L’académicien Angelo Rinaldi démissionne pour ne pas avoir à honorer Eric Zemmour

Jamais journaliste starisé par le petit écran en téléprédicateur ultra-réactionnaire, jamais condamné

mercredi 9 mars 2011

L’académicien Angelo Rinaldi démissionne pour ne pas avoir à honorer Eric Zemmour

Jamais journaliste starisé par le petit écran en téléprédicateur ultra-réactionnaire, jamais condamné pour une nostalgie française aux inflexions racistes et notoirement islamophobes n’aura été autant porté aux nues par un aréopage trié sur le volet, fine fleur de la sphère politico-médiatique, qui fait bloc derrière ce précieux Cassandre du PAF, jusqu’à lui offrir des tribunes et lui décerner des prix !

Reconnu coupable par la justice, mais amnistié par sa très influente confrérie, le tapis rouge de la réhabilitation organisée n’en finit plus de se dérouler sous les pieds d’Eric Zemmour, à l’image de la haute distinction attribuée par la vénérable association de Défense de la langue française.

Un insigne honneur que n’a pu se résoudre à accorder l’écrivain et académicien Angelo Rinaldi, lequel a purement et simplement démissionné de la présidence de l’association Défense de la langue française (DLF) pour ne pas avoir à se salir les mains en décorant Eric Zemmour. "Je refuse de présider une association qui récompense et donc légitime la propagande haineuse de M. Eric Zemmour. Je démissionne donc de mes fonctions (...) et quitte totalement l’association", a-t-il déclaré au journal Libération.

La prime au langage châtié pour ne proférer qu’anathèmes et crier à l’hallalisation de la France est certainement la plus perfide des gratifications, qui ressemble fort à une très respectable prime au racisme, en tout bien tout honneur...

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