L’Italie légitime le Halal via le label « Halal Italie »

Qui est moins anxiogène que le voile, à part quand Quick s’y essaye, qui décrispe les tensions là où le

jeudi 22 juillet 2010

Qui est moins anxiogène que le voile, à part quand Quick s’y essaye, qui décrispe les tensions là où les préceptes coraniques cristallisent les passions, qui fait consensus au grand dam des bastions politiques conservateurs et de tous les calculs politiciens ? Le seul business en mesure de tenir la dragée haute à des secteurs économiques traditionnels émoussés par la crise : le Halal.

Statistiques à l’appui, le marché florissant du Halal a convaincu de sa pertinence et de son succès annoncé le gouvernement italien, qui l’a intronisé officiellement en lançant le label « Halal Italie » certifié par la communauté religieuse islamique italienne (COREIS), au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée à Rome en présence de plusieurs ministres italiens, d’ambassadeurs et de diplomates de pays musulmans.

Force est de constater que l’Europe sait refouler opportunément ses peurs pour exalter son âme de grand bâtisseur de ponts, dès lors que de juteuses perspectives sont à la clé, ne craignant pas d’apposer sa signature sur une convention aux chiffres très prometteurs, ainsi que l’a rappelé le ministre italien des Affaires Etrangères, Franco Frattini : le marché du Halal mondial génèrera un chiffre d’affaire de 500 milliards d’euros, dont 54 uniquement en Europe et 5 milliards en Italie, avec un tissu économique composé de 120.000 entreprises de gestion musulmane.

L’Italie, à travers ses ministres des affaires étrangères, de la santé, des politiques agricoles, alimentaires et forestières et le vice-ministre du développement agricole, a franchi allègrement le pas, en s’engageant à promouvoir le label « Halal Italie » auprès des associations et entreprises italiennes intéressées, et à créer des synergies avec les marchés des pays musulmans.

Au-delà des considérations économiques qui prévalent sur les plus viles stratégies nationalistes, gageons néanmoins, à l’instar du gouvernement italien qui s’en est fait le chantre, que ce grand projet transalpin saura ériger de vraies passerelles de compréhension et de connaissance mutuelles, et briser les murs de la ghettoïsation.

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