L’Union européenne suspend ses relations avec le gouvernement israélien

L’Union européenne suspend ses relations avec le gouvernement israélien Par Abbas Aroua [Bruxelles,

dimanche 5 avril 2009

L’Union européenne suspend ses relations avec le gouvernement israélien

Par Abbas Aroua

[Bruxelles, 6 avril 2009. Après plusieurs tentatives de Javier Solana, haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune et secrétaire général de l’Union européenne, de convaincre Benyamin Netanyahou, premier ministre israélien fraichement élu, pour revoir sa position et accepter le principe de « deux Etats », l’Union européenne a décidé de suspendre ses relations avec le gouvernement de l’Etat hébreux et de ne plus traiter qu’avec le président Shimon Peres qui a des positions plus modérées à l’égard de la question palestinienne.

Benyamin Netanyahu est connu pour ses positions extrémistes ne reconnaissant pas les accords conclus par ses prédécesseurs, préférant le concept de « paix économique » avec les Palestiniens au lieu de « paix politique ». Dans le gouvernement qu’il vient de former, il s’est entouré de faucons, le plus emblématique d’entre eux étant son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, connu pour ses déclarations tonitruantes comme celle de « bombarder Gaza avec l’arme atomique » ou « jeter les prisonniers palestiniens dans la mer morte ».

Cette décision rappelle une autre décision similaire prise par l’Union européenne concernant la suspension de ses relations avec le gouvernement Hamas élu le 26 janvier 2006 avec une majorité de voix par le peuple palestinien, à cause de ses positions « radicales » vis-à-vis d’Israël, et de ne traiter qu’avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.]

J’ai reçu ce texte ce matin par courriel d’un ami. Surpris, je me suis rendu sans tarder sur le site Internet de la Commission européenne pour retrouver le communiqué officiel. Hélas ce fut en vain. En appelant l’ami expéditeur du courriel, j’ai découvert qu’il s’agissait d’un canular. Il me dit – avec un rire malicieux – : « Tu y as cru ? Quelle naïveté ! Le jour où ces gens-là abandonneront leurs ‘deux poids, deux mesures’, j’abandonnerai les sciences politiques pour aller pêcher dans une île déserte. »

Abbas Aroua

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