L’épine "Frêche" dans le pied du PS

C’est l’histoire d’un trublion socialiste originaire du Sud, qui depuis plus de trente ans règne en sou

mercredi 30 septembre 2009

C’est l’histoire d’un trublion socialiste originaire du Sud, qui depuis plus de trente ans règne en souverain absolu sur la vie politique du Languedoc-Roussillon, instaurant le « Frêche system » dans son fief de Montpellier au vu et au su de tous, à travers une gestion pyramidale implacable qui en a dissuadé plus d’un, issu de son propre camp, de l’affronter en terrain conquis.

A 71 ans, l’odieux harangueur de foules n’a rien perdu de sa verve raciste et scabreuse, dont entre autres perles du genre, une remarque extraite d’un discours tenu en 2008 face à des étudiants de la faculté de droit de Montpellier devrait hanter les rares esprits éclairés de la politique, tant elle est révélatrice du vrai visage du parrain local : « Je fais campagne auprès des cons, et je ramasse des voix en masse ». Fermer le ban.

On l’aura compris, l’homme ne se situe pas sur le terrain de la moralité et de l’éthique. En bon populiste qu’il est, il vise toujours au-dessous de la ceinture pour se faire entendre de la plèbe, et pourquoi se priverait-il de ce petit plaisir puisque le bon peuple le reconduit à chaque fois sur le trône !

A l’approche des élections régionales de mars 2010, le vieux briscard se voit encore un avenir tout tracé, n’imaginant à aucun instant qu’un candidat de la nouvelle garde puisse venir contrarier ses plans.

« Ma campagne, qui débutera en janvier, reposera pour un quart sur mon bilan, qui est fabuleux, et pour trois-quarts sur mon programme car, contrairement au PS, j’ai des idées. En 2014, je passerai la main à un ami » ainsi l’a décrété l’omnipotent président du conseil régional du Languedoc-Roussillon.

Pourtant, la tenue d’une primaire socialiste le 1er octobre, en vue d’investir le meilleur candidat, est en train de libérer une parole aux inflexions anti-Frêche. A la tête de cette fronde, dont il se défend toutefois, son rival audacieux, M.Andrieu, égratigne l’image de l’homme aux innombrables dérapages, critiquant « le clientélisme en vigueur, où tout le monde doit quelque chose à quelqu’un », et sa xénophobie chronique.

Au jeu de roulette de la primaire socialiste de l’Hérault, les dés sont certainement pipés, mais rien ne va plus pour autant dans la sacro-sainte fédération courroucée par la défiance de M.Andrieu, qui exige l’envoi d’observateurs mandatés par le siège pour superviser le vote.

« Cela suffit. Qu’ils disent clairement que leur objectif est de virer Frêche et de faire gagner la droite ! » s’époumone le secrétaire de fédération. Rien ne va décidément plus au sein du PS de l’Hérault, bastion de l’indéboulonnable Georges Frêche, l’épine dans le pied du PS de la rue de Solférino !

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