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Mardi 16 Mars 2010
Articles
L’exécution de Saddam et ses retombées irakiennes et régionales
mardi 9 janvier 2007 - par Mohamed Tahar Bensaada

Au-delà des sentiments d’indignation et de colère légitimes suscités par l’exécution de l’ancien Président irakien, Saddam Hussein, au sein d’une grande partie de l’opinion publique arabe et musulmane, il convient de se poser la question de la signification politique de cet acte barbare et de ses implications sur le cours des évènements dans un pays meurtri par la guerre et l’occupation étrangère.

Quels que soient les griefs retenus contre l’ancien Président irakien qui divisent l’opinion tant irakienne qu’arabe, il est une vérité politique amère qu’il convient de ne pas oublier : l’éviction, l’arrestation, l’emprisonnement, le jugement, la condamnation et enfin l’exécution de Saddam Hussein constituent autant de violations flagrantes du droit international qui s’inscrivent dans un processus tout aussi illégal puisqu’il s’agit d’une agression caractérisée contre un Etat indépendant et souverain sous couvert d’arguments qui sont apparus, après coup, comme des prétextes fallacieux.

Justifier de tels actes ou rester simplement indifférent devant eux sous prétexte que Saddam Hussein fut un dictateur responsable d’exactions contre des mouvements d’opposition, sur lesquels au demeurant il y aurait beaucoup de choses à dire comme les évènements ultérieurs ont eu le montrer, participe d’un infantilisme politique désarmant quand cela ne sert pas à maquiller des sentiments inavoués de haine tribale ou confessionnelle.

Le travail de désinformation de certains médias occidentaux et de certains médias arabes ne pourra jamais faire oublier ce fait : Saddam Hussein n’a été démis ni par son armée ni par son peuple auquel cas il aurait été légitime du point de vue du droit international de le juger et, éventuellement, de le condamner éventuellement dans le respect des normes juridiques nationales et internationales.

Il faut chercher ailleurs la signification politique de l’exécution de Saddam Hussein. Comme dans toute guerre, l’aspect psychologique n’est pas à négliger. Chercher à démoraliser la résistance actuelle et à prévenir toute résistance future en se vengeant ainsi d’un leader qui, quoiqu’on en dise, a osé finalement défier l’Amérique reste, sans doute, un des objectifs inavoués des Américains.

Programmer l’exécution le jour de l’Aid el Adha ne saurait être le fait du hasard. Et si cette orchestration macabre doit beaucoup à la haine confessionnelle des représentants les plus fanatiques du chiisme pro-iranien, il est clair qu’elle ne pouvait que satisfaire secrètement les tenants du « choc des civilisations » à la Maison Blanche dont la stratégie belliciste ne saurait s’expliquer exclusivement par des facteurs d’ordre géopolitique ou économique.

Marchandage politique

La vision du film de l’exécution de Saddam Hussein a frappé les observateurs politiques en ce qu’elle a montré, derrière le vil acharnement de quelques bourreaux masqués scandant des mots d’ordre à la gloire de leur chef, la substitution d’une milice armée parallèle aux corps constitués d’un Etat, fussent-ils à la botte de la puissance occupante, dans une opération pseudo-judiciaire de la première importance puisqu’il ne s’agissait pas moins que de l’exécution d’une sentence à l’encontre d’un ancien chef d’Etat ! Si cette confusion des rôles en dit long sur le futur Etat « démocratique » irakien promis par les Américains, il reste à expliquer ce qu’elle cache comme enjeux politiques.

L’exécution de Saddam Hussein le premier jour de l’Aid apparaît dès lors comme un cadeau du gouvernement Al-Maliki à la fraction chiite radicale dirigée par Moktada Sadr et à ses protecteurs iraniens. L’exécution prend ainsi une triple connotation politique, géopolitique et confessionnelle. Politiquement, l’exécution de Saddam permet, du moins à court terme, de sauver la coalition chiite, menacée d’effritement par le boycott de la fraction de Sadr représentée par une trentaine de députés au parlement et par six ministres au gouvernement.

Sur le plan géopolitique, ce geste permet du même coup de satisfaire les protecteurs iraniens de l’armée du Mahdi qui se recrutent dans les cercles les plus conservateurs du chiisme iranien. Téhéran qui manipule le chiisme irakien via les dignitaires religieux basés à Qom est le premier bénéficiaire de l’exécution de Saddam, non seulement parce qu’elle réalise un vieux rêve chauvin mais aussi et surtout parce qu’elle en escompte une aggravation de la division confessionnelle dont elle attend une recomposition géopolitique régionale sous domination iranienne allant du Bahrein au Liban en passant par l’Irak et l’est de l’Arabie séoudite.

La programmation de l’exécution le premier jour de l’Aid el Adha revêt un caractère confessionnel déclaré puisqu’il s’agit d’offrir aux chiites le sacrifice d’un dirigeant présenté, contre toute vraisemblance historique, comme un ennemi du chiisme alors qu’il fut tout au long de sa vie un nationaliste arabe hostile à la domination étrangère et à l’hégémonisme perse dans la région. Ceux qui ont pris la lourde responsabilité historique de programmer l’exécution le jour de l’Aid ne pouvaient pas ignorer que l’opinion sunnite en Irak et dans le monde arabe ressentirait, à tort ou à raison, pareille programmation comme un acte confessionnel dirigé contre les musulmans sunnites.

Le fait que l’exécution de Saddam Hussein, en présence des miliciens appartenant aux principales fractions chiites, soit apparue comme un acte confessionnel aux yeux de nombreux musulmans sunnites arrangerait d’autant mieux Téhéran si les informations relatives à des contacts entre les services de sécurité américains et certaines composantes de la résistance irakienne se confirmaient.

En effet, Téhéran et ses agents irakiens redoutent par-dessus tout un possible retournement de la puissance américaine qui comprendrait enfin qu’elle a été piégée en Irak et que son intervention n’a fait que renforcer un Iran imprévisible, ce qui pourrait la conduire à rechercher une sortie négociée en contrepartie d’un rééquilibrage politique au profit des sunnites comme le réclament les Etats arabes voisins.

Perspectives irakiennes

Cependant, plusieurs indices laissent penser que les choses ne vont pas se dérouler nécessairement comme l’espéraient Téhéran et ses agents en Irak. Premier indice : vraie ou fausse, l’information, qui a circulé le jour même de l’exécution de Saddam selon laquelle le gouvernement irakien n’allait pas rendre le corps à sa famille et qu’il allait l’enterrer dans un lieu secret pour éviter la transformation de sa tombe en lieu de rassemblement de ses partisans mais que ce sont les Américains qui auraient finalement autorisé son inhumation dans sa région.

Second indice : au lendemain de l’exécution de Saddam, une opération conjointe de l’armée irakienne et de l’armée d’occupation américaine a visé les miliciens de l’armée du Mahdi dans la banlieue chiite de Bagdad « Sadr city », opération durant laquelle des officiers iraniens ont été arrêtés. Troisième indice, l’armée américaine a apparemment reçu des instructions pour laisser s’organiser les rituels funéraires symboliques en hommage à Saddam Hussein dans plusieurs villes sunnites irakiennes.

Sans la désarmer, ces quelques indices expliquent que la résistance irakienne à l’occupant américain laisse entrouverte la porte de la négociation pour ne pas reproduire les erreurs fatales du régime de Saddam Hussein et pour ne pas laisser la part belle au régime iranien dont la rhétorique « anti-impérialiste » ne saurait cacher les grands services rendus secrètement à l’entreprise américaine de dépeçage de l’Irak durant toutes ces dernières années.

Si les données géopolitiques internes et externes conduisent la résistance irakienne à se redéployer comme elle le fait depuis quelque temps déjà en vue de protéger les populations sunnites contre les attaques des hordes de l’armée du Mahdi et de la division Badr à la solde du régime iranien, la donne irakienne risque de connaître quelques bouleversements dans les prochains mois. La décision de la Maison Blanche de renforcer le contingent américain en Irak, si elle témoigne de l’échec américain et de la vigueur de la résistance irakienne n’en constitue pas moins une mauvaise nouvelle pour un Iran qui risque de se retrouver dans la position de l’arroseur arrosé.

Le régime iranien est appelé à s’impliquer davantage dans le sud et l’est irakiens non seulement via ses protégés de l’armée du Mahdi et de la division Badr mais aussi directement en envoyant ses conseillers et ses « gardiens de la révolution ». Les escarmouches avec l’armée irakienne et l’armée d’occupation américaine risquent de se multiplier. La résistance irakienne serait mal avisée de ne pas en profiter pour en tirer les conclusions tactiques qui s’imposent. Les composantes patriotiques dans la mouvance chiite finiront-elles par comprendre qu’il est temps de se débarrasser de l’encombrante « protection » iranienne et qu’il n’y a pas d’autre solution que de renégocier avec leurs compatriotes sunnites les termes d’un nouvel Irak indépendant, unifié et démocratique ?

Perspectives régionales

Mais l’exécution de Saddam Hussein, dans ses implications politiques, géopolitiques et confessionnelles, constitue un évènement de portée régionale. La réaction des Etats arabes, y compris ceux qui passaient pour les plus hostiles au régime de Saddam Hussein, n’est pas passée inaperçue pour les observateurs internationaux. Dans les pays du Golfe, en Palestine, en Jordanie, au Yémen, en Egypte, au Soudan et au Maghreb, l’exécution de Saddam Hussein a été ressentie comme un acte confessionnel dirigé contre les sunnites et a été interprétée comme une vengeance d’un Iran revanchard et expansionniste.

Jamais haine n’a été aussi stupide. Il suffit de visiter les sites arabes sur le net pour voir qu’en un seul jour, le régime iranien a dilapidé tout le capital de sympathie que sa rhétorique pseudo-révolutionnaire lui a fait gagner ces derniers mois à la faveur de la crise nucléaire qui l’a opposé aux puissances occidentales. Même la sympathie que la résistance anti-israélienne du Hezbollah lui a fait gagner, en été, est entrain de s’évaporer dans ce qui apparaît désormais comme une manoeuvre confessionnelle et hégémonique téléguidée de l’extérieur par les fractions pro-iraniennes qui cherchent à faire main basse sur le Liban dans le but de s’en servir comme d’un bouclier dans leur entreprise de marchandage avec les Américains et les Israéliens.

Se gargariser de rhétorique « anti-impérialiste » pour tromper les masses musulmanes tout en ravitaillant secrètement Israël en pétrole, en poussant le Hezbollah à une politique confessionnelle et hégémonique inacceptable au Liban, en utilisant l’opposition chiite pour déstabiliser et morceler des pays arabes comme le Bahrein et l’Arabie séoudite et en renégociant secrètement avec les Américains le rôle de gendarme dans la région dans l’espoir de se tailler une place dans un hypothétique axe stratégique Tel-Aviv –Téhéran- New Delhi hostile au monde arabe, au Pakistan et à la Chine, telle est l’équation de dupes que le régime iranien cherche à vendre clandestinement mais que l’exécution barbare de Saddam Hussein a permis de dévoiler au grand jour.

Depuis août 1990, les dirigeants successifs iraniens ont géré la crise irako-américaine avec une certaine intelligence, non dénuée de perfidie. Aujourd’hui, force est de constater qu’ils sont entrain d’accumuler erreur sur erreur. Il est triste de voir les dirigeants d’une grande nation comme la nation iranienne se laisser emporter par des sentiments de revanche, d’appétit démesuré et d’arrogance à l’égard de leurs voisins contraires à ce qui devrait être leur véritable raison d’Etat.

Les Etats arabes voisins, surtout ceux qui s’estiment directement menacés dans leur intégrité par l’ingérence iranienne dans leurs affaires intérieures, n’ont pas d’autre choix que de relever le défi iranien. Les pétromonarchies du Golfe qui ont contribué à des degrés divers à la chute du seul rempart qui pouvait les protéger contre l’expansionnisme iranien paient aujourd’hui chèrement le prix de leur imprévoyance stratégique.

Le mouvement social dans les pays arabes, notamment dans son expression de renaissance nationale et islamique, est bien obligé de constater que les régimes pusillanimes et corrompus qui l’étouffent ne sont même pas capables d’échanger contre leur soumission totale au maître américain une protection de l’intégrité nationale.

Parce que la renaissance civilisationnelle et le développement humain dans cette région ne sauraient s’accommoder de ces fléaux géopolitiques que sont l’ethnicisme et le confessionnalisme, expressions d’un même sous-développement politique, la mobilisation contre les expansionnismes israélien et iranien qui les nourrissent servira de catalyseur et d’unificateur au mouvement social dont les avant-gardes sont appelées à redoubler de vigilance et de sagesse pour ne pas se tromper d’agenda.

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Mohamed Tahar Bensaada

Enseignant-chercheur

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Vos réactions et commentaires sur cet article

3 avril 2008
aziz111 a dit :
moi je pense keu les etats unis doivent jouer franc jeu avec le monde arabe car nous somment tous des etres humains . qu ils aident l irak a sortir de cette impasse .gloire a allah le tous puissant
13 septembre 2007
Adam a dit :

Essalam alikoum ou rahmatou’Allah ou barakatou.

Pourquoi les autres religions se "respectent" et ne se livrent t’elles pas de guerre ou alors moins destructrices à l’échelle mondiale ? Pourquoi l’Islam qui préconise avant tout la paie et le pardon, est t’il pointé du doigt ? Pourquoi au sein de notre religion y a t’il cette scission avec un antagonisme chiite ou sunnite alors que les guerres interconfessionnelles dans le monde ont comme point commun l’Islam face aux autres ? Nous sommes divisés et impatients. Nous prêchons la bonne parole et n’appliquons à nous même ce que nous disons. Iran, Irak… les frontières sont politiques or l’Islam n’a pas de frontière. Encore une fois, maintenant que l’Orient est bien affaibli par les affrontements en son sein et profondément divisé (affrontements alimentés par des pays extérieurs), il ne reste plus qu’à le cueillir. On n’impose pas la paie, elle doit être endogène. La chute du régime irakien et l’execution de Sadam fait partie d’un plan déja établi qui ne s’arrêtera pas à ce Pays. Lors de la guerre du Golf début de années 90, c’était l’Irak contre un grand nombre de nations liées. Et maintenant face à ces mêmes nations, chaque pays arabo-musulman ne peut parler qu’en son nom car il est seul.

Ramadan moubarak à tous incha’Allah

26 janvier 2007
Algérien conscient a dit :

Salam Alaikom !

Mr Bensaada, je ne sais pas qu’elle est le message que vous voulez véhiculé, mais je trouve pas à la hauteur ce que vous avez apporté : article de HAARETZ !!! soit disant l’iran était prete à vendre ! son combat et son soutien auw palestinens et aux libanais ! auriez vous l’ingéniosité d’apporter un document IRANIEN prouvant ce que vous dites ?! pardon mais ce que vous dites est absurde !

16 janvier 2007
Libra073 a dit :

Salamo’likoum,

Ce qui est le plus frustrant, c’est que cette exécution est intervenu le jour de l’Aid al Adha, c’est qui est une insulte grave vis-à-vis de ce jour sacré qui symbolise aux yeux de tout musulmans confondus (chiites et sunnites) la soumission d’Abraham à son Créateur. Les médias occidentaux ont parlés de la condamnation par la communauté « sunnite ? » de cette exécution sans expliquer le pourquoi afin d’accentuer les clivages confessionnelles. Tout musulman qui se respecte et qui porte en lui l’amour en Dieu doit condamner le fait de verser le sang durant un jour sacré sans parler du fait de conforter le discours des ennemis de l’Islam qui prétendent que l’Islam est une religion barbare. Ce procès et les condamnations qui en ont résultés sont une mascarade, car ce tribunal est illégitime car Mr. Saddam aurait dû être jugé par un tribunal international à l’instar de Mr. Milosévitch, ce dont certains gouvernements occidentaux et arabes ne voulaientt pas car il aurait mis en évidence la collaboration active de ces gouvernements avec la dictature de Mr. Saddam et qu’on aurait vu au banc des accusés d’autres personnes que Mr. Saddam Hussein et ses proches collaborateurs. Ce que dénonce notre frère Mohamed Tahar Bensaada, c’est que certains gouvernements qu’ils soient à la tête d’un pays à majorité sunnite ou chiites peuvent avoir des comportements contraires aux règles de l’Islam, on l’a vu durant la guerre Iran-Irak et durant les différentes guerres contre le « terrorisme » en Afghanistan et en Irak. Tout musulmans qui soient doivent avoir un seul ennemi qui est l’ennemi de l’Islam et son collaborateur et éviter les clivages ethniques et confessionnels. Allah’dina oua Allah’alam

11 janvier 2007
ismail a dit :

Salam

Ce texte est hallucinant. Faut il rappeller ce que les chiites irakiens- une majorité soit dit en passant, ce qui veut dire qu’en démocratie elle exerce le pouvoir- ont subi de la part de Saddam ? Si celui ci avait moins massacré kurdes et chiites, les américains n’auraient pas trouvé une population tacitement complaisante en Irak. Que les chiites aient voulu sa mort, qui peut vraiment les critiquer ?

Les autres pays arabes qui ont des minorités chiites, ou des majorités opprimées (sunnites syriens, par exemple) risquent de payer cher leurs mauvais traitements le jour où les américains se retourneront contre eux. Le jour où le tyran Bachar al Assad tombera, nul doute que les martyrs de Hama en 1982 n’appellent à sa mort

11 janvier 2007
abou_zousa a dit :
salam a tous ,d abord cette execution de saddam n est la fautes des chiites ni des sunnites mais celle des tous etres arabes du monde, car c est avec leurs materiaux et resources qu en punient avec .alors freres et soeurs arabes du monde entier reflechissant une fois pour que ca ne se reproduisse. wa salama aleikoum
11 janvier 2007
DAVID a dit :
Je veux juste dire, je ne comprend pas l’exécution d’un homme qui profite au racisme, dans les autres pays les crimes ne sont pas punie de cette manière, je sais tu me dira l’amérique exécute la peine de mort mes pas dans l’égalité certains paye pour des violes d’enfant, je sais je suis un peu hors sujet, l’amérique a t’elle trahis beaucoup de pays durant la libération de la seconde guerre mondial a qui profite ses crimes ses violes a croire, depuis plus d’un siécles le complot circule dans le monde.
10 janvier 2007
Solal a dit :

J’aimerais comprendre pourquoi le commentaire que j’ai posté hier sur ce site n’apparait pas ici. J’aimerais comprendre les criteres utilisés par le modérateur du site. J’avoue etre tres surpris et assez decu. Je ne vois aucun critere objectif ayant pu etre retenu pour ne pas publier mon commentaire. Je me contentais de questionner la methodologie utilisé par l’auteur et que l’on apprecierait d’avantages de sources pour etayer les allegations faites.

Autre commentaires visant les additions apportés par l’auteur (Commentaire de MT Bensaada, 9 janvier 2007). "
- Les USA auraient-ils pu envahir et occuper l’Irak comme ils l’ont fait sans la complicité active des mouvements chiites et du régime iranien qui les soutient ? [Solal] oui d’ailleurs ils l’ont fait. Les US pensaient d’ailleurs pouvoir faire ce qu’ils veulent sans l’aide de personne.

- La résistance irakienne à l’occupation américaine et britannique n’est-elle pas un fait majoritairement sunnite dans ses principales compoantes politico-militaires ? [Solal] Je n’en sais rien. Je n’ai pas jusqu’a ce jour vu de preuve tangibles a cet effet. Par exemple les attaques dans le sud du pays contre les britanniques sont en general orchestrés par les partisans de Sadr.

- L’Iran ne cherche-t-il pas à utiliser le Hezbollah dans son marchandage politique avec les USA et Israel ? [Solal] Oui surement. Et alors ?

- L’Iran ne s’ingère-t-il pas dans les affaires intérieures de ses voisins arabes via l’oposition chiite qu’il tente d’instrumentaliser dans un but hégémonique ? [Solal] Peut-etre. Encore on aimerait avoir des preuves de cela. En tout cas c’est la grande peur qu’on les dirigeants de certaines nations ou la composante sunnite minoritaire gouverne une majorité chiites qui est fais face a une vrai discrimination etatique.

En resumé cet article semble plus relevé d’une peur des chiites/iraniens et n’apporte vraiment pas grand chose.

Un article utilisant la meme methodologie au sujet des musulmans de France aboutirait assez facilement a des conclusions du type : "les musulmans veulent detruire la republique".

10 janvier 2007
On se croirait dans une partie d’echec !! Mais les pions sont des etres humains. L’homme court à sa perte. Que faites vous des familles meurtries décimées ? Des mères qui pleurent leurs enfants ? Moi je rends hommage aux millions de morts qui ont été assassinés pour assouvir les passions de ceux qui recherchent le pouvoir. Il est peut etre temps que Dieu juge, car le phénomène est devenu irréversible.
10 janvier 2007
Kaddour a dit :
Merci Mohammed Tahar Benssada pour votre analyse qui nous fait comprendre avec pertinence les enjeux du proche-oreint et du rôle de l’Iran qui n’est pas aussi "net" qu’on veut bien nous le faire croire.
10 janvier 2007

Voici à l’attention des lecteurs la traduction de l’article auquel je faisais référence concernant l’offre de services iranienne adressée en avril 2003 à l’Administration américaine, qu’il convient de mettre en rapport avec les PRATIQUES du régime iranien depuis cette date. Bonne lecture et meilleures salutations. MT Bensaada.

=================m

En 2003 L’Iran a fait une proposition secrète aux Etats-Unis pour résoudre leurs différents. Les néo cons l’ont bloquée.

L’Iran a offert en 2003 de faire la paix avec Israël, de couper toute aide matérielle aux groupes armés palestiniens et de faire pression sur eux pour qu’ils cessent toutes les attaques dans les frontières israéliennes de 1967, selon une proposition secrète iranienne faite aux Etats-Unis.

La proposition de deux pages pour un accord élargi entre l’USA et l’Iran couvrant tous les problèmes séparant ces deux pays, dont une copie a été obtenue par IPS (International Press Service), a été transmise au gouvernement américain fin avril ou début mai 2003. Trita Parsi, un spécialiste de la politique étrangère iranienne à l’Université Johns Hopkins d’Etudes Supérieures Internationales qui a fourni le document à IPS, dit qu’il l’a obtenu d’un fonctionnaire iranien en début d’année, mais ne peut pas en révéler la source.

Le document de deux pages contredit la politique officielle de l’Administration Bush comme quoi l’Iran est engagée à la destruction d’Israël et sponsorise le terrorisme dans la région.

Parsi dit que le document est une synthèse d’une proposition de négociation beaucoup plus détaillée, dont il a eu connaissance en 2003, par l’intermédiaire américain qui l’a délivré au département d’état fin avril début mai 2003. L’intermédiaire n’a pas encore accepté d’être identifié selon Parsi.

La proposition de négociation iranienne indiquait clairement que l’Iran était prêt à mettre fin à son rôle de sponsor des groupes armés dans la région en échange d’un accord plus étendu avec les Etats Unis. Ce que les iraniens voulaient en retour, comme suggéré dans le document lui-même, de même que par des experts qui observent la politique iranienne, c’était une fin de l’hostilité des USA et la reconnaissance de l’Iran comme une puissance légitime dans la région.

Avant la proposition de 2003, l’Iran avait attaqué les gouvernements arabes qui soutenaient le processus de paix israélo palestinien. Le document portant proposition de négociation lui cependant offrait « l’acceptation de la déclaration de la ligue arabe de Beyrouth » qui est aussi mentionnée sous le nom de « l’initiative saoudienne, une approche pour deux états.

En mars 2002 la déclaration de Beyrouth représentait pour la Ligue arabe la première acceptation du principe de la terre contre la paix de même qu’une paix compréhensible avec Israël en échange d’un retrait israélien des territoires occupés en 1967. L’Iran, par ces concessions, se serait alignée sur la politique de l’Egypte et de l’Arabie Saoudite, parmi ceux des pays qui bénéficient de relations proches avec les américains.

Une autre concession dans le document c’était « l’arrêt de tout soutien matériel aux groupes d’opposition palestiniens (Hamas, Jihad…) à partir du territoire iranien, en même temps qu’une « pression sur ces organisations pour qu’elles arrêtent leurs actions violentes contre des civils à l’intérieur des frontières d’avant la guerre des six jours de 1967. »

Encore plus surprenant, étant donné la relation extrêmement proche entre l’Iran et l’organisation chi’ite libanaise du Hezbollah, la proposition se proposait « d’agir pour que le Hezbollah devienne une organisation exclusivement politique au sein du Liban. »

La proposition iranienne offrait également la possibilité d’accepter des contrôles plus stricts de l’AIEA en échange d‘un « accès total à la technologie nucléaire à des fins pacifiques ». Elle offrait « une coopération totale avec l’AIEA, basée sur l’adoption par l’Iran de tous les instruments adéquats (93+2 et tous les protocoles additionnels de l’AIEA) ».

Ceci faisait référence aux protocoles qui exigeait de l’Iran que les inspecteurs de l’AIEA puissent avoir accès à tout endroit qu’il demanderait à voir, qu’il ait été déclaré par l’Iran ou non. Cela aurait rendu plus difficile pour l’Iran de conduire en secret des activités nucléaires sans être repéré.

En contrepartie de ces concessions qui contredisaient la rhétorique publique de l’Iran sur Israël et les forces anti Israël, la proposition d’accord secret iranien cherchait à obtenir l’accord des Etats-Unis sur une liste d’objectifs iraniens. La liste comprenait une demande que « les Etats-Unis mettent fin à leur attitude hostile et rectifient le statut de l’Iran dans ce pays » de même que « l’abolition de toutes les sanctions ».

Etait aussi inclue dans les objectifs de l’Iran « la reconnaissance des intérêts légitimes sécuritaires de l’Iran dans la région en matière de capacité de défense. » Selon un certain nombre de spécialistes de l’Iran, les objectifs de sécurité et la reconnaissance officielle du statut de l’Iran comme pouvoir régional étaient au centre des intérêts iraniens dans le cadre d’un accord large avec les Etats-Unis.

La négociation d’un accord avec les Etats-Unis qui ferait progresser les intérêts sécuritaires et géopolitiques fondamentaux de l’Iran dans la région du Golfe Persique en échange de la reconnaissance de l’existence d’Israël et d’autres concessions iraniennes ont été discutés depuis longtemps parmi les fonctionnaires iraniens de la sécurité nationale aux échelons le plus élevés, selon Parsi et d’autres analystes de la politique nationale iranienne de sécurité.

Une menace iranienne de détruire Israël a été un thème majeur de la propagande de l’Administration Bush depuis des mois. Le 10 mars, Bush a dit « le président iranien a annoncé son désir de détruire notre allié, Israël. Ainsi quand on commence à entendre ce qui est dit et son désir de développer l’arme nucléaire, alors vous commencer à y voir un problème de sécurité nationale grave. »

Mais en 2003, Bush a refusé qu’il soit fait une quelconque réponse à l’offre iranienne de négocier un accord qui aurait accepté l’existence d’Israël. Flynt Leverett, alors le plus ancien spécialiste sur le Moyen Orient au Conseil National de Sécurité s’est souvenu au cours d’un interview avec IPS que « seulement quelques jours » s’étaient écoulés entre la réception de la proposition iranienne et un message transmis à l’ambassadeur suisse exprimant le mécontentement qu’il ait transmis cette proposition à Washington.

L’intérêt pour un tel accord est encore très vivant à Téhéran malgré le refus des Etats-Unis de répondre à la proposition de 2003. Le professeur turc de relations internationales Mustafa Kibaroglu de l’Université de Bilkent écrit dans le dernier bulletin du Middle East journal que des « analystes hauts placés » d’Iran lui ont dit en juillet 2005 que « la reconnaissance formelle d’Israël par l’Iran pourrait également être possible si une « bonne affaire » pouvait être conclue entre les Etats-Unis et l’Iran. »

La proposition d’offrir de renoncer au principal aiguillon (antiaméricanisme ndt) de la République islamique et à sa politique anti israélienne risquait de rencontrer une forte opposition des conservateurs extrémistes parmi les mullahs qui ont organisé la répression contre le mouvement réformiste en 2004, et qui ont soutenu le président Mahmoud Ahmadinejad lors de l’élection de l’année dernière.

Cependant, beaucoup d’opposants conservateurs au mouvement de réforme en Iran ont aussi soutenu un accord négocié avec les Etats-Unis qui profiterait à l’Iran, selon Paul Pillar, l’ancien fonctionnaire des renseignements nationaux sur l’Iran. « Certains des durs acceptent l’idée même que si on peut faire une affaire avec le diable, il faut la faire » a – t- il dit dans une interview accordée à IPS le mois dernier.

Parsi dit que le chef suprême de l’Iran l’Ayatollah Ali Khameni qui détient l’autorité suprême en matière de politique étrangère était « directement impliqué » dans la proposition iranienne, selon des fonctionnaires hauts placés de la sécurité nationale iranienne qu’il a interviewé en 2004. Khameni s’est lui –même aligné sur les conservateurs en s’opposant au mouvement pro démocratique. »

Source un article de Gareth Porter / IPS intitulé « Iran proposal to US offered peace with Israel « publié le 25 mai sur www.antiwar.com Copyright IPS traduction bénévole pour information à caractère non commercial par MD pour Planete Non Violence.

Note

Le Dc Haggai Ram* de l’Université Ben Gourion dans le Negev (Israel), auteur d’un livre intitulé " Reading Iran in Israel. The Self and The Other, Religion and Modernity" (Appréhender l’Iran en Israel. Soi et l’Autre, Religion et Modernité) note que durant la présidence de Mohammed Khatami en Iran, il y avait des appels plus fréquents pour une solution juste et pacifique au conflit israélo palestinien. Selon Ram, apres les attentats du 11 septembre et tout particulièrement aprés l’invasion de l’Afghanistan par les américains, il existait une possibilité de rapprochement entre les Etats Unis et l’Iran. Ram attribue l’échec des contacts pour favoriser ce rapprochement aux efforts israéliens pour présenter l’Iran comme source alimentant le conflit, internationaliser celui ci de façon à ce qu’il devienne partie intégrante de " la guerre contre le terrorisme".

Remarques

L’objectif premier des israéliens (manoeuvres diplomatiques et celles de leurs agents d’influence aux USA) était de manipuler les différents USA Iran pour faire passer leur guerre d’occupation colonisation contre le peuple palestinien comme faisant partie de " la guerre contre le terrorisme" tout en rajoutant de l’huile sur le feu des relations américano iraniennes et ce afin de conserver leur rôle dominateur au Moyen Orient. De même, l’affaiblissement de la première puissance mondiale (enlisement en Afghanisatan et surtout en Irak) fait le jeu des sionistes, qui peuvent ainsi imposer leur dicktat dans cette région.

Bref les soldats américains font le sale boulot contre les pays que les sionistes considérent comme menaçant leur hégémonie régionale, et qu’ils n’ont de cesse de voir démantelés, divisés et en proie à des conflits interethniques.

Les GIs morts depuis le début de la guerre en Irak sont-ils morts pour l’état sioniste ?

Jusqu’où l’administration américaine ira-t-elle au service des interêts sionistes, qui sont contraire aux interêts américains à long terme dans la région, comme certains dans le camp des "réalistes" aux Etats Unis l’ont déjà fait remarqué ?

* Source haaretz.com

Mercredi 31 Mai 2006

Source : http://www.planetenonviolence.org

9 janvier 2007
nasro a dit :
al marhoum saddam a pris sa place mais c’est la faute a qui ?pas aux chiites c’est aux sunnites qui ont ouverts leurs territoires aux americains ciel,mer et terre aprés l invasion des américains les youyou des koweitiennes voilées ect ect je reste sunnite malgre tout salamaleikoum
9 janvier 2007
Safia a dit :
Merci M. Bensaada pour ces explications particulièrement claires qui nous informent davantage.
9 janvier 2007
MT Bensaada a dit :

Assaalamou Aleikoum, Mes salutations à tous les lecteurs,

Dans la mesure où il m’a été expressément demandé de justifier certaines de mes affirmations dans l’artice incriminé, je vais tenter de répondre à certaines objections.

1. Tout d’abord, une remarque méthodologique : Je ne suis pas dans le secret des princes, comme tout chercheur, il me suffit de travailler sur la documentation publique qu’il convient bien entendu de traiter, chacun de son point de vue. Dans ce domaine, il y a des règles de rigueur mais personne ne peut prétendre à la neutralité surtout quand il s’agit d’un combat dont il y va du destin et de la dignité de millions de gens. Première règle à suivre dans les recherches et les analyses internationaes, il ne faut pas se contenter du discours d’un protagoniste quelle que soit notre sensibilité à son égard. Il faut le confronter à d’autres sources contradictoires et le mettre à l’épreuve d’un certain nombre d’évènements importants et récurrents.

2. En ce qui concerne le sujet sensible de la politique étrangère iranienne et de l’attitude des mouvements chiites au pouvoir en Irak, j’ai du mal à comprendre les réactions émotionnelles de certains lecteurs. Je respecte leur sensibilité mais qu’on me réponde à ces questions :

- Les USA auraient-ils pu envahir et occuper l’Irak comme ils l’ont fait sans la complicité active des mouvements chiites et du régime iranien qui les soutient ?
- La résistance irakienne à l’occupation américaine et britannique n’est-elle pas un fait majoritairement sunnite dans ses principales compoantes politico-militaires ?
- L’Iran ne cherche-t-il pas à utiliser le Hezbollah dans son marchandage politique avec les USA et Israel ?
- L’Iran ne s’ingère-t-il pas dans les affaires intérieures de ses voisins arabes via l’oposition chiite qu’il tente d’instrumentaliser dans un but hégémonique ?

3. Bien entendu, l’ethnisme et le confessionnalisme en Irak et plus généralement dans la région sont avant tout des faits socio-historiques complexes que les protagonistes stratégiques transforment en facteurs géopolitiques. Ce n’est pas une raison pour les ignorer. Pour les trancender, les incantations en faveur de la fraternité islamique ne suffisent pas. Il faut analyser les tendances lourdes qui structurent l’espace social, les lignes de clivages et d’alliances régionales possibles, soit pour les casser soit pour les favoriser en fonction des objectifs stratégiques qu’on aimerait voir atteints.

4. Si j’ai cru utile de mettre en lumière le rôle criminel des mouvements chiites qui collaborent avec l’occupant et massacrent des sunnites avec la complicité du régime iranien, ce n’était pas pour entretenir la division confessionnelle. Au contraire,j’ai rappelé une vérité amère tout en mettant en garde les chiites eux-mêmes qui risquent d’en payer à leur tour le prix si les "composantes patriotiques" du chiisme irakien ne changeaient pas la donne en se tournant vers une politique d’ouverture à l’égard de leurs frères sunnites, loin des pressions en sens contraire exercées par le régime iranien.

5. La politique internationale n’a que faire des bons sentiments. Ce n’est pas parce que le régime iranien a joué un sale rôle dans la région depuis 1990 et surtout depuis 2003 qu’il a définitivement sauvé sa tête d’une aventure (toujours possible) dirigée par les Faucons américains. Mais même cette éventualité historique ne lavera pas ce régime et ses agents de leurs crimes à l’égard de l’Irak. Dans le cas échéant, le mouvement de résistance islamique avisera et saura prendre la position qui conviendra à ses principes et à ses intérêts supérieurs.

6. Il ne s’agit pas de dénier aux dirigeants d’une grande nation comme l’Iran le droit d’avoir une Real Politik. Mais qu’ils cessent de nous abreuver de discours populistes et démagogiques pendant qu’ils font exactement le contraire dans les faits ! Il est normal de soutenir une politique quand celle-ci converge avec les intérêts de la résistance anti-impérialiste et anti-colniale dans la région comme je l’ai fait dans mes articles lors de la guerre de résistance du Hezbolah à l’agression israélienne en été dernier mais ce n’est pas une raison pour accepter la forfaiture iranienne en Irak !

7. Les lecteurs qui auraient besoin de s’informer sur les différentes facettes de la politique étrangère iranienne arès la belle citation de Shimon Pérès rappelée par notre ami Fodil ont franchement l’embarras du choix. Pas plus tard qu’aujourd’hui même (le 9 janvier) le célèbre New York Times a encore rappelé - en première page !!! - les tractations américano-iraniennes durant et après l’invasion américaine de l’Irak de mars 2003.

- Ecrivant sur la coopération militaire israélo-iranienne de 1980 à 1990 , le jornaliste israélien Romen Bergman a intitulé son article : " 5 milliards de raisons de parler avec l’Iran" pour mieux convaincre les récalcitrants dans l’administration israélienne qui ont la même naiveté que certains frères lorsqu’ils croient les dirigeants iraniens sur parole ! (Haaretz du 19 mars 1999)

- Plus récemment, l’International Press Center (IPC) s’est fait l’écho d’un document officiel iranien datant d’avril 2003 et demandant offiiellement aux USA un accord de "paix" régional sacrifiant tous les mouvements palestiniens et même le Hezbolah libanais que l’Iran promet de transformer en parti politique, le tout contre la reconnaissance d’un rôle de gendarme régional ! A consulter sur le site...pro-iranien : www.planetenonviolence.fr

9 janvier 2007
Hi, I felt sick when i read this article and . I think the author is a part of the new axe of moderation( SAUDI ARABIA, JORDANY, EGYPT,AND IRAKIEN RESISTANCE) against the axe of evil(IRAN, SYRIA, HAMMAS, HIZBOLLAH AND WHOEVER IS AGAINST THE NEO IMPERIALISM & OPRESSION). It seems strange and unbelieveble but wait and see. By the way, i’m a sunni, an authentic sunni not a corrupted one .
9 janvier 2007
tarek a dit :

salam aleykoum

C’est une des versions expliquant la situation infernale que connait actuellement l’Irak. Sans vouloir blanchir le régime iranien de ces défauts, je crois pour ma part que le premier ennemi de la région c’est bien cette administartion americaine, qui continue le travail non accompli de celle de 1991 (guerre du golfe). Pour trouver la coupable il faut voir à qui profite le crime, qui a envahit l’Irak et déstabilisé la région en mentant au monde entier, qui a poursuivit saddam en justice dans une affaire liée juste au chiite, qui a fait que les bourreaux de saddam ne soient des chiites et qu’ils filment son execution, qui a restitué la dépouile de saddam à son clan pour en faire un symbole de la vengeance chiite envers les sunnites, qui profiterait d’une guerre civile entre sunnite et chiite et qui embraserait toute la région, vue que la commubauté chiite est très importante dans toute la région, tout ceci profite aux USA et à leurs alliés.

Que Dieu eteigne toute cette fitna.

9 janvier 2007
CASPAR Claude Youssef a dit :
Bism’llah er-rahman er-rahîm, Rappelons que l’Islam est une religion de Paix et de Tolérance,à l’instar de notre bien-aimé Prophète Muhammad-’alayhi as-salâm-Quand ces milices guerrières sunnites et chiites finiront-elles de s’entredéchirer au nom d’un pseudo-Islam politisé à l’extrême ?Cesseront-elles enfin d’alimenter le jeu des Américains et de leurs alliés et plus particulièrement detous les islamophobes ?.Se rallieront-elles enfin sous le panache de L’ISLAM,le véritable serviteur de la Vérité,du Très-haut, de Dieu l’Unique... As-salâmu ’alaîkum wa rahmat’llah wa barakâtuhu...
9 janvier 2007
L’analyse magistrale de notre ami MTB nous ouvre un peu plus les yeux sur le jeu trouble de cerataines factions. Merci de nous éclairer !
9 janvier 2007
Anakyse trés pertinente, l’option d’une guerre pays arabe Iran est un coix stratégique pour Israél afin de éviter une gurre directe avec l’iran qui est impossible opuisque les deux pays n’ont pas de frontiére communnes.
9 janvier 2007
Fodil a dit :
Je suis vraiment surpris, mais faut-il être par l’aveuglement de certains qui refusent de voir la réalité en face en idéalisant à outrance l’Iran, alors que Shimon Pérès, l’ancien premier ministre israélien lui-même estime que l’Iran l’arrange à plus d’un titre. Shimon Pérès, a ainsi déclaré en mars 2006 à la revue israélienne Debka, spécialisée dans les affaires de la défense et des renseignements : « Nous n’avons rien à craindre de l’Iran, ni de son régime actuel. La rhétorique belliqueuse du régime iranien n’est qu’une figure de style à destination des masses arabes. Le peuple Iranien ne porte pas le même intérêt à la cause palestinienne que les peuples arabes. L’Iran est au contraire un fabuleux contrepoids au nationalisme arabe. Un Iran hégémonique constitue une aubaine »
9 janvier 2007
Bennani Karim Tajeddine a dit :
Le grand drame du monde musulman est la division confessionnelle. Les adversaires des temps passés et ceux du présent connaissent bien la rentabilité économique du filon. Il n’y a pas de doute que les luttes intestines entre différents clans confessionnels sont à l’origine de tous les retards et tous les reculs. Autrefois, en Espagne, au XIe siècle, le roi Alphonse VI inaugura le jeu d’alliances avec différents émirs, en les opposants les uns aux autres. Les guerres qui s’ensuivirent, émir contre émir, sont connues par « Houroub moulouk attawaiif », c’est à dire guerres entre rois des clans. Mo’ttamid Ibn Abbad, l’un des plus prestigieux des émirs, eut une fin misérable et malheureuse. Il fut utilisé par Alphonse VI pour un temps déterminé. Après avoir aidé à éliminer les fortes têtes, il ne fut plus utile pour le reste. Plus tard, quand le jeu fut bien compris, il n’y avait plus besoin de faire des guerres contre les mauresques. Il suffisait de bien manipuler leurs chefs de file, les uns contre les autres, loi sociologique comprise pour neutraliser les Arabes. A l’instar de Mo’ttamid Ibn Abbad, Saddam Hussein servit aussi pour un temps pour nettoyer l’espace vitale de ses protecteurs. Laïque, il servit à contrecarrer les visées religieuses de l’Iran Khomeiniste, pays contre lequel, il ne fut guère un enfant de chœur. Quand sa mission fut bien terminée, il fallait bien l’écarter aussi, par un moyen ou par un autre. Plus tard, il tomba dans le même piège, on lui opposa à son tour ses voisins et les chiites… Comme quoi, ce qu’on fait au voisin, revient inéluctablement par un autre voisin. C’est une loi universelle éprouvée : « Qui sème le vent récolte la tempête ». En résumé, diviser pour régner est la méthode la plus probable pour continuer à affaiblir les impatients et les impulsifs en quête de richesses et de pouvoir, leader contre leader, tandis dans les coulisses, ceux qui tirent les ficelles connaissent les bénéfices considérables à réaliser en faisant tourner les industries d’armement dont le marché annuel est d’environ 900 milliards de dollars. Dans ces conditions, un conseil : il faut éviter les différences doctrinaires pour s’appuyer sur les valeurs universelles : la purification du cœur et l’accomplissement de bonnes œuvres.
9 janvier 2007
enigmatic a dit :
Il ne faut pas tomber dans le piége, et de commencer à fantasmer sur d’éventuelles relations secrétes et dans l’ombre entre l’iran et les americains.... les aides apportées au gouvernement de hamas est "oui", les menaces gratuites apportées à l’egard d’israel et de sa destruction ainsi sue la rejouissance à l’execution de saddam est "non" , on a besoin de fait et pas de masturbations intelectuelles, la géostrategie et la geopolitique ce n’est pas toujours évident, alors mieux vaut se limiter aux faits et à ses retombées qu’a des procés d’intention..... merci pour l’article, il est ressenti comme un point de vue personnel, vue qu’il manque énormément de preuve comme le signalais DIALLO sur ce forum.
9 janvier 2007
Youssef SABRI a dit :
Cet excellent article démontre la vrai nature du régime iranien qui pratique le double jeu à merveille.
9 janvier 2007
Karim Boujrada a dit :

Salam aleykoum.

Bismillah ar-rahman ir-rahim.

J’apprécies généralement les articles du frère Saada. Mais aujourd’hui vous me trouvez consterné en face de l’absence de respect des règles de base de la déontologie scientifique, à savoir : lier chaque affirmation de nature factuelle à des références écrites, détaillées et repérables. Malheureusement, ce texte ne contient aucune note de référence. Zéro. C’est franchement décevant.

On ne peut certes pas ériger l’Iran en vecteur de la mise à mort de la domination impérialiste occidentale sur le reste de la planète en générale ou de la libération musulmane en particulier. Une telle hypothétique libération, ne pourrait pas se faire, par ailleurs, dans le cadre surannée de l’organisation étatiste de notre monde, celui-ci étant dominé par la realpolitics. Au Nord comme au Sud. La libération ne se fera pas par les armes et les luttes de pouvoir malsains. Ce jeu dure depuis assez longtemps et je crois que c’est la volonté du Tout-Puissant de faire en sorte que l’on réflechisse et que l’on fasse recourt à d’autres moyens pour nous sortir de notre soumission matérielle et spirituelle.

Ceci étant dit, lecteur assidu de Oumma.com, c’est la première fois que je prends la peine de réagir sur ce forum pour critiquer un texte affichée. La raison est simple : ce texte par sa piètre qualité n’atteint pas, et de loin, les haut standards auxquels Oumma.com nous a habitués. Il ressemble plus à de la propagande anti-iranienne. Un "post" sur un quelconque blog réactionnaire mais certainement pas un article d’Oumma.com.

P.S. Si vous désirez avoir une idée bien renseignée, nourrie de sources crédibles puisées à même les lieux de pouvoirs étasuniens et israéliens sur les vraies intentions de ces gouvernements vis-à-vis Téhéran, je vous suggère le site suivant : Counterpunch.org

À bon entendeur, salut.

Karim Boujrada, Montréal, 9/01/07

9 janvier 2007
Karim a dit :
Je souscris également à ce texte très brillant. La citation de Shimon Pères envoyé par le frère Fodil est très intéressante.
9 janvier 2007
Aîssa a dit :
J’adhère totalement à cette analyse puisqu’elle vient conforter une idée que j’avais depuis lontemps et qui se rapporte à l’Iran : les dirigeants iraniens parlent beaucoup, crient à la destruction d’Israel , aux ennemis de l’Islam mais ils font tout le contraire et se révèlent d’un danger évident pour les états arabes de la région.
9 janvier 2007
Fodil a dit :

A ceux qui se font des illusions sur l’Iran, méditez le passage ci-dessous :

Shimon Pérès avait déclaré en mars 2006 à la revue israélienne Debka, spécialisée dans les affaires de la défense et des renseignements « Nous n’avons rien à craindre de l’Iran, ni de son régime actuel. La rhétorique belliqueuse du régime iranien n’est qu’une figure de style à destination des masses arabes. Le peuple Iranien ne porte pas le même intérêt à la cause palestinienne que les peuples arabes. L’Iran est au contraire un fabuleux contrepoids au nationalisme arabe. Un Iran hégémonique constitue une aubaine »

9 janvier 2007
Diallo a dit :

Salam frère

En tant qu’observateur, je n’ai pas l’habitude d’intervenir sur ce forum mais le contenu de cet article m’a vraiment obligé à déroger à cette habitude, puisque venant d’un enseignant chercheur en la personne mr Mohamed Tahar Bensaada dont j’apprécie beaucoup l’analyse. mais cette fois, je l’avoue j’ai été vraiment surpris .C’est pour cela , frère bensaada je vous serai d’une grande reconnaissance si vous m’etayez par des preuves et des sources solides toutes les accusations que vous avez avancées contre le régime iranien tout au long de cet article. Par exmple je vous demande si vous avez des preuves par rapport à l’accusation suivante : "cacher les grands services rendus secrètement à l’entreprise américaine de dépeçage de l’Irak durant toutes ces dernières années" En plus j’aimerais attirer votre attention sur le fait, que C’est Saddam aidé par la plurpart des puissances occidentales qui a provoqué la très et longue guerre meurtrière entre les 2 pays (iran-Irak) : plus d’1 millons de victimes.par ailleurs, je rappelle aussi que si je ne me trompe l’Iran est le suel Etat qui continue de soutenir officiellement et financièrement le gouvernement de hamas(sunnite) isolé par tout le monde(300 millions de dollars de promesse par an, dont une partie a été saisit tout recemmment à la frontière de gaza)...(j’ai plusieurs élements à rajouter mais je m’arrète là,pour dire que mon frère, les accusations que vous avez avancées contre ce régime mérite vraiment d’être démontré, parce que je n’ai vu aucun argument solide dans cet article, sachant toutesfois comme l’ont souligné certains frères ici, ce qui se passe en irak est très compliqué et veillons à eviter les raccourcis, car nous parlons de nos frères en religion (même s’ils sont chiites) et les accusés à tort serait un grand péché chez Dieu.Merci d’avance cher frère pour le temps éventuel que vous prendrez à me repondre. wa salam !!!

9 janvier 2007
tout à fait exact,nos freres musulmans chiites sont au moins à la hauteur de ce que exige la réalité politique mondial et meme socio-historique, ils nous rendent un peu de dignité. alors que ces derniers temps historique on frole le dessous du zero.on a aucune existence reelle.on est des petits enfants on cherche les gentils monsieur. mais le probleme nous les arabes pas tous j’espere on tombe vite dans le piege racio-emmotionel qui nous fait perdre la raison et le recul necessaire pour voir exactement la realité et ce qu’on vaut avant de s’emporter. je suis desolé de le dire,car je souffre autant que vous on manque beuacoup de maturité ; l’analyse est trés limité ,ce n’est pas parce que elle emploi quelques arguments à apparence logique que c’est vrai.
9 janvier 2007
charaf a dit :
que se passera-t-il au cas ou les américains bouleverseraient leurs alliances en irak. sous l’impulsion de la jordanie, et de l’arabie séoudite une alliance USA-sunnites d’irak-pays sunnites du golfe, permettra aux américains d’isoler l’iran et le hezbollah, et préparer une vaste campagne militaro-politique contre le pouvoir de téhéran et ses alliés. je pense que c’est le sens voulu par les USA suite à l’execution de saddam par "les shiites", qui se sont fait manipuler de manière magistrale par les yankees, qui en même temps, ont maintenu vivante la mémoire de saddam hussein en exigeant son enterrement dans son fief traditionnel.
9 janvier 2007
Souad a dit :
A chaque fois qu’une critique est émise à l’endroit de la politique d’un responsable musulman, on évoque aussitôt le spectre de la fitna. Il ne faut pas idéaliser « Le régime isranien » qui demeure une énigme. Son discours populiste sur Israël est trompeur, souvenons-nous également du scandale de l’irangate, les iraniens et les USA sont plus proches qu’on le croit.
9 janvier 2007
ferial19 a dit :
Attention !!! Gare aux manipulations et surtout ne VOUS TROMPEZ PAS D’ENNEMIS !!!!!!!
9 janvier 2007
jamalou a dit :
bonjour, je suis d’accord avec le dernier arcticle.l’article de mr saada met des divisions generales a l’endroit ou il faut apporter des nuances.d’aucuns savent que la situation dans cette région est trés complexes..la simplification sous couvert d’une analyse etayee ne peut que duper les gens et les pousser à la haine de l’autre.
9 janvier 2007
Madani a dit :
Magistrale analyse à laquelle j’adhère à 100%
9 janvier 2007
hassan a dit :
Moins de 10 jours après l’ignoble exécution d’un chef d’Etat arabe Saddam hussein, voilà que les Occidentaux , et après les réactions de leurs opinions publiques, pas les notres, veulent nous faire croire que la responsabilité de ce crime incombe aux seuls chiites et à l’Iran ! C’est le discours aujourd’hui des OCCIDENTAUX. C’ est encore une manipulation grossière, par laquelle les USA,veulent se dédouaner de leur forfait : Qui a agressé et envahi l’IRAK PAYS SOUVERAIN ?Qui a juré l’exécution de SADDAM ? DEVENU LE PLUS GRAND DICTATEUR DE TOUS LES TEMPS, pendant que les Pinochet et autres Sharon meurent dans leur lit. Et pourquoi ? c’est la question qu’il faut se poser et à laquelle il faut essayer de répondre. ne tombons pas dans le piège .
9 janvier 2007
Nadia a dit :


- L’article ne vise pas les chiites en général mais les fractions politiques et les milices qui sont inféodées à l’Iran et qui collaborent avec l’occupant américain. Pourquoi les sunnites sont-ils seuls dans leur résistance héroique à l’envahisseur américain ?

- L’article dénonce l’hypocrisie du régime iranien : malgré ses beaux discours qui trompent certains de nos frères, celui-ci n’a jamais tiré une seule balle contre Israel ni l’Amérique !

- L’article ne confond pas le Hezbollah avec les milices chiites irakiennes qui tuent leurs frères sunnites mais avertit que le capital de sympathie acquis par la résistance du Hezbollah peut être dilapidé si la direction de ce parti ne prend pas ses distances avec le régime iranien qui cherche à utiliser les martyrs libanais comme une carte dans son marchandage avec l’Amérique !

- La politique iranienne et le sectarisme chiite n’ont rien à voir avec la renaissance islamique.Cette dernière veut retrouver les principes de la civilisation et de la démocratie islamiques et non pas la théocratie des mollahs réactionnaires du bazar de Téhéran !

9 janvier 2007
Touari a dit :
L’ Iran n’hésitera pas le moment venu à lâcher le Hezbollah quand on lui demandera de le faire. Le Hezbollah est un mouvement islamo-nationaliste, sait que son avenir s ’inscrit dans une perspective arabo-musulmane ouverte également avec des alliances avec les chrétiens arabes.
9 janvier 2007
BACHIR a dit :
Le Hezbollah qui est actuellement dans une impasse, n’ a pas su capitaliser sa victoire relative de l’été dernier. Sa résistance est un fait, mais construire un mouvement de renaissance civilisationnel me paraît hors de portée du Hezbollah dont l’efficacité est militaire( au niveau guerrilla), ce qui est demeure insuffisant pour une renaissance qui est affaire d évolution de structures mentales en proposant une alternative theologico- intellectuelle crédible.
9 janvier 2007
Samir a dit :
Analyse toute en finesse qui fait ressortir les enjeux de la nouvelle donne que constitue la pendaison de Saddam Hussein.
9 janvier 2007
F a dit :
confondre Hezbolah et L’Iran, accuser Hezbollah de confetionnalisme, lui qui a fait preuve du contraire et par les paroles et par les actes, reléve de la betise si ce n’est la haine à tous ce qui est shiite les shiites tous comme les sunnites ne forment pas un seul et même bloc ! les fréres musulmans de l’Irak qui ont fait le choix de collaborer ne sont pas les fréres musulmans de Palestine. les shiites de sud Liban ne sont pas l’armée de l’Iran mais des resistants libanais qui defendent le droit dêtre sur leur terre . reduire le conflit dans la region en un conflit sunnite/ shiite(iran ) reléve purement de la démagogie
9 janvier 2007
Djamel a dit :
Le drame des minorités (à l’instar des chiites) est qu ’elles se font toujours instrumentalisées par des puissances extérieures. L’ histoire est là pour nous le prouver. C’est pourquoi nous devons veiller à sauvegarder l’union.
9 janvier 2007
Mahroum a dit :
Je ne voyais pas la situation geopolitique ainsi, article qui mérite vriamentd’être lu
9 janvier 2007
Farid a dit :
L’Iran a toujours été un allié traditonnel d’Israël. Le discours subversif de l’Iran n’est en effet que de la poudre aux yeux. l’Iran agit avant tout au service de ses intérêts et défend un nationalisme perse. Les chiites sont nos frères, et je ne confond pas le schiites avec le nationalisme perse qui sont deux chose sdifférentes.
9 janvier 2007
Ahmed a dit :
Très bonne analyse. Le discours de l’Iran m’ a toujours inspiré de la méfiance. Alors wait and see...
9 janvier 2007
Ali a dit :
EXCELENT ARTICLE QUI OFFRE DES PERSPECTIVES INTERESSANTES ET DENONCE À JUSTE TITRE LE PIÈGE DU CONFESSIONNALISME
9 janvier 2007

Essalem alaykoum,

Au contraire, si la renaissance doit passer par une dominaton chiite ça n’est que logique.

Si aujourd’hui les pays arabes doivent réagir c’est grâce à la "menace" iranienne alors qu’il acceptaient la domination israélienne et américaine supposée les protéger de la menace chiite.

Force est de constater que dans le monde musulman les seuls aujourd’hui faisant preuve de modernité notamment sur le plan politique sont chiites que ce soit les iraniens ou encore récemment le hezbollah. Nous, sunnites somme très loin du compte et c’est la défiance du musulman chiite qui serait la source de la renaissance ? C’est très limité comme vision, vision qui tombe dans le piège de la division confessionnelle.

Finalement c’est vrai que les musulmans sont fatalistes et c’est ce qui nous prédispose au colonianisme et au déchirement intestinaux.

Salam

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