L’avocat d’Ali Al-Marri sans nouvelles de son client détenu aux Etats-Unis

Dernier « combattant ennemi » du territoire américain, Ali Al-Marri, fortement suspecté par le gouvernem

vendredi 20 mars 2009

Dernier « combattant ennemi » du territoire américain, Ali Al-Marri, fortement suspecté par le gouvernement américain d’avoir été en service commandé aux USA à la solde d’Al-Qaïda, a été inculpé fin février de "soutien matériel au terrorisme" par un tribunal de droit commun, après avoir purgé une peine de six ans de détention militaire sans charge.

Censé comparaître lundi devant un tribunal de Peoria dans l’Illinois, afin d’être officiellement informé des charges qui pèsent contre lui, son avocat, Andrew Savage, qui plaidera son innocence, interpelle vivement l’administration sur le fait qu’on le maintient actuellement sans informations sur son client.

N’ayant obtenu le droit d’être assisté d’un avocat qu’en 2005, Ali Al-Marri était jusqu’à ces derniers jours détenu dans la prison militaire de Charleston dans une cellule réservée aux civils, avant d’être transféré vers une destination inconnue de son plus proche interlocuteur, son défenseur.

Se réfugiant derrière des raisons de sécurité, les agents civils chargés des transferts se conforment à leur devoir discrétionnaire, répondant par le silence aux interrogations légitimes et des plus légales de Me Savage.

« Nous ne savons même pas s’il a déjà été transféré dans une prison fédérale, la seule chose dont nous sommes sûrs, c’est qu’il sera lundi au tribunal, ils sont obligés de l’y amener » réprouve M. Savage, devant ce qui s’apparente à un abus de pouvoir caractérisé.

Publicité

commentaires