Mercredi 23 mai 2012
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L’autocritique de M. Alain Juppé

Un colloque s’est tenu le 16 avril à l’Institut du monde arabe, et à l’initiative du ministère français des affaires étrangères, sur le thème : « Printemps arabe : enjeux et espoirs d’un changement ». C’est M. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères et européennes, qui a tiré les conclusions dans un discours qui mérite une attention d’autant plus grande qu’il constitue une véritable autocritique, exercice auquel répugnent en général nos responsables politiques.

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Un colloque s’est tenu le 16 avril à l’Institut du monde arabe, et à l’initiative du ministère français des affaires étrangères, sur le thème : « Printemps arabe : enjeux et espoirs d’un changement ». . C’est M. Alain Juppé, ministre des affaires étrangères et européennes, qui a tiré les conclusions dans un
discours
qui mérite une attention d’autant plus grande qu’il constitue une véritable autocritique, exercice auquel répugnent en général nos responsables politiques.

Le ministre a d’abord reconnu que la France avait été surprise par le printemps arabe et qu’elle avait trop longtemps fermé les yeux sur les pratiques autoritaires des gouvernements arabes :


« Il faut bien le reconnaître, pour nous tous, ce “printemps” a constitué une surprise. Trop longtemps, nous avons pensé que les régimes autoritaires étaient les seuls remparts contre l’extrémisme dans le monde arabe. Trop longtemps, nous avons brandi le prétexte de la menace islamiste pour justifier une certaine complaisance à l’égard de gouvernements qui bafouaient la liberté et freinaient le développement de leur pays. »

« Et voilà que soudain, dans la ville de Sidi Bouzid, en dehors de toute mouvance politique ou religieuse, un jeune homme s’immole par le feu. Voilà que soudain, de proche en proche, la flamme de la liberté se propage dans toute la région. C’est la jeunesse d’Egypte qui se lève, la Libye qui se révolte, les peuples arabes qui se soulèvent contre l’oppression. Ce sont les citoyens qui revendiquent leur dignité et crient leur aspiration à la liberté individuelle, au respect de la personne et à la libre expression de leurs opinions – toutes ces valeurs universelles chères à la France, pas seulement à la France puisqu’elles transcendent les civilisations, les cultures et les frontières et qu’elles font aussi le bien commun de l’Organisation des Nations unies. » (...)

« Ce “printemps arabe” ne doit pas nous faire peur. Si j’ai parlé tout à l’heure d’enthousiasme et d’inquiétude, c’était pour me borner à un constat et non exprimer une conviction personnelle. » Le ministre répondait aux inquiétudes que traduisent les sondages effectués en France et en Europe.

« Il est le fruit d’un courage hors du commun. Avons-nous oublié le prix de la liberté et de la démocratie, nous qui, il y a 70 ans, nous sommes battus pour défendre ces valeurs ? Avons-nous oublié ce qu’il en coûte de sang versé et de vies sacrifiées quand on s’élève contre la barbarie, quand on défie un tyran comme les libyens le font aujourd’hui ? »

« Ce “printemps arabe” est le fruit de la responsabilité. J’en veux pour preuve l’attitude des jeunes Egyptiens de la place Tahrir. Je les ai rencontrés le mois dernier, lors de ma visite au Caire. Je les ai écoutés me parler de leurs projets, de leurs espoirs, de leurs craintes. J’ai été impressionné par leur calme, mais aussi par leur refus de se laisser confisquer une victoire qui est celle de leur peuple, et non celle d’un parti ou d’une religion. Je me suis laissé gagner par leur enthousiasme, par leur rêve d’une Egypte réconciliée, démocratique, capable de donner du travail à sa jeunesse. Je me suis dit : “Et si les peuples arabes réussissaient ?”. (...) Oui, pour nous tous, ce “printemps arabe” est un immense espoir. Mais c’est aussi un immense défi. »

Le ministre a aussi reconnu que la politique de boycott des forces d’opposition dans le monde arabe n’avait pas été fructueuse, qu’il fallait parler avec tout le monde, y compris les groupes islamiques, en premier lieu les Frères musulmans.


« C’est enfin le sens du message que j’ai adressé à nos ambassadeurs dans les pays arabes que j’ai réunis hier à Paris, en leur demandant d’élargir le spectre de leurs interlocuteurs à l’ensemble des acteurs de la société civile. Trop longtemps, nous nous sommes consciemment ou inconsciemment un peu trop limités dans nos contacts, limités aux gens en place si je puis dire. Je crois que nous devons parler, échanger nos idées avec tous ceux qui respectent les règles du jeu démocratique et bien sûr le principe fondamental du refus de toute violence. Et je souhaite que ce dialogue s’ouvre sans complexe aux courants islamiques, dès lors que les principes que je viens d’évoquer, les règles du jeu démocratique, le refus de toute violence sont respectés de part et d’autre. »

« M. Ben Salem [un membre du parti tunisen Al-Nahda présent au colloque] nous a dit tout à l’heure que les islamistes allaient nous surprendre. Chiche ! Surprenez-nous, je ne demande que cela. Et nous allons nous aussi vous surprendre, parce que nous ne sommes pas du tout dans une disposition d’esprit qui consiste à stigmatiser le monde musulman ou la religion musulmane, mais, bien au contraire, à dialoguer avec elle. Et je vous fais même une proposition : parlons ensemble de ce qu’est la laïcité, pour vous, pour nous, peut-être pourrons-nous nous retrouver sur un terrain commun. La France dispose d’un formidable outil diplomatique pour y parvenir et je voudrais saluer nos ambassadeurs de la région Afrique du Nord – Moyen-Orient dont j’ai dit qu’ils s’étaient réunis hier à Paris et qui ont assisté avec beaucoup d’assiduité à ce colloque. Nous devons simplement réorienter nos instruments en ce sens, qu’ils soient politiques, économiques ou culturels. Aujourd’hui, c’est toute notre politique à l’égard du monde arabe que nous devons repenser. »

Comment le ministre conciliera cette stratégie avec le discours islamophobe tenu par le gouvernement auquel il appartient reste encore à voir.

Le ministre a justifié la politique de la France en Libye et expliqué les bases légales de l’intervention militaire :

« Cela m’amène à une question sur laquelle je souhaite m’exprimer sans ambiguïté. Notre politique n’a pas pour objectif de conduire à des changements de régime. Nous n’avons pas l’intention de décider de la nature et de la répartition des compétences internes de pays qui sont indépendants. Nous nous exprimons, nous condamnons, nous intervenons sur le seul fondement du droit international et, en particulier, de la mise en œuvre du principe nouveau, adopté en 2005 par l’organisation des Nations unies et inscrit pour la première fois dans une résolution du Conseil de sécurité, je veux parler du principe de responsabilité de protéger, dont je rappelle ce qu’il est : au terme de ce principe adopté par les Nations unies à l’unanimité, les gouvernements ont pour responsabilité de protéger leur peuple contre les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides. Et s’ils ne le font pas, la communauté internationale se reconnaît le droit de se substituer à eux. C’est la raison pour laquelle notre action en Libye se déroule dans le cadre strict posé par les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, ce qui ne nous empêche pas naturellement de demander le départ de Kadhafi, parce que nous considérons que son maintien au pouvoir n’apparaît plus compatible avec la protection des citoyens libyens. »

Quelques minutes plus tôt, le ministre avait déclaré :

« Le troisième enjeu, c’est de changer notre regard sur le monde arabe. Nous, Français, pensions très bien connaître ces sociétés, avec lesquelles nos liens sont anciens et solides. Mais le “printemps arabe” nous a pris au dépourvu et nous a montré que nous en ignorions des pans entiers. Aujourd’hui, nous avons besoin de la vision des entrepreneurs et des responsables associatifs. Nous avons besoin de la vision des artistes et étudiants. Nous avons besoin de la vision des blogueurs, de ceux qui disent “non” et des nouveaux acteurs qui émergent. »

M. Juppé a souligné l’importance d’accompagner le printemps arabe, notamment dans le domaine économique et social :

« Ne nous y trompons pas : si dans six mois, dans un an, nous n’apportons pas de réponses aux attentes des populations, si dans six mois, dans un an, les jeunes demeurent privés de perspectives et les peuples sont plongés dans une pauvreté plus grande encore que celle qu’ils connaissaient jusqu’à présent, rien ne pourra les empêcher de céder à la tentation des extrêmes. Rien ne pourra les empêcher de se jeter dans les bras des radicaux de tout bord. »

« C’est donc notre responsabilité à tous de conjuguer nos efforts pour faire émerger une zone de stabilité et de prospérité dans cette région du monde. C’est notre responsabilité et notre intérêt à tous d’enrichir encore cette “mémoire des deux rives” née de notre destin commun, de permettre cette “rencontre fondamentale entre l’Orient et l’Occident” que le grand orientaliste français Jacques Berque appelait de ses vœux (D’où je venais). »

La question à laquelle le ministre ne répond pas est de savoir si nous imposerons à ces Etats les mêmes politiques qu’au cours des deux dernières décennies, politiques fondées sur l’ouverture des marchés et sur une libéralisation de l’économie qui n’a profité qu’aux plus riches et aux corrompus.

Sur le conflit israélo-palestinien, le ministre est resté vague :


« Je pense bien sûr d’abord au conflit israélo-palestinien. Les aspirations du peuple palestinien ne sont pas moins légitimes que celles des autres peuples de la rive sud. Israël, pour sa part, a le droit de vivre en sécurité et en paix. C’est pourquoi, au cours des prochains mois, l’idée d’un Etat palestinien démocratique, viable, continu, vivant en paix et en sécurité aux côtés de l’Etat d’Israël, doit quitter le registre de l’incantation pour devenir une réalité. Nous connaissons tous les grands paramètres d’une solution : ils doivent désormais être mis en œuvre. La France ne ménagera pas ses efforts en ce sens. »

Et la question reste posée : Paris votera-t-il en faveur de l’admission d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 aux Nations unies en septembre ?

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Commentaires

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Juppé n’est qu’une girouette, qui déclarait qu’il désapprouvait l’intervention en Afghanistan et l’entrée à l’Otan... avant d’entrer au gouvernement. Il ne mérite que notre mépris, et pas seulement pour ce retournement de veste, mais pour l’ensemble de sa carrière. Alors tout ce qu’il peut déclarer pour se faire bien voir doit être pris pour des paroles provisoires, et ce langage est tout-à-fait en phase avec la politique actuelle de la France, hélas !

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Mais que fait Alain Juppé dans le gouvernement de Sarközy ???

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Salamu alaïkum Monsieur Lamartine !.

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Monsieur Juppé a apparamment changé. je me souviens de lui disant sur le choix du 1er printemps arabe,Algérien en l’occurrence, :" nous ne discutons pas avec des gens aux kalachnicoves sur la tables".Quand en 1991 il a préféré soutenir le coup d’état des généraux algériens contre le choix du peuple.
"il n’ ya que les imbéciles qui ne changent pas d’avis",en plus venant " du plus intelligent parmi nous" qui se pense le candidat le mieux placé de l’ump pour 2012 à la place de son chef qui semble n’avoir aucune chance de l’emporter,les arabes lui pardonnent.

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je suis un citoyen de la rive sud,petit fils d’une personne qui est née(1888)sous le dominance française et mourut en 1983 aprés avoir gouté au bonheur de la liberté,et assité au developpement de son pays L’ALGERIE ,et enfin pu élevé ses petits enfants selon la culture Arabo-musulmane qui est la sienne.

Je m’exprime aujourd’hui en personne libre grâce au courage de mes ancètres qui se sont révoltés contre l’INJUSTICE et le CRIME .

je trouve ce discours de Mr Jupé correcte dans ses principes universels de Liberté et de Justice pour tout les peuples Là ou il puissent vivre et de quelques religion et/ou culture aux quelles ils puissent appartenir.Je souhaite qu’il s’exprime au nom de tout les français(LIBERTE,EGALITE,FRATERNITE)Amène

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Bravo à Alain Juppé pour cette intervention. A sa remarque "nous avons besoin de la vision des artistes et des étudiants", il pourrait ajouter celle des chercheurs (je parle des vrais chercheurs, qui travaillent dans le cadre du CNRS ou de l’Université, pas ceux qui dirigent des instituts fantaisistes et qui ont la faveur des medias), qui ont signalé depuis au moins trente ans les dangers du soutien aux régimes autoritaires qui tombent aujourd’hui. Rien d’autre d’ailleurs n’a été dit par les uns ou les autres sur "Oumma.com", et nous nous sommes fait au mieux traiter d’islmistes, au pis, pour certains d’entre nous, nous avons été menacés de radiation du CNRS, ou avons subi des sactions adminisratives. Chaqun sait ici de qui je parle. Il serait temps que nos responsables politiques se rendent compte que par nos prises de position nous les avons protégés plutôt qu’insécurisés, et qu’heureusement, nous avons fait entendre une autre voix de la France...

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Gresh cite Juppé : "« Il est le fruit d’un courage hors du commun. Avons-nous oublié le prix de la liberté et de la démocratie, nous qui, il y a 70 ans, nous sommes battus pour défendre ces valeurs ? Avons-nous oublié ce qu’il en coûte de sang versé et de vies sacrifiées quand on s’élève contre la barbarie, quand on défie un tyran comme les libyens le font aujourd’hui ? »

"On" s’est élevé contre la barbarie nazie ? Qui ca ? Une partie du peuple français seulement, des communistes surtout. Mais l’élite de France, la bourgeoisie, comme dans TOUS les pays d’Europe, sauf la Grande Bretagne et encore, a collaboré avec Hitler. Presque toutes les économies étaient attelées à la machine de guerre nazie. Bilan : près de 25 millions de morts pour l’URSS seule, qui a joué le rôle essentiel dan la guerre contre la fascisme !
Quant au "tyran libyen", comme le dit JUppé, la bourgeoisie française en a fait bien pire que lui. Les massacres de Madagascar, de Cameroun, d’Indochine, d’Algérie ? La traite d’esclaves ? Allez Juppé, encore un effort !

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Je dis à J M Cros ne vous en faites pas cher Monsieur "les Arabes" connaissent bien les vrais chercheurs des chercheurs qui ne cherchent que par demande et commande !Je ne sais d’ailleurs si eux-même savent ce qu’ils cherchent !!Le moment venu la vérité fera son chemin....Bon courage à vous et à vos collègues.

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Merci "Algérien" :) De tels propos sont toujours encourageants...

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" Entre 1916 et 1922, l’empire ottoman et ses marches firent l’objet d’intenses tractations entre Français et Britanniques. Après 1918, les Etats-Unis se posèrent en arbitres, au nom du « droit des peuples ». Pourtant, à aucun moment, les populations locales ne furent réellement consultées. Le partage territorial en fut durablement fragilisé..." Henry Laurens

M.Juppé dont les objectifs politiques ne dérogent pas aux accords Sikes-Picot ,s’emploie à calmer le jeu par des discours lénifiants au regard d’un monde arabe en pleine gestation.

Tout ça c’est que du baratin.

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Picot qui sera vite remplacer par l’insipide sobriquet "Bicot".

au début

puis

ensuite

et aujourd’hui on prend les mêmes et on recommence. Retour à la case départ sans recevoir les 20000.

La Tunisie,l’Egypte puis la Syrie. Il ne manque plus que le Maroc et l’Algérie dont on imagine aisément que quelques attentats disséminés ici et là profiteraient à l’odieux dessein en cela qu’ils boucleraient la boucle.

la Méditerranée de nouveau sous contrôle avec les ricains comme garde-fou.Des fois que les chinois,les indiens,les allemands,les turcs et qui d’autres encore, ne viennent à poser légitimement les questions qui fâchent.

Au risque d’augurer quelques mauvais présages,je puis dire maintenant que la réélection de M.Sarkozy ne fait plus de doute.

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Bonsoir, Tout à fait d’accord avec JM Cros. Espérons qu’A. Jupé, réalise son projet unversitaire Sud-médittéranien au bénéfice du développement, sans trop d’obstacles et de changement de politique. Cdlt

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Compte rendu de la journée d’action : Entre le marché et la mairie
1er mai 2011

Ce dimanche 1 mai s’est déroulée la sixième journée de mobilisation des membres de l’IFESI. Journée en trois temps. D’abord la mobilisation des étudiants qui, ne pouvant pas assister à leur cours dans les locaux de l’institut, ont décidé de les suivre sur la place du marché. Nous nous sommes donc rendus au marché de Boissy-Saint-Léger où nous avons fait deux groupes d’étude. Les étudiants ont pu, sous le regard des passants, recevoir des cours de sciences islamiques et d’arabe entrecoupés par des passages « un peu énervés » des élus de la mairie. Sur l’itinéraire aller/retour de la marche, la police nous a escortés de façon « bienveillante ».
Dans une ambiance apaisée, la journée s’est poursuivie à la mosquée de Boissy-Saint-Leger, où avait été déplacée la conférence prévue dans nos chers locaux. Les étudiants et les fidèles de la mosquée ont pu assister à deux interventions de qualité, l’une sur le combat des Algériens en vue de leur indépendance et l’autre sur l’islamophobie en France. Ce petit intermède culturel nous a permis de reprendre des forces pour la fin de la journée et la rencontre mairie/représentants de l’IFESI.
Cette réunion dont nous attendions beaucoup, nous a juste rappelé ce qu’est le petit jeu politique. Tous les reproches faits à l’architecte ont disparu en sa présence pour bien montrer qu’en fait on cherchait juste à nous décrédibiliser. Il nous restait ensuite à apprendre que rien n’a changé et que la ville continue infructueusement de chercher des salles disponibles. Nous passerons sur les provocations, menaces et paroles déplacées. Le seul point positif a été de voir la motivation des étudiants présents à la sortie, car, comme ils l’ont dit, « on ne lâchera pas !!! ».
La mobilisation ne fait donc que commencer.

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Plutôt d’accord avec vous, Rachid Zani, les dictateurs et autres satrapes facilitaient grandement la tâche aux puissances occidentales : concentration des pouvoirs en un seul homme,(facilité dans la prise de décision), suppression des "libertés" et destruction de l’opposition (pas d’alternative et récup’ des opposants), etc ... .

Ce discours, (ainsi qu’aujourd’hui le matraquage médiatique sur la mort de Ben Laden) marque un tournant dans l’image que les puissances occidentales veulent donner des (bonds)arabes, invités - par la force - à franchir une autre étape dans le processus de mondialisation. Le reste , c’est du cinéma ... . Mais bon, dans les pays démocratiques, la "majorité" sur laquelle s’appuie les puissants adore qu’on lui raconte des histoires (qu’elles soient vraies ou fausses n’a pas vraiment d’importance).

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Ce discours de M. Alain Juppé est à remettre dans son contexte, l’institut du monde arabe.

Il est destiné à un public précis et ne reflète en rien le fond de la politique française.

Il rappelle le discours tenu au Caire par Obama à destination des peuples musulmans. Nous savons aujourd’hui ce qu’il est sur le terrain : (Guantanamo fonctionne à plein et les femmes et les enfants meurent toujours sous les bombes en Irak, en Afghanistan pire...la Libye vient de rejoindre ce sinistre cortége)

Monsieur Juppé ne sera crédible que dans les actes et non dans les paroles.

"Nous nous exprimons, nous condamnons, nous intervenons sur le seul fondement du droit international et, en particulier, de la mise en œuvre du principe nouveau, adopté en 2005 par l’organisation des Nations unies et inscrit pour la première fois dans une résolution du Conseil de sécurité, je veux parler du principe de responsabilité de protéger, dont je rappelle ce qu’il est : au terme de ce principe adopté par les Nations unies à l’unanimité, les gouvernements ont pour responsabilité de protéger leur peuple contre les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides."

A quand l’application concréte de ces principes exposés plus haut ?

Est ce que les massacres de Gaza, par les colons Israeliens entre dans cette définition ?

Si oui où était la France lors des bombardements ?

Est ce aussi valable pour le Yemen, Oman ou Barhein ?

Bien sûr que non...alors dans ce cas ce discours n’est que conte pour endormir les consciences !!!!

je ne vois aucune auto critique dans ce discours, seulement une tactique politique, orientée par la force des évenements dans les pays arabes..il faut bien s’adapter à l’atmosphère ambiant et aux intérets futurs non ?

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Sarko, "stupide ? Non, mais, voyons. Sans flatterie, il est l’imminence "grise" et toujours grisée des présidents du monde, aujourd’hui. Obama ? Bof, rien du tout devant Zorkoz. Revoyez la liste de tous ses ministres et mini-stresses, depuis son mandat, de vrais et vraies stratèèges. Regardez son MRP, un échantillon rare de "perles".
Donc, voyant l’étang à pucerons qu’il avait à Matignon et la mare aux moucherons dans son parti, voyant les élections sonner son glas, il s’est dit : il est bon, maintenant d’avoir un français "de souche", ni aristocratique ni populiste, sachant parler le français ancien, le latin et le grec, et surtout un grand politicien de renommée méditerranéenne. Alors, il chercha, employa le SDECE et le MI6 et a trouvé. Heureux de son aubaine, il le pria d’accepter le ministère des Affaires qu’il connaissait bien. Fût fait, vite fait.
Quels signes de super intelligence, d’ingéniosité, et de Politique de Haut Niveau, y a-t-il là ?

Primo : reformuler en arabe, grec, latin et français de souche tout ce que prononce le Pape Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Nicosarko 1er, car ses discours sont destinés aux "intellectuels" français, les vrais, comme les sommités St Coppé, Père Guéant, et les philosophes les vrais comme Zammour, béhache, ceux que vous connaissez, quoi.
En témoigne ce discours à l’Institut du monde arabe, et à l’initiative du ministère français des affaires étrangères. Voyez l’effet rapide et surprenant : "M. Ben Salem [un membre du parti tunisien Al-Nahda (dites- donc !) a vite compris, plus vite même que les français "ordinaires" et moins quand même que les intellos francs. Preuve que Perle Rare a su traduire les propos du Seigneur et répondre aux attentes des arabes, des tunisiens et surtout des "islamistes" en-na.. Donc, il ne faut pas être soupçonneux et complocratique et dire que le discours J n’est rien d’autre que les Paroles du S. Ce discours est un des compléments gratuits au Livre MRP citant les Années I-IV Sarko.

Secondo : La récolte arrive en courant et voilà que tout un chacun avance sa charrue, son bœuf, sa faucille oubliant qui est Le Maître des Cieux. D’accord, les sondages français ne le béatifient pas mais il en a de plus importants là bas en Libye. et c’est à cause, justement des sondages indigènes que sa Seigneurie a refusé d’assister à la béatification du Mort. Donc, s’Il se présente, il sera saint et Sauf. Sinon, c’est la Carte, dans la Botte Secrète qui renversera les vapeurs et fera de ces sondages français de l’eau d’ébonite. Secret d’Alcôve, on ne vous dira pas quel visage est sur cette Carte Maîtresse.

Tertio : lors de cette nuit blanche à la Maison noire de Washington, dans le bureau O-val, BO prit le téléphone, composa un numéro secret et attendit. Hillary, la futée, demanda innocemment : qui appelles-tu, Bo ? - L’Ami Sark. La tigresse se lança d’un bond, arracha l’écouteur qui va valser contre un mur. Non, mais t’es dingue ou Sénile, bo ? Tu veux informer l’Intelligent de L’Opération PK Géronimo ? T pas fu T. Il te devancera comme avec l’opération Tripot Litène et il sera Ré- Elu, et toi, qu’as-tu à présenter aux américains à part tes Flops ? Et, c’est ainsi que Barak a informé l’Anglo-saxon et pas Le Franc- Maçon, L’Intelligent, et non comme le racontent certains mécréants. Et qui peut réussir l’opération Pack Istan, comme Tripot-Litanie, sinon Jupp Eh eh ehé.

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le 05 05 2015 Le Maroc,l’Algerie,la Tunisie,la Lybie ne feront plus qu’un seul et même pays avec un seul drapeau,une seule monnaie,un seul président élu au suffrage universel pour un mandat de sept ans non renouvelable...les peuples berbero-arabes l’exigeront.. ils ont quatre ans pour se préparer..plusieurs associations travaillent dans ce sens soyez nombreux à les rejoindre (pour ceux que l’idée séduit bien sûr)...