L’égalité d’abord !

La démocratie n’est pas un supplice à infliger aux minorités Depuis maintenant plus d’un quart de sièc

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jeudi 19 octobre 2006

Le collectif « l’Egalité d’abord ! » – mouvement civique qui rassemble des citoyennes et des citoyens ainsi que des personnalités d’horizons divers – a lancé officiellement le mouvement civique du même nom lors de la Conférence de presse qui s’est tenue le 17 octobre 2006 à l’Assemblée Nationale.

À cette occasion, il a rendu public son manifeste, le texte de son appel, la liste des premiers signataires, les orientations générales et les initiatives qu’il compte prendre d’ici la fin de l’année.

Aux lendemains du second tour des présidentielles de 2002, le sursaut d’indignation populaire contre la percée électorale du candidat de la haine a fait renaître pour des millions de manifestants l’espoir d’une société pétrie d’égalité, de solidarité, de fraternité, d’humanité. Cet évènement politique devait tenir lieu d’un acte de refondation politique de la citoyenneté, de la démocratie et de l’universalité des droits.

Or, depuis, il n’en fut rien. L’état des débats politiques ne fait au contraire qu’empirer. Et comme si le « choc du 21 avril » n’avait jamais eu lieu, les thèses racistes, révisionnistes, discriminatoires et culturalistes font tache d’huile sur l’échiquier politique et – en débordant la seule surface politique de l’extrême droite – se découvrent une deuxième vie dans les mesures gouvernementales et la législation.

A la fracture sociale, les forces du conservatisme veulent surajouter une fracture ethnique en vue de blinder les séparations et soumettre les quartiers populaires à des traitements particularistes de ségrégation. Cependant que d’autres acteurs de la vie politique, dans les rangs progressistes, considèrent comme un simple mauvais fonctionnement passager de la République ce qui ressemble davantage à une mise à mort politique, sociale et culturelle d’une composante de la population.

La démocratie n’est pas un supplice à infliger aux minorités Depuis maintenant plus d’un quart de siècle, les campagnes électorales deviennent un autel sur lequel sont sacrifiés à chaque fois des boucs émissaires pour purger une République qui ne saurait, nous dit-on, s’accommoder de la richesse des singularités et du respect des diversités.

D’élections en élections, des protagonistes de l’exclusion invoquent le triptyque de la peur : Insécurité, Immigration, Islam (les « trois I »). Ils arrivent à l’imposer comme le cadre de référence unique du débat électoral au-delà duquel il n’y aurait point de « salut républicain » possible.

Les prochaines échéances électorales vont marquer un tournant historique décisif. D’un côté, nous voyons s’installer à l’horizon les surenchérisseurs de l’extrême droite qui agitent comme jamais les ressorts de la haine de l’altérité. D’un autre côté, nous relevons l’entrée en « compétition » de partis politiques rivalisant de promesses à l’attention des minorités sur leur représentation. Certes, il s’agit en soi d’une bonne intention qui s’offre à une société en mal d’égalité. Mais, faisons attention, cette chance risquerait de tourner si d’aventure ces partis politiques se mettaient à considérer que le système politique a besoin seulement de quelques représentants « colorés » triés avec soin pour faire croire qu’il n’existe aucun problème de discrimination, que tout va pour le mieux dans le pays. Il est temps de donner aux minorités la possibilité d’exprimer au pays leurs véritables aspirations et de réaliser leurs ambitions légitimes à l’égalité et au respect de leur dignité en évitant la gadgétisation. La France n’en sortira que gagnante de cette diversité prometteuse et ouverte vers l’avenir.

Au lieu d’être l’arène où des politiques stigmatisent périodiquement les minorités au nom de la majorité, les élections doivent redevenir un grand moment de débat politique où la société s’interroge sur son pluralisme qui tarde à venir, son respect de la dignité des personnes, des collectivités d’appartenances et des différences, se préoccupe de l’efficacité de ses systèmes de solidarité, prépare l’avenir de ses enfants, de tous les enfants.

Prendre en main son destin, celui de toute la société Même si le débat sur les discriminations a progressivement supplanté celui sur l’intégration, en France, nous sommes encore loin du compte. Dans le meilleur des cas, les promesses d’ouverture du « système » aux français de toutes origines sociales et culturelles se sont généralement réduites à des gestes symboliques et épisodiques donnant bonne conscience « républicaine » à leurs initiateurs. Aujourd’hui, l’antiracisme médiatique et folklorique, coupé des réalités, montre son inutilité sociale. Il ne s’agit donc nullement pour nous de quémander des quotas ethniques ou communautaires. L’égalité est une et indivisible.

Il y a une exigence pour les institutions de la République de mener, avec obligation de résultat, la lutte contre le racisme et les discriminations et pour la promotion de l’égalité réelle au bénéfice de la société française.

Si, aujourd’hui, nous interpellons toute la société, c’est parce que nous comptons favoriser une démarche alternative et rassembleuse permettant de créer les conditions du dépassement des blocages institutionnels et politiques au regard de l’exigence d’égalité réelle comme fondement premier de la liberté.

Notre exigence d’égalité et de respect de la dignité humaine et notre attachement à une conception universaliste de la citoyenneté et de la démocratie nous conduisent à appeler tous les citoyens français et les résidents sur le territoire à lancer un mouvement civique qui s’approprie la question de l’égalité politique, de la diversité de la société et de la place faite aux minorités et développe une dynamique d’intervention citoyenne directe de portée nationale dans les débats politiques lors des campagnes électorales des présidentielles, législatives, municipales, cantonales, régionales et européennes.

Désormais, il est urgent de répondre au vrai problème de déficit de représentativité au sein de nos institutions et d’assurer concrètement la prise en compte de la diversité de la société à toutes les élections sur la base de l’engagement, de la compétence et de l’expérience. Il faut faire en sorte que tous les lieux de pouvoirs et de décisions soient aux couleurs des habitants de la France et représentatifs sans distinction de sexe, de genre et d’orientation sexuelle.

Nous voulons être porteurs d’exigences pour contribuer à libérer la société N’est-il pas temps de renverser la logique de régression citoyenne et démocratique et de rompre avec le cloisonnement des luttes, des revendications et des populations !

Pour marquer la rupture avec le passé et inaugurer une politique alternative de raffermissement des droits, il est nécessaire d’abroger rapidement toutes les dispositions législatives qui criminalisent l’immigration et favorisent l’exclusion, la stigmatisation et le recul des droits fondamentaux.

Il convient de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour que les lois communes de la République, notamment en matière de statut personnel, s’appliquent à toutes et tous et aux bi-nationaux et que les conventions bilatérales en matière de droit de la famille soient protectrices pour les droits des femmes. Il ne saurait y avoir d’égalité entre hommes et femmes sans un traitement égal pour toutes les femmes.

Il est urgent d’abolir l’ensemble des lois pénales d’inspiration sécuritaire et répressive qui ont établi au sein de la police et de la justice des processus discriminatoires systémiques à l’encontre des jeunes, des habitants des quartiers, des populations issues de l’immigration. Il est également urgent d’abroger les lois qui ont instauré les contrôles au faciès et légitimé les bavures policières et les emprisonnements arbitraires, d’en finir avec la discrimination des médecins titulaires de diplômes étrangers français ou non français, de supprimer les obstacles législatifs et administratifs à l’acquisition de la nationalité, d’instaurer la citoyenneté de résidence et le droit de vote et d’éligibilité aux étrangers extra-communautaires, de régulariser les sans-papiers et de mettre en œuvre une politique ambitieuse en matière de co-développement et de coopération assurant l’égalité nord-sud.

Nous savons tous que l’école ne remplit plus son rôle de promotion sociale, de transmission des savoirs, des savoir-faire, des cultures, des mémoires. Nous revendiquons l’égalité pour tous les enfants à l’Ecole de la République qui ne saurait devenir un espace discriminant pour les individus, méprisant pour les autres cultures et ignorant la contribution d’une multitude de peuples à l’histoire de France. La mémoire nationale doit intégrer toutes les mémoires.

Dégripper l’ascenseur social c’est également donner leur chance à ceux qui – en raison de leur origine sociale, ethnique ou religieuse – n’accèdent pas à des positions qui feraient progresser la société française. La France gagnerait à ce qu’ils y jouent leur rôle et contribuent au progrès de notre pays. Rendons son honneur à une partie des jeunes et moins jeunes qui jour après jour travaillent, envoient leurs enfants étudier et contribuent à ce que la France soit une démocratie avancée !

Exigeons enfin que la République fasse encore preuve de courage, dénonce l’oppression des peuples, soutienne leurs luttes démocratiques, réaffirme leur droit à la résistance contre l’oppression, l’occupation et la décimation (Palestine, Tchétchénie, Irak, Liban … ). Que nos gouvernants cessent enfin de soutenir les régimes dictatoriaux en Afrique et dans le monde !

Exerçons un droit de vigilance citoyenne avant, pendant et après toutes les campagnes électorales des présidentielles aux municipales ! Lançons un mouvement civique qui s’approprie la question de l’égalité politique, de la diversité de la société et de la place faite aux minorités !

Pour signer l’appel cliquez sur le lien ci-dessous :

http://www.legalitedabord.com/spip.php ?article1

Premier-e-s signataires :

José BOVE ( Militant Altermondialiste et Syndicaliste), Hamida BENSADIA (Féministe militante pour les droits de l’Homme), Mouloud AOUNIT (Militant Anti-raciste-Conseiller régional ÎDF-Alternative Citoyenne), Jamila EL IDRISSI (Attachée de presse), Abdelmajid GUELMAMI (Sociologue-Economiste), Patrick CHAMOISEAU (Ecrivain), Jacques RALITE (Sénateur et Ancien Ministre), Jacqueline FRAYSSE (Députée des Hauts-de-Seine, Conseillère municipale de Nanterre), Chafia MENTALECHETA (Représentante du Parlement Européen à l’Observatoire des phénomènes racistes et xénophobes-Déléguée Nationale du PS à la lutte contre les discriminations), Mgr Jacques GAILLOT (Evêque), Tarek BEN HIBA (Conseiller régional ÎDF-Alternative Citoyenne), Alima BOUMEDIENE (Sénatrice Verte), , Madjid SI HOCINE ( Président du Syndicat SM+ Syndicat des praticiens à diplômes extra-communautaires), Kahina BRAHOUNI (citoyenne), Vincent GEISSER (Sociologue), Mehdi LALLAOUI (Président Association « Au nom de la Mémoire »), Francine BAVAY ( Vice-Présidente du Conseil régional ÎDF-Les Verts), Bariza KHIARI (Sénatrice PS), Claire VILLIERS ( Vice-Présidente du Conseil régional ÎDF- Alternative Citoyenne), Bernard DEFAIX (Syndicaliste), Jean BRAFMAN (Conseiller régional IDF PCF-Alternative Citoyenne 93), Sabiha AHMINE (Conseillère régionale PCF Rhône-Alpes, élue à la ville de Lyon et récemment démise de sa charge d’adjointe à la vie citoyenne par le Maire), Colette LABAYE ( CGT Chômeurs-chômeuse), Evelyne PERRIN ( AC ! Stop Précarité, ZEP), Boualem SNAOUI ( Président du REseau SOlidaire et CItoyen- RESOCI), Jalila BOUHALFAYA (Syndicaliste CGT), Bally BAGAYOKO (Maire adjoint Saint-Denis), Louis WEBER (Syndicaliste), Etienne ADAM (Conseiller municipal de Caen Alternative Citoyenne), Sékou DIABATE (Président IACD), Adjera LAKEHAL-BRAFMAN (Militante Associative), Mekkia AMAR (Etudiante), Françoise DUTHU (Ancienne Députée au Parlement Européen-Les Verts-Economiste), A. DABOUSSI (Radio Soleil), Saïd BOUZIRI (Président Génériques), Claude JACQUIER (Directeur de de recherche CNRS), Richard DETHYRE (sociologue), Pierre COURS-SALIES (Professeur de Sociologie), René MOURIAUX ( Politilogue), Faouzi LAMDAOUI (Secrétaire National Adjoint à l’Egalité et au Partenariat Equitable du PS), Slimane DIB (Conseiller Municipal Aubervilliers UMP), Abderrahim HAFIDI (Maire Adjoint MRG Aubervilliers–Enseignant), Stéphane COLONEAUX (Président du Comité Métis-Dirigeant national PCF), Mireille FANON-MENDES-FRANCE (CEDETIM-IPAM), Paul BALTA (Ecrivain, ancien journaliste), Gérard BADEYAN (Haut comité de la santé publique), Gilles LEMAIRE (Ancien Secrétaire National des Verts), Mustapha MERIZAK (Sociologue, militant associatif et politique), Michèle LOUP (Conseillère Régionale Île-De-France-PS), Patrick BRAOUZEC (Député, Président de la communauté d’agglomération de Plaine Commune), Akli MELLOULI (Membre du Conseil National du PS), Jelloul BEN HAMIDA ( Porte-parole de Marseille Solidaire et Rédacteur en chef de NAROS), Clémentine AUTAIN (Elue à Paris-Co-Directrice de la rédaction de la revue Regards), Samia MESSAOUDI (Journaliste), Mohamed Saad Eddine El YAMANI (Traducteur), Michel DUFFOUR (Ancien Secrétaire D’Etat), Salah AL HAMDANI (Poète-écrivain), Michèle GUENOUN (Enseignante ENSAD), Anne JOLLET (historienne), Khedidja BOURCART (Maire-Adjointe Verte ville de Paris et Conseillère générale), André CASTELLI (Vice-Président du CG du Vaucluse), Aboubakar KABA (Coordination 93 des sans papiers), Mathias WANSI TCHUINGOUA (Médecin), Michèle SIBONY (enseignante en LP ), Catherine SAMARY (Economiste), Zine LAMDAOUI (Médecin), Ali AISSAOUI (Médecin-Président UNIR), Daniel KABLA (Médecin-Cardiologue), Pierre ZARKA ( Observatoire des Mouvements de la Société), Catherine LEVY (Sociologue), Pascal LEDERER (Directeur de Recherche au CNRS-Animateur d’Une Autre Voix Juive), Elisabeth SOW-DIONE (Médecin), Isabelle LORAND (Chirurgienne), Meriem DERKAOUI (Maire-Adjointe Aubervilliers-Miltante Féministe), Roger MARTELLI (Co-Directeur de la rédaction de la revue Regards), Françoise DIEHLMANN (Militante Associative), Marc PRUNIER (Militant LCR), Saïd BENAMROUCHE (Directeur Fondateur de Netcom SA société de service en télécommunication-20 salariés), Gilles BESNARD (Restaurateur), Joëlle BORDET (Psycho-sociologue), José TOVAR (Syndicalite, Enseignant), Roland MERIEUX (Militant politique et syndicaliste), Emmanuel CHANIAL (Militant LCR), Catherine LEBRUN (syndicaliste), Khaled HAMIDA (Médecin Radiologue), Patrice LECLERC (Conseiller Général des Hauts-de-Seine), Christian DELARUE (Secrétaire National du MRAP et Membre du CA d’ATTAC), Slimane TIR (Elu Vert de Roubaix et vice-Président de la communauté urbaine de Lille), Moncef SLITI (Président de l’Association INSERD-Institut Euromed de Recherche et de Développement-Chef d’Entreprise), Lucky THIPHAINE (Journaliste Alternative Citoyenne), Palmyre BURGALETA (Militante Antiraciste), Enrique BURGALETA (Militant Antiraciste), Salika AMARA (Enseignante-Association "Filles et Fils de la République"), Patrick SILBERSTEIN (Co-auteur de " Vive la discrimination positive ! "), Najet AZMY (Déléguée à l’Education à la ville de Roubaix), Sophie CELTON (Membre du CEN du PCF- réseau Migrations), (Anne FLAMBARD (Alternative citoyenne Basse Normandie), Annie-Laure Delacroix (Assistante sociale, Conseillère municipale d’Antony), M’hamed KAKI (Militant Associatif "lesoranges.com"), Rose-Marie LEVY PECHALLAT (Conseillère de l’emploi à l’ANPE), Mohamed BEN SAÏD (Médecin) Alain RUSCIO (Historien), Thomas COUTROT (Economiste), Lila LAMRANI (Etudiante), Ahmadou SOW ( Coordinateur du Mouvement Arc en Ciel), Catherine GEGOUT (Conseillère de Paris-PCF), Patrice BUSQUE (Eco-économiste), Baya HALLAL (Educatrice), Claude RAMIN (Citoyen), Makan RAFATDJOU (Architecte-Urbaniste), Chantal MAOUDJ (Atos-Université Paris1), Muriel BOUDJELEL (Service Jeunesse Antenne Arles), Jean-christophe CHAUMERON (militant alternative citoyenne CCAG 93), Fabienne HALOUI ( Membre du CEN du PCF- Réseau contre le racisme et les discriminations), Luttes contre les discriminations), Jean BELLANGER (Syndicaliste-Président du réseau AEFTI), Alain RENAUDEAU (Militant Associatif-lesoranges.com), Boualem BENKHELOUF (Syndicaliste–Association « la Médina »), Vincent ESPAGNE (Militant Associatif), Anne-Marie CHARASZ (Assistant Ingénieur), Jean-Marc CHARASZ (Ingénieur), Laura NAVARRO (chercheuse en Communication et sociologie), Moustapha GUEYE (Cercle Frantz Fanon), Hetman DOUIDI (Assistant Parlementaire), Bénédicte BAURET (Conseillère régionale ÎDF- Alternative Citoyenne-Maire-Adjointe Mantes la Ville), Medjid MOUHOUB (militant associatif–lesoranges.com), El Yamine SETTOUL (Journaliste), Yazid AOUN (Formateur), Serge GUICHARD (Militant Anti-discrimations), Abdellatif BRAHMIA (Cadre dans une Banque), Frédéric SARKIS (Militant Vert et Associatif), Katherine COFFINET (Artiste Peintre-Militante Syndicaliste et associative), Claude GOISLOT (Militant Associatif sans papier), Gilles KUNTZ (Maire-Adjoint Grenoble), Guillaume LE MAB (Médecin de Santé Publique), Ibra YALI (Regroupement des travailleurs Sénégalais en France-Consultant Informatique), Jean DUBOSCLARD (Retraité), Alain BERTHO (Anthropologue), Hakim AIT OUARAB (Médecin), Fadel SAADANE (Informaticien), Serge GROSSVAK (Conseiller Municipal), Saïd BENNIA (Infirmier Hospitalier), Paul MUZARD ( Ecrivain-Acteur de mémoire), Younès AJARRAÏ (Président de Trait-d’union et Vice-Président de l’ATMF), Jacques FATH (Membre du CEN du PCF), Eliane BENARROSH (Militante anti-raciste), Kokou AKALLA (Médecin), Noëlle NAUDET (Employée), Amel RAOUI (Cadre dans une Banque), Orphélie VIREMOUNEIX (Citoyenne-Technicienne administrative) Abdallah ZEKRI (Président Association « Provence Citoyenneté Plurielle »-Membre du CFCM), Alexandrine VOCATURO (Enseignante et Militante anti-racisle), Yves MARCHI (Enseignant et Militant anti-racisle), Miguel GONZALES (Syndicaliste-Enseignant-Militant RESF), Abderrahmane DAHMANE ( Secrétaire national de l’UMP-Président du Conseil des Démocrates Musulmans), Madjid MESSAOUDENE (Cadre 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Territorial), Rahim RAZIGAT (Responsable Associatif), Marie-Christine LACAZETTE (Enseignante), Brahim JLALJI (Militant Anti-raciste), Véronique DEVRIENDT (Actrice associative), Nathalie L’HOPITAULT (Miltante associative et PCF), Monique PRIM (Conseillère Municipale-93), Khaled HADOUN (Associatif), François COLOMBANI (Citoyen), Marie-Christine VERGIAT (Militante des Droits de l’Homme), Pierre GIRAULT (Conseiller Municipal PCF Montfermeil), Réseau Solidaire et Citoyen (Association), Jean-Blaise LAZARE (Educateur Spécialisé A.S.E. 93), Serge GROSSVAK (Conseiller Municipal), Kaïssa MSSASSI (Membre du Collectif "Article Premier"), Marguerite ROLLINDE (Chercheure), Claire MOUCHARAFIEH (Rédactrice-Graphiste), Khaled BEN M’BAREK (Militant Associatif), Ricardo CORONADO (Enseignant), Mohieddine CHERBIB (Militant des Droits Humains), Moa ABAÏD (Comédien), Alain BASCOULERGUE (Chargé de communication), Fouad FOURJI (Chercheur en sciences de l’éducation), Elise LOWY (Militante Ecologiste), Raphaël YEM (Coordinateur du magazine Fumigène), Samia KRIENS ( Présidente de l’Association FAIDES), Robert KISSOUS (Militant Associatif), Agnès GUEGUEN-CLUZEL (Coordination 93 de lutte pour les sans papiers-Infirmière), Thierry CANNENPASSE (UNADE), Fouad AHMINE (Secrétaire du groupe communiste à la région rhône-Alpes), Alain VERMEERSCH (Documentaliste), Zora CHORFA (Elue municipale Communiste Grenoble), Jérome GLEIZES ( Conseiller d’arrondissement Vert Paris), Nourredine CHATTI ( Economiste), Brahim JLALGI (Militant Anti-raciste), Catherine GRUPPERT (Militante Anti-raciste), Ali REBOH (Enseignant-Président du collectif 30.11), Hanafi AOURAGH (Cadre BTP-Militant Associatif), Kamel MEZITI (Associatif), Rachid DEHOUCHE ( Chargé de mission en insertion), Jean-Jacques BAUDRIER ( Conseiller Municipal Paris 20è), Mathieu BRABANT ( Enseignant-Syndicaliste CGT), Nadia YOUNESSI (Fonctionnaire Territorial), Malika MAALEM (Responsable Associatif),

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