L’élection présidentielle en Algérie placée sous le signe du boycottage

Scénographe sans état d’âme de son troisième mandat présidentiel, Abdelaziz Bouteflika, celui-là mêm

mardi 10 mars 2009

Scénographe sans état d’âme de son troisième mandat présidentiel, Abdelaziz Bouteflika, celui-là même qui a planté le décor constitutionnel d’une présidence à vie, tout en peaufinant le synopsis de sa chronique d’une réélection annoncée, est en train de réussir le tour de force d’annihiler toute forme d’opposition autour de sa personne.

Mais, confrontés à un simulacre de scrutin dans une vaste supercherie démocratique, où la farce le dispute à la tragédie, les différents partis d’opposition algériens ont-ils vraiment une autre alternative plus marquante que celle d’un boycottage généralisé ?

Les principaux responsables politiques d’autres formations locales refusent de se lancer dans une course truquée gagnée d’avance, le boycottage symbolise, à leurs yeux, l’expression la plus forte de la réprobation populaire.

Déjà largement décrédibilisé par sa cruelle impéritie sur le plan social et économique, le pouvoir en place ne doit sa longévité qu’à de funestes intrigues politiques, mêlant éhontément depuis des décennies passe-droits, censure et répression.

A mille lieux d’une désertion de l’arène politique, l’opposition va amplifier son action de proximité auprès de ses concitoyens, pour la plupart démunis, impuissants et exaspérés.

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