L’annonce de la Parousie (partie 2 et fin)

S’il s’agit des droits qui ont suscité la révolte des colonies anglaises en Amérique du Nord, et ont f

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mardi 10 septembre 2002

L’annonce de la Parousie (partie 2 et fin)

S’il s’agit des droits qui ont suscité la révolte des colonies anglaises en Amérique du Nord, et ont fondé la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, personne à ce jour ne les a attribués à un quelconque prophète ou envoyé de Dieu. Bien au contraire, ils ont constitué une des premières applications-en avant première de la révolution française de 1789-des théories conçues par des philosophes et autres encyclopédistes, qui ont présidé à la construction de la nouvelle vision, celle du monde moderne, en faisant « table rase » des concepts du passé et notamment de l’enseignement des Eglises.

Cette construction, consolidée par la « déclaration des droits de l’homme et du citoyen » et par les campagnes napoléoniennes, fût d’ailleurs formellement condamnée en 1864 par le Pape Pie IX dans le Syllabus errorum, ou « recueil des quatre vingt erreurs de notre temps », et ce, lors d’un concile œcuménique en présence des Eglises orthodoxes et protestantes.

S’agirait-il des droits consolidés par la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » du 10 décembre 1948 ? Ce nouveau texte, rappelant et actualisant les textes précédents avait pour objet de remettre de l’ordre dans un monde ravagé par les conflits entre nations « civilisées » (entre 40 et 50 millions de morts ), et de prévenir de nouvelles catastrophes sur le territoire européen. Il posait les bases de la mondialisation dans le droit fil de la vision moderniste, séculière et rationaliste, celle des doctrines des « lumières » .

Celle-là même pour qui l’homme, sujet de ces « droits », n’est pas l’Adam de la Bible ou du Coran, mais le résultat d’une mutation dans une lignée de primates, produit de l’évolution de la matière sous sa forme animale. Ses droits ne seraient alors qu’une formulation à partir de cogitations de sa raison légiférante, de codifications destinées à réguler ses rapports avec la nature mère, et avec ses congénères.

Mais alors, ces droits que monsieur Georges W Bush nous dit, avoir reçu de Dieu, quels sont-il ?

Tous ceux qui se sont intéressés aux textes sacrés chrétiens savent qu’aucun des quatre Evangiles officialisés par l’Eglise, ne prétend être un code juridique ni même un recueil de principes normatifs.

Les fondamentalistes de l’Islam peuvent se prévaloir, par contre, d’un texte où des normes formellement énoncées, régissent tous les aspects de la vie en société, en ses plus petits détails juridiques dans beaucoup de cas, en ses principes généraux dans tous les autres. Ils se souviennent par ailleurs ,qu’il n’y a pas si longtemps ces normes ont été à l’origine d’une brillante civilisation qui a sortie l’humanité de la barbarie antique et de l’obscurantisme moyenâgeux.

Monsieur Georges W Bush serait-il le Messie de la fin des temps revenu sur terre pour dire aux hommes l’ultime Vérité avant l’Apocalypse ?

A bien considérer les choses, depuis la destruction savamment programmée de l’Irak, et la condamnation à la mort lente d’un peuple héritier de la première civilisation humaine, à la condamnation froidement délibérée de la planète à un réchauffement destructeur, en passant par le massacre des Palestiniens, des Afghans, des Tchétchènes… il y a tout lieu de croire que nous aurions plutôt affaire à l’Antéchrist, le « Dedjel »,annonciateur incontournable de la Parousie dans les religions monothéistes.

Hadj Habib Hiréche

Merci à Hadj Habib Hiréche

Article paru dans le quotidien d’Oran (11/07/02)

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Membre du bureau de la Fondation Emir Abdelkader (section d'Oran/Algérie)

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