L’islam rythme la vie d’un nombre croissant de brésiliens

Au pays des cariocas, et de la frénésie festive et colorée, l’islam rythme la vie d’un million de fidè

vendredi 19 mars 2010

Au pays des cariocas, et de la frénésie festive et colorée, l’islam rythme la vie d’un million de fidèles brésiliens, conquis par une foi qui enrichit l’existence au battement d’un autre tempo.

Capitale mondiale du catholicisme, la planète des télénovelas, qui fédèrent chaque soir des milliers d’inconditionnels, assiste depuis dix ans à une formidable expansion de la religion musulmane, voyant fleurir les lieux de culte et multiplier les conversions, dans les périphéries urbaines du pays.

Contrecoup spectaculaire de l’après 11-Septembre, l’engouement pour l’islam prit alors des proportions inouïes, intriguant d’abord, puis passionnant ensuite, jusqu’à susciter de nouvelles vocations, issues d’autres obédiences, et remplir des amphis universitaires, où les cours de civilisation arabo-musulmane affichaient complet.

Dans cette soudaine conjonction favorable des astres, c’est indéniablement l’impact télévisuel qui donna un prodigieux coup d’accélérateur à la popularité de l’islam, grâce à une télénovela diffusée en 2001 sur la chaîne Globo, ayant pour cadre le Maroc, et dont le héros, pétri de qualités, démystifia l’homme musulman, en faisant au passage chavirer le coeur des brésiliennes.

Un emballement populaire qui, certes n’échappa pas à un certain effet de mode, sur lequel rares sont les experts qui auraient parié, mais dont il convient aujourd’hui d’observer le profond ancrage dans le paysage religieux national.

Qui dit propagation de l’islam, dit aussitôt exacerbation des peurs et des représentations fantasmatiques du péril vert. Si le Brésil n’est pas exempt de certaines rhétoriques apocalyptiques, la volonté politique martèle sa ferme détermination à ne pas stigmatiser les musulmans, ne souhaitant pas en faire une population non grata. L’herbe serait-elle donc plus verte au pays du roi Pelé ?

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