L’indignation du journaliste tunisien, Taoufik Ben Brik, contre son « procès politique »

Dans l’œil du cyclone répressif qui foudroie la presse en Tunisie, le journaliste de 49 ans, Taoufik Ben B

samedi 23 janvier 2010

Dans l’œil du cyclone répressif qui foudroie la presse en Tunisie, le journaliste de 49 ans, Taoufik Ben Brik, est une voix dissidente que l’on cherche à museler et une plume férocement caustique que l’on cherche à tarir.

Interpellé et transféré sous bonne escorte à la prison de Bouchoucha, à Tunis, en octobre dernier, où il croupit depuis, celui qui fait figure « d’homme à abattre » a comparu samedi devant la Cour d’appel de Tunis, après un verdict sans appel qui l’avait condamné à six mois de prison le 26 novembre.

Toujours combatif, Taoufik Ben Brik dénonce le complot d’Etat fomenté contre lui par les services spéciaux, qui lui on tendu un piège imparable. Assigné en justice aux motifs de "faits de violence, outrage public aux bonnes moeurs et dégradation volontaire des biens d’autrui" suite à la plainte de Rym Nasraoui, une femme d’affaires de 28 ans, qui l’accuse d’avoir embouti sa voiture, de l’avoir battue et insultée devant témoins, Taoufik Ben Brik est prisonnier d’une parodie de justice entachée de nombreuses irrégularités, que condamnent ses avocats, dans laquelle sa délatrice déclarée a brillé par son absence notoire dans le prétoire.

Contrattaquant par une offensive médiatique, son épouse mène la fronde pour obtenir sa relaxe, en France et auprès du parlement européen, choisissant Paris pour alerter l’opinion publique sur la dégradation de son état de santé.

Taoufik Ben Brik, reclus dans l’isolement carcéral, attend à présent la sentence de son jugement en appel qui a été « repoussée au 30 janvier contre toute attente », ainsi que l’a souligné son avocat, lequel se prépare d’ores et déjà à une inéluctable « issue politique, pour un procès politique ».

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