation d’éveil », de la « communication » et des « médias », ou encore de la « mondialisation » ? N’est-elle pas concernée, a priori, uniquement par « la spiritualité et le soufisme », ou encore « la Révélation » - autres thèmes traités lors du congrès de juillet 2009 ??

Autant demander pourquoi le Prophète, chargé de transmettre un message par essence spirituel, enseignait et surtout incarnait l’éthique dans toutes les dimensions de la vie, y compris les plus pratiques. C’est que l’islam, animé par le principe/expérience de l’Unicité (tawhîd), n’opère aucune scission entre l’esprit et la matière, entre ce que le Coran nomme le « monde invisible » (‘âlam al-ghayb) et le monde sensible (‘âlam al-shahâda).

De cette scission artificielle est issue précisément la crise écologique moderne. Il est désormais impossible de séparer l’état de la planète de notre état spirituel ! Le Vivant (al-Hayy) est présent à tous les niveaux de la Manifestation universelle, et l’on sait maintenant que la matière qui paraît la plus inerte est ‘‘ énergie’’ et ‘‘lumière’’.

Cette vision intégrale, intégrative, qui caractérise l’islam bien compris, devient, dans le vécu soufi, expérience de « réalisation » (tahqîq) du Réel (al-Haqq), autre nom majeur de Dieu ; expérience d’expansion de la conscience humaine, qui investit dès lors toutes les facettes de la réalité, ainsi que l’ont souligné beaucoup d’intervenants lors du congrès : « Où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu » (Coran 2 : 115). C’est en ce sens qu’il faut lire les « Recommandations du Centenaire ».

Mais l’homme moderne a inversé le sens des priorités (cheikh Mehanna d’Egypte), privilégiant la raison utilitariste, asservie à l’ego, au détriment d’une conscience universelle qui donne son droit, selon les termes du Prophète, à chaque niveau de réalité ; privilégiant une raison ‘‘borgne’’, coupée du Ciel, et donc de la Terre, une raison dominatrice, arrogante, oubliant la « Matrice », la Rahma, cette qualité ‘‘féminine’’ de Dieu qui « enveloppe toute chose » (Coran 7 : 156) et rend possible en nous l’inspiration et l’intuition.

Considérons le colonialisme, les Guerres Mondiales, le fascisme, le nazisme... : tout cela n’est pas l’oeuvre de l’Homme, « représentant de Dieu sur terre » (Coran 2 : 30), mais de l’homme mâle, impuissant à admettre en lui la part d’Eve. À partir de là, l’illusion et la distraction font leur travail chez cet homme : « Les cimetières sont pleins d’hommes qui ont donné leur vie pour des illusions », disait le cheikh Bentounès lors de la réunion spirituelle du centenaire, le 30 juillet 2009.

Le domaine religieux islamique a particulièrement subi cette inversion des valeurs et cette perte du sens. Alors que les plus grands oulémas tel Ghazâlî et Suyûtî ont toujours affirmé la précellence de la science intérieure, spirituelle (al-‘ilm al-bâtin) sur la science religieuse formelle, normative, tributaire des apparences (al-‘ilm al-zâhir), on en est venu à rigidifier, à sédimenter, à compartimenter, cette matière vivante, dynamique, fluide, qu’était l’islam muhammadien.

Il faut donc recourir à l’ijtihâd, à l’« effort d’interprétation et d’adaptation des données de la Révélation » ? Certes, mais l’humanité ne peut plus se satisfaire de demi-mesures. « Lâ islâh bilâ salâh », rappelle le président du conseil supérieur des confréries soufies d’Egypte, Abdelhadi al-Kassabi : pas de réforme extérieure sans réforme intérieure préalable, sans remise en cause permanente de la conscience individuelle et de ses actes, sans lucidité intransigeante. « Change-toi, ton monde changera », lance à son tour Tareq Oubrou.

Lucidité intransigeante sur soi-même, et miséricorde pour les autres êtres : telle a toujours été la ligne de conduite des maîtres spirituels du soufisme. « Agis en sorte que tu sois une miséricorde pour les autres, même si Dieu a fait de toi une épreuve pour toi-même », disait Junayd de Bagdad (m. 911). Effort sur soi, et amour/compassion pour autrui.

Le soufisme vise en effet à apporter le bonheur à l’humanité (cheikh al-Manufi d’Egypte), à redonner du sens, à renouveler le projet humain. De simples citoyens algériens ont ainsi témoigné à Mostaganem que le passage de la « Caravane de l’espoir » dans leur ville leur avait effectivement ouvert des perspectives insoupçonnées.

L’universalisme de l’islam ou du soufisme, comme l’a bien compris le Dr. Kojiro Nakamura, repose sur le fondement de la Fitra, cette nature pure originelle de l’homme qui lui permet à tout moment de réintégrer l’Unicité. Il amène l’homme à transcender les réflexes identitaires locaux (Mokhtar Taleb-Bendiab), les modes d’allégeance de nature tribale, les appropriations idéologiques, bref, à se déconditionner. Cheikha Nur (Istanbul) formula à sa manière cette parole ancienne : « Le soufisme, c’est la liberté ! »

Il ne s’agit pas de faire fi de l’immense patrimoine islamique, mais au contraire d’aller à son essence pour mieux s’en imprégner et le vivifier. La Tradition rend libre, tandis que la tradition aliène ! La célébration du centenaire répondait bien à un souci de mémoire mais, tel le dhikr, « souvenir de Dieu », elle a eu pour but d’actualiser cette mémoire, de projeter une énergie spirituelle vers le futur. Concilier patrimoine et postmodernité, voilà une opération alchimique que peu savent faire !

En organisant ce centenaire en Algérie, le cheikh Khaled Bentounès avait bien conscience de créer un électrochoc dans son pays. Il eut été plus facile, plus convenu, de célébrer cet événement en Europe, où le soufisme est très ‘‘tendance’’... Le pari consistait précisément à faire venir des milliers de personnes des « cinq continents », comme l’a relevé le cheikh ‘‘Zebda’’ – ancien responsable du F.I.S. -, dans ce pays enclavé, qui vit une situation de malaise endémique, afin de l’ouvrir aux perspectives mondialisées.

La philosophie du centenaire n’était pas d’organiser une célébration narcissique, dont les bénéfices, de quelque ordre qu’ils soient, reviendraient à la confrérie ‘Alâwiyya. Non, le but était de créer une ‘‘onde de choc’’ pouvant susciter de vrais débats, afin de contribuer à l’éveil de la conscience de l’humanité actuelle, musulmane ou non.

En effet, ne nous leurrons pas, et le soufisme est là pour nous le rappeler : « La crise est fondamentalement spirituelle, le reste n’est qu’habillage » (Pierre Rabhi). Alors que le monde achoppe soit sur un nihilisme sans issue, soit sur un messianisme morbide, saurons-nous démentir les indiens Kogis, convaincus que l’ignorance et l’avidité de l’homme ‘‘civilisé’’ « ne peuvent qu’aboutir rapidement à la fin de toute vie sur Terre » (Eric Julien) ?

L’appel « Semer l’espérance » paraîtra à certains par trop naïf. Mais possédons-nous encore l’espace confortable du scepticisme et de la dérision ? Y avons-nous encore droit, si l’on considère crûment l’état spirituel et matériel de la planète - ce « temple pur », selon les termes du Prophète - et de ses habitants ? La célébration du centenaire a été possible parce que la dynamique qui l’animait - perçue par tous les participants - émanait d’une énergie qui, dans la pleine lucidité des défis actuels, rend positive encore et toujours la vie.

Introduction au livre Graines de Lumière. Héritage du Cheikh al-Alâwî aux éditions Al Bouraq.

Publicité Oumma Media

Commentaires

X
0 points

correction du "jusqu’à quand", je voulais bien entendu dire "quand" tout simplement...

quote :
" C’est que l’islam, animé par le principe/expérience de l’Unicité (tawhîd), n’opère aucune scission entre l’esprit et la matière, entre ce que le Coran nomme le « monde invisible » (‘âlam al-ghayb) et le monde sensible (‘âlam al-shahâda). "
"Le Vivant (al-Hayy) est présent à tous les niveaux de la Manifestation universelle, et l’on sait maintenant que la matière qui paraît la plus inerte est ‘‘ énergie’’ et ‘‘lumière’’."

ou comment déformer le principe d’Unicité vers la sauce néo-soufiste du wahdat al woujoud, et celà aboutit, comme ici, à l’explication du ghayb par le super-mourid,... en opposition avec les enseignements originels de nos pieux prédécesseurs (certains diront salafs !, cf parole de l’imam Maalik (rA) sur la réponse à apporter à ceux qui recherchent le sens du mot "istawa"),...quant à la signification toute particulière donnée ici du verset « Où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu », et bien il n’y a qu’un pas (opinion personnelle) entre l’interprétation hyper-mystique donnée par l’auteur et la validation d’une bid3a du type "derviche tourneur" qui, par leur expérience "tahqiqiste" et "haqqiste"...accède aux niveaux supérieurs de la conscience etc etc etc....
quand allez-vous délaisser, frères néo-soufis, les choubouhates et sécher quelques séances de "dhikr" pour venir en aide à vos frères en religion qui vivent une réalité bien rude, et bien réelle !
...................un non-salafi, non-soufi, non-tablighi, non-ahbachi et non-ci et non-ça...... mais inchaAllah un musulman -comme vous- de Alhou Assuna walJama3a qui n’est pas en manque de "spiritualitisme". je conseille à l’auteur la lecture du passage sur le soufisme écrit par ibn Khaldoun (rA) dans la Muqaddimah

X
0 points

Salaam,
Comme le montre le commentaire ci-dessous, le débat est hélas bien réel. L’islam a longtemps déserté les pays arabes où la tradition l’emporte désormais sur les vraies valeurs spirituelles.
Le soufisme n’est rien d’autre qu’un retour à la Source (à Dieu) et ce fut le combat de tout homme de Dieu tel qu’enseigné par le Saint Prophète Mohammad (Que la Paix soit sur lui).
Barakallah fikum

X
0 points

Merci pour ce texte, petite étoile dans la grisaille urbaine ou la phrase "semer l’espérance" est presque cocasse.

Max Weber parle de désenchantement du monde. Depuis, le monde est désenchanté, et l’idéologie attise les pulsions faisant de l’homme un déboussolé sans fond ni spiritalité.

X
0 points

islam universel veut dire que l’islam est valable pour tous, en tous temps, en tous lieux et dans tous les contextes socio-économiques et politiques, ce qui, historiquement, n’a jamais été le cas et ne le sera probablement pas, car, dans les conditions actuelles, cela constituerait un recul pour l’humanité. En effet, l’islam est marqué par son origine tribale, ce qui ne lui a pas permis de s’implanter, notamment en Europe, d’où il fut chassé, car l’Europe pratiquait déjà une organisation politique de type étatique, qui était qualitativement supérieure à l’organisation patrimoniale du califat, qui correspondait à une organisation socio-économique de type tribal. Et que l’on ne vienne pas dire qu’il ne s’agit pas d’islam mais plutôt de pratiques des musulmans. La dhimma est l’exemple parfait du caractère communautariste de l’islam, même si elle n’existe plus, en tant que telle, aujourd’hui. De même, l’absence de liberté religieuse dans tous les pays arabes - voir l’article sur l’Algérie - qui ne permet pas la conversion d’un musulman et qui est présentée de différentes façons montre bien que l’islam n’est pas encore capable d’intégrer les valeurs universelles.

Homo islamicus

X
0 points

a lambda : salem 3laykoum lamba,
votre post, lambda, est marqué par une superficialité qui n’a d’égale que l’intitulé de votre pseudo :

vous dites : "L’islam a longtemps déserté les pays arabes où la tradition l’emporte désormais sur les vraies valeurs spirituelles. Le soufisme n’est rien d’autre qu’un retour à la Source (à Dieu) et ce fut le combat de tout homme de Dieu tel qu’enseigné par le Saint Prophète Mohammad (Que la Paix soit sur lui). Barakallah fikum"

dans les sources Originelles, en péninsule Arabe,il n’y avait pas de soufisme et le Prophète de l’Islam (sws) n’a jamais appelé au soufisme, au spiritualisme soufiste ou autre (lire ibn Khaldoun svp avant de vouloir présenter le soufisme comme le remède historique aux maux actuels...),
...... il a appelé à l’Islam, et il était certainement le plus véridique dans sa définition de l’Unicité,....
.....
si certains se complaisent dans leurs exercices de trans ou autres séances d’extase spirituelle, qu’ils ne viennent pas nous dire que ceci représente La solution, ce serait le ponpon !

wassalem

X
0 points

@Homo islamicus :« islam universel veut dire que l’islam est valable pour tous, en tous temps, en tous lieux et dans tous les contextes socio-économiques et politiques »

Votre commentaire ne peut etre une critique du texte d’ Eric Geoffroy car celui-ci fait référence à « L’universalisme de l’islam » et non pas à « L’islam universel » qui est un tout autre sujet... Un peu de rigueur svp !

X
0 points

@Homo islamicus :« islam universel veut dire que l’islam est valable pour tous, en tous temps, en tous lieux et dans tous les contextes socio-économiques et politiques »

Votre commentaire ne peut etre une critique du texte d’ Eric Geoffroy car celui-ci fait référence à « L’universalisme de l’islam » et non pas à « L’islam universel » qui est un tout autre sujet... Un peu de rigueur svp !

X
0 points

Pour que l’on puisse parler d’universalité de l’islam il faudrait que l’islam soit universel. Je pense que c’est l’évidence même, sinon éclairez ma lanterne et merci de m’expliquer la différence. Quant au soufisme, dont je respecte les valeurs, je ne pense pas qu’il soit la solution aux problèmes de l’islam et des musulmans du XXIème siècle.

Homo islamicus

X
0 points

Anonyme :l’appellation "ahl es-sounna wel jamaa" ou "ahl el hadith" ou "ahl errai" sont des appellations tardives qui- comme le mot "soufisme" renvoient à une certaine réalité imposée par l’époque.Le soufisme qui est centré sur l’essentiel se veut différent de l’attitude centrée sur l’extérorité " dhahir" de certains fouqahas.il est entièrement spiritualité conformément à l’enseignement du Prophète, et vos dénégations ne changent rien à l’affaire.Ibn Khaldoun contrairement à ce que vous croyez est mort - comme Ghazali- en soufi.

X
0 points

Merci de ce forum riche de formulations positives.

Ma suggestion est la suivante : au lieu d’utiliser le mot Islam qui n’est pas une traduction, mais une transcription du mot arabe, pourquoi ne pas le remplacer par sa signification : Soumission ? On respecte ainsi le texte révélé, on ne distingue plus les êtres soumis à Dieu, on oeuvre pour un oecuménisme qui transcende les dogmes.

Cela paraît simple et rationnel, mais les oppositions seront fortes, les traditions ayant marqué profondément les esprits.

Fraternellement

X
0 points

M. Eric Geoffroy,
En souvenir du centenaire d’une tariqa, lors de la conférence de Mostaganem (en Algérie), votre article énonce des éléments précieux :comme le principe :
« Lucidité intransigeante sur soi-même et miséricorde pour les autres », citation de Kajira Nakamura (Japon).

Quelques coups de griffe vis-à-vis du soufisme ne vont pas vous étonner non plus que les détracteurs des semeurs d’espérance…

Un des points forts de votre article est votre mention du terme arabe, rahma, la Miséricorde et le rappel de sa traduction par matrice divine « qui enveloppe toute chose » comme en 7,156. Vous ajoutez qu’un tel attribut féminin permet « l’inspiration et l’intuition » et interdit l’arrogance. La conscience est bien une intuition et l’inspiration vient de Dieu pour les hommes et les femmes…

La lucidité que vous demandez est tout aussi exigeante, lorsque vous citez Bentounès : Les cimetières sont pleins d’hommes qui ont donné leur vie pour des illusions ». Que l’on parle des guerres coloniales, nazi ou racistes ; ces illusions sont certes partagées mais sans souci de la liberté de tout être humain qu’il soit religieux ou non.

L’universalisme de l’islam demande à la fois lucidité et miséricorde, sous le regard de Dieu.

La lucidité est de l’ordre du nur arabe, la lumière et rahma,la miséricorde, est divine, deux appels à la spiritualité et à ses Graines de lumière, sans divorce, certes, avec la réalité !

Merci pour cette invitation à la réflexion.

X
0 points

moujàhid : mais bien sur ibnKhaldoun est mort soufi, comme ibnTaymiya , ibn al Qayyim, ibnKathir, l’imam anNawawi, l’imam alBukhari, Muslim, atTirmidhi, Omar ibn Abdelaziz, l’imaam Maalik, Achaafi3i, Abou Hanifa, Ahmed, les compagnons du Prophète (sws), les 4 premiers califes et même... tous sont soufis, classique rhétorique soufi d’aller dire que tous ceux qui ont compté dans l’Histoire de l’Islam étaient soufis, même si ceux-ci n’avaient absolument aucun lien avec le soufisme.
...................
Et puis le soufisme, ce sont de multiples tourouq (pluriel de tariqa) comme vous le savez, avec des pratiques différentes les unes des autres, une dévotion au Cheikh plus ou moins "chirkisante"......
il y a aussi, pour évoquer les évolutions modernes du soufisme, des tribus soufis plus ou moins fantaisistes comme celles des alCheikh en Algérie (fournisseurs de caids à la France coloniale, en opposition avec celle de l’Emir Abdelqader qui y était opposé) ou celles des Kadyrov en Tchétchénie (les muftis de Poutine le massacreur de musulmans)...les mouvements soufis modernes n’ont plus grand chose à voir avec les tourouq soufis des premiers siècles .......donc arrêtez svp de déballer une propagande à deux sous ou tout ce qui serait soufi serait bon et indivisible, et tout ce qui y serait opposé serait dans l’erreur.......
...............Je le redis : que ceux qui sont à la quête de spiritualisme ou même de spiritisme se contentent de vivre leurs particularismes sectaires entre eux (souvent des nouveaux convertis d’ailleurs), qu’ils ne viennent pas ériger tout celà en dogmes à admirer sur des sites généralistes ou bon nombre de nos frères et soeurs viennent s’informer sur l’Islam qui est une religion éminemment réaliste, contrairement à ceux qui voudraient la restreindre aux pratiques de leurs zaouias.....

.... pour en revenir à l’universalisme dont il est question ici, je ne saurai comment synthétiser ma vue (qui ne sera d’ailleurs rien d’autre que ma vue) mais je sais que celle de l’auteur est basée, dans son essence, sur de multiples constructions incorrectes sur la notion de tawhid, sur celle de haqq.... bref Bennabi (rA) disait qu’entre les extremes spiritualistes d’un coté, et matérialiste de l’autre, la vocation de l’Islam avait une double base morale et matérielle, qu’elle associait la foi à l’acte comme l’écrivait alBukhari (rA) avant lui : al Imane, qawloun wa 3amal, je suis plus en phase avec ces vues...

X
0 points

a homo islamicus : j’avais fait fi de vos remarques lourdingues et si peu banales en ces temps de chasse aux musulmans...
posez vous la question de ce que l’Occident pseudo-chrétien a apporté à l’Humanité en termes de morale.......depuis les croisades, la période inquisitoire, la traite des noirs d’Afrique au temps des grandes expéditions, l’extermination des incas, des indiens d’Amériques, la colonisation des siècles passés et son lot de massacres génocidaires, les deux guerres mondiales et les cadeaux de Nagasaki et Hiroshima, les arrosages napalmisés gratos pour civils au vietnam et en Algérie, au phosphore blanc à Gaza, Falloudja et ailleurs... et j’oublie tant de bienfaits issus de l’universalisme occidental qui a malheureusement mêlé d’opportunistes hommes de l’Eglise à ses missions civilisatrices... faites la comparaison avec l’Histoire de l’Islam et ne traficotez pas trop en essayant de peser de tout votre corps (pour l’esprit ça pèse pas trop, de ce que je peux lire) sur la balance de l’Histoire, ...
A bon entendeur

X
0 points

« Lâ islâh bilâ salâh »

Une ode à la pureté.

X
0 points

Anonyme :je n’ai pas dit que tout ce beau monde était soufi.mais tous n’étaient pas hostiles - loin de là- à ce courant de pensée et de pratique qu’est le soufisme.Je vous conseille ghazali ( qui n’était pas un ignare)pour vous sortir un tant soit peu de vos "certitudes" et éclairer votre lanterne.C’est votre droit de ne pas adhérer au soufisme, mais ce n’est pas très élégant de votre part de jeter la suspiscion sur ceux qui ne partagent pas votre manière de voir les choses.Les ghazali , soyouti, ibn Arabi, jouneid...pour ne citer qu’eux n’étaient ni des naifs ni des idiots.Quant au différentes voies au sein du soufisme , elles sont comparables aux différentes écoles du fiqh.Pourquoi accepter la diversité au sein du fiqh et la refuser au soufisme.c’est plutôt une richesse qu’un handicap.Le reste de vos reproches concernant le soufisme semble vous provenir d’écrits éculés, et répététifs qui n’avancent pas le débat et n’encouragent pas la (re)connaissance mutuelle.

X
0 points

A Anonyme
Si l’on commence à parler de cette façon, c’est-à-dire des massacres perpétrés au cours de l’histoire, je crois que l’islam n’est pas en reste. Comment d’après vous l’islam s’est répandu ? la fleur au fusil et peace and love peut-être. Et s’il n’y avait pas eu de violence croyez-vous que l’islam aurait existé ? Toutes les civilisations se sont développées et se sont répandues par la force et la violence. C’est quand même par la force que l’islam s’est répandu et il reste encore aujourd’hui une religion qui se maintient par la force et l’autoritarisme, contrairement à la religion chrétienne. Je crois qu’il vaut mieux éviter d’ouvrir la boite de pandore et se demander plutôt, pourquoi c’est l’occident qui a accédé à l’universalité, politique, socio-économique, culturelle et même géographique et qui a réussi à la répandre, et non l’islam et en tirer les leçons pour le présent et le futur. Tout le reste n’est que tergiversations.

Homo islamicus

X
0 points

mon dernier post sous forme de reponse aux balivernes de l’esprit d’homo islamicus (je vous suggère au passage de mettre à niveau vos "connaissances" de l’Histoire en vous rasseyant au banc de l’école primaire, que l’on puisse vous apprendre à utiliser, entre autres, les chiffres arabes.... //........

vous dites donc :

" Si l’on commence à parler de cette façon, c’est-à-dire des massacres perpétrés au cours de l’histoire, je crois que l’islam n’est pas en reste. Comment d’après vous l’islam s’est répandu ? la fleur au fusil et peace and love peut-être. "

une petite visite en Andalousie suivie d’une petite visite à Nagasaki finira de vous convaincre que dans un cas, la présence islamique a laissé une oeuvre de civilisation tandis que l’Occident n’a laisse qu’ossements humains, désolation, destruction...

" Et s’il n’y avait pas eu de violence croyez-vous que l’islam aurait existé ? "

un petit tour en Indonesie ou en Malaisie en lisant un manuel "l’histoire du pays pour les nuls" vous aidera à comprendre...

"Toutes les civilisations se sont développées et se sont répandues par la force et la violence. C’est quand même par la force que l’islam s’est répandu "

suggèreriez-vous que l’islam soit une civilisation...

" et il reste encore aujourd’hui une religion qui se maintient par la force et l’autoritarisme, contrairement à la religion chrétienne. "

les peuples musulmans sont dirigés par des régimes dictatoriaux legués par le colonisateur, et ou la loi républicaine est parfaitement dictée au peuple indigène qui revait pourtant de retrouver sa vie "andalouse" ... et encore une fois, c’est l’Occident qui nous a fourni les pires tyrans, ces laics du parti BAAS en Syrie, Irak, ces Bourguiba, BenAli... tout ce que le despotisme a fait de mieux dans nos contrées musulmanes...l’Islam s’est maintenu par la volonté divine et le fait que les peuples musulmans, en dépit des projets destructeurs des colonisateurs et de leurs sbires, sont restés fermement ancrés à leur foi et à son pouvoir profondément libérateur ...

" Je crois qu’il vaut mieux éviter d’ouvrir la boite de pandore "

ce sera tjs plus clair que d’essayer de comprendre ce qui se passe dans votre petite boite cranienne

"et se demander plutôt, pourquoi c’est l’occident qui a accédé à l’universalité, politique, socio-économique, culturelle et même géographique et qui a réussi à la répandre, et non l’islam et en tirer les leçons pour le présent et le futur. Tout le reste n’est que tergiversations."

ah bon, les sciences islamiques et la naissance de l’Algèbre (al-jabr), de l’Algorithmie (al Khawarizmi, qui vous permet entre autres d’agiter vos petits doigts sur votre clavier résultant en des textes très "inspirés"), la Chimie (alKemya), la Médecine expérimentale (le canon d’IbnSina-Avicenne est encore enseigné dans les facultés de médecine françaises), l’astronomie d’al Biruni, l’optique et l’ophtalmologie d’ibnAlHaytham... tous ces textes qui ont été par la suite traduits en latin avant d’être diffusés vers l’Europe médiévale qui en était encore à la persécution des Galilée et autres... ce savoir donc ayant abouti à ce que vous appelez l’universalisme occidental...
...quelle ignorance dans vos textes, arrêtez quelques jours les JT de JP Pernault et la consultation de sites genre fdesouche et prenez une carte d’adhésion à la bibliothèque du coin... en attendant, je compatis et je vous plains !

X
0 points

@Homo islamicus
« islam universel veut dire que l’islam est valable pour tous, en tous temps, en tous lieux et dans tous les contextes socio-économiques et politiques. »

En effet, la religion musulmane n’est ni admise comme revelation authentique et n’a ni de valeur pour tout individu. Elle ne peut être appliquée ou suivie que par les individus qui s’en réclame. C’est peut-être la raison pour laquelle E Geoffroy n’a jamais fait référence à « l’universalité de l’islam » ou a « l’islam universel » dans ce texte.

Par contre, l’universalisme religieux correspond a une doctrine selon laquelle Allah (SWT) veut le salut de tous les hommes. La reconnaissance de la multiplicité en islam est une forme singulière d’ universalisme. L’islam n’a donc pas pour finalité d’être “valable pour tous” a partir du moment ou Allah (SWT) nous a doté d’un libre-arbitre intellectuel :

« Si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté, mais Il a voulu vous éprouver par le don qu’Il vous a fait. Cherchez à vous surpasser les uns les autres dans les oeuvres de bien. Votre retour à tous se fera vers Dieu ; Il vous éclairera, alors, au sujet de vos différends » (Coran 5 : 48)

« Cette communauté qui est la vôtre est une communauté unique, et Je suis votre Seigneur. Adorez-moi donc !... Ils s’entre-déchirèrent, mais tous, ils retourneront à Nous » (Coran 21 : 92) .Comme le souligne E Geoffroy, “pour certains commentateurs, le terme umma (« communauté ») désigne ici la communauté des hommes, et non tel ou tel groupe particulier. » (1)

« Pour le musulman, bien évidemment, l’islam représente l’accomplissement du cycle des Révélations et, à ce titre, il actualise de façon optimale, pour le temps présent, l’expression de la Volonté divine ; mais chaque religion n’en est pas moins louable en soi, puisqu’elle participe du projet divin. l’islam historique, unifié autour de cet axe du tawhîd, s’est-il toujours adapté aux divers contextes spatio-temporels sans rien perdre de son essentialité » (1).

Votre conviction que l’Islam n’est pas compatible avec l’Europe est démentie par des millions de citoyens européens chaque jour qui passe...

(1) http://science-islam.net/article.php3 ?id_article=4&lang=fr

X
0 points

salem aleykoum,

cher frère Eric Younès Geoffroy, barak Allahou fik ! il y a une "bombe" dans votre texte, qui ne tardera pas à "exploser" inch Allah, car mon intuition me dit que l’avenir de l’Humanité toute entière dépend de cette "bombe", la voici :

Considérons le colonialisme, les Guerres Mondiales, le fascisme, le nazisme... : tout cela n’est pas l’oeuvre de l’Homme, « représentant de Dieu sur terre » (Coran 2 : 30), mais de l’homme mâle, impuissant à admettre en lui la part d’Eve.

C’est énorme ce que vous dîtes-là mon frère ! depuis longtemps, je me dis que ce n’est pas un hasard si les mots "mâle" et "mal" se ressemblent... se pourrait-il alors que, comme l’a prophétisé Goethe en son temps, un certain Eternel Féminin pourrait seul nous élever vers le haut ? Henry Corbin, ce héros de l’islamologie française, si peu lu aujourd’hui, et pourtant si précieux, n’a cessé dans son oeuvre magistrale de mettre en avant le Féminin créateur, ce Féminin essentiel qu’ont mis en avant des grands Maîtres soufis comme Muhieddine Ibn Arabi, Djalaloddin Rumi, et sans doute beaucoup d’autres...

Alors oui cher frère Eric Younès Geoffroy, ne serait-il pas grand temps que nous prenions tous conscience que la Sagesse divine, la Sophia éternelle, est NECESSAIREMENT féminine ? et que l’oubli de cette Sophia fondamentale est peut-être la cause de tous les malheurs de l’Humanité ?

Se pourrait-il que le Féminin soit finalement notre salut ?

Soufiane

X
0 points

Soufiane, quand vous dites :" je me dis que ce n’est pas un hasard si les mots "mâle" et "mal" se ressemblent...", permettez-moi de vous faire une petite remarque : si les mots mal et mâle se ressemblent, leur étymologie est complétement différente, et c’est par le hasard de l’évolution des langues que ces deux mots très distincts en latin (masculum et malum) sont devenus quasi homonymes en français. Je dis quasi car ils ne ne se prononcent pas tout à fait de la même façon

Et puis, pour en revenir à la partie du texte que vous citez, cela n’a rien d’une bombe. Il y a près d’un siècle qu’on parle de la part féminine de l’homme et de la part masculine de la femme. Certains avaient même avancé que l’inconscient était féminin chez l’homme et masculin chez la femme !

Sous cet angle, il ne serait pas étonnant que la sagesse soit de nature féminine.

Le mot "mâle" utilisé ici ne me paraît approprié que dans un contexte de caricature d’un machisme lourd et primaire, car "mâle" a une connotation sexuelle lié à la reproduction et se compare à "femelle" !

X
0 points

salem aleykoum,

question Mark, qu’est-ce que le hasard ?! bien malin celui qui peut définir le hasard ! sinon, sachez que c’est un oiseau qui m’a parlé de cette ressemblance entre "mâle" et "mal"...

j’insiste, la phrase citée de notre frère Eric Younès Geoffroy est une "bombe", surtout sa pointe :

"...l’homme mâle, impuissant à admettre en lui la part d’Eve."

prenez le temps de la méditer... c’est très profond... ça parle de l’impuissance du mâle... impuissance du mâle sans son Eve... impuissance cause de toute colère, de toute violence... je ne sais pas si vous êtes musulman "question Mark", mais dans notre tradition il est dit que "le pèlerinage (à la Mecque), c’est Arafat", or qu’est-ce que Arafat ? les retrouvailles d’Adam et Eve après leur longue désunion terrestre... méditez... méditez... le Féminin, c’est aussi cette patience méditative, comme la terre laisse germer patiemment en elle les graines qui s’y trouvent... comme toute matrice laisse patiemment croître en elle la vie...

je vous parle de la sagesse du Féminin et vous m’assénez une analyse linguistique des mots "mâle" et "mal", bel exemple de mâlitude impatiente ! et de fermeture à un autre type de connaissance, à ce qu’un psychanalyste junguien que j’affectionne particulièrement, Pierre Solié, a nommé : logos hystéricos...

Soufiane

X
0 points

D’accord Soufiane, le poète le dit : la femme est l’avenir de l’homme mais ne faut-il pas observer que tout être humain doit développer en lui-même sa masculinité et sa féminité ?

C’est ce que je comprends lorsque je relis l’article d’Éric Geoffroy même s’il s’applique à des êtres masculins, foudres de guerres. Un homme « macho », aussi bien qu’une femme « fleur » du régime végétal, ou "potiche" du domaine artisanal, spécifiquement humain, ne sont pas les représentants de Dieu sur la terre.

Une relation heureuse du masculin et du féminin en un seul être rendrait sans doute mieux compte de l’unicité divine ?

Les croyants s’accordent pour penser que Dieu se situe par delà la sexualité humaine, et aussi les êtres du paradis ?

Éric Geoffroy rappelle le terme rahma, la miséricorde, féminin également en arabe. Cela ne veut pas dire que Dieu, aussi « matriciant » soit-il, est du sexe féminin. La miséricorde est d’un autre ordre et hommes et femmes en manquent. Je vous accorde que la sophia grecque cette fois pourrait s’en approcher. Elle est pourtant souvent trop humaine à l’exception de certains aphorismes comme ceux de Ibn ‘Atâ’ Allâh Ne doit-on pas remarquer toutefois que les « grands philosophes » sont des mâles ?

Il convient moins peut-être de culpabiliser nos frères ni nos sœurs que de souligner que l’universalisme de l’islam, y compris, n’a un sens que si nous reconnaissons en tout être humain sa part d’Adam et sa part d’Êve pas seulement au niveau de sa conception mais aussi lorsqu’il s’agit pour lui de changer pour grandir… .

Pour conclure, lorsque je m’interroge (rarement je le reconnais malgré ma profession philosophique) sur les maux de l’humanité, ma culture coranique me vient en aide. Le Coran indique qu’il s’agit de l’oubli de Dieu. Vous précisez de Sa sagesse. En tant que fidèle lectrice du Coran , je dirai de Sa miséricorde.

Mais qui sait ? La philosophie est amour de la sagesse, elle ne la possède pas. La miséricorde est divine, objet d’amour.

Qui sait ce qu’il convient d’aimer en vue de la perfection ?

X
0 points

salem aleykoum,

chère Liliane, merci pour votre message ! si vous ne l’avez pas encore lu, je vous conseille vivement "L’imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn Arabi" de Henry Corbin, et tout particulièrement son chapitre II intitulé : "SOPHIOLOGIE ET "DEVOTIO SYMPATHETICA"". Henry Corbin y parle du FEMININ CREATEUR, et également d’une certaine rencontre à la Mecque entre le Cheikh el Akbar et une femme d’une grande beauté et sagesse, Nizam, qui signifie Harmonie...

Muhieddine Ibn Arabi a remarqué en son temps que beaucoup de mots arabes parlant de l’origine, du commencement étaient féminins plutôt que masculins... Dans un très beau texte intitulé "La femme est-elle l’avenir de l’islam ?", le Cheikh Khaled Bentounès dit ceci :

"Quant au Coran, il dit clairement :

"On vous a créé d’une seule âme (nafs wahida, terme féminin) et d’elle nous avons tiré son conjoint (zaoudjaha, terme masculin). (Coran, Sourate 4, verset 1)"

La science aujourd’hui a prouvé cela, le fœtus est d’abord de nature féminine (chromosome X,X) et ce n’est que bien après qu’il peut devenir masculin (chromosome X,Y). "

Et je pourrais continuer à pointer certains signes Liliane, comme les mots coraniques "oumma", "oum el kiteb", "oummi", "rahma", comme la grotte du mont Hira, comme le mystérieux "contenant noir" qu’est la Kaaba, comme la mystérieuse "pierre noire", comme l’importance de Leïla dans la poésie mystique soufie, comme ce hadith si important, que le Cheikh Bentounès commente ainsi dans le texte pré-cité :

"Reportons-nous à la vie du Prophète qui fut sans doute le plus affable, le plus aimable et le plus galant des hommes auprès des femmes. « II m’a été donné d’aimer trois choses de votre monde : le parfum, les femmes et la prière ».

Regardez la place qu’il a donnée à la femme... entre les fragrances subtiles dégagées par les essences du parfum et l’élévation que procure l’état d’oraison.
"

et si le Féminin était le plus grand secret de l’islam ?

ça expliquerait bien des choses je crois...

Soufiane

X
0 points

@Soufiane,

Je trouve que vous y allez un peu vite avec le hasard.

En mathématique le Hasard est définit et a ses lois.( Les prévisions météorologiques que vous devez regardez chaque soir-surtout en ces jours de froid- utilise par exemple ces lois).

Je ne comprends pas et j’ai jamais compris pourquoi tout le monde cherche que c’est qui sépare l’homme et la femme alors que ils ne sont que des être complémentaires. Et ce n’est pas par ce que je suis un " mâle" que je suis le "mal", je porte en moi autant que vous d’ailleurs autant de grains du bien et du mal que n’importe quelle "femelle".

Vous semblez avoir beaucoup d’espérance dans des organismes à base de "moelle épinière ", modérez votre ardeur mon frère...

X
0 points

salem aleykoum,

"question Mark", je ne sais toujours pas si vous êtes musulman, et cela ne me regarde pas du tout d’ailleurs (et puis, qu’est-ce qu’être musulman au fond ? une autre question plus complexe qu’elle n’y parait sans doute, comme celle concernant la définition du hasard...), mais je peux vous dire que pour moi, ce ne peut être que Dieu qui fait la pluie et le beau temps, et certainement pas ce que vous et votre "mathématique" appelez "hasard"... à moins que ce que vous appelez "hasard" ne soit Dieu sans que vous ne le sachiez vous et votre "mathématique" ?!!

pour le sujet du Féminin, je vous laisse volontiers votre conception "complémentariste", elle ne me pose pas de problème ! je vous parle de tout autre chose, d’une origine "féminine" de l’homme et de la femme, les guillemets, c’est pour bien distinguer la notion de genre à laquelle vous vous référez, de la dimension métaphysique à laquelle je me réfère. Je vous renvoie à mon échange avec Liliane ci-dessous pour cette dimension métaphysique du Féminin Créateur ou Féminin Essentiel.

bien à vous,

Soufiane

X
0 points

Soufiane, vous faites un rapprochement entre quasi homonymes et vous en tirez des conclusions directes. Il n’y a rien de désobligeant de ma part de vous mentionner que l’étymologie ne corrobore pas du tout votre analyse.

Votre réaction est un peu disproportionnée, ne trouvez-vous pas ? Il ne faut pas être susceptible comme cela ,un peu comme le coq qui monte sur ces ergots. Encore une réaction de mâle !!! Ne vous énervez pas, c’est une plaisanterie...

A propos de psychanalyste, la thèse que j’évoquais comme quoi l’inconscient féminin chez l’homme et masculin chez la femme est, entre autres, de... Jung que vous citez. Nous avons les mêmes lectures.

C’est gentil de vous tracasser pour mon intégration personnelle de la féminité. Si vous avez lu quelques uns de mes messages ces derniers mois, vous devriez être rassuré.

Autre chose : votre dernière réponse s’adresse à moi par erreur. Je ne suis pas l’auteur du message auquel vous faites allusion.

X
0 points

Soufiane a dit :
La science aujourd’hui a prouvé cela, le fœtus est d’abord de nature féminine (chromosome X,X) et ce n’est que bien après qu’il peut devenir masculin (chromosome X,Y). "

Et, il nous en reste des traces bien visibles : les tétons !

De plus, nous avons la même configuration de base de nos organes sexuels.

Lorsque nous basculons vers le masculin, le clitoris se développe et se transforme en pénis et les grandes lèvres se transforment en bourses.

Par contre, chez l’homme, les glandes mammaires ne se développent pas et les tétons n’ont pas d’utilité.

En clair, l’homme est une femme transformée par un chromosome, amusant, non ?

Cordialement

X
0 points

@Soufiane,

Mon commentaire était juste une précision car en lisant votre commentaire il me paraissais que vous confondiez le hasard tel que définit scientifiquement et l’usage qu’en fait quotidiennement ( en toute humilité), mais je vois que mon commentaire ne vous pas du tout plu, pour ne pas dire que je trouve votre réponse agressive.
De là à me demander si je suis musulman, je m’y attendais pas. Mais bon, donc si ça peut vous soulager, je suis bien un musulman. Mais être musulman ne veut pas dire pour moi que je crois en un DIEU bouche trous.Moi je crois plutôt que DIEU a fait les lois qui nous permettent d’avoir la pluie, et pour moi c’est beaucoup plus spirituel que de croire en un demiurge qui s’amuserait avec la foudre et baguette magique.

Pour le sujet du Féminin,je voulais juste dire que homme/femme est un être "dual" pour être plus précis mais comme ce terme était un peu trop scientifique j’ai utilisé complémentaire.Sinon vous pouvez croire ce que vous voulez, libre à vous, mais avant de partir sur la métaphysique( qui reste somme toute qu une’est spéculation) voyant déjà si une explication rationnelle est possible, et je pense que Oui, ça s’appelle "l’évolution des espèces" qui a dû bien laissé des traces.

Sinon au sens islamique stricte je vous apprendrai rien ( du moins je l’espère) que c’est Ève qui est tiré d’Adam et non le contraire.

Point à la ligne.

X
0 points

salem aleykoum,

MESSIEURS qui me répondez (à moins qu’il y ait un animus derrière le pseudo "question Mark" !), pour ma part, j’en resterai là de mon intervention sur le Féminin, je crois que nous ne pourrons aller plus loin ensemble.

Monsieur "question Mark" (ou Madame !), vous qui semblez connaître l’oeuvre de Jung, je peux vous dire ceci alors : ne projetez pas sur moi votre propre ombre je vous prie, et retirez votre projection pour la reconnaître en vous surtout ! merci (si vous ne l’avez pas lu, je vous conseille "La Femme essentielle" de Pierre Solié, un continuateur très original de Jung malheureusement pas assez connu).

bien à vous,

Soufiane

X
0 points

salem aleykoum,

cher Jean-Pierre Chambard, je vous fais une réponse à part puisque vous parvenez à faire coïncider ce que dit le Coran de l’âme féminine dont est tiré le masculin et la science la plus rigoureuse, contrairement à mes autres interlocuteurs mâles ! et comme je les comprends les pauvres choux... quelle désillusion ! que va devenir la mâlitude ?! au secours !!

j’aime beaucoup cette phrase :

En clair, l’homme est une femme transformée par un chromosome, amusant, non ?

c’est parfaitement vrai ! mais vous imaginez le renversement que cela entraîne pour ceux qui préfèrent la version "la femme a été tirée de l’homme", soi-disant plus "avantageuse" pour l’homme ?

Peut-être que vous ne le savez pas cher Jean-Pierre, mais des musulmans osent dire cela : la femme a été créée à partir d’une côte d’Adam, or une côte c’est tordu, donc la femme est tordue !!! et il est vain de chercher à la redresser, sinon on risque de la casser, etc.

je préfère cette autre version, du Cheikh Khaled Bentounès (toujours lui !) qui considère que le Féminin de l’homme se trouve en son côté gauche parce que s’y trouve son COEUR...

bien à vous,

Soufiane

X
0 points

Soufiane a dit :
salem aleykoum,
cher Jean-Pierre Chambard, je vous fais une réponse à part puisque vous parvenez à faire coïncider ce que dit le Coran de l’âme féminine dont est tiré le masculin et la science la plus rigoureuse, contrairement à mes autres interlocuteurs mâles ! et comme je les comprends les pauvres choux... quelle désillusion ! que va devenir la mâlitude ?! au secours !!
j’aime beaucoup cette phrase :
En clair, l’homme est une femme transformée par un chromosome, amusant, non ?
c’est parfaitement vrai ! mais vous imaginez le renversement que cela entraîne pour ceux qui préfèrent la version "la femme a été tirée de l’homme", soi-disant plus "avantageuse" pour l’homme ?
Peut-être que vous ne le savez pas cher Jean-Pierre, mais des musulmans osent dire cela : la femme a été créée à partir d’une côte d’Adam, or une côte c’est tordu, donc la femme est tordue !!! et il est vain de chercher à la redresser, sinon on risque de la casser, etc.

Ma version, humoristique, de notre création est que Dieu a créé des femmes-langoustes et des hommes-crabes.

La langouste avec ses longues et fines antennes sent des choses très subtiles et hors de portée du crabe, dépourvu de ces organes et qui, de plus, marche de travers.

Mes connaissances très rudimentaires de l’islam me font cependant découvrir votre Prophète comme un homme très sensuel.

On confond souvent sensualité et sexualité, alors que la sexualité n’est qu’un élément de la sensualité qui englobe tous les sens à la portée de l’humain.

Ainsi donc, le Prophète aimait les femmes ... pourquoi ? ... pour leur sexe ? ... Uniquement ?

Je ne le crois pas une seconde, mais pour la sensualité féminine qui permettait à la sienne de se transcender et d’accéder à l’Unicité.

Les femmes peuvent ouvrir aux hommes la porte de Grands Mystères, mais la plupart des hommes ont peur de cette initiation, car comme toute intiation, elle remet en cause des certitudes qui ne sont en fait que des illusions ... phallocratiques.

Pour le coup tordu de la côte tordue, mon réflexe de vieux gaulois à l’humour rabelaisien est de répondre qu’une côte est une courbe comme la courbe d’une épaule, d’une hanche, d’un sein de femme et que mes mains en gardent de très doux souvenirs, lol !

Avec mes amitiés

X
0 points

@Soufiane,

Vous êtes mal honnête, je faisait référence à un verset coranique, mais je vois que pour appuyer votre pseudo débat sur le sexe des anges vous êtes prêt même à mentir même sur DIEU.

J’ai autre chose à faire que de vous entendre mélanger science et religion sans grande connaissances de la science et le religion d’ailleurs. On est sur un site ouvert au public et parmi les intervenants il y a de scientifiques que vos pseudo certitudes font franchement sourire.

Fi Aman Allah

X
0 points

salem aleykoum,

cher Jean-Pierre CHAMBARD, votre dernier message réjouit mon coeur... je ne vous dirai rien d’autre que : bravo !

fraternellement,

Soufiane

X
0 points

Les femmes langoustes et les hommes crabes... j’aime beaucoup votre version revisitée de la genèse Jean Pierre Chambard !

X
0 points

« Sinon au sens islamique stricte je vous apprendrai rien ( du moins je l’espère) que c’est Ève qui est tiré d’Adam et non le contraire. »

Il sagit d’un avis controversé. Cette affirmation de la Bible n’apparaît pas dans le Coran :

« L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. »

« Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. »

Genèse 2 : 22-23

Il n’y a aucune indication dans le Coran sur la primauté d’Adan par rapport à Eve. Les deux être ont été crée d’une même personne comme l’indique surah an-nissa 4:1, dans le texte ARABE. De manière systématique, le Coran confirme ontologiquement égalité et complémentarité de l’homme et de la femme en tant que pair.( 6:98 ; 7:189 ; 16 ;72; 30:21 ; 49:13 ; 53:45 ; etc..)

Bien qu’ Eve et Adan soient mentionnés dans de nombreux passages du Coran la narrative n’est pas la même que dans la Bible : Le Coran n’exprime pas une histoire linéaire mais les deux êtres sont à chaque fois utilisés pour illustrer un point
particulier dans le contexte d’un passage donné.

Pour Hawa il n’y a ni Serpent, ni cote d’ 3dam, ni punition spécifique.

X
0 points

Une question insolente me vient à l’esprit, qu’en est-il sur ce blog de l’universalisme ? Je ne vous dirai pas que je suis prude. Cet adjectif du latin « prudens » invite toutefois à la prudence. Je serai donc prudente sans dénégation.

En effet, Éric Geoffroy n’avait sans doute pas prévu ce déchaînement sexiste et masculin, s’interrogeant sur qui de l’homme ou de la femme est né le premier, opposant par surcroît le Coran et la Bible. Il ne s’agit pas non plus de dire qu’entre l’homme et la femme il n’y a pas de différence. L’universalisme induit autre chose, à savoir que l’être masculin aussi bien que l’être féminin font partie du genre humain.

D’un point de vue exégétique à la fois chrétien et musulman, le nom adam pourrait bien représenter le genre humain. Éric Geoffroy parle pour sa part de la part d’Eve dont dispose tout être humain. Cette part est aussi universelle.

Reste à savoir comment ces parts sont gérées dans nos sociétés pour que l’être humain devienne représentant légitime de Dieu sur la terre. Mathématiquement, le genre humain se compose de 50% de la gent masculine et de 50% de la gent féminine. Plus d’hommes mourraient pourtant à la guerre et la mortalité masculine apparaît encore plus jeune que la féminine. Quoiqu’on dise de l’évolution, l’universalisme humain est à gérer sur toute la terre à la fois par les musulmans et les autres. Le Coran expose clairement l’égalité de droit de tout être humain qu’il soit masculin ou féminin.

La question est bien celle de l’universalisme, c’est-à-dire des valeurs reconnues par tous et donc des droits humains.

Le soufisme intègre de telles revendications universelles, c’est-à-dire pour tous les êtres humains, au plan de Dieu plus vaste encore. Il nous interroge aussi sur l’écologie, la « Terre », « l’éducation d’éveil », la « communication » et les « médias », ou encore la « mondialisation », des thèmes qui se développent hors du champ religieux traditionnel.

La citation d’Éric Geoffroy, tirée du Coran : « Où que vous vous tourniez, là est la face de Dieu » (Coran 2 : 115), est clairement rappelée dans ce congrès et invite bien tous les hommes à ouvrir les yeux partout où ils se trouvent pour y reconnaître la présence divine y compris dans des pays où l’islam est minoritaire. Cette recommandation n’est pas facile à respecter dans une atmosphère d’islamophobie, elle n’est pas moins inscrite dans le Texte sacré comme l’invitation du Prophète à aller chercher la connaissance jusqu’en Chine. Elle demande la prise de conscience de notre ignorance et aussi du fait que tout homme dispose des dons de Dieu, son Créateur, quelque soit sa religion.

Cette prise de conscience invite certes à une révolution des mentalités contemporaines…elle ne saurait être en contradiction avec l’universalisme de l’islam.

X
0 points

@Liliane Bénard,

Donc selon vous, le fait que certains ne soient pas d’accord vous et les voilà sexiste. Un peu trop simple pour ne pas dire simpliste.

Seigneur que de mensonges en ton nom.

X
0 points

Chère Leila,
Mentir, c’est (catholiquement parlant) parler contre sa pensée avec la fermeintention de tromper. Vous voyez bien que c’est un "gros mot" !

Ne soyons donc pa&s agressifs !

L’universalisme est un projet rigoureux parce que les hommes, tous les êtres humains ne sont pas uniques sur la terre.
Je reconnais que leur destinée m’intéresse mais par delà tout sexisme qu’il soit en faveur de l’homme ou de la femme !

Les autres espèces sont aussi concernées....

Amitiés.

X
0 points

Liliane Bénard a dit :
L’universalisme induit autre chose, à savoir que l’être masculin aussi bien que l’être féminin font partie du genre humain.

Chère Lilane, le genre humain m’a fait pensé à un texte que j’avais écrit il y a longtemps, traitant ce sujet mais dans un style très grivois.

Ce style très cru peut choquer certaines personnes, malgré le sérieux du message sous entendu, et je comprendrais qu’Oumma.com ne le publie pas.

Hommes/Femmes = Genre Humain.

Grâce à Eugène Pottier qui a écrit l’Internationale, je sais qu’il existe un Genre Humain : Nous !
Ayant un QI proche de celui d’Einstein (je n’ai jamais passé le test, c’est plus prudent, mais j’en suis sûr !), j’ai fait une découverte extraordinaire dont je vous donne la primeur (veinards !) avant ma prochaine communication (très attendue !) à l’Académie des Sciences :
Le Genre Humain est composé pour moitié de femelles à l’allure généralement féminine et appelées « Femmes », et pour l’autre moitié de mâles à l’allure généralement masculine appelés « Hommes » !
Cela vous en bouche un coin, hein !
Or, le Genre Humain a des qualités et des défauts : donc, les hommes et les femmes ont les mêmes qualités et les mêmes défauts, CQFD !

Mais, les femmes enfantent, allaitent, maternent, etc, bref, elles ont une physiologie propre !

Et les hommes ont une « zigounette » qui se dresse, qui pénètre et qui fait « sproutch » dans la femme !
Donc, les hommes se prennent pour des dieux (des demi-dieux pour les plus modestes, des surhommes pour les complexés) !
En plus, ils sont, en général, plus balaises que les femmes, donc ils peuvent leur foutre une raclée quand les opinions divergent !
Donc, le sentiment légitime d’avoir raison, donc l’homme a toujours raison ! Re CQFD !
D’où une physiologie propre aux hommes !

Donc, les mêmes défauts et les mêmes qualités du Genre Humain vont subir des interactions venant des physiologies différentes des hommes et des femmes !
Et donc, je laisse les filles et les mecs du forum s’étriper sur :
  Les femmes sont plus comme ceci ou comme cela que les hommes !
  Les hommes sont plus comme ceci ou comme cela que les femmes !
Il y a donc de tout chez les hommes et les femmes, à chacun son opinion sur les pourcentages respectifs !

L’emmerdant, c’est que dans le genre humain, l’intelligence est également partagée entre les hommes et les femmes !
Mais vu que les hommes sont les plus balaises, ils ont piqués l’encrier et la plume d’oie pour écrire l’histoire du monde et de la création.
Donc, Dieu a créé d’abord l’homme Adam. Ah ça c’est bien vu, pas bête, le gars qui a écrit ça !
Bon, Adam s’embête un peu tout seul, normal !
Alors Dieu, au lieu de créer la femme à partir d’un morceau de glaise, il va astucieusement piquer une côte à Adam, pendant qu’il dort, pour faire une femme Eve qui, de ce fait, sera à côté de l’homme. Côte/côté, vous saisissez ….. non ? … bon tant pis !
Mais Dieu, distrait, a fait une bourde car il a refilé la moitié du cerveau d’Adam à Eve, et vous connaissez la suite.
Donc Eve, pour se venger d’être seconde, fait croquer une pomme à Adam, et paf, ils se font éjecter du Paradis et nous, les descendants, devons travailler à la sueur de notre front.

Alors, les descendants Hommes ont décidés de ne pas se faire avoir une deuxième fois, et ont cherché un élément de domination.
Or l’homme n’en est toujours pas revenu d’avoir un bidule qui pendouille entre les jambes !
D’où le raisonnement suivant :
Hé, les filles, il est où le vôtre ? Mais alors, vous n’êtes même pas finies, pfff !
Et puis le nôtre, il fait pipi mais il fait aussi Sproutch dans le vôtre qui se planque et qui fait que pipi. Bref, non seulement vous êtes des pleureuses, mais aussi des pisseuses.

D’où l’idée géniale d’en faire l’étendard de notre domination sur vous, d’où notre société dite fort justement phallocratique !
Le problème, c’est que c’est le membre de notre anatomie le plus capricieux : il bande pas quand on veut, il bande quand on ne veut pas, il fait sproutch trop tôt ou trop tard, il se met en grève sans déposer un préavis, bref il n’en fait qu’à sa tête (de nœud, oups, excusez moi !).
Bref, alors que l’homme en a fait son étendard, cet abruti passe son temps à déconner !
En plus, le mode d’emploi est franchement illisible sinon absent dans le colis de livraison !

Alors, pour compenser, on a édicté moult lois, coutumes, usages, religions, pour être sûr qu’il ne vous viendrait pas à l’idée de vous rebeller contre un tyran aussi fragile !!!Et puis, si Dieu a bien créé l’homme à son image et lui a fait une femme avec une de ses cotes c’est pour prendre qu’il prenne du plaisir et pour se reproduire.
Donc, l’homme baise et la femme ferme sa gueule et si elle y prend du plaisir, c’est une s….. !
Pour se faire, dans certaines civilisations, on leur coupe ce qu’il faut pour qu’elles soient des pondeuses et pour éviter qu’elles prennent le plaisir réservé à l’homme.

Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes pendant des millénaires et jusqu’à ma génération.
Pour les hommes de ma génération (dit : les seniors), il y avait Papa et Maman.
Papa travaillait et grâce à son salaire faisait vivre la famille dont il était le chef.
Maman nous élevait, faisait les courses, la cuisine, le ménage, c’était la maîtresse de maison.
Elle était bien la femme de papa et notre maman, mais en fait elle était aussi tout simplement la « bonne » de papa et des enfants. D’ailleurs, dans les familles aisées, il y avait une femme qui faisait toutes ces tâches à la place de la maîtresse de maison, et qui s’appelait : la « bonne » !
Il était donc clair que nous, petits garçons, quand nous serions grands, nous serions des chefs et les filles des « bonnes ».
Et quand on doit être un chef, un conquérant, un Alexandre le Grand, un Attila, un Gengis Khan, un Clovis, un Charlemagne, un Louis XIV ou un Napoléon, il faut être un dur et un dur ça ne doit pas montrer ses sentiments, ses émotions. Cela, c’est le domaine des faibles donc des femmes !

Manque de pot, les hommes ont la même sensibilité que les femmes : ils ont besoin d’aimer, ils ont besoin de tendresse, ils ont besoin de pleurer, mais interdiction sous peine d’être une femmelette, une gonzesse, un pédé !
Voilà, sous forme de caricature, volontairement exagérée dans la forme mais si peu sur le fond, notre éducation de mâles de ma génération !

Aujourd’hui, les mentalités ont quand même beaucoup évoluées. D’abord, il y a presque autant de femmes que d’hommes qui travaillent. Cela peut permettre, entre autres, une certaine indépendance, par exemple, en cas de divorce (ce qui était difficile quand on est entièrement dépendant du mari !).
Mais, dans la majorité des cas qui, dans le couple, assure un deuxième travail, celui de la « bonne » de la maison ?
L’évolution vient des droits acquis par la lutte pour l’égalité des sexes, dans le travail, dans les salaires, etc. C’est une lutte qu’il faut poursuivre avec patience et détermination !
D’autre part, de plus en plus d’hommes aident leurs femmes dans l’éducation des enfants (les papas poules !) et dans les tâches ménagères.
Cette évolution n’est, peut-être, pas assez rapide pour beaucoup de femmes, mais c’est une évolution irréversible. Nous sommes encore loin du but, mais nous sommes déjà loin aussi de la situation que j’ai décrite précédemment.

Cependant, je crains qu’en menant le combat de libéralisation de la femme de l’emprise de la société phallocratique, on oublie de créer les conditions nécessaires pour que l’homme puisse s’adapter et se libérer également de cette emprise créée par ses prédécesseurs.
Cela va peut-être paraître iconoclaste à beaucoup de femmes, mais si les conditions ne sont pas réunies pour que l’homme de demain soit en mesure d’exprimer sa sensibilité, sa tendresse, ses émotions comme un fait naturel et non comme une faiblesse, on se prépare à une crise importante dans les relations entre sexes.Je crois sincèrement que le défi majeur pour les philosophes, sociologues, psychologues, sexologues, etc, est d’aider à faire prendre conscience aux femmes de leur part de masculinité et aux hommes de leur part de féminité !

Et puis, si les hommes parlent volontiers de sexe, je crois que c’est pour, d’une certaine manière, l’exorciser et aussi pour cacher leur ignorance de l’autre sexe dont j’ai souvent dit qu’il restera toujours à la fois mystérieux et fascinant pour l’homme !
Il y a vraiment un gros travail à faire pour que chacun connaisse d’abord son sexe, puis celui de l’autre, ainsi que les sensualités et les sexualités réciproques.

En réalité, je trouve que c’est finalement idiot d’être obligé de parler de part de féminité pour les hommes, et inversement pour les femmes.
Tout cela parce qu’il faut continuer à se référer à de vieux schémas phallocratiques, pour essayer d’être compris.

Et donc en conclusion, je pense qu’il faudrait plutôt dire que les hommes et que les femmes, ont atteint leur pleine maturité d’adulte quand ils ont harmonieusement intégré dans leur vie sentimentale, sensuelle et sexuelle, l’ensemble des composantes qui font qu’ils ou qu’elles sont tout simplement :

UN ÊTRE HUMAIN !

X
0 points

@Liliane Bénard,

Je ne suis pas Liela.

Je n’ai pas dit que l’homme était supérieur à la femme ou que cette dernière lui était supérieure, j’ai juste dit qu’essayer d’enrober tout du spiritualisme était un non sens et que ça n’était un gage d’exactitude pour autant et je le maintiens. Et on me fait un procès dont vous êtes un des juges que je suis sexiste, c’est du délire.

Je faisais référence à un verset que Dieu créa l’homme puis de ce son dernier lui tira son épouse, mais ce verset ne dit pas pour autant que l’homme est supérieur à la femme et notre spiritualiste en chef du site dit que pas mal de musulmans croient que l’homme est supérieur à la femme.

C’est un peu léger, mais bon c’est l’air du temps, demain ce monsieur dira l’exact contraire par ce que la mode aura changé.

Pour le Texte de Mr Geoffroy, ayant déjà discuté avec lui et lu je comprends très bien ce que ce texte dit et j’approuve dans la majeure partie du temps.

X
0 points

salem aleykoum,

qui que vous soyez, je vous cite et vous demande de partager avec nous le verset qui affirme ce que vous affirmez :

"Je faisais référence à un verset que Dieu créa l’homme puis de ce son dernier lui tira son épouse"

si vous vous référez au verset qui suit, vous risquez d’avoir des contradicteurs dont je ferai partie !

"On vous a créé d’une seule âme (nafs wahida, terme féminin) et d’elle nous avons tiré son conjoint (zaoudjaha, terme masculin). (Coran, Sourate 4, verset 1)"

Liliane, vous semblez avoir complètement zappé le dernier message que je vous ai adressé ici ! peut-être vous pose-t-il quelque problème ? que pensez-vous de ce Féminin créateur dont ont parlé Corbin, Ibn Arabi, Rumi... ? est-ce que cela vous parait sensé ?

dans son Mathnawi, Rumi dit de la femme qu’elle est le rayon de la Lumière divine et pas une créature ! mystérieuse parole n’est-ce pas ?!

voici le distique :

"La Femme est le rayon de la Lumière divine.

Ce n’est point l’être que le désir des sens prend pour objet.

Elle est Créateur, faudrait-il dire.

Ce n’est pas une Créature."

Soufiane

X
0 points

@Liliane Benard et @Soufiane :

chers modérateurs, pouvez vous publier ce commentaire ou me dire simplement pourquoi il est censuré ???????????

Liliane B. dit : "Le soufisme intègre de telles revendications universelles,
c’est-à-dire pour tous les êtres humains, au plan de Dieu plus vaste encore.
Il nous interroge aussi sur l’écologie, la « Terre », « l’éducation d’éveil »,
la « communication » et les « médias », ou encore la « mondialisation »,
des thèmes qui se développent hors du champ religieux traditionnel."

je ne suis pas d’accord. je vous invite à consulter le Coran :
"inna dina 3inda Allah al Islam...", et ce que vous appelez revendications
universelles, quelles que soient leurs formes, ne sont rien de plus que
des questions liées à la morale à la perfection de laquelle l’Islam appelle...
et je vous le rappelle, vous ne cessez de parler au nom du soufisme
(et non de l’Islam) comme le font beaucoup d’admirateurs du soufisme...
qu’ils soient soufis ou simples personnes cherchant à combler le vide
spirituel de leur vie, goutant tantot aux états spirituels "spécifiques"
du bouddhisme, tantot à ceux du raelisme...

alors que le soufisme est hautement pluriel et contradictoire par nature
(faites discuter ensemble les nasqabandiyoun, les chaadiliyoun,
les 3allawiyoun, les qadiriyoun....) et vous verrez le résultat, ...
ces derniers temps au Maghreb, le soufisme est dans les médias du fait que
les gouvernements en place favorisent (comme au temps de la colonisation)
ce courant à bien des endroits sectaire (mais si enclin à défendre la
position du plus fort) pour lutter contre les courants dits islamistes
qui sont bien plus représentatifs (soit dit en passant) de l’Islam
authentique défendu par le peuple (vous pouvez faire le parallèle
avec la France ou la position de la mosquée de Paris, organe
éminemment soufi à qui l’on assure la présidence du CFCM
sans attendre les résultats d’élections, et à qui l’on attribue
le seul créneau d’émission religieuse depuis des dizaines d’années,
alors qu’elle ne représente pas les musulmans de France....
est "ultravalorisée" par les autorités du seul fait de son
engagement pro-colonial passé). Ainsi les séances de dhikr,
madaa-ih, conférences soufies... se succèdent sur les petits écrans
pendant que le peuple maghrébin, qui ne découvre pas l’Islam
(figurez-vous) n’en déplaise à vos gesticulations de l’esprit,
souffre quand les conférenciers soufis bénéficient de toutes
les largesses, eux les "fouqara"...

quant à Soufiane, franchement j’avais un peu développé vos interventions
dans mon post censuré, donc je vous dis en toute ’prudence" :
si vous croyez vraiment en ce que vous dites, vous qui interpellez
les internautes sur leur prétendue islamité, je vous plains le plus
sincèrement du monde.... car vos écrits sont à des années lumières,
à la fois de la 3aqida de l’Islam ainsi que de la raison... j
e vous laisse donc patauger dans cette marre métaphysico-féministe...

X
0 points

A JP Chambard : merci pour vos posts hyper-over-meta inspirés...vous êtes trop intelligent pour nos petits esprits de simples musulmans... et bon vent !

X
0 points

@Soufiane

Pour une fois bien vu.

je partage avec vous deux traductions du Coran ;

1:Kamarski "Ô hommes, craignez votre seigneur qui vous crée d’un seul homme ; de l’homme il forma sa compagne..."

2 : Berque( ma préférée) :"Humains, prémunissez-vous envers votre seigneur. Il vous crée d’une seule âme, dont il tira pour celle ci son épouse..."

Je partage avec vous ces traductions juste pour vous montrer vos contradictions ( pour ma part je n’ai pas besoin de traductions, je suis arabophone).

Personnellement je n’ai rien contre que le fait que l’homme soit créé de la femme ou cette dernière soit créé de l’homme, mais vous, vous faites dire au verset son contraire et qualifiez ceux qui ne sont pas d’accord avec vous de macho, c’est quoi cet argumentaire ? il ne vous honore pas.

Sur un plan strictement métaphysique vous n’avez rien pour démontre que l’homme soit créé de la femme ou le contraire et d’ailleurs qu’est ce que ça nous apporte : NADA.
Sur le plan biologique on a besoin de l’homme et de la femme et au même temps pour que vous et moi nous puissions nous étripez sur une question qui ne vaut vraiment pas la peine.

Sur ce, c’est mon dernier commentaire.

X
0 points

Le féminin créateur est une expression très poétique. Elle ne signifie pas cependant que la femme soit divine. Il y a certes des « diva » !

La même question se pose à propos du verset biblique qui dit que Dieu a créé l’homme à sa ressemblance. Le Coran ajoute que rien n’est comparable à Dieu.

En un mot, n’est-il pas sage de revoir que Dieu est différent des hommes et qu’il est incomparable. Nombre de théologiens et de métaphysiciens s’accordent sur ce point.

Ceci dit, le meilleur de l’homme, son goût de la perfection le rapproche de Dieu. Je rappellerai seulement que la qualité de nos relations humaines comme celle du masculin avec le féminin est à perfectionner, en chacun de nous d’abord et avec les autres. Éric Geoffroy n’évoque-t-il pas la relation de tout être masculin avec sa « part d’Êve » ?

Cher Soufiane, vous me reprochez mon « zapping », j’y vois plutôt une contestation de votre message si sympa ! Il m’a certes posé des questions et j’essaie d’y répondre.

Salem qui me reproche d’autre part de parler « au nom du soufisme » m’étonne. Je ne saurais parler au nom d’aucune doctrine mais tel est un des sujets de l’article d’Éric Geoffroy qui unit toujours l’islam au soufisme tout en contestant l’islamisme. Sans être moi-même soufie, les arguments de l’auteur contre l’islamisme me semblent bons tout comme ses réflexions sur comment l’homme peut-il devenir le représentant légitime de Dieu sur la terre ?…

X
0 points

Liliane a affirmé : "Je faisais référence à un verset que Dieu créa l’homme puis de ce son dernier lui tira son épouse."

En ce qui concerne le Coran, c’est une affirmation inéxacte.

Voici le le verset 1 de la sourate 4 :

يَا أَيُّهَا النَّاسُ اتَّقُوا رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَاحِدَةٍ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالًا كَثِيرًا وَنِسَاءً ۚ وَاتَّقُوا اللَّهَ الَّذِي تَسَاءَلُونَ بِهِ وَالْأَرْحَامَ ۚ إِنَّ اللَّهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيبًا

Le verset 189 de la Sourate 7 ۞ هُوَ الَّذِي خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَاحِدَةٍ وَجَعَلَ مِنْهَا زَوْجَهَا لِيَسْكُنَ إِلَيْهَا ۖ فَلَمَّا تَغَشَّاهَا حَمَلَتْ حَمْلًا خَفِيفًا فَمَرَّتْ بِهِ ۖ فَلَمَّا أَثْقَلَت دَّعَوَا اللَّهَ رَبَّهُمَا لَئِنْ آتَيْتَنَا صَالِحًا لَّنَكُونَنَّ مِنَ الشَّاكِرِينَ

Le verset 72 de la sourate 16

وَاللَّهُ جَعَلَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ أَزْوَاجًا وَجَعَلَ لَكُم مِّنْ أَزْوَاجِكُم بَنِينَ وَحَفَدَةً وَرَزَقَكُم مِّنَ الطَّيِّبَاتِ ۚ أَفَبِالْبَاطِلِ يُؤْمِنُونَ وَبِنِعْمَتِ اللَّهِ هُمْ يَكْفُرُونَ

4:1 nous informe que le genre humain pour origine
une âme, essence, personne unique : نَّفْسٍ وَاحِدَةٍ. En ce qui me concerne hommes et femmes ont été créés par une entité appelée Nafs en langue arabe dont la nature éxacte m’échappe. Neammoins, j’ adhère a la traduction de Berque. Quel élément vous permet d’affirmer que l’expression Nafs est Adan ?

16:72 nous éclaire d’avantage. جَعَلَ لَكُم مِّنْ أَنفُسِكُمْ. Ici il faut traduire le mot anfus (pluriel de nafs) par genre ou espèce (humaine). La traduction française : "Dieu vous a fait à partir de vous-mêmes des épouses" est inexacte. Je préférerais : Et Dieu a crée pour vous des épouses (compagnes) a partir de la même essence.

7:189 réaffirme que hommes et femmes ont été crée d’un seul nafs : هُوَ الَّذِي خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَاحِدَةٍ. Plus loin : مِنْهَا زَوْجَهَا suit la même construction que précédemment dans 4:1. minha zaoujaha. Selon immam Razi, la particule min suggeste une similitude ; une nature ; une espèce. le pronom ha est relie a nafs. Dans ce verset rien n’indique la nature masculine du Nafs a partir duquel la femme et l’homme existent. voici la traduction française :" C’est Lui qui vous a créés d’un seul être dont il a tiré son épouse, pour qu’il trouve de la tranquillité auprès d’elle". Je préfère la version anglaise : ’It is He Who created you from a single person, and made his mate of like nature, in order that he might dwell with her (in love)."

wallahu a’lam.

Quel élément vous permet d’affirmer que l’expression Nafs est Adan ?

X
0 points

Salem a dit :
... et bon vent !

Bon vent à vous aussi, Salem, dans le langage des marins, bien sûr : Que les vents vous soient favorables … bonne chance … bonne route.

X
0 points

quote : " Salem qui me reproche d’autre part de parler « au nom du soufisme » m’étonne. Je ne saurais parler au nom d’aucune doctrine mais tel est un des sujets de l’article d’Éric Geoffroy qui unit toujours l’islam au soufisme tout en contestant l’islamisme. Sans être moi-même soufie, les arguments de l’auteur contre l’islamisme me semblent bons tout comme ses réflexions sur comment l’homme peut-il devenir le représentant légitime de Dieu sur la terre ?…"

réponse allusive, que vous admiriez les textes de Geoffroy et adhériez à ces idées, tant mieux pour vous,
que vous comme Geoffroy n’ayiez de cesse de présenter le chemin du soufisme comme la voie modérée permettant de lutter contre l’islamisme, vous êtes libres de vos paroles...
...mais votre opinion de ne substituera jamais aux faits : le soufisme "moderne" (spiritualisant à l’extrême) est un courant (au Maghreb comme en France) d’essence pro-coloniale qui n’a eu de cesse d’éloigner les musulmans de toute forme de rébellion contre un pouvoir (colonial ou néo-colonial, je pense aux Ould Cheikh à la mosquée de Paris, a la tariqa ’allawiya de mostaganem -sans lister les autres- pour son accointance avec le régime militaire algérien) oppresseur...
voilà la réalité, un terme que vous ne semblez pas très bien comprendre... en Algérie, les fidèles souffrent, à l’Ouest notamment, les jeunes ne trouvent aucun refuge dans les zaouias, ils s’embarquent sur des embarcations de fortune pour essayer de rejoindre l’Europe et des dizaines d’entre eux meurent chaque jour, les "islamistes" (comme vous les appelez), après avoir remporté les élections, ont été déportés vers des camps dans le Sahara, torturés, liquidés, leurs épouses pour certains d’entre eux ont été violées sous leurs yeux par les "services"... et les néo-soufis marchent sur des montagnes, des centaines de milliers de cadavres tués par les forces de sécurité, pour accéder à une visibilité et une "légitimité religieuse" qu’ils n’ont jamais eu par chez nous... Bennabi disait déjà dans les années 40 : (En Algérie, jusqu’en 1925, c’était l’idole qui régnait dans l’ombre des zaouias ou notre ame oisive allait queter des barakas onéreuses et des talismans miraculeux....) ref : Les Conditions de la Rennaissance...

sachant tout celà, vous continuez à épiloguer sur la féminité de ci ou de ça,... interessez-vous donc à la réalité des hommes et des femmes qui ont souffert et qui continuent de souffrir... en un mot revenez un instant au réel plutot que de vous extasier devant les les vues miraculeuses de tel cheikh soufi qui lui, bien collé à la réalité qu’il est, se pavane dans les plus luxueux hotels et bénéficie des plus grandes largesses du régime...et vient parler (quand il le veut) à la télé de la pauvreté des compagnons, de leurs jeunes surrérogatoires... alors que son ventre est bien rempli... donc si vous vous permettez de jeter l’opprobre sur des "islamistes", sachez que le peuple, dans tous les pays musulmans, les a choisi (Algérie, Egypte, Maroc, Palestine....) car leur probité morale est bien plus grande que celle de quelques "gourous de zaouias"...

X
0 points

Cher Salem,
Je ne suis ni colonialiste ni soufie ni même arabe. Votre cri me fait mal car il dénonce des souffrances auxquelles tout croyant est sensible. Je vis en France et des soufies bien français m’ont appris l’arabe du Coran.
Éric Geoffroy est soufie et professeur d’arabe à l’Université de Strasbourg. Il n’est pas plus colonialiste que moi, il parle de plus la langue arabe. Il sait bien que le colonialisme a donné lieu en Algérie à un état de non-droit sans respect des arabes et des musulmans. Cet état était laïc mais c’est un militaire qui a déclaré l’Algérie indépendante..

Lorsqu’Abdel Kader s’est battu contre cette injustice, il a été vaincu. Sa cause était pourtant la bonne. Il a consulté des chrétiens qui ont reconnu ses droits et leur valeur universelle. Il était soufie et savait bien que les guerres ne sont pas des guerres de religion mais des efforts pour conquérir le pouvoir.

Preuve en est que depuis 1962, l’Algérie est indépendante, depuis un demi-siècle, et que le peuple majoritairement musulman continue à se battre. L’état y est plus militaire que religieux.

Nous voyons bien que la question n’est pas exégétique. Elle est celle de l’union des croyants qui ne cherchent pas le pouvoir. La caravane de la paix pourrait avoir ce sens…

La revendication de l’égalité de l’homme et de la femme exprime aussi un droit universel. Les féministes algériens le savent aussi. Éric Geoffroy a dénoncé pour sa part des déviations dans le soufisme, il n’a rien d’un gourou ventripotent…et travaille à plein temps, transmettant le message de l’islam en arabe, en français, en anglais et j’en passe…Il sait bien qu’il est difficile de se faire entendre !

X
0 points

salem aleykoum,

le problème des messages non signés, c’est qu’on ne sait pas avec qui on dialogue ! vous me direz que sur internet, c’est toujours un peu le cas ! mais tout de même, se présenter, saluer ses lecteurs, n’est-ce pas le b a ba d’une communication qui se veut humaine ?!!

alors je m’adresse à qui le veut !

comme le Cheikh Khaled Bentounès le précise dans l’extrait que j’ai proposé, le terme "nafs" qui signifie âme est FEMININ et le terme "zaoudjaha" qui signifie conjoint ou époux est MASCULIN. Donc, ceux qui ont traduit "nafs" par HOMME ou ADAM commettent une erreur, ils falsifient le texte même du CORAN. Ceux qui traduisent "zaoudjaha" par "épouse" commettent également une erreur, car rien ne dit dans le texte coranique qu’il s’agit d’épouse plutôt que d’époux, mais au contraire, si l’on suit la "logique" adoptée par le Cheikh Bentounès : "zaoudjaha" étant un terme masculin signifierait plutôt conjoint ou époux, tandis que "nafs", terme féminin, signifierait une âme féminine au départ, qui se subdivise seulement ensuite en deux genres distincts : féminin et masculin.

Cela confirmerait ce qu’affirme aujourd’hui la biologie moderne : l’être humain au tout début de son existence est XX, c’est-à-dire, seulement féminin, et ce n’est qu’avec l’apparition du chromosome Y, que le masculin peut apparaître. N’est-ce pas évident alors que les versets coraniques parlant d’une âme féminine originelle dont est tirée son conjoint ou époux corroborent totalement ce que dit la science aujourd’hui de l’être humain ? je crois qu’il faudrait être aveugle pour ne pas voir la parfaite adéquation du Coran et de la science en ce cas précis.

Mais alors pourquoi cela gêne tant que nous ayons tous été d’abord FEMININ ?

Une précision encore, pour verser une nouvelle pièce au dossier... TERRE en hébreu se dit ADAMA, et c’est un terme évidemment FEMININ, or ADAM a été créé à partir de cette ADAMA, voilà encore une preuve s’il le fallait de notre origine féminine commune. J’ai envie de dire, de notre origine YIN... Nous sommes fait de Terre et nous retournerons à la Terre.

Comment Dieu nous a-t-Il créé ? Il a insufflé en cette Terre qui nous constitue Son Souffle ou Son Esprit. La Terre dont nous sommes faits a reçu l’Esprit de Dieu. Nous avons donc D’ABORD été Terre, puis Eve et Adam en une seule âme quand Dieu a animé cette Terre avec Son Esprit. Nous avons là le YANG et le YIN qui "s’épousent" en quelque sorte pour générer la Création... Eve et Adam apparaissent donc quand Dieu féconde de Son Esprit la Terre...

Depuis, Dieu ne cesse de nous inviter à nous laisser féconder par Lui... nous créatures faites de Terre...

mais c’est sans doute encore plus subtil que cela... il faudrait maintenant se pencher sérieusement sur les deux noms de Dieu que les musulmans prononcent le plus souvent : EL RAHMANE et EL RAHIM, qui évoquent sans aucun doute possible la notion fondamentale de MATRICE. Une première grande subtilité résidant dans le fait que ces deux Noms d’Allah évoquent les notions d’AGENT et de PATIENT. Une amie chrétienne a un jour évoqué lors une conférence la notion originale de CAUSALITE RECEPTRICE, un bel oxymore ! Allah est ces deux "choses" à la fois : AGENT et PATIENT... Le Premier et le Dernier, Celui de qui nous venons et Celui à qui nous retournons. Matrice créatrice et Matrice réceptrice, El Rahmane, El Rahim.

Soufiane

X
0 points

@ Salem,

J’ai beaucoup hésité avant de me risquer à réagir à votre dernier message. Je n’ai pas, hélas, la sagesse de ceux qui vous laissent à vos invectives car votre colère me semble disproportionnée à l’encontre du soufisme. Vous semblez faire des "soufis" les boucs émissaires de tous les tourments vécus par les populations musulmanes passées et présentes. Vous ne pouvez pas ignorer que des turuq ont opposé une grande résistance aux envahisseurs partout dans le monde, les ribat ("fortifications")je crois, avaient pour garnisons des "moines soldats" (pardon pour l’expression)qui protégeaient les frontières de l’empire.

Vous évoquez sur plusieurs points le cas de l’Algérie mais vous occultez son plus grand symbole de résistance, le soufi Abd al Qader et sa smala. Vous omettez de rappeler que toutes les zaouîas de ce pays ont été fermées (parfois manu militari) par le président Boumédiene et que depuis une chape de ténèbres s’est abattue sur ce peuple.

Toujours dans l’amalgame, vous confondez les voies tabaruk et les voies vivantes, les sheikhs (par silsila) et les responsables de confréries, les escrocs et gens de Dieu,...

D’accord avec vous, le soufisme est tendance dans les milieux intellectuels occidentaux,il est récupéré par certains gouvernements qui croient se protéger ainsi d’un islamisme gênant mais vous, en croyant sincère, vous savez que lorsqu’une majorité de gens se réforment, Dieu enlève à ce peuple ses tourments (et ses despotes).

Loin de moi l’idée de vous faire changer d’avis mais peut-être de rappeler qu’il ne faut pas s’arrêter aux apparences, que si nous n’avons, ni vous,ni moi de science concernant les mondes subtils, il est bien imprudent d’en nier l’existence et de juger ceux dont il est dit qu’ils agissent sur ces plans.

En souhaitant ne pas avoir augmenté votre colère. Salam.

X
0 points

@Soufiane

Je passe sur votre "le b a ba" et pour vous répondre la politesse serait de ne pas demander aux autres s’ils sont musulmans. Sinon pour vous je m’appelle Amir et c’est moi qui vous a répondu dès le début.

Sincèrement vôtre réponse me déçoit au plus point, vous mélangez science religion à la Harun Yahya ce qui enlève à votre argumentation toute crédibilité.

Votre histoire sur les chromosomes, est un peu marrante, une mutation toute fortuite dans le fleuve tumultueux de l’évolution qui a fait que l’évolution de l’être humain commence avec la paire XY et vous voilà à nous sortir des théories du sexe de l’ange.

A ma connaisse Mr Bentounes n’est pas un scientifique, il le serait ?

Dites moi sur le plan psychologique ne serait-ce pas plutôt le contraire à savoir que la petite fille se croit un garçon jusqu’à l’âge ou commencerait la crise d’Oedipe ? (désolé mais ma culture psychologique est très très limitée)
Deux traductions du Coran dont celle très savante de feu Berque et vous trouvez à douter, chapeau. Pour ma part la version arabe me suffit.

Une dernière question, je ne comprends pas pourquoi vous voulez nous montrer que l’homme descend d’une âme féminine, personnellement cette question n’a aucune valeur à mes yeux, que l’homme descend de la femme ou que ce soit le contraire, c’est kif kif, l’homme a les même droits et devoirs que la femme.

Sinon la Ying et autres choses, je reconnais mon ignorance pour discuter du tout puissant, l’eternel.

X
0 points

@ Passant et @Liliane :

wa3likoum essalam wa rahmatoulLah Passant,

je mentionnai, si vous retracez le fil de mes posts (il est vrai que les premiers n’étaient pas signés), les dérives pro-coloniales ou pro-dictatoriaux du soufisme moderne (que j’opposais au soufisme un peu plus ancien comme celui de l’Emir)... par soufisme "moderne", je faisais allusion aux confréries des Ould Sid Cheikh, à la Alawiya de Mostaghanem en Algérie, aux muftis des Kadyrov en Tchétchénie....

quant à ma confusion entre les "voies tabaruk et les voies vivantes, les sheikhs (par silsila) et les responsables de confréries, les escrocs et gens de Dieu,...", je vous avoue ne pas être un grand admirateur du soufisme en général, mais je respecte ceux qui parmi les soufis vivent avec leurs frères, souffrent avec leurs frères, prients avec leurs frères, bref tous ceux qui ne sont pas sectaires au point de faire de leur sheikh LE waliyyou Allah par Excellence, et tombant dans les pires formes de shirk... quant à la silsila du soufisme, j’opte quant à moi pour la silsila "out of turuq" qui remonte directement au Prophète sws (comprenant néanmoins quelques savants soufis), le soufisme (les premières formes de tassawuf en Perse, certains diront aussi à Bagdad, étant apparues bien plus tard (au moins deux siècles après l’Hégire d’après les historiens)

— > une précision : j’ai un style d’écriture peut-être cru mais il est des injustices face auxquelles on ne peut rester insensible, et un portrait si élogieux de la confrérie de Mostaganem comme présenté ici, ne saurait masquer la réalité des confréries soufies (qui après avoir été muselées plus ou moins justement par Boumedienne, pour soupçons de collusion avec le pouvoir colonial passé) qui ont pignon sur rue aujourd’hui, à la faveur du retour affiché des généraux françalgé-riens aux commandes de l’Etat depuis les années 1980...

PS : dans un précédent post, je mentionnais les dizaines de jeunes qui décèdent chaque "jour", en s’embarquant depuis les cotes de l’ouest... je voulais dire qui s’embarquent chaque jour et des dizaines d’entre eux mourant chaque année...voilà ce qui arrive quand on écrit à "chaud" ;) sans se relire !

X
0 points

salem aleykoum Amir et enchanté de faire votre connaissance !

rappelez-vous, j’ai bien précisé que cela ne me regardait pas que vous soyez musulman ou pas, j’ai posé cette question pour savoir si nous avions cette foi commune, pour mieux vous connaître, et en quelque sorte, adapter mon propos. C’est l’un des inconvénients d’internet, de ne pas savoir vraiment à qui on s’adresse, du coup, il y en a qui pensent que tous les coups sont permis, qu’à partir de cet anonymat malsain, on peut se lâcher, être impoli avec autrui, l’agresser. Je reconnais pour ma part que j’ai sans doute été ironique quand j’ai parlé par exemple de "mâlitude impatiente" ou des "pauvres choux" mâles qui souffriraient trop d’admettre leur origine foncièrement féminine...

Je vais aller encore plus loin Amir, au risque de vous choquer encore plus. Pour moi, la "position" de la prosternation front contre terre est éminemment féminine, YIN ! Regardez attentivement le mot ADAM en arabe, vous qui êtes arabophone, vous allez vite comprendre je pense. D’abord le Alif ou la position verticale première de la prière, puis la "brisure" du Alif qui devient la lettre Del, et qui correspond à l’inclination de la moitié du corps... le Del arabe est l’équivalent du Daleth hébreu, allez voir cette lettre en hébreu, vous verrez encore plus nettement cette inclination de la moitié du corps. Ensuite, vient la prosternation, regardez comme nous formons une courbe avec notre dos en cette prosternation, nous en sommes alors à la lettre Mim... nous avons la forme arrondie, féminine de la Terre... nous nous "humilions" devant Dieu en devenant Terre, Humus, Homme. Nous devenons humbles... alors voyez comme c’est en cette position éminemment féminine que nous devenons les plus humbles, les plus soumis à Dieu... tout se passe alors comme si le Nom Adam se réalisait, se finalisait en cette lettre Mim, première et dernière lettre de Muslim... La Femme serait-elle le chef d’oeuvre de Dieu ?!

Filons encore la métaphore mon frère fillah Amir... Pourquoi se prosterner ainsi en cette position féminine ? n’est-ce pas pour se laisser féconder par Dieu ? j’ai presque envie de dire : se faire "engrosser" par Dieu ? et quelle est la position finale de la prière, au-delà du Nom Adam ? l’Assise... dans la tradition soufie, il est question d’une Assise sur le Trône... et certes, le Khalife de Dieu que nous devons devenir sur Terre, femmes et hommes, n’a-t-il pas son propre Trône ? mais n’est-ce pas le Trône de Dieu Lui-même ?! Regardez aussi cher frère fillah Amir, comme le mot SALEM est important en cette Assise sur le Trône destiné à l’Homme Khalife d’Allah. Pourquoi cela ? n’est-ce pas parce que, une fois réalisé, devenu pleinement Khalife d’Allah sur Terre, nous ne pouvons qu’être en paix avec Dieu et toute Sa Création ?

je vous laisse avec cette question cher frère fillah !

Soufiane

X
0 points

salem aleykoum,

"Salem", permettez-moi de vous dire, qui que vous soyez, que vous portez mal votre pseudo ! Vous devriez avoir honte de mentir ainsi devant vos soeurs et frères en Dieu et devant Dieu Lui-même ! J’ai scanné des extraits du très beau livre du Cheikh Khaled Betounès, "Soufisme, l’héritage commun", afin de rétablir la vérité sur la Tariqa Alawiyya et ses respectables Shuyukhs (qu’Allah les agrée tous !), sur ce site public destiné à la communauté musulmane francophone et à tout être humain qui s’intéresse à l’islam, et qui est sans doute lu par des centaines de personnes.

Voici ces extraits, le mensonge ne peut vaincre la vérité :

"
La guerre d’Algérie 1954/1962

(…) Le cheikh el-Mehdî, nourri par la foi religieuse et le sentiment national, est un fervent militant de la lutte de libération de l’Algérie. Maître soufi en quête de paix, il s’engage dans la résistance pour lutter contre le régime colonial et l’injustice faite aux Algériens privés de leurs droits nationaux et spoliés de leurs terres. Déjà familier des nationalistes du PPA (Parti Populaire Algérien, dirigé par Messali Hadj), il participe activement à la lutte, avec sa famille et ses adeptes de toutes nationalités. Il aide matériellement et moralement les pauvres, les familles des djounoud partis au maquis ou les détenus en prison et en camps d’internement.

La zâwiya est également un refuge nocturne précieux pour les Moudjahiddines dont le Cheikh el-Mehdî assure lui-même le ravitaillement à l’extérieur, en médicaments et vivres, avec sa voiture. Les descentes de police et de militaires français accompagnés de chiens sont régulières à la zâwiya pour des fouilles et des interrogatoires musclés.
Pourtant à Dabdaba, tous arrivent ensemble, à vivre des moments « de paradis » au regard de la guerre qui fait rage. Des moments de paix, assis devant un verre de thé... Mais aucun de ceux qui accompagnent le Cheikh ne se doute que sous ses pieds, se trouve une cache d’armes... Si, la journée, le Cheikh fait bonne figure devant tous, la nuit il devient un combattant résistant, à l’insu de tous. Un jour, alors qu’il est en voyage à Alger, on arrête un groupe de disciples dont son frère Hadj Bouzidi et son cousin Mustapha Bentounes qui est inspecteur de police — c’est d’ailleurs grâce à lui que l’on sait à l’avance qui risque d’être arrêté. Son chauffeur si Lakhdar est torturé à mort, ils lui font éclater les tympans avec l’électricité... L’un d’entre eux est condamné à mort, deux disparaîtront à jamais, d’autres auront des peines de prison allant de 2 à 4 ans.

Le Cheikh rentre immédiatement. Il passe devant la justice militaire et est assigné à résidence surveillée. Abdallah Redha, son secrétaire, va immédiatement voir le colonel Schoen (Colonel des services des liaisons nord africaines) pour qu’il intervienne. Ce colonel le fait en assurant qu’« il faudra bien qu’un jour on fasse la paix avec eux et il faudra bien que ce jour-là, on ait des hommes de cette qualité en face de nous pour la faire... ». L’apparition de l’OAS (Organisation de l’armée secrète) rend les derniers mois de la guerre très difficiles. Le cessez-le-feu annonçant l’indépendance de l’Algérie est proche. Abdallah Redha se souvient alors que le cheikh Adda lui a prédit qu’il « le rejoindrait » avant cet événement. Or, il sait que son maître ne saurait mentir. Pendant la période de guerre le cheikh el-Mehdî joue également un rôle essentiel dans les activités humanitaires de la confrérie. La zâwiya de Mostaganem se transforme en centre d’accueil pour les réfugiés des campagnes. Français ou Algériens y sont soignés sans distinction. « Dans ce contexte de souffrances, de haine et de violence, rapporte le cheikh Khaled, mon père s’emploie à aider les plus démunis, transforme la zâwiya en antenne de la Croix-Rouge afin de soigner les blessés et offrir refuge à ceux qui en ont besoin. Au fur et à mesure des années, porter secours s’avère de plus en plus difficile. Pour emmener les blessés à l’hôpital il faudra bientôt téléphoner au commissariat afin qu’il envoie une escorte pour les protéger. Rapidement, la seule issue se révèle être un dispensaire que l’on aménage dans une petite mosquée sur la place Suika où officiera le jeune docteur Saïdane, récemment sorti de prison pour avoir soigné des hommes du FLN. Sa tâche n’est pas simple ! Il opère sur une vulgaire table en bois et doit faire face à une de¬mande sans cesse croissante de blessés qui arrivent de toutes parts, conduits par des voitures civiles. »

Le cheikh el-Mehdî est aimé des humbles et les humbles sont sa compagnie préférée. Il s’accorde des moments de détente et de souvenirs avec ses amis d’enfance, pêcheurs (il aime beaucoup la mer) ou dockers qui n’hésitent jamais à lui demander conseil et pour lesquels il se rend toujours disponible. Il s’avère également être un excellent médiateur entre Pieds-noirs et Algériens et un responsable éminent de la résistance organisée. En 1961, il fait même un voyage en Suisse, dans le plus grand secret, pour rencontrer, à Genève, la délégation FLN, représentée par le Docteur Benthami.

A la fin de la guerre, il n’hésite pas non plus à plaider la cause d’Européens, enfants de Mostaganem, auprès du FLN, pour leur sauver la vie. Il crée un réseau d’assistance juridique avec deux avocats, maîtres Boutaleb et Hamadou, assassiné par l’OAS en 1961. II œuvre sur le terrain mais également en coulisses auprès des ins¬tances dirigeantes, et notamment du général de Gaulle, qu’il rencontre en juin 1958 avec Omar Bensalah, fervent nationaliste du FLN, juste avant le discours du général au balcon de l’Hôtel de Ville de Mostaganem.

Le Cheikh garde secrètes ses activités nationalistes, y compris pour sa famille. Il se contentera de dire après la guerre : « Ce que j’ai fait, je l’ai fait par devoir envers Dieu et ma patrie ». On découvre, un peu plus tard, grâce à différents témoignages, qu’il a exercé son activité dans différents réseaux, sous plusieurs pseudonymes, dont le plus connu est « Si Ridwane ».

L’Indépendance de l’Algérie 1962

Le 19 mars 1962, Abdallah Redha quitte la zâwiya comme chaque matin pour aller à la Poste chercher le courrier des « Amis de l’islam ». Trois balles l’atteignent dans le dos. Il tombe à genoux, lève un doigt vers le ciel et dit : Là ilâha illa-Llâh (II n’y a pas de divinité, si ce n’est Dieu). Abdallah Redha vient d’être tué par un groupe d’opportunistes qui, ne pouvant atteindre le cheikh el-Mehdî, se sont vengés sur son secrétaire. Son Maître n’avait pas menti...
L’Indépendance est là. Le cheikh el-Mehdî la salue comme une ère nouvelle de liberté retrouvée et de promesses d’une Algérie heureuse, prospère et fraternelle. Mais un pouvoir sans partage s’installe après l’Indépendance et le cheikh el-Mehdî n’hésite pas à s’opposer au socialisme, devenu doctrine d’Etat. Il critique la manière dont le socialisme est pratiqué, avec les conséquences désastreuses qu’il pressent pour l’économie du pays. L’Etat exerce un monopole de la pensée et de la parole avec un autoritarisme qui voit fleurir les panégyristes mais porte en lui les germes de la violence, de la stagnation, de la régression. Le Cheikh a conscience que vouloir uniformiser la pensée, c’est la diminuer, l’appauvrir, la stériliser alors que la fécondité est plurielle et la diversité dans l’harmonie, richesse. Cette attitude sincère, honnête et engagée n’est ni comprise ni appréciée par les autorités en place mais les événements qui suivent les réformes de l’économie vont apporter la preuve de la justesse de sa vision.

Après la liesse suscitée par l’Indépendance, le cheikh el-Mehdî ressent rapidement l’avenir sombre qui attend l’Algérie. Deux ans à peine après son accession au pouvoir, le gouvernement a nationalisé le patrimoine foncier et spirituel de toutes les confréries religieuses (Journal officiel, décret du 22 septembre 1964, art. 1054). Mais le cheikh el-Mehdî n’est pas homme à se laisser abattre. Il ne plie pas l’échine, quel que soit le visage de celui qui vise à le soumettre. Il se rend immédiatement auprès du président Ben Bella et lui explique les risques des divisions et des conflits que cette décision suppose. Le décret est alors purement et simplement annulé.

Campagne de presse de juillet 1968

(…) Les journaux El Moujahid et Algérie actualité s’en prennent ouverte¬ment à lui, en décrivant la tarîqa comme « un Etat dans l’Etat ». Le samedi 20 juillet 1968, paraît un article incendiaire dans El Moujahid sous le titre "Les Alaouites ou l’islam des hommes d’affaires, qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Des musulmans à part entière ou des musulmans bien à part ?" : « Une idée solidement ancrée dans les milieux religieux de Mostaganem et qui semble découler d’une appréciation de l’action passée et présente des Alaouites veut que la confrérie soit un mouvement des plus rétrogrades allant même jusqu’à adopter des mesures anti-nationales. On dit à Mostaganem que les Alaouites ont constitué un Etat dans l’Etat, qu’ils abritent dans les murs de leurs zaouïas des agents de la CIA américaine qui se cachent sous la couverture de l’islam et agissent le soir avec la bénédiction du Cheikh. Vérité ou accusation gratuite ? Poussons plus loin la recherche. (…) Laissons aux oulémas du pays le soin de contester la valeur de la doctrine alaouite et donnons la parole aux fils et militants de Mostaganem qui, eux, jugent la confrérie sur un tout autre plan. Cette confrérie, disent ces derniers, adopte des attitudes réactionnaires et antinationales et cherche à créer un Etat dans l’Etat. A l’appui de ces dires, une argumentation est avancée. D’abord en ce qui concerne l’attitude antinationale de la confrérie, le Cheikh est purement et simplement accusé de diriger un réseau d’espionnage au profit des puissances étrangères. On ne comprend pas, disent les Mostaganemois interrogés, « Pourquoi un étranger (suisse, américain, anglais ou français) veut se convertir à Mostaganem ? L’Algérie n’est-elle pas assez vaste ? Les mosquées manquent-elles ailleurs ? » Une foule d’autres points d’interrogations suivent. Ce qui, aux yeux des Mostaganemois, justifie leur point de vue c’est le carrousel de « convertis » d’origine européenne qu’ils voient défiler dans leurs rues. Ils m’ont dit avoir remarqué qu’un étranger qui se convertit aujourd’hui par exemple, repartait dans son pays après un an ou deux, aussitôt après s’être fait remplacer par un de ses concitoyens qui lui aussi se convertit à l’islam. Et la valse continue.(...) Quant à la tentation de créer un Etat dans l’Etat, les Mostaganémois en veulent pour preuve la constitution de la jeunesse alaouite, "Et la jeunesse du Front de libération Nationale, c’est pour quoi ?" disent-ils. Il existe en effet une jeunesse alaouite dans toutes les villes d’Algérie où il y a une zaouïa de la Confrérie. Cette jeunesse est dirigée par le fils du Cheikh : Khaled Bentounès, âgé de 18 ans. Elle a une charte, un budget autonome, entreprend des voyages à l’étranger et défile à Mostaganem à l’occasion du Mouloud Ennabaoui..." (fin de l’article d’El Moudjadid)

« Pour le pouvoir, le cheikh Hadj el-Mehdî est suspect. Que viennent faire ces étrangers venus de France, d’Angleterre, de Suisse, du Maroc et d’ailleurs ? Nous sommes dans les années 70 et les jeunes Européens qui parcourent le monde en quête de spiritualité, s’arrêtent volontiers à la zaouïa où l’accueil est chaleureux et gratuit.(...) Même l’aspirateur de la mosquée est soupçonné d être un émetteur-récepteur (sic !) dont les autorités s’emparent pour mieux le mettre hors d’état de nuire. Tout est bon ! Y com¬pris le passé et les relations privilégiées entretenues entre le cheikh el-Mehdî et Krim Belkacem, un des leaders de la lutte pour l’indépendance, retrouvé mort étranglé dans un hôtel de Francfort. A maintes reprises, mon père a appelé, à travers lui, à la réconciliation et à l’apaisement, notamment en Kabylie. Cela a fortement déplu à tous ceux qui avaient intérêt à ce que le pays s’embrase. Ils savent alors s’en souvenir. » (Cheikh Khaled Bentounes).

Emprisonnement 18 lévrier 1970 — Libération 10 novembre 1970

Annexe 3 : Rapport DGSN, juin 1970, p. 7, 11, 15, 20. « Une brigade spéciale déléguée d’Alger a fait irruption à la zaouïa informant mon père que le ministre de l’Intérieur souhaite le voir. Il n’y a ni mandat ni aucun autre document officiel. Deux disciples français sont arrêtés avec lui quarante-huit heures plus tard : Pierrette Bry et Joseph Gabriel Le Mer. De son nom musulman Salima, la première a quitté son salon de coiffure ultra chic du boulevard Saint-Germain (Actuellement librairie La Hune) qui jouxte le café des Deux Magots pour venir vivre à la zaouïa de Mostaganem, après avoir rencontré mon père chez des amis à Paris. Inquiétée par la police française pendant la guerre d’Indépendance, elle est désormais arrêtée par la police algérienne qui ne comprend pas pourquoi cette Française a quitté son confort parisien pour venir s’enterrer dans le quartier ara¬be de Tijdit. Idem pour le second, de son nom musulman Abdallah Faïd. Cet ancien chef mécanicien arrivé à Mostaganem par cargo a décidé, après avoir fait une retraite spirituelle à la zaouïa, de s’y installer définitivement pour étudier la Bible et le Coran. Il sera torturé pour complicité d’espionnage ! Mon père passe une première nuit au commissariat de Mostaganem avant d’être transféré le lendemain à Alger par convoi spécial à la DGSN où il est mis au secret. De là, on le conduit au Commissariat central où il est interrogé par le commissaire Salah Vespa et sa brigade spéciale. Ne trouvant rien à lui reprocher, il demande qu’on le débarrasse de cet homme. » (Cheikh Khaled Bentounes).

Le Cheikh est mis au secret, la zâwiya perquisitionnée en violation du droit le plus élémentaire. « Le pouvoir l’a assigné en résidence surveillée à Djidjili, (Son assignation à résidence est l’unique preuve officielle que l’on a aujourd’hui de toute cette affaire. Je suis le seul à pouvoir témoigner des tortures qui lui ont été infligées.) une petite station balnéaire à mille kilomètres de Mostaganem. Il y occupe une modeste chambre d’hôtel payé par ses soins, et se doit de pointer matin et soir au commissariat. Mais c’est sans compter avec la popularité du Cheikh dans son pays. La nouvelle de sa libération se répand comme une traînée de poudre et la population se rend toujours plus nombreuse dans la station balnéaire débordée. Des cars entiers y convergent venus de tout le pays, à tel point que le prix des loyers flambe ! Il n’y a plus une chambre de libre dans toute la ville. Mon père s’est fait des amis, va pêcher, joue au ballon sur la plage avec les enfants. - Je dois au régime, dit-il avec humour, les seules vacances de toute ma vie ! Alors de nouveau le pouvoir sévit. Il lui est désormais interdit d’approcher et de recevoir quiconque excepté sa famille. Mais rien n’y fait. Si les gens ne peuvent plus le rencontrer, ils continuent d’affluer à Djidjili, simplement pour l’apercevoir. » (Cheikh Khaled Bentounès).

Ce n’est qu’en novembre 1970, en plein mois de Ramadan, qu’il est libéré à la suite de fortes pressions exercées par des personnes influentes, mais les biens de la zâwiya restent confisqués ainsi que la Mosquée. Quoiqu’affaibli par l’enfermement, l’humiliation, l’acharnement, le cheikh el-Mehdî surmonte à nouveau cette épreuve. « A Mostaganem, le harcèlement du régime se poursuit. Il est interdit au Cheikh de sortir des limites du département. Les biens de la communauté sont réquisitionnés — les zaouïas, les terres agricoles Habous — les étudiants de l’institut Coranique qu’il a créé chassés, des milliers de livres sont saisis et mis au pilon, les comptes bancaires bloqués ! Qu’à cela ne tienne, le Cheikh réussit à louer, auprès du Service des biens vacants, des terres marécageuses à Fornaka qu’il rend productives. Les récoltes sont abondantes, dont il distribue la majeure partie aux pauvres. Devant ce nouveau succès, les autorités annulent le bail de location prévu initialement pour 90 ans. Tracasseries et humiliations se multiplient. Plus personne n’est autorisé à séjourner à la zaouïa, tant le régime craint les débordements d’une population toujours plus nombreuse à vouloir le visiter. Les grandes rencontres spirituelles sont prohibées et certains invités de marque se voient refuser l’accès au tombeau du cheikh al-’Alâwî, dont l’existence et l’héritage sont ainsi totalement niés. D’autres y sont autorisés, mais seulement sous bonne escorte afin qu’il n’y ait aucun contact direct entre eux et les membres de la zaouïa. » (Cheikh Khaled Bentounes)."

X
0 points

@Soufiane,

Je crois que vous allez un peu loin.
Je vois à quoi vous faites allusion avec Adam en arabe, mais pour moi,
Je suis vôtre logique Eve ( Ha’ou’ en arabe) devrait avoir un sens.

Soufiane, je suis un scientifique, mon esprit est imperméable à ce genre de genre de raisonnement.

Ps : « féconder » à prendre au deuxième degré je le comprends mais « engrosser » en parlant de DIEU ( même si je vous comprends)je crois mon frère que vous faites erreur vraiment.
Fi Aman Allah

X
0 points

Plût au ciel que Salem et Soufiane fassent usage d’un langage commun. Nous sommes en présence de la Tour de Babel.

Les atrocités commises contre les soufies sont aussi atroces que celles d’un pouvoir militaire...

En quoi Dieu pourrait-il justifier de telles atrocités ?
Je pense aux harkis recrutés par le gouvernement français puis anandonnés dans l’Algérie indépendante à la vindicte populaire.

De telles atrocités ne proviennent pas d’une religion mais de la conquête revencharde du pouvoir. Qui ignore que Dieu seul a le pouvoir véritable et qu’il est la justice, une valeur universelle ! Qui donc se prend pour Dieu ?

X
0 points

Bonne année hegirienne à tous !
Début d’un mois sacré pour les Arabes préislamiques et pour la paix.
Le 1 muharram de l’an 1 correspond au 16 juillet 622 selon le calendrier grégorien.
Et le 10 Muharram, jour de l’Ashura...nous relie au peuple juif et aux chiites musulmans...dans le cadre de l’universalisme de l’islam.

X
0 points

salem aleykoum,

cher frère Amir, vous n’êtes pas sans savoir que la seule femme nommée dans le Coran est Meriem, c’est une "étrangeté" du Coran, qui a sans doute du sens ; la femme du Puissant dans la Sourate Joseph, la mère de Moïse, la mère d’Ismaël, la reine de Saba, la femme de Loth, etc. aucune n’est nommée par son nom, seule Meriem est nommée, et une Sourate lui est même consacrée. Comme par hasard, c’est la femme vierge, qui n’a pas connu d’homme, qui est nommée... celles qui ont connu un homme ne sont pas nommées... la jalousie d’Allah y serait-elle pour quelque chose ?!

Meriem, comme Muslim, commence et finit par un Mim... Meriem est un nom éminemment matriciel. Le Coran nous dit que Jésus a été créé comme Adam, nous pouvons donc en déduire que Meriem est comme la Terre qui a servi à modeler Adam, Allah a insufflé en elle Son Esprit (ruh el qudusi) et Sa Parole (kalima). Est né de cette "union" : Jésus, ce 2ème Adam.

La Femme est Terre, Yin. Elle est Fatiha, Ouverture, Clef du Royaume de Dieu.

D’où l’importance de comprendre, de découvrir, d’accueillir ce Féminin essentiel, ce Féminin capable de dire oui de tout son corps, de tout son être, de toute son âme à Dieu.

Je vous rappelle alors cette expression d’Eric Younès Geoffroy à l’origine de tous mes messages ici : "...l’homme mâle, impuissant à admettre en lui la part d’Eve."

Voilà Eve Amir : ce Féminin en vous, en moi, qui ne demande qu’à s’ouvrir à Dieu...

fraternellement,

Soufiane

X
0 points

@Soufiane

Wa Alaykoum As salam.

Je n’ai pas dit que je n’ai pas un part D’Ève en moi, j’ai juste essayé d’est logique.
En parlant de Meriem, je suis bien d’accord avec vous, d’ailleurs le verset qui porte son nom m’a beaucoup travaillé avant que je finisse par l’apprendre par cœur, c’est un de mes préférés avec pas mal d’autres. Les prophètes cités dans ce verset me font penser à ces temps immémoriaux qui nous ont façonnés et qui nous font rêver, et c’est vrai que le ton de ce verset est assez féminin.

X
0 points

salem aleykoum Amir,

Meriem est une femme "spéciale", qui a été consacrée à Dieu dans le temple de Jérusalem, alors qu’habituellement, seul des hommes pouvaient vivre cette initiation. Mériem est donc un cas unique. Elle a été initiée par le Prophète Zacharie, mais elle a vite dépassé son maître... Dans sa "cellule" dans le temple dont seul Zacharie avec la clef, Dieu nourrissait Meriem directement, parce qu’elle ne comptait que sur Lui. Zacharie en a été très étonné, alors qu’il lui avait enseigné lui-même ce Tawwakkul, cette remise confiante à Dieu, comme quoi on ne croit pas forcément à ce que dit la langue, si celle-ci n’est pas unie au coeur...

Meriem est un modèle idéal d’abandon confiant à Dieu. C’est de cela dont je parlais mon frère Amir quand j’ai employé l’expression "se faire "engrosser" par Dieu", une expression qui peut certes paraître choquante.

Zacharie n’a pas cru possible que sa vieille femme stérile puisse avoir un enfant, et pourtant, il a suffi qu’Allah dise "sois !", "kun !" pour que Yahya, qui n’est autre que Jean Baptiste, vienne au monde. Après ce doute de Zacharie, celui-ci ne pourra plus parler pendant trois jour... pour apprendre à mieux entendre Dieu ? à mieux s’ouvrir à Lui ?

Meriem a eu un doute aussi : comment pourrait-elle avoir un enfant, elle qui n’a jamais connu un homme ? A nouveau, Allah répète cette vérité essentielle : Il lui suffit de dire "sois !", "kun !", pour qu’une chose soit ! ce n’est pas difficile pour Lui ! Il est le Créateur !

Dans la sourate Meriem, Allah nous répète qu’Il n’a pas d’enfant, que cela n’est pas possible, pour la simple raison qu’il n’est pas un être humain, une créature ! Dieu crée des créatures, Il n’a pas des enfants. Jésus n’est pas son enfant, il est une créature, certes une créature sans père, mais une créature tout de même. Adam n’a pas eu de père non plus, il n’est pas pour autant le fils de Dieu !

Dans cette même Sourate Meriem, il est dit que la Résurrection est comparable à la Création : la créature sort du néant, comme le mort revient à la vie.

Yahya/Jean signifie "ressuscité"... et il est bien question dans la Sourate Mériem de la naissance, de la mort et de la résurrection de Yahya/Jean et Aïssa/Jésus.

bref, la mort est un sommeil et il n’y a que Lui, le Vivant, el Hayy, avant, pendant et après toute création, le Premier et le Dernier, El Awwal et El Akhir.

Soufiane

X
0 points

Salem,
Nous devons faire confiance aux historiens y compris à ceux qui étudient le soufisme et ses déviations. Éric Geoffroy en a fait son objet d’étude et participe à sa révolution.
L’Algérie est une nation que je ne connais qu’à travers les livres et la presse. En 1962, j’ai pleuré lors de la proclamation de l’indépendance ! Mon professeur d’histoire m’a alors parlé du colonialisme et des régimes injustes qu’ils suscitent…
En Algérie comme en France, l’armée était au pouvoir…
Je connais mieux la Turquie où les démocrates contestent le pouvoir des militaires peu soucieux du pluralisme.
L’islam auquel se réfèrent tant de peuples est pourtant pluriel. Qui ignore que pour qu’il y ait concertation il faut être plusieurs. L’islam se caractérise par la shûrâ, concertation à laquelle le Prophète lui-même participait.

L’universalisme préconise que l’on corrige les fautes de logique élémentaires. Il n’est esclave ni de l’histoire, ni des pouvoirs. Il est au service de tous les hommes et des jeunes en particulier qui désespèrent.

L’homme moderne, nous dit Éric Geoffroy « a inversé les priorités », il préfère par exemple sa sécurité à la liberté de tous.

La question que je retiens finalement de cet article est :
Considérant « le colonialisme, les Guerres Mondiales, le fascisme, le nazisme... » comment faire que l’oeuvre de l’Homme soit celle du « représentant de Dieu sur terre » (Coran 2 : 30) ?

La réponse pourrait être en interdisant le divorce entre l’esprit et la matière, en participant y compris à la prière avec les plus jeunes ?

X
0 points

@Soufiane

Tout à fait d’accord avec vous.J’aurais pu écrire le même texte.

Tout ce qui est sur terre et dans le cieux goutera à la mort, seule subsistera la face du Seigneur pleine de majesté.

Al Awal, Al Akhirou, Ah dhahirou wa Batinou (le premier, le dernier, l’apparent le caché).A elle seule cette expression peut tout résumer.

A un autre débat inchaAllah

Fi Aman Allah.

X
0 points

salem aleykoum Amir,

en réalité, "déjà" si je puis dire, seul subsiste Sa Face, nous croyons être quelque chose d’autonome, d’indépendant, c’est le mirage, l’illusion de l’égoïté. Mais en réalité, il n’y a qu’Allah qui SOIT à proprement parler. D’où l’importance de comprendre cette parole coranique performative : "sois !", "kun !". C’est Lui qui fait être ce qu’Il veut ! là tout de suite par exemple, je ne suis que parce qu’Il le veut ! dans tout l’univers, il n’y a que Sa volonté, tout le reste n’est qu’illusion, idoles chimériques. Renoncer à sa "volonté" propre illusoire et s’en remettre exclusivement à Sa Volonté, là est la liberté, là est le salut.

Meriem, après un moment de recul par pudeur, pure chasteté, pure piété, et non par doute quant à la puissance d’Allah comme ce fut le cas pour Zacharie, s’en remet totalement à la Volonté d’Allah, dans une totale confiance en Lui, un total abandon à Lui. Meriem est une CLEF essentielle du Coran. Elle me fait penser à Ismaël, dont le nom pourrait signifier "celui qui entend Allah", voyez cher frère Amir comment lui aussi s’abandonne à la Volonté d’Allah quand il dit à son père Ibrahim que si c’est Sa volonté qu’il soit sacrifié, alors il se laissera sacrifier. On met injustement l’accent sur la foi d’Ibrahim, qui sans doute avait une grande foi, mais voyez comme il questionne son fils quant à son rêve, il ne sait pas ce qu’il faut faire, il doute, et c’est son fils Ismaël qui lui dit qu’il faut faire confiance à Allah ! que Lui seul connait le vrai sens de son rêve ! et effectivement, au moment où Ibrahim allait commettre l’erreur d’égorger son fils, Allah l’arrête et lui demande d’égorger une bête à la place, un animal. Cette "scène originelle" signe la fin des sacrifices humains, car réellement, des hommes ont sacrifié leur premier né mâle à leurs "dieux"... Ibrahim était issu de cette tradition archaïque, cette tradition à laquelle étaient soumis ses parents polythéistes. Mais le vrai Dieu ne demandait pas cela aux hommes, Il leur demandait de se consacrer à Son service, voilà le seul sacrifice qu’Il leur demandait. Les Juifs ont donc ensuite consacré leur premier né à Dieu, non plus en le sacrifiant physiquement, mais en le "sacrifiant" sur un plan religieux, spirituel. Ce fut là un grand progrès par rapport aux sacrifices humains des temps de l’ignorance.

Du temps du Prophète Mouhammed (Prière d’Allah et Paix sur lui), des Arabes enterraient vivantes leurs filles dès leur naissance ! Allah a interdit cette pratique inhumaine ! Le Prophète a beaucoup fait pour la femme, pour faire progresser sa condition, pour que ses droits divins lui soient reconnus. Le Coran insiste sur l’égalité entre hommes et femmes en matière de piété et de récompense dans l’au-delà. Il parle d’une "prééminence" de l’homme seulement pour la "direction" de la cellule familiale, sa protection, et cela est dû plus à une certaine "virilité" masculine, une certaine capacité à défendre sa famille, plutôt qu’à une plus grande intelligence ou supériorité ontologique de l’homme. Et puis il faut resituer dans son contexte cette notion de "prééminence" masculine, comme la question de l’héritage, le Prophète ne pouvait pas non plus en demander trop aux hommes de l’époque, eux qui avaient déjà été grandement bousculés dans leurs pratiques, coutumes, habitudes ancestrales. Mais à l’évidence, le Prophète a mis l’accent sur la nécessité de respecter les femmes, jusqu’à son dernier sermon avant sa mort, où il insiste sur ce nécessaire respect des femmes.

Plus l’homme respecte la femme, l’aime vraiment, plus l’âme s’élève et s’approche de sa vérité. Et cette vérité, n’est-ce pas les retrouvailles d’Adam et Eve à Arafat ? n’oublions pas que Arafat signifie "reconnaissance" !

Soufiane

X
0 points

@Soufiane

En paralnt du sacrifice d’Ismaël( paix sur lui)je vous conseille de lire le livre de Jean-Paul Charnay:Regards sur l’islam,Freud, marx et Ibn Khaldun.

Pour ma part je connais les deux derniers mais pas freud, donc je vais lire ce livre et voir de plus prêt ce que les psy peuvent m’apprendre d’intéressant.

X
0 points

salem aleykoum Amir,

ça y est ! notre conversation cordiale est passée à la trappe des archives ! voyez comme tout est éphémère, impermanent, à part Lui, le Vivant ! merci pour votre conseil de lecture cher frère, ce livre a l’air très intéressant, je ne connaissais pas ce point de vue négatif de Freud sur l’islam. Je préfère de loin celui qui fut son dauphin, puis qui s’opposa à lui, pour forger sa propre oeuvre, son propre chemin : Carl Gustav Jung. Celui-ci a dit des choses très positives sur l’islam au contraire !

A propos d’une approche "psychanalytique" du sacrifice abrahamique, je vous conseille "Le sacrifice interdit" de Marie Balmary, dont le titre parle de lui-même !

au plaisir d’échanger avec vous dans un autre sujet !

Soufiane