L’Union Européenne en veille sur la radicalisation des jeunes musulmans

Si, selon les avis d’experts de la sécurité, l’offensive israélienne à Gaza et les manifestations popu

jeudi 12 février 2009

Si, selon les avis d’experts de la sécurité, l’offensive israélienne à Gaza et les manifestations populaires qui se sont multipliées dans plusieurs états membres de l’union ont exacerbé un fort ressentiment au sein de la jeunesse musulmane européenne, certains commentaires officiels de la Commission et du conseil des ministres de l’UE semblent observer une certaine circonspection : "J’ai un doute mais j’aimerais savoir. Je pense en tout cas que les chaînes arabes d’information ont joué un rôle considérable que nous nous devons d’examiner"( dixit un officiel).

Les menaces émanant de groupuscules islamistes sont toujours jugées "sérieuses", dans les trois pays leaders que sont la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Du côté de la Commission, et notamment de la direction générale Justice, liberté, sécurité que dirige le français Jacques Barrot, l’heure est à la prudence et au discernement en évitant la stigmatisation de toute une communauté.

Désignés comme des lieux de prédilection de la radicalisation, les prisons, les établissements d’enseignement et Internet, font l’objet d’études diligentées par la Commission pour contrecarrer toute rhétorique prosélyte, en recourant à la société civile musulmane notamment dans le contexte carcéral, et relayées par des actions concrètes en milieu scolaire.

Certains rapports soulignent l’importance d’analyser l’impact d’une résolution des conflits en cours sur la "contre-radicalisation" en Europe.

Une conclusion frappée au coin du bon sens, dont on aimerait qu’elle ait une résonance internationale la plus équitable qui soit pour les palestiniens.

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