Samedi 11 février 2012

L’islamophobie

Niée par la majorité de la classe politique qui refuse de contempler l’image grimaçante de la France qu’elle nous renvoie, l’islamphobie, en dépit du livre stimulant que lui a consacré Vincent GEISSER peine à prendre, tant dans le champ intellectuel français que dans le champ médiatique, une place comparable à celle du racisme en général ou de l’antisémitisme en particulier. Ce refus de lui faire une place est en soi problématique, et révélateur de la difficulté à en admettre la réalité. Essayons de la cerner un peu mieux avant de voir ce qu’elle recouvre.

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Niée
par la majorité de la classe politique class=MsoFootnoteReference> style=';'>[1]
qui
refuse de contempler l’image grimaçante de la France qu’elle
nous renvoie, l’islamphobie, en dépit du livre stimulant que lui a consacré
Vincent GEISSER class=MsoFootnoteReference> style=';'>[2]

peine à prendre, tant dans le champ intellectuel français que dans le champ
médiatique, une place comparable à celle du racisme en général ou de
l’antisémitisme en particulier. Ce refus de lui faire une place est en soi
problématique, et révélateur de la difficulté à en admettre la réalité.
Essayons de la cerner un peu mieux avant de voir ce qu’elle recouvre.

L’islamophobie
est d’abord un passage par la parole qui s’en prend au musulman en tant
que tel. Non pas à l’islam ou au musulman tel qu’il est, mais tel qu’il est/qu’ils
sont reconstruit(s) sur un mode fantasmatique. Cette verbalisation facilite les
passages à l’acte.

Ces
dernières années, la parole s’est déchaînée : en décembre 2003, l’abbé
Philippe Sulmont, 82 ans, a été poursuivi pour ses propos haineux envers l’islam :
« toutes les populations infectées par la religion musulmane sont
endoctrinées par le Coran, un sacré livre qui est le manuel pratique pour que
s’étende le règne du démon aux dépens de la royauté du Christ » 
 ;
« il n’y a plus de frein à l’entrée des étrangers chez nous et la
civilisation chrétienne est menacée par les étrangers » 
 ; « l’islam
modéré n’existe pas »
écrira-t-il dans son bulletin paroissial. Il
semble en revanche que le christianisme le soit trop : « C’est la
lutte du Coran contre
la Bible style=''> et l’Evangile ! [... style=''>Aujourd’hui l’Eglise veut] réduire
l’Evangile au seul mot d’amour [...] on essaye de faire passer le Christ pour
quelqu’un de bonasse, sans énergie ».
Condamné à 800,00 € d’amende,
après avoir été condamné par sa hiérarchie, il se compare aujourd’hui à Salman
Rushdie... class=MsoFootnoteReference> style=';'>[3]

Les
politiques ne sont pas en reste et ont laissé se dérouler la cascade du
mépris : dans son discours sur la laïcité du 17 décembre 2003, Jacques Chirac a
souhaité que « notre jeunesse ne soit pas exposée aux vents mauvais »
reprenant ainsi les propos du maréchal Pétain dans son discours du 12 août
1941, qui avait suivi le second statut sur les juifs et était annonciateur de
nombreuses mesures répressives, notamment à l’encontre des francs-maçons. Cette
curieuse référence ne fera jamais l’objet d’un mot d’excuse ou d’une
rétractation. J. Chirac commettra d’autres dérapages verbaux lors de sa visite
au Chambon sur Lignon, où il opposera implicitement les juifs « présents
depuis des temps immémoriaux »
à des musulmans qui ne seraient là que
de fraîche date, ou bien encore lors de sa prestation télévisée du 14 juillet
2004 lorsqu’il parlera de « nos compatriotes juifs ou musulmans ou tout
simplement français ».

Son
Premier ministre ne sera pas en reste : à l’issue d’un comité
interministériel consacré à l’antisémitisme, il désignera implicitement les
coupables, annonçant que son gouvernement « va continuer cette
politique d’expulsion qui doit être le nôtre vis-à-vis de tous ceux qui
entretiennent des liens actifs ou passifs avec les forces terroristes ».
Bien
sûr, ajoute-t-il prudent, « aucune communauté religieuse [ne] doit se
sentir désignée » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[4]
,
même si, en pratique, seuls les musulmans le sont.

Cette
libération de la parole - dont on pourrait relever maints exemples au plan
local, les élus locaux ayant souvent encore moins de retenue que les élus
nationaux - a une conséquence, en dépit des principes républicains dans
lesquels elle se drape souvent class=MsoFootnoteReference> style=';'>[5]
 : « Les
actes racistes et antisémites explosent » title=""> style=';'>[6].
Les six premiers mois de 2004 ont connu autant de faits discriminatoires
que toute l’année 2003. Si Mouloud Aounit a raison de dire qu’il faut
s’attaquer aux discriminations sociales « qui favorisent la
logiques des boucs émissaires »
title=""> style=';'>[7] ce
n’est peut-être pas suffisant : comment ne pas imaginer que la tenue de
propos discriminatoires par des personnes détentrices de l’autorité publique,
l’indifférence des tribunaux à l’égard des pratiques qui en découlent
logiquement comme en matière de droits à construire, de droit au logement, de
détournement des règles de l’urbanisme, par exemple, n’entraîne un sentiment
d’impunité chez des individus qui, autrement, ne seraient jamais passés à
l’acte ?

Aux
propos hostiles ou méprisants s’ajoute le silence quand des paroles de réconfort
seraient attendues : « Les élus locaux n’étaient pas là, ni maire,
ni conseillers municipaux, ni député. En période électorale, sons doute
n’ont-ils pas voulu s’afficher aux côtés des musulmans ? » href="#_ftn8" name="_ftnref8" title=""> class=MsoFootnoteReference>[8]

déplorait Kamel Kabtane après l’incendie de deux mosquées en Haute Savoie au
début du mois de mars 2004, déploration terrifiante dans ce qu’elle montre de
sentiment d’abandon chez une partie de nos concitoyens.

L’affaire
dite « du R.E.R. D » va être un sommet dans la construction
idéologique de ce que j’appellerai « l’agresseur expiatoire », image
fantasmatique du musulman de banlieue violent et antisémite, soudant contre lui
l’ensemble de la communauté nationale à la fois effrayée et ravie - ravie de
pouvoir mettre un visage à ses angoisses et à ses haines.

Si
grande que soit la place occupée par politiques et journalistes dans le
développement de l’islamophobie, ils ne sont pas les seuls à déverser le
mépris, qui peut prendre les voies les plus autorisées du monde académique.
Dans son ouvrage intitulé Religion et Société en Europe name="_ftnref9" title=""> class=MsoFootnoteReference>[9]
,
René REMOND oscille entre indifférence polie et attention contrainte et
aborde le sujet par une double négation : « L’islam n’est pas un inconnu
pour les nations européennes
...  » title=""> style=';'>[10], pour aborder la question de la demande des musulmans de « ...bénéficier
des droits et des libertés que les Etats reconnaissent aux confessions
chrétiennes. » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[11]
Si rien ne s’y oppose en principe, « La reconnaissance de ce droit
rencontre cependant deux sortes de difficultés » name="_ftnref12" title=""> class=MsoFootnoteReference>[12] 
 :
il pointe l’absence de hiérarchie, qui entraîne « l’épuisement » href="#_ftn13" name="_ftnref13" title=""> class=MsoFootnoteReference>[13]
des gouvernements à rechercher des interlocuteurs « qualifiés » et,
plus fondamentalement, le fait que « l’islam se présente comme un
ensemble unifié » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[14]
,
incapable, selon lui, de distinguer entre communauté religieuse et société
civile et politique, et de citer les « écarts » entre les traditions
européennes et l’islam, comme la polygamie à laquelle il consacre un
paragraphe.

Cette
position est pour le moins curieuse : R. REMOND semble méconnaître que le
droit canon ne reconnaît, par exemple, ni le divorce, ni la contraception, ni
l’avortement. Peut-on dire pour autant que cela met en danger la sécularisation
et la laïcité ? Je ne le crois pas. Mais comment expliquer que ce qui est
indifférent dans un cas, soit problématique dans un autre ? R. REMOND nous
livre subrepticement la clé de sa vision du monde quelques pages plus
loin : « A relire ces pages qui se sont lentement formées je
prends soudain conscience de la place qu’y occupe le catholicisme. Elle n’a pas
été cherchée ni délibérée. » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[15]

S’en tenir à des pré notions sans les examiner ni les remettre en question,
d’ou qu’elles viennent à qui qu’elles s’appliquent, peut servir de fondement
inconscient à un rejet de l’Autre dont les conséquences peuvent être dramatiques.

Une
question mérite une attention particulière : celle dite du voile à l’école.
La « commission de sages », réunie sous la présidence de Bernard
Stasi pour débattre de la laïcité montrera assez peu de sagesse en laissant
entrer dans ses murs les débats du monde extérieur et va s’emballer sous
l’effet d’une pression médiatique de plus en plus forte. Au lieu d’écouter les
filles qui se disent Françaises quoi que n’utilisant pas des références qui
n’appartiennent pas directement à l’histoire de France et bien que l’on sache,
depuis
la Diète style=''> de Worms, que la modernité est avant tout le
choix de la conscience individuelle opposée à une tradition imposée par
l’autorité publique, les « sages » vont développer une vision
essentialiste de l’islam qui les conduira ainsi à auditionner une Iranienne contrainte
de porter le voile par un régime dictatorial, comme si cette situation
était comparable à celle d’une société démocratique, voire une vision
essentialiste de la religion tout court, le voile devenant le symbole des trois
vices qu’on lui attribue : le fanatisme, l’aliénation et l’obscurantisme.

Un
tel débat et les conclusions auxquelles il a donné lieu ne pouvait ensuite
qu’être biaisé ; la réponse de la commission n’a pas été la réponse à une
question, mais la réponse à un sentiment d’angoisse diffuse, tel qu’il
s’exprime sur la scène médiatique.

Cette
angoisse diffuse est celle d’une perte de conscience de soi même, en partie
provoquée par l’ignorance de notre propre histoire, notamment spirituelle.

La
question du voile à l’école fait ressurgir une conception de la femme à la fois
perverse, manoeuvrière, poursuivant des buts cachés - à savoir l’islamisation
rampante de notre société, son incapacité à faire des choix individuels
éclairés et sa soumission « naturelle » à des autorités religieuses
obscurantistes. Au reste, s’il semble légitime que l’on ait oublié que St
Charles Borromée ait exigé des pénitentes qui venaient se confesser qu’elle
aient le visage couvert « avec décence d’un voile qui ne soit pas
notablement transparent, fait de crespe, de linge, de laine ou pour le moins de
quelque estoffe de soye d’une couleur modeste » name="_ftnref16" title=""> class=MsoFootnoteReference>[16]
,
l’est-il d’avoir oublié Saint Paul ? Dans I Cor. XIV, 34 -35 : « que
les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de
parler ; mais qu’elles soient soumises, selon que
la Loi
elle-même le dit. Si elles veulent s’instruirent sur quelque point, qu’elles
interrogent leur mari à la maison ; car il est honteux pour une femme de
parler dans une assemblée »,
citation
que l’on peut utilement compléter par la suivante extraite de I Tim. II,
11-14 : « Que la femme écoute l’instruction en silence, en toute
soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de faire la loi à
l’homme, qu’elle se tienne en silence ; car c’est Adam qui fut formé le
premier, Eve ensuite. Et ce n’est pas Adam qui a été dupé ; c’est la femme
qui, séduite, en est venue à la transgression »...

Peut-être,
munis de ces citations, pourrons nous regarder autrement ceux qui brandissent
des Corans à la face des musulmans en les accusant de misogynie...

Un
autre reproche fait aux musulmans est de vouloir toujours et en tous points
imiter le Prophète

C’est
là aussi oublier que l’un des plus grands succès de librairie des derniers
siècles, parfois plus lu que
la Bible style=''> elle-même, s’est appelé L’imitation de
Jésus Christ
.

Son
origine est incertaine : l’hypothèse la plus ancienne en fait un texte du
XIV° siècle, écrit par Jean Gersen (ou Gerson), moine à l’abbaye de Saint
Etienne en Vercelli (Italie), une autre l’attribue à Thomas de Kempis
(1380-1471), moine au Mont Sainte Agnès à Zwolle (Hollande). Deux sites
Internet lui sont aujourd’hui consacrés : « voxdei.org » et
« saint-esprit.net ».

L’édition
plus classique que je vais utiliser, traduite par Lamennais, est parue en 1875
et s’ouvre par une gravure représentant une fidèle voilée égrenant un chapelet - image décidément rassemblante de bien des monothéismes. L’ouvrage est divisé
en quatre livres, eux-mêmes divisés en chapitres, ceux-ci se terminant par une
« Réflexion ». Les livres successifs se proposent d’être un
cheminement vers une spiritualité intérieure : « Avis utiles pour entrer
dans la vie intérieure », « Instructions pour avancer dans la vie
intérieure », « De la vie intérieure », « Du sacrement de
l’eucharistie »
enfin. Que nous propose-t-il ? Imiter le Christ
autant que faire se pourra tout d’abord, et donner au lecteur des conseils
pour sa vie spirituelle, dont certains, à les lire, prennent aujourd’hui de
curieux échos : « Voulez-vous comprendre parfaitement et goûter les
paroles de Jésus Christ ? Appliquez-vous à conformer toute votre vie à la
sienne » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[17]

« Modérez
le désir trop vif de savoir ; on ne trouvera là qu’une grande dissipation
et une grande illusion » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[18]

« N’ayez
de familiarité avec aucune femme, mais recommandez à Dieu toutes celles qui
sont vertueuses » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[19]

« Il
vaudrait mieux avoir le monde entier contre vous que d’être dans la disgrâce de
Jésus. [...] Lui seul doit être aimé uniquement... » name="_ftnref20" title=""> class=MsoFootnoteReference>[20]

« Car
si vous mourrez avec lui, vous vivrez aussi avec lui ; et si vous partagez
ses souffrances, vous partagerez sa gloire. » name="_ftnref21" title=""> class=MsoFootnoteReference>[21]

« L’impie
veut savoir, et c’est là sa perte. Il demande le salut à la science, il le
demande à l’orgueil, il le demande à lui-même : et du fond de son intelligence
ténébreuse, de sa nature impuissante et dégradée, sort une réponse de mort.
Chrétiens, ne l’oubliez jamais, le juste vit de la foi » href="#_ftn22" name="_ftnref22" title=""> class=MsoFootnoteReference>[22]

Une
commentatrice contemporaine de cet ouvrage conclut un article qu’elle lui
consacre par ces propos :

« En
fait, l’ouvrage ne porte pas si mal le titre que lui donna la tradition, car
son sujet est bien de nous exhorter à imiter le Christ : “Que votre
serviteur travaille à se former sur votre vie, parce que là est mon salut, et
la vraie sainteté” [...]. Aujourd’hui encore, l’Imitation de Jésus-Christ a
l’avenir devant elle. » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[23]

Oubli
de l’histoire tout court : aurions-nous oubliés, nous protestants, sans
remonter jusqu’aux réactions à
la
Révocation
de l’Edit de Nantes, que
nos ancêtres, en ne décorant pas leurs maisons pour
la Fête Dieu se
marginalisaient ? Que les évêques faisaient appel aux gendarmes pour
interdire l’entrée des « communes catholiques » aux évangélistes
protestants ? class=MsoFootnoteReference> style=';'>[24]

Qu’en 1879, l’évêque de Nevers protestait auprès du préfet contre l’ouverture
d’un lieu de culte protestant ? Le préfet ayant refusé la demande
épiscopale («  ... au point de vue des intérêts spirituels du culte
protestant, il est inadmissible qu’ils soient soumis à votre
appréciation... »)
, l’évêque fit appel au ministre qui clos l’affaire
par ces mots : « Les représentants d’un culte n’ont pas qualité
pour s’immiscer dans les rapports de l’autorité civile avec les autres
cultes » class=MsoFootnoteReference> style=';'>[25]

Les
militants laïcs auraient-ils oubliés, eux, qu’après le vote de la loi de
séparation, certains « ... maires voulurent interdire aux prêtres
d’être en soutane en dehors des églises : être “habillés en femme”
constituait
un trouble à l’ordre public. » name="_ftnref26" title=""> class=MsoFootnoteReference>[26]

Dans
ce tableau très sombre - mais qui, si nous avions plus de place, pourrait
l’être beaucoup plus - il est possible de voir cependant une paradoxale lueur
d’espoir. Paradoxale parce que violente et douloureuse.
La France me
semble, aujourd’hui, dans une situation comparable à celle qui a précédé
l’Affaire Dreyfus : celle-ci a éclaté, en effet, à une époque où
l’intégration des juifs à la communauté nationale était précisément en train de
se faire.

C’est
bien cette intégration se faisant qui a provoqué une vague d’antisémitisme
devant le vertige que révélait la proximité de plus en plus grande de l’Autre.
La figure de l’altérité est tenue aujourd’hui par le musulman et les
« deuxième » voire « troisième génération » sont
effectivement plus Français que les jeunes gens de leur âge qui vivent à Tunis,
à Alger, ou à Istanbul : ils s’habillent de la même manière, écoutent les
mêmes musiques - Khaled ou Tarkan l’étant aussi par des Français « de
souche » - et sont tout aussi ignorants de la religion musulmane que ce
que le sont les chrétiens de leur âge de leur propre religion. Ils sont, en un
mot, comme le capitaine Dreyfus, à qui l’Affaire a (presque) appris qu’il était
juif.

Nous
savons, depuis les lumineuses pages de René GIRARD sur le sujet, que l’une des
caractéristiques du bouc émissaire est d’être suffisamment ressemblant au
groupe majoritaire pour pouvoir remplir son rôle.

La
foi, l’espérance et la charité nous commandent d’en épargner la charge à notre
prochain.



class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[1]
Comme l’a montrée l’unanimité entre François BAROIN, député-maire UMP de Troyes
et Anne HIDALGO, première adjointe PS de Paris, lors de l’émission « Mots
croisés » du 3 novembre 2003 sur Antenne 2.

name="_ftn2" title=""> class=MsoFootnoteReference>[2]
La nouvelle islamophobie, éd. La Découverte, Paris, 2003, 122 pp.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[3]
Cf. « Le Monde » du 10.12.2003 et « Libération » du
22.12.2003.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[4]
Cf. « Libération » du 04.05.2004 ;

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[5]
Cf. GEISSER (Vincent), La nouvelle islamophobie, éd. La Découverte, Paris, 2003, p. 15.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[6]
Cf. « Libération » du 11.07.2004

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[8]
Cf. « Libération » du 08.03.2004.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[10] lang=EN-GB> REMOND (R.), op. cit., p. 263.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[16]
Cf. DELUMEAU (Jean), La Peur en Occident, éd. Fayard,
coll. Pluriel, 2003, p. 423.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[23]
Sr Cécile RASTOIN, O.C.D., « Revue catholique de formation permanente
Esprit et Vie », in www.esprit-et-vie.com.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[24]
ENCREVE (André), Les protestants en France de 1800 à nos jours, éd.
Stock, Paris, 1985, p. 79.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[25]
Affaire rapporté par A. ENCREVE, op. cit. p. 92.

class=MsoFootnoteReference> style='font-size:10.0pt;'>[26]
BAUBEROT (Jean) in Le voile, que cache-t-il ? (sous la direction
d’Alain HOUZIAUX), Les éditions de l’atelier/Les éditions ouvrières, Paris,
2004, p. 74.

* Texte publié dans le journal de la Fédération Protestante de France : "Information - Evangélisation" en mai 2005.

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