L’Union des Mosquées rhône-Alpes souhaite ardemment le retour au calme

La France est depuis une semaine marquée par des troubles graves à l’ordre public qui ne peuvent qu’inqu

mardi 1 novembre 2005

La France est depuis une semaine marquée par des troubles graves à l’ordre public qui ne peuvent qu’inquiéter tous ceux qui s’intéressent à la vie sociale du pays.

L’une des grandes difficultés est que derrière ces faits de délinquance qui appellent une réponse judiciaire ferme, apparaissent des causes profondes qui traduisent un vrai désarroi de la jeunesse, comme si la société n’était plus faite pour elle.

L’injustice sociale, les disparités de revenus et de perspectives professionnelles, le sentiment d’un racisme latent vécu au quotidien par des travers qui vont des contrôles d’identité répétitifs, à la discrimination l’emploi, crée hélas le terreau à partir duquel pousse le goût de la révolte, réponse à ce qui est ressenti comme une violence sociale.

L’Union des Mosquées Rhône-Alpes (U.M.RA) comme nombre d’institutions musulmanes, sont les observateurs privilégiés de cette incompréhension sociale qui s’installe.

Alors que la foi reste chez le croyant une richesse intérieure, permettant espérance et confiance, l’islam a trop souvent été présenté comme le fauteur de troubles, par des amalgames délibérés entre religion et activisme extrémiste, ou entre reconnaissance d’une culture et dérive du communautarisme. Les propos récents d’hommes politiques proclamant que la « guerre ethnique » trouvait sa source dans les mosquées, illustrent tristement une course à l’intolérance, contre laquelle les hommes de paix et de raison doivent combattre.

L’Union des Mosquées rhône-Alpes souhaite ardemment le retour au calme et à la paix des esprits. Comme elle l’a toujours fait, elle renouvelle sa disponibilité pour toute démarche de concorde civile.

Elle refuse en revanche de prendre une place qui ne serait pas la sienne, car s’il faut reconnaître à la religion musulmane toute sa place dans la société, elle n’a aucune vocation à remplacer les politiques économiques et sociales qui seules peuvent convaincre la jeunesse des banlieues, qu’elles aussi sont la jeunesse de la France.

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