L’ombre de la discrimination raciale a plané sur un concours d’officiers de police

Au moment où le nouveau Commissaire à la diversité et à l’égalité, Yazid Sabeg, concocte son délicat

jeudi 16 avril 2009

Au moment où le nouveau Commissaire à la diversité et à l’égalité, Yazid Sabeg, concocte son délicat projet de mise en place d’indicateurs de mesure de la diversité, le Conseil d’Etat aurait décidé d’annuler le 10 avril dernier - selon une information révélée par France Bleu Ile-de-France - les résultats du concours interne 2007 des officiers de police pour cause de discrimination raciale.

Le récit des faits corrobore une sélection orientée, dont le caractère raciste s’avère indiscutable.

En effet, le 27 septembre 2007, lors de la dernière phase éliminatoire orale du concours, censée départager les cinquante candidats en lice pour les vingt postes à pourvoir, un seul candidat en la personne de Abdeljalel El Haddioui était d’origine maghrébine.

Bien mal lui en a pris… ! Lorsque son tour arrive, le malheureux postulant, dont le sort était déjà scellé à la seule consonance de son patronyme, a été confronté au rouleau compresseur de questions déstabilisantes, tombant sous le coup de la loi : « le jury a lourdement insisté sur sa religion, ses origines et même sur la présence de ministres arabes dans le gouvernement », rapporte le journaliste de la radio.

Monsieur El Haddioui se verra notamment demander si son épouse porte le voile. Au final, il obtiendra une notation rédhibitoire, 4/20, et sera sans grande surprise recalé.

"Le ministère de l’intérieur n’a jamais justifié les raisons de cette note éliminatoire", proteste Me Kamel Maouche, avocat du policier. Saisissant immédiatement la Halde et le Conseil d’Etat au motif de discrimination raciale à l’embauche, M. El Haddioui est dans l’attente de l’arbitrage du ministère de l’intérieur qui déterminera à la fois son avenir, mais également le devenir de la promotion 2007 des officiers de police.

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