L’espionnage au Proche-Orient et ses Mata Hari virtuelles

Vieux comme Hérode, l’espionnage a traversé les siècles et les continents, adaptant ses subterfuges à to

mardi 25 mai 2010

Vieux comme Hérode, l’espionnage a traversé les siècles et les continents, adaptant ses subterfuges à toutes les époques et à toutes les circonstances.

Dans ce vaste jeu de dupes et de faux-semblants codifiés, aux Mata Hari aventurières de la première heure, qui donnèrent de leur personne pour soutirer de précieuses données, succèdent aujourd’hui des Mata Haris virtuelles officiant tout en charme mais à bonne distance électronique, via l’incontournable carrefour planétaire : Facebook.

Relayée par Rue89, une information émanant du portail d’information israélien MySay.co.il, et reprise par le magazine allemand d’investigation der Spiegel, évoque le fallacieux portrait d’une jeune femme israélienne, une créature suspectée d’avoir été créée de toutes pièces par le Hezbollah, qui aurait fait des ravages auprès de soldats israéliens.

Dénommée Reut Zukerman, la nouvelle venue sur Facebook, du genre avenante et plutôt très liante, aurait convaincu 200 soldats ou réservistes israéliens de devenir ses « amis », afin de les faire parler. Leurrés, les hommes de troupe de l’Etat juif n’ont pas été avares de confidences : "Ils auraient rapporté à leur copine Facebook des noms de soldats, du jargon, des codes secrets et des descriptions détaillées des bases militaires", dixit le site israélien.

Le pot aux roses n’a été découvert qu’au bout d’un an, le temps pour la vraie fausse Mata Hari du Net de se constituer un joli réseau, où les militaires israéliens étaient légion… Depuis, la page Facebook de la fameuse Reut Zukerman aurait été effacée par ses auteurs, le Hezbollah étant fortement soupçonné d’être derrière ce redoutable avatar.

Pris à leur propre piège, les services secrets israéliens naviguent eux aussi sur la toile, et n’hésitent pas à agir en sous-marin via Facebook et Twitter pour recruter des informateurs palestiniens dans la bande de Gaza.

Dans cette guerre des nerfs de l’espionnite technologique, l’institution militaire israélienne a lancé l’ "unité Facebook" pour parer aux "liaisons dangereuses" proliférant dans les réseaux sociaux, alors que son talon d’Achille, révélé au grand jour, prêterait presque à sourire : sa faible capacité de résistance aux chants de sirènes de la gent féminine, même par claviers interposés...

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