L’eurodéputée Rachida Dati : tel est pris qui croyait prendre !

Habituée à se voir offrir sur un plateau de prestigieuses promotions, ici le maroquin convoité de Garde de

vendredi 18 septembre 2009

Habituée à se voir offrir sur un plateau de prestigieuses promotions, ici le maroquin convoité de Garde des Sceaux, là la mairie cossue du VIIème arrondissement de Paris, Rachida Dati a endossé son nouveau rôle d’eurodéputée en appliquant des méthodes qui lui ont certes ouvert grand les portes du sérail politique de l’UMP, mais qui ont fait chou blanc au Parlement européen.

L’ex ministre à l’ambition dévorante de la luxueuse Place Vendôme, qui confiait il y a peu encore sa volonté de cumuler son mandat européen avec une carrière d’avocate dans un cabinet d’affaires, tout en lorgnant sur la mairie de Paris, a déployé de grandes manœuvres cette semaine à Strasbourg en vue de décrocher le poste clé de rapporteur sur les fonds spéculatifs.

Soumise au même régime que la plupart des nouveaux venus du Parlement, Rachida Dati, dont le mode opératoire est redoutable, a fait preuve d’une assiduité très calculée, se résignant difficilement à ne pas obtenir ce qu’elle considérait comme un dû.

Reprochant vertement au député UMP, Jean-Paul Gauzès, qui entame son deuxième mandat d’eurodéputé, de s’être abusivement « auto-attribué » la fonction vivement désirée, ce dernier a déploré ses propos mordants : « Elle a pris la parole pour dire que c’était inadmissible que je m’autodésigne », ajoutant que la nouvelle venue avait une fâcheuse tendance à brûler les étapes : « Mme Dati m’a demandé de lui attribuer ce rapport », mais « je ne pouvais pas donner un rapport à quelqu’un qui vient d’arriver, qui n’a pas de technique parlementaire, un rapport aussi important pour lequel aussi il faut avoir des relations avec d’autres groupes », a-t-il déclaré.

A défaut des fond spéculatifs, Rachida Dati devra se contenter d’étudier la terre, mais cela suffira-t-il à calmer ses ardeurs carriéristes ?

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