L’onde de choc de Gaza ébranle l’Union pour la Méditerranée

Maître d’œuvre et de cérémonie en grande pompe, en juillet dernier, de ce qui a été annoncé comme la

lundi 2 mars 2009

Maître d’œuvre et de cérémonie en grande pompe, en juillet dernier, de ce qui a été annoncé comme la pièce maîtresse de sa politique étrangère, L’Union pour la Méditerranée (UPM), censée lui faire acquérir ses lettres de noblesse internationales, Nicolas Sarkozy subit aujourd’hui une déconvenue politique majeure, au moment même où il est attendu à Charm El-Cheikh pour coprésider avec Hosni Moubarak une réunion sur la reconstruction de Gaza.

La belle union de façade s’est brutalement fissurée de toutes parts sous l’effet des ondes sismiques de Gaza, laissant la place à une recrudescence de tensions inévitables qui en sapent les fondements, et en assombrissent l’avenir.

Tentant de se sortir de ce mauvais pas, la France ne trouve rien de mieux que de minorer les scissions qu’a inéluctablement ravivé l’effroyable siège de Gaza, alors que depuis le début d’année toutes les réunions institutionnelles et techniques de l’UPM ont été annulées, le groupe des pays arabes refusant de s’asseoir à la même table que des représentants israéliens.

Partenaire incontournable des puissances occidentales, l’Egypte est montée en première ligne pour exiger la suspension de l’UPM, désireuse d’apparaître aux yeux de l’opinion arabe à l’écoute des récriminations contre Israël, rejointe en cela par la Syrie, le Liban, et l’Algérie qui n’hésite pas à qualifier l’UPM de « chimère », seul le Maroc, obnubilé par ses bonnes relations avec l’Union européenne, met un bémol à ce concert de critiques cinglantes, en se déclarant favorable à la poursuite des rencontres.

Loin de chanter, les lendemains de l’UPM font désormais résonner la clameur de la désunion…

A l’adresse de notre président, la France a certes compté de nombreux bâtisseurs de cathédrales, mais ne s’improvise pas « Bâtisseur de Paix » qui veut !

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