L’affiche anti-minarets divise la Suisse

Relayant une campagne anti-minarets aux relents nauséeux pour influer sur le référendum populaire du 29 nov

vendredi 9 octobre 2009

Relayant une campagne anti-minarets aux relents nauséeux pour influer sur le référendum populaire du 29 novembre prochain, une affiche propagandiste sème la discorde chez nos voisins helvètes au nom de la liberté d’expression.

Si la municipalité de Fribourg marche sur les pas de Lausanne, Yverdon-les-Bains et Bâle-Ville en s’opposant à l’étalage sur ses murs d’une vision apocalyptique de l’islam, les villes de Genève, Lucerne et de Zurich, bien que très critiques sur le fond et la forme de cette communication de la terreur, se prononcent néanmoins en faveur de son affichage au nom de la préservation de la liberté d’opinion politique.

De bien étranges contradictions qui trahissent, une fois encore, la plus grande confusion des élus face à une liberté fondamentale totalement pervertie à dessein, la liberté d’expression.

Car comment comprendre que les autorités des villes phares que sont Genève, Lucerne et Zurich puissent à la fois décrier une affiche jugée unanimement délétère, nourrissant les pires préjugés islamophobes, et en même temps céder aux sirènes pernicieuses de la liberté de tout dire ?

Garants de la cohésion sociale, les premiers magistrats des places fortes concernées prennent des risques décidément bien inconsidérés.

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