A force de brimer le peuple, de le priver de ses choix politiques et de sa souveraineté la plus fondamentale, on risque à terme, d’obérer les chances de paix en démultipliant peut-être dans cette région déjà fortement éprouvée par les guerres, les poches de résistances ; y compris des plus « radicales », quand les opportunités politiques offertes aux oppositions sont précisément nulles ou presque.
La situation
actuelle dans les territoires palestiniens devrait normalement préoccuper
chacun d’entre nous, musulman ou non, en d’autres mots, toute personne de
conscience droite résolue à comprendre le fond du problème et révoltée par
l’inertie dont fait lamentablement preuve ce que l’on ose encore appeler :
« La Communauté internationale ». Pourquoi laisse-t-on les choses
s’envenimer est-on droit de nous interroger ?
Aussi, je ne
parlerai pas forcément en tant que spécialiste du Proche-Orient et encore moins
d’Israël ou de la Palestine sans être totalement un néophyte en la
matière ; mais tel un modeste citoyen s’essayant, autant que faire se
peut, au délicat exercice de l’esprit critique à l’aune d’éléments ou
d’événements précis, documentés s’il en est ; susceptibles ainsi d’éclairer
un tant soit peu un conflit interpalestinien (qui implique des parties tierces
extérieures à la région) au premier abord inextricable. Comment en est-on
arrivé là ?
Ce faisant, je
tenterai de démontrer que le Hamas (Mouvement de Résistance Islamique) était,
il y a encore peu, fréquentable, et qu’il n’est absolument pas le principal
responsable de la situation de blocage et d’impasse face à laquelle nous nous
trouvons depuis des mois. Celle-ci est-elle au contraire la résultante de trois
fautes majeures, outre l’abandon de « la feuille de route »,
imputables pour une large part aux grandes puissances de ce monde, y compris
Israël, et accumulées depuis janvier 2006 ; point de départ des
difficultés et des tensions entre bandes interposées dans les Territoires ;
dans la bande de Gaza en particulier.
-
Non reconnaissance internationale de la sanction des élections
législatives démocratiques du 25 janvier 2006 ayant donné au Hamas une
confortable majorité ; soit 74 sièges de députés sur les 132 que compte le
Parlement. Les aides traditionnellement allouées par les Etats-Unis, l’Union
européenne et d’autres pays du monde (pays arabes, Japon) aux Palestiniens sont
en conséquence, en guise de représailles, gelées.
-
Le gouvernement d’union nationale constitué en urgence à l’occasion de
la rencontre du 8 février 2007 entre des membres du Hamas et du Fath à la
Mecque en Arabie saoudite, à l’initiative de Riyad, après des mois de conflits
internes, n’a pas été soutenu et encouragé vaille que vaille dans la voie du
dialogue et de la sortie de crise ; en raison de la continuelle
stigmatisation des islamistes, perçus invariablement comme des ennemis résolus
de la paix avec Israël.
-
Enfin, le maintien au sommet de l’Etat de Mahmoud Abbas, soutenu presque
sans réserves par les Etats-Unis, Israël et leurs alliés européens (en gros le
Quartet composé des Etats-Unis, de l’Union européenne, de la Russie et de
l’ONU), alors même que sa légitimité au sein de la population palestinienne est
écornée et que son principal soutien le Fath, a subi justement un revers
retentissant aux dernières élections législatives.
Les
explications ou à défaut, la description des faits, avancées par les grand
medias ne me satisfont pas, car ils court-circuitent bien trop souvent le
matériau empirique théorisé et testé ensuite par les politologues sur le
terrain ; effort d’investissement théorique et empirique ô combien
nécessaire précisément, à qui aspire à une intelligence pleine et entière à ce
qui s’apparente aujourd’hui aux prémices d’une guerre civile larvée.
Le paysage
audiovisuel français notamment s’attache à l’instantané en dehors de tout
investissement historique conséquent, sur les racines profondes du conflit
israélo-palestinien et de ses ressorts ; peut-on sincèrement lui en faire
grief quand trois minutes à peine sont consacrées ici ou là à un problème aussi
complexe ? Il faudrait, le cas échéant, lui faire le reproche catégorique
de survoler la question là où il serait crucial de s’y atteler beaucoup plus
durablement et profondément en conviant régulièrement des spécialistes
confirmés sur le sujet.
C’est pour
tout dire de notre devoir, de notre responsabilité, au moins collective, de
vérifier les sources, de les soumettre à examen lorsque l’on estime les
informations fournies courtes et partielles ; voire tronquées ou biaisées.
A plus forte raison dans le contexte proche oriental.
L’émotion, on
le sait, se substitue hélas fréquemment aux exigences scientifiques minimales,
impératives cela va sans dire, pour la clarté des débats et l’avancement d’interprétations
étayées par les acteurs de terrain ; a fortiori quand des mots-valises ou
fourre-tout tels que « islamiste », « milicien » sont
accolés à un vocabulaire guerrier, suscitant l’opprobre et désignant
indistinctement les protagonistes du Hamas. Les téléspectateurs et/ou les
lecteurs de journaux nationaux occidentaux sont à cet égard à longueur d’ondes
et de flash infos, littéralement matraqués.
J’en veux pour
preuve, les derniers titres du Monde dont on peut en citer
quelques-uns : « Dans Gaza conquise les miliciens du
Hamas paradent au volant de jeeps prises au Fatah (c’est nous qui
soulignons) » ; « Mahmoud Abbas refuse tout dialogue avec ‘les
putschistes’ du Hamas
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[1]
(c’est nous qui soulignons) » ; de tels expressions ou arguments sont
employés et/ou réutilisés ensuite par les journalistes sans précaution
aucune ; tendant à présenter les événements dans un manichéisme des plus
absolus.
On aurait a
priori, d’un côté les légalistes et légitimistes : l’Autorité
palestinienne présidée par Mahmoud Abbas et soutenue par le Fath et
l’Occident ; et de l’autre, « les miliciens », les «
activistes » lorsque ce n’est pas « les terroristes » du Hamas,
quant à eux considérés ici et ailleurs comme des « putschistes » invétérés
et des ennemis des libertés.
En effet, le
Hamas est quasi systématiquement présenté, dans les colonnes de journaux, comme
s’il s’agissait d’un mouvement illégitime, illégale et qui plus est dépeint
comme le principal fauteur de troubles dans la région ; menaçant et la
sécurité d’Israël ; et pis ; l’intégrité de l’Etat et des Territoires
palestiniens ainsi que par conséquent la sécurité de ses habitants. Ce qui
justifierait pour le sens commun, sa dissolution et/ou liquidation pure et
simple !
On donne par
ailleurs plus volontiers la parole à leurs adversaires ; en particulier à
Mahmoud Abbas, interlocuteur privilégié et choyé par les Américains et l’Etat
hébreu ; lequel leader ne lésine pas sur les mots pour discréditer
l’ensemble des dirigeants et militants islamistes auprès des opinions
publiques. « Terroristes, meurtriers et putschistes
name="_ftnref2" title="">
class=MsoFootnoteReference>[2] »
se plaît-il à déclamer pour (dis)qualifier ses adversaires politiques et tenter
ainsi de dissimuler ses graves échecs tant en politique intérieure qu’en
politique extérieure.
Pour éviter
ces poncifs ou ce genre de jugement expéditif, il est indispensable aussi bien
de s’enquérir de travaux synthétiques importants réalisés par des
socio-politistes qui analysent, décortiquent le discours produit par les
acteurs ; mais il convient également de s’interroger, comme nombre de
chercheurs en sciences sociales le font, sur l’histoire et les conditions de
production du discours des enquêtés eux-mêmes ; lesquels ne sont plus
alors simplement des « objets » du discours médiatique.
Brièvement,
quelques mots d’ordre historique pour planter le décor général. Le Hamas
href="#_ftn3" name="_ftnref3" title="">
class=MsoFootnoteReference>[3]
a été fondé par « la Société des Frères Musulmans au lendemain du
déclenchement de la première intifada (souligné par les auteurs)
href="#_ftn4" name="_ftnref4" title="">
class=MsoFootnoteReference>[4] »
du 9 décembre 1987
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[5] ;
elle-même la conséquence directe de la conjugaison de multiples facteurs dont
le plus important d’entre tous sans doute : le processus israélien de
colonisation effréné de nouvelles terres sur fond d’humiliations des
populations locales, économiquement et socialement asphyxiées. En guise d’illustration,
on peut évoquer sur le plan territorial, les sources d’eau de la bande de Gaza
et de la Cisjordanie qui ont, en cette période, été détournées au profit des
colonies israéliennes, au détriment des Palestiniens.
A ce titre, le
Parti conservateur de droite (qui fédère également des sensibilités religieuses
et orthodoxes) du Likoud, arrivé au pouvoir en Israël en 1977 avec un discours
religieux messianique, est l’un des agents collectifs central ayant conduit à
la constitution et solidification de l’islamisme palestinien, en portant
stratégiquement le conflit entre les forces politiques palestiniennes
notamment, sur le terrain religieux.
Il tenta de
cette manière, toujours selon le politologue Robinson, de faire pièce au parti
laïque et nationaliste arabe de l’OLP, et ce en encourageant justement
l’émergence d’un espace d’expression politique à ses concurrents
islamistes ; en ce qui les concerne préoccupés à leurs débuts
essentiellement, par l’islamisation sociale pacifique de la société ; davantage
donc que par l’idée d’une confrontation directe avec Israël, quand bien même
dans les territoires occupés. Ne soyons pas naïfs pour autant ; jamais
l’Etat hébreu n’a eu l’idée de « soutenir » mordicus le
courant islamiste.
Il a beaucoup
plus voulu l’instrumentaliser en vue d’asseoir ses visées qui passaient
apparemment par l’affaiblissement, entre autres, de l’OLP. C’était sans compter
sur les capacités organisationnelles et mobilisatrices des islamistes.
La nébuleuse
islamiste va alors progressivement se scinder en groupes peu ou prou violents
qui réagiront par des attentats en réponse aux agressions de l’armée
d’occupation, par différenciation idéologique et tactique par rapport à la
sorte de quiétisme de leurs « frères » du Hamas naissant.
C’est la
fameuse devise : « diviser pour mieux régner » qui prend ici
tout son sens et qui a été habilement exploitée par l’Etat juif d’alors. Cette
stratégie s’est montrée payante puisque les relations entre l’OLP et les
islamistes se crispent à l’aube de 1980. Entre 1977 et 1987, la branche
palestinienne des Frères Musulmans est entretenue, ménagée en vue d’affaiblir
les nationalistes en perte de vitesse.
Cependant, les
accords d’Oslo conclus en 1993, que l’on présente un peu trop vite, avec
naïveté ou perfidie, comme l’amorce d’une paix durable entre Israël et la
Palestine, ne sont que poudre aux yeux ; pis, ils jetteront a contrario
le trouble et le discrédit sur Yasser Arafat et l’OLP :
style=''>« L’examen même superficiel des termes des
volumineux accords d’Oslo et du Caire révèle très vite les limites des
concessions faites par Israël : son armée ne se retire nullement de Gaza
mais s’y redéploie. Tel Aviv ne concède aucun des attributs de la souveraineté,
ni politique ni militaire bien sûr, mais pas davantage économique ou même
seulement administrative, et a fortiori de politique étrangère, des
facilités élémentaires de communication avec le territoire égyptien voisin
étant refusées. Les parcelles ‘autonomes’ restent en fait, par Palestiniens
interposés, sous la gestion la plus directe de la puissance israélienne, et
truffés de colonies dont aucune promesse n’a remis en cause pour l’heure ni le
maintien ni même le déploiement
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[6]. »
Toujours
est-il que le Likoud a, sinon crée de toutes pièces évidemment, à tout le moins
favorisé et toléré les islamistes à la fin de la décennie 1970 afin de faire
contrepoids à l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) appréhendée
par les autorités israéliennes de l’époque comme on ne peut plus dangereuse
(par rapport aux islamistes) pour les intérêts et la sécurité de l’Etat hébreu.
Cette coopération des Israéliens avec le Hamas est d’après Robinson, éminemment
intéressée et tactique et ne doit rien à une quelconque sympathie pour les
activistes islamistes :
lang=EN-GB style=''>« For their part, the Islamists benefited
from Israeli assistance in their drive ton undermine the PLO and push their own
agenda in its place. They was clearly no ideological love lost between
Palestinian Islamists and Israel. The cooperation Hams received from Israel must be considered tactical
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[7]”
Les auteurs
des 100 clés du Proche-Orient insistent sur le fait notable selon lequel
la Société qui allait donner naissance plus tard au Mouvement de la Résistance Islamique (en 1988), était d’abord investi dans des activités sociales et religieuses
avant que son Chef spirituel, en la personne de feu Ahmad Yassine, ne lui eût
conféré par après, une mission de résistance à l’occupation ; nettement
plus affirmée dès lors pour les raisons présentement esquissées.
C’est par
conséquent dans un contexte de violence sous l’effet de l’offensive sanguinaire
de l’armée israélienne à l’occasion de la première intifada (1987-1993)
et d’annexion de Jérusalem proclamée par l’Etat hébreu capitale
« éternelle et indivisible », que née et s’enracine peu à peu le
Mouvement islamiste ; lequel se renforcera au gré de l’occupation et de
durcissement de la politique israélienne à l’endroit des Palestiniens et du
discrédit populaire grandissant affectant l’OLP de Yasser Arafat. A cela
s’ajoute enfin la clientélisation progressive du Fath en décalage avec les
attentes du peuple palestinien, dans son écrasante majorité, socialement et
économiquement aux abois.
Affirmer
incessamment, à l’instar d’Israël et de la communauté internationale, que c’est
parce que le Hamas ne reconnaît pas l’existence de l’Etat hébreu qu’il importe
de ne pas dialoguer avec ses membres, est un argument spécieux voire fallacieux
pour les raisons suivantes : pourquoi dans ce cas, avoir soutenu presque
sans réserves et pendant longtemps, le mouvement islamiste en question et avoir
laissé se dérouler les élections législatives de 2006 sans cris et gars ;
du moins avant que le résultat définitif ne soit connu et alors même qu’il
était attendu ? Cela nous rappelle immanquablement, toutes choses étant égales
par ailleurs, le drame algérien survenu au lendemain de l’annulation des
résultats du scrutin législatif de 1991 ayant porté les islamistes du FIS en
tête du premier tour.
Ce qui
voudrait dire alors que les chantres de la démocratie n’appliquent et ne
reconnaissent tout uniment ses règles qu’en contexte occidental ? Par
ailleurs, a-t-on observé que Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne n’ont
même pas laissé au gouvernement palestinien à majorité islamiste le temps de
gouverner, en vue justement d’apprécier concrètement alors son possible
pragmatisme et son éventuel degré d’ouverture. Au contraire, ils s’obstinent à
soutenir une Autorité palestinienne exsangue, laquelle n’a comme seul recours
pour dissimuler son incurie, qu’à faire peur et donner des gages de toutes
natures aux Occidentaux et à Israël, au détriment des intérêts immédiats des
peuples palestinien et israélien.
Pourtant, l’on
sait pertinemment que « le champ politique » quel que soit le
contexte dans lequel évoluent les forces sociales et les mouvements politiques,
est structuré, alimenté par des rapports de force entre les différents
courants ; et que ceux-ci dépendent étroitement des institutions, du
contexte politique national, international et de l’interaction entre les agents
et/ou parties prenantes. Qu’est-ce à dire ?
Le Hamas
aurait ainsi nécessairement été amené, si on lui avait au minimum accorder le
bénéfice du doute, à considérer que son action politique ne peut avoir de sens
et de crédibilité qu’à la condition de prendre fait et cause d’un certain
« ordre politique » ; tel que l’existence de l’Etat d’Israël ou
de règles internationales ; précisément afin de peser de tout son poids
sur les décisions politiques à venir, concernant la création d’un Etat
palestinien tout hypothétique pour l’heure, et s’agissant également du statut
des territoires occupés ou non.
A force de
brimer le peuple, de le priver de ses choix politiques et de sa souveraineté la
plus fondamentale, on risque à terme, d’obérer les chances de paix en
démultipliant peut-être dans cette région déjà fortement éprouvée par les
guerres, les poches de résistances ; y compris des plus
« radicales », quand les opportunités politiques offertes aux
oppositions sont précisément nulles ou presque. Et que les régimes en place
empêchent en outre délibérément, le mécontentement populaire se traduire dans
les urnes, par des options politiques et sociales concurrentes.
Enfin, on
court un autre risque, non moins mineur : celui de générer inéluctablement
des conflits majeurs ailleurs ; en d’autres endroits du globe ; par
exemple dans des pays occidentaux considérés comme des ennemis de la liberté et
du droit des peuples à l’autodétermination. Ce que nous redoutons et
déplorerions tous, si le pire devait arriver.
Haoues Seniguer.
name="_ftn1" title="">
class=MsoFootnoteReference>[1]
Respectivement les titres des éditions du 15 juin 2007 et du 20 juin.
name="_ftn3" title="">
class=MsoFootnoteReference>[3]
Robinson (Glenn.E), « Hamas as Social Movement », dans Wiktorowicz
(Quintan) (ed), Islamic activism. A Social Movement
Theory Approach, Indiana, Indiana
style=''> University Press, 2004, p. 112-139. Le
politiste américain démontre bien que le Mouvement islamiste palestinien est
composé de membres qui ont reçu une éducation scolaire, universitaire moderne
en Europe et en Amérique du Nord, précisément dans les grandes capitales ;
ayant étudié des disciplines aussi différentes que l’ingénierie ou la médecine. Aussi, même si ces derniers, du moins certains d’entre eux, ont étudié quelque peu
la jurisprudence islamique, l’écrasante majorité en revanche, n’a pas fréquenté
des écoles religieuses. Glenn Robinson termine en indiquant que les islamistes
prennent racine dans la société moderne (their roots in modern society)
et proviennent des nouvelles classes moyennes (enseignants, ingénieurs,
journalistes, scientifiques etc). Les rangs du Hamas, comme d’ailleurs ceux
d’autres partis ou associations de la mouvance islamiste moderne ou
contemporaine, ne sont donc pas composés, contrairement à ce que suggérerait
une certaine presse, de théologiens ou plus vulgairement « de fous de
Dieu » ; loin s’en faut !
name="_ftn4" title="">
class=MsoFootnoteReference>[4]
Gresh (Alain), Vidal (Dominique), Pauly (Emmanuelle), Les 100 clés du
Proche-Orient, Paris, Hachette Littératures, 2006.
name="_ftn5" title="">
class=MsoFootnoteReference>[5]
http://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_Intifada
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[6]
Burgat (François), L’Islamisme en face, Paris, La Découverte, 1995, p. 179-180.