L’Union européenne refuse d’aligner des forces militaires supplémentaires en Afghanistan

Par la voix de son chef de la diplomatie, Javier Solana, l’Union européenne a fait connaître sa décision

mardi 10 mars 2009

Par la voix de son chef de la diplomatie, Javier Solana, l’Union européenne a fait connaître sa décision de ne pas renforcer son aide militaire à l’Afghanistan, préférant à l’option militaire la dimension politique, en oeuvrant notamment au rapprochement entre l’Afghanistan et le Pakistan, ou encore en consolidant les institutions diplomatiques et parlementaires locales.

Cette prise de position européenne qui affiche sa volonté de contribuer à la stabilité et au redressement du pays mais par d’autres voies, intervient au moment même où le vice-président américain, Joe Biden, effectue sa première visite aux sièges de l’Otan et de l’Union européenne à Bruxelles pour évoquer ce qui est devenu Le dossier majeur de politique étrangère pour Washington : la stratégie à déployer en Afghanistan.

Missionné pour fédérer les pays de l’Otan dans une mobilisation massive pour soutenir les Etats-Unis dans leur action sur le terrain face une situation militaire en Afghanistan et dans la région qui empire, M.Biden a, dans un ton des plus alarmistes, mis en garde contre cette évolution explosive qui représente une menace pour l’Occident dans son ensemble.

L’agenda chargé de M. Biden l’amènera à multiplier les entretiens, en premier lieu avec les membres du Conseil de l’Atlantique nord, composé des représentants permanents des Etats membres, puis avec le secrétaire général de l’Otan Jaap de Hoop Scheffer, M. Solana et le Premier ministre belge Herman Van Rompuy.

L’Europe s’affranchira-t-elle de la tutelle américaine, et réussira-t-elle à imposer sa différence d’approche dans la résolution de ce conflit qui est le « nouvel Irak » de Barack Obama ?

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