Les plates courbettes de Dalil Boubakeur face à Copé

L’entrevue entre Dalil Boubakeur et Jean-François Copé : un sommet de la pantomime politique Ronds de ja

lundi 14 mars 2011

L’entrevue entre Dalil Boubakeur et Jean-François Copé : un sommet de la pantomime politique

Ronds de jambes aériens, plates courbettes parfaitement maîtrisées, après quelques pirouettes contestataires de pure forme, Dalil Boubakeur s’est livré, en duo avec Jean-François Copé, à un sommet de la pantomime politique, avec ses petits coups de théâtre en trompe-l’oeil, et son même dénouement immuable…

Le recteur de la Grande Mosquée de Paris avait pourtant rejoint vendredi la grande ronde de la solidarité musulmane de France, autour de musulmans Umpistes encartés ne décolérant pas, appelant à « annuler le débat sur l’islam ». Mais samedi, face au secrétaire général de l’UMP, instigateur suprême de l’islamisation du débat public, la danse de la reddition a eu raison de ses petits sauts de puce séditieux, le conduisant à plier l’échine avec une déférence pleine de maestria.

Dans ce pas de deux riche en salamaleks diplomatiques, où chacun avait à cœur de sauver la face, Jean-François Copé, ravalant sa fierté, s’est engagé à la bonne tenue d’une supercherie sur l’islam rebaptisée sous la contrainte "débat sur la laïcité", tandis que Dalil Boubakeur a esquissé un recul magistral en se désolidarisant de la chaîne anti-débat : « l’Institut musulman de la Mosquée de Paris souhaite (…) apporter une contribution constructive à ce débat sur la laïcité, principe fondamental de la République cher à tous les citoyens français, et particulièrement ceux de confession musulmane »a-t-il déclaré.

Alors que les citoyens français de confession musulmane s’opposent unanimement à cette nouvelle mascarade politicienne, la valse des faux-semblants s’est conclue en apothéose à la Mosquée de Paris, qui apparaît à chaque fois un peu plus désynchronisée avec ceux qu’elle prétend représenter.

Publicité

commentaires