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Articles
L’Islam d’une scandaleuse
par Catherine Stoll- Simon - le jeudi 6 août 2009
Mériem, Mahmoud, Nicolas Podolinsky… Isabelle Eberhardt signait ses textes sous de nombreux pseudonymes féminins ou masculins et beaucoup n’ont retenu de ce personnage atypique que cette capacité singulière à brouiller les cartes de son identité, à s’habiller en bédouin et à vivre en homme. Insoumise à l’ordre bien établi de la fin du 19 è siècle, féministe à sa manière, aventurière en quête d’un « ailleurs » sans exotisme : il fallait que cette jeune Russe fut d’abord tout cela pour oser quitter la Suisse et l’Occident à 19 ans, rejoindre le Sahara algérien et s’y fixer définitivement jusqu’à ce jour d’octobre 1904 où la crue d’un oued l’emporta. Elle n’avait que 27 ans. Destinée hors du commun qui inspira passions, légendes et fantasmes. Il est vrai que cette grande amoureuse du désert et du Maghreb fut une scandaleuse d’exception : à Genève d’abord, là où elle vécut ses « années occidentales », on la croisait dans les rues habillée en marin ; elle y menait une vie de bohême libertaire, fréquentant les milieux anarchistes et activistes de Genève, militant même en faveur de l’indépendance de la Macédoine ; à Bône, en Algérie où elle se fixa quelques mois avec sa mère et où ces étranges étrangères ne recevaient que des « indigènes » au grand dam des colons bon teint ; à Tunis, -où elle ne fit que passer- et où elle mène alors, entre amis et amants arabes, une vie turbulente peu conforme aux standards d’une jeune fille d’origine aristocrate. A El Oued Souf, en Algérie, où elle affiche au grand jour ses amours avec un jeune spahi –qui deviendra son mari-, alliance que les militaires français du Bureau arabe ne manqueront pas de juger « contre- nature » et qui lui vaudra une réputation définitive de débauchée. Incontestablement, cette grande vagabonde dérangeait ; et l’image insolite de cette jeune femme revêtue du chèche et du burnous, fréquentant les cafés maures et les mauvais lieux, fumant du kif et chevauchant sur les pistes entre Touggourt et Guemar n’est que la face visible, exotérique, d’un esprit libre et subversif que par commodité, on a préféré croire bohème et libertin. C’est sans aucun doute à l’apogée de sa courte vie, sur cette terre algérienne qu’elle avait choisie pour « nid, au fond du désert, loin des hommes » que l’insoumise s’employa le plus à écarter les entraves sociales et à dépasser les clivages géographiques et culturels : à travers ses Nouvelles qui paraissaient alors dans des revues françaises ou des quotidiens algérois, elle sut dénoncer l’immense bêtise coloniale et, dans la ligne de Zola qu’elle avait soutenu en 1898, « accusa » de son côté l’inhumanité du traitement des prisonniers, les forces d’occupation qui détournaient les hommes de leur tribu, leur faisant croire que « la liberté (est) sous la veste bleue » et les rendant difficilement réadaptables à leur vie d’origine…Elle accusa « la triste comédie bureaucratique » qui justifiait l’expropriation des fellah pour récupérer les terrains de colonisation, elle accusa les petits et grands chefs et leurs préjugés racistes. Ni Maupassant, également fasciné par le Maghreb et qui l’y avait précédée de quelques années, ni Gide qu’elle aurait pu croiser entre Alger et Biskra, ne surent avoir ce regard politique, percutant, qui dépassait largement l’intention littéraire. Il est vrai que parlant l’arabe classique et dialectal, mariée à un « indigène » et de surcroît musulmane, Isabelle fit bien davantage que « passer » en voyageuse et en journaliste- femme de lettres ; bien plus qu’une empathie pour le monde arabe, elle vécut une forme très personnelle d’ « assimilation » à l’univers arabo- musulman sans pour autant jamais se départir de son sens aigu de la liberté individuelle : manière ultime et profondément subversive de s’opposer dans sa vie- même comme dans ses textes à l’intolérance et aux réflexes arabophobes, renvoyant aux colons d’alors l’image de leur sèche imperméabilité à la culture de « l’autre » …Isabelle ne pouvait aller plus loin dans le refus des conventions sociales et la dénonciation ouverte d’un monde occidental engagé sur la pente d’une modernité dont elle pressentait le potentiel de déshumanisation et de barbarie . D’ailleurs, elle en avait fuit la perte du sacré et des repères éthiques : en 1899, dans son seul texte à caractère philosophique, elle écrivait : « L’Europe et ses filles spirituelles, essaimées aux quatre coins du monde, ont fini par rejeter toutes les croyances douces et consolantes, toutes les espérances et tous les réconforts…Au point de vue de la science tel était leur droit…Cependant les hommes tirèrent de l’athéisme cette conclusion terrible : point de Dieu, point de châtiment surnaturel ni ici-bas ni ailleurs, donc point de responsabilité…Dès lors tout fut permis, et l’éthique avait vécu…De ce fait l’incrédulité des modernes est double : religieuse et morale ». Propos visionnaires qui anticipent, entre autres, ceux d’Albert Schweitzer (1) s’inquiétant, quelques années plus tard, des conséquences éthiques de la déspiritualisation de l’Occident…. Profondément moderne, Isabelle Eberhardt le fut aussi dans son approche de l’Islam. Elle, qui se défendit toujours d’être une convertie (« … Je suis née musulmane et n’ai jamais changé de religion » alla-t-elle jusqu’à affirmer en 1903 dans un article de la Petite Gironde, jouant une fois encore sur l’ambiguïté de sa filiation paternelle) pratiqua d’abord et avant tout un Islam intérieur, très écarté d’une conception de l’Islam réduite à l’application de la loi religieuse et des commandements. Aboutissement d’un cheminement tout à la fois ontologique et esthétique, sa recherche spirituelle la mène rapidement à fréquenter les zaouïya et à prendre l’attachement auprès de la qadiriya, confrérie soufie très présente dans le sud algérien où elle trouva « la patrie tant et si désespérément désirée ». Patrie spirituelle bien sûr tout autant que géographique. Il n’est pas aujourd’hui sans intérêt de s’attarder sur les pages de sa correspondance à Ali Abdul Wahab, l’un de ses amis tunisiens, dans laquelle, en août 1897, elle interrogeait -déjà- l’opportunité du port du voile et apportait à cette question – devenue hautement sensible- des réponses sans détours : « Maintenant, je ne me crois nullement obligée pour être musulmane, de revêtir une gandoura et une mléya et de rester cloîtrée. Ces mesures ont été imposées aux Musulmans pour les sauvegarder de chutes possibles et les conserver dans la pureté. Ainsi, il suffit de pratiquer cette pureté et l’action n’en sera que plus méritoire, parce que libre et non imposée » et d’ajouter un peu plus loin : « Dites- moi en toute conscience : faut-il oui ou non, me mettre à jouer le rôle d’un docteur Grenier(2) féminin, qui semble supposer que l’habit fait le moine et que revêtir un burnous ou une ferrachia (3)de femme veut dire être musulman ? Vous- même avez dit qu’il n’y avait pas besoin de se déguiser en arabe pour être musulman.(…) Ce ne sont généralement pas les grands faiseurs de gestes et d’embarras, pour parler plus simplement, qui sont les meilleurs parmi les croyants. Et pour moi, l’Islam, la religion la plus lumineusement claire et la plus grandiosement simple qui soit, pour moi jamais l’Islam ne consistera en « mômeries » genre Grenier et compagnie ». Déclaration on ne peut plus claire qui distingue entre d’un côté le contexte historique et socio-culturel du dar-el Islam, en l’occurrence les mœurs et les coutumes des peuples arabes, et de l’autre, l’essentiel, l’esprit universel du message coranique. Isabelle reprendra d’ailleurs cette différenciation en l’appliquant cette fois-ci à sa condition d’épouse : « oui, certes, je suis ta femme, devant Dieu et l’Islam, écrit-elle à son mari Slimène Ehnni. Mais je ne suis pas une vulgaire Fathma ou une Aïcha quelconque. Je suis aussi ton frère Mahmoud, le serviteur de Dieu et de Djilani (4) avant d’être la servante qu’est une épouse arabe pour son mari… ». Mises au point subtiles qui témoignent d’une capacité étonnante à refuser toute confusion entre le champ spirituel et le contexte social, entre le sacral et l’historique… Celle qui, au fil de ses notes et journaliers, ne cessa de questionner son rapport au monde et qui n’était pas de « ces incrédules amoureux des solutions toutes faites et que le mystère impatiente » résumait en ces mots sa conception de la religion du Prophète : « ne rien faire, si ce n’est au nom de Dieu, c’est-à-dire (de) toujours faire ce qui est beau, donc bien et vrai » car « En toute chose, il faut s’attacher à trouver d’abord ce qui est divin » : vision immanentiste qui renvoie à la pensée du maître andalou Ibn Arabî ou de son célèbre disciple, l’Emir Abd-el Kader.. . Alors, la débauchée brouilleuse de pistes était-elle aussi une mystique ? Question qu’elle aurait jugée absurde, estimant que la « compréhension de ces choses-là que les profanes traiteront sûrement de mysticisme, en leur passion insensée pour les phrases vides de sens, pour les classifications toutes faites qui leur permettent de parler sans penser » doivent échapper aux catégories du mental. « Sa liberté était celle d’un oiseau dans le ciel » disait Le Maréchal Lyautet à son sujet… Mystique ou pas, Isabelle avait les pieds bien ancrés dans la réalité : « Songe qu’en travaillant pour le but que je te trace, écrivait-elle à son mari afin de le convaincre de préparer l’examen d’interprète des Bureaux arabes, tu travailleras pour tous tes frères arabes, pour tous nos frères musulmans ;(…). S’il y avait beaucoup d’Arabes comme cela en Algérie, les français seraient obligés de changer d’avis au sujet des « bicots ». C’est comme cela qu’il faut servir l’Islam et la patrie arabe… ». Perspective progressiste par laquelle, associant foi et progrès social, elle se déclarait explicitement en faveur d’un Islam résolument « moderne », placé sur le terrain de défis qui, un siècle plus tard, restent d’actualité, que ce soit dans nos banlieus ou ailleurs… Son œuvre et le témoignage de sa vie restent aujourd’hui trop méconnus….Il est vrai qu’en cherchant à devenir, en son être, "une femme à la fois libre et soumise à Dieu » elle opérait à sa façon le grand rapprochement des fondamentaux occidentaux et arabo- musulman, ce qui dérangea longtemps l’une et l’autre rive…. Aujourd’hui ce « pari » est devenu d’une brûlante actualité….
Notes (1) Albert Schweitzer ; Humanisme et mystique. (Albin Michel). (2) Député du Doubs, converti à l’Islam qui se rendait à la Chambre en costume arabe (comportement considéré alors comme excentrique mais dont le principe ne fut jamais questionné) (3) Sorte de voile (4) Abd-el- Kader Djilani est le fondateur de la confrérie Qadirya Mots clésCatherine Stoll- SimonJournaliste et poète, est l’auteur de « Si Mahmoud ou la renaissance d’Isabelle Eberhardt » ; Editions Emina Soleil (en France) et Alpha éditions (en Algérie). De la rupture ontologique avec l’Occident à l’immersion dans le monde arabo-musulman, en passant par les étapes d’évolution intérieur menant vers l’Islam, cet essai, qui comprend également un cahier de photos, explore de l’intérieur la métamorphose d’ Isabelle l’Occidentale en Si Mahmoud, l’arabo- musulman... Du même auteur, à lire sur oumma.com :
Vos réactions et commentaires sur cet article14 août 2009
Shanez a dit :
A Petit manitou : "Et se n’est pas minimiser l’abjection de l’un que de hiérarchiser ainsi l’autre." Cette simple conclusion émise par Didier remet en cause l’idée même de ce que vous écrivez :"...il est dans le questionnement." On ne peut être dans le questionnement en hiérarchisant une horreur par rapport à une autre. A moins que l’on considére que les victimes d’une horreur ont plus de poids que les victimes d’une autre horreur. Et ce n’est sûrement pas en minisant une tragédie par rapport à une autre tragédie que "... les erreurs dramatiques du passé apporteront de quoi féconder notre réflexion et au delà de tout le reste, notre relation intime à Dieu" Respectueusement vôtre 14 août 2009
Petit manitou a dit :
A Shanez J’espère qu’avec ce post, vous comprendrez mieux ma démarche de pensée. Je ne crois pas que nous soyons si éloignés que ça les uns des autres, et en dépit de toutes les eaux déchaînées qui traversent la terre, l’homme a toujours su construire des ponts. Je vous dis à bientôt peut-être et je vous livre ma réflexion. Si vous lisez bien Didier, il écrit ceci : "(...)Cela n’excuse en rien le fait colonialisme, bien au contraire, mais montre que l’homme a un besoin inné de se doter d’un idéal même (et surtout) quand il se trompe." Didier n’excuse pas le colonialisme et le qualifie d’erreur. A fortiori, dans son deuxième post, il parle de son caractère "inacceptable". C’est un propos clair, qui ne nie pas la réalité des morts et de l’injustice engendrés sous l’ordre imposé du colonisateur. Le colonialisme, Didier l’écrit, est dans l’esprit une chose inacceptable. Maintenant, et c’est là que je salue la finesse de l’analyse de notre ami, Didier nous parle, au travers de l’expérience coloniale, de l’erreur humaine et de sa mise en oeuvre. Comment, pose-t-il la question en substance, l’erreur, basée sur la méconnaissance de l’autre et de sa liberté, est-elle transformée en projet acceptable et accepté par l’ensemble d’une société (en l’occurrence la société française) ? Comment, sous le couvert de l’ignorance, l’erreur peut-elle être revêtir l’apparence trompeuse de la connaissance ? Comment l’homme peut-il passer à côté de l’autre, sans même(et c’est terrible) s’en rendre compte ? Et je poursuis le raisonnement : passer à côté de l’autre, et c’est encore plus terrible, n’est ce pas une façon de passer à côté de soi-même ? Ce sont, en substance, ces questions que les posts de Didier soulèvent. Didier n’est pas dans l’affirmation, il est dans le questionnement. "Comment tout cela a-t-il été possible ?" La notion d’"idéal" qu’il introduit pose un élément d’approfondissement de la réflexion. Un homme qui commet le mal est-il nécessairement un homme mauvais ? C’est-à-dire, un homme totalement étranger à l’idée du bon, du juste, du généreux ? Un homme dénué d’idéal ? Et voilà justement cette incroyable complexité. Un homme riche d’un idéal, l’histoire nous l’enseigne, peut être un homme dupe de lui-même et de ses intentions. Et nous retombons donc (comme le chat jeté en l’air qui retrouve toujours ses bons vieux fondamentaux : une terre bien ferme) sur la notion profonde du Bien que l’Islam fait reposer sur la connaissance de soi-même, car "qui se connaît lui-même, connaît son Seigneur" (hadith). Faire le bien, en toute méconnaissance de soi même, n’est ce pas toujours se tromper ? Un peu, beaucoup ?... N’est ce pas se frayer, involontairement, par ignorance, par paresse (pourquoi pas ?)un chemin vers le mal ?(questions ouvertes) Voilà Shanez, pourquoi j’ai remercié Didier. Ses posts ne sont ni dans le jugement, ni dans l’accusation. Ils sont dans la recherche de compréhension, dans la nuance et la subtilité. Cela ne peut être précieux qu’à nous tous, et ne lisez aucune provocation dans ce que j’écris. Partons à la recherche de qui nous sommes et que les erreurs dramatiques du passé apportent de quoi féconder notre réflexion et au delà de tout le reste, notre relation intime à Dieu. Amicalement 14 août 2009
Sonia a dit :
Réponse à Reno : En Algérie, les Chinois nous les mangeons, une fois qu’ils se convertissent à l’islam, car leur chair devient halal ! Mais chutt ne le dites à personne !
14 août 2009
ideal a dit :
A Judith : Eh oui chacun son Dieu : nous sommes soumises aux lois de Dieu, et vous êtes soumises aux lois des Hommes ! Restons en là..cela s’appelle la tolérance !
14 août 2009
Shanez a dit :
A Petit manitou : Que vous ayez honte d’une partie peu glorieuse de votre histoire, je le conçois mais que vous souteniez une version aussi falcifiée de l’histoire, pour soulager votre conscience, j’avoue être complètement dépassée.
14 août 2009
amazone a dit :
Il est amusant de voir à travers les réactions de certains, combien ils appliquent, inconsciement sûrement, ce qu’ils reprochent aux autres...Dire des musulmans qu’ils sont intolérants alors qu’eux mêmes ne supportent pas la moindre différence... pointer du doigt les dérives totalitaires de certains peuples musulmans alors qu’eux n’en sont plus aux dérives mais y baignent allégrement...c’est à mourir de rire à défaut de désespoir ! Je crois que c’est un proverbe arabe qui dit :"le chameau voit la bosse du dromadaire mais ne voit pas les deux bosses qu’il a" ! Mais aprés tout quand un empire s’effrondre quoi de mieux que de laisser le peuple vivre dans l’illusion, qu’il domine encore le monde... 14 août 2009
un clando a dit :
une femme libre come un oiseau car tout le monde est libre comme un oiseau autrement vos texte n’apparaitrait pas dans le forum,comme libre de se convertir a l’islam et libre de pecher en longueur de journé car finalement le pecher est un plaisir aussi.qui ne peche pas de nos jour et apres se repant.
14 août 2009
Rachid Zani a dit :
Il est vrai que le message de Judith suscite quelques interrogations:le passé,le présent,la modernité,le rouge,le noir bref tout les ingrédients d’un roman d’été à la sauce journaleux. Pour autant qui n’a jamais rêvé de remonter le temps et changer son passé ?
Le présent que Judith n’a de cesse d’avancer, ne trouve son sens que dans un passé qui se répète et dont on aura expurgé les erreurs.........et pour les corriger Dame Judith ,il faut y retourner sans cesse.
13 août 2009
Judith a dit :
" moi femme musulmane voilée je suis femme soumise" ? Oui, vous êtes soumise à votre religion, au pouvoir de l’Homme qui a créé cette religion, et vous portez ce qu’on vous a dit de porter. Essayez de réfléchir. La tradition ne dispense pas de la réflexion. Vous êtes soumise... 13 août 2009
Judith a dit :
A Sally : une femme dans une enveloppe renonce à être une femme tout court. Nous n’allons pas en parler car la religion remplace le raisonnement. Amitiés et bon courage.
13 août 2009
Reno a dit :
Mimi, vous nous citez une exception. Regardez le reste !
13 août 2009
Sally a dit :
A judith, Expliquez moi c’est quoi votre modernité ? Qu’est ce qui vous fait penser que moi femme musulmane voilée je suis femme soumise et vous femme non voilée athée et je ne sais quoi vous êtes libre voire plus libre que moi. Observez, réfléchissez, et allez à la rencontre des autres qui sont différents de vous vous serez très surprise. Il est facile de cotoyer les mêmes personnes et balancer des théories à la con sur des femmes que vous ne cotoyez pas,que vous méprisez. Ce n’est pas un voile qui enferme une femme c’est tout un systéme economique et social en ruine qui enferme les individus. Occupez vous des femmes francaises qui ont encore pas mal de choses à changer concernant leur condition plutôt que les femmes afganes par ex pour qui la priorité est de retrouver la paix et la souveraineté de leur pays !! A bon entendeur 13 août 2009
Mimi a dit :
A Reno,
J’habite Alger et il y a déjà eu plusieurs mariages entre algérien/riennes et chinois/es. Les chinois sont parfaitement acceptés et respectés chez nous. Certains se sont même convertis à l’islam tout à fait sincèrement avant la rencontre de leur conjoint d’ailleurs. Ce n’est pas le cas de certains !!
Je vous le dis on veut de tout en Algérie sauf du francais. On veut faire du business avec tout le monde sauf avec vous. Vous nous avez fait trop de mal
Et vous avez encore le culot de parler avec arrogance... Vous me dégoutez !!
13 août 2009
Reno a dit :
Le forum est déjà fermé ?
13 août 2009
Reno a dit :
"Entre le projet colonial et la réalité sur le terrain, il y a un océan de morts". Ca impressionne toujours ce genre de grande déclaration. Juste une remarque Amazone. Il y a quelques Chinois en Algérie. Est-ce que la population les accepte facilement ? 13 août 2009
Petit manitou a dit :
A Didier,
Je souhaitais juste vous remercier de ce retour de la nuance dans l’analyse des faits historiques ainsi que de la restitution de la complexité des intentions qui dirigent l’histoire, et au-delà, l’homme.
Je vous remercie pour cette finesse d’analyse, mais également pour votre finesse personnelle. Vous exposez, sans excès d’émotion, avec le respect de vos interlocuteurs, ce que vous estimez se rapprocher le plus de la vérité, vérité toujours fluctuante et si difficile d’accès.
Le ton que vous employez est apaisant et glisse, sous le discours historique, une courtoisie de l’âme qui fait l’effet d’un véritable oasis.
Je ne peux donc encore une fois que vous remercier pour cette délicatesse personnelle et ce rapport à l’autre tourné vers la compréhension et non vers une envie de domination tapie sous l’ornement du discours, quel qu’il puisse être.
Bien sincèrement
12 août 2009
Judith a dit :
J’ai oublié de dire quelque chose:en aucun cas le fait de se tourner vers le passé n’est un signe de modernité.La modernité évoque notre époque et si on regarde derrière c’est le passé. La modernité suppose une capacité d’évoluer par rapport aux époques anciennes. Traditionnelles. Etre moderne, c’est évoluer. Ce n’est pas le cas de Eberhardt:elle fait une évolution à l’envers, donc une révolution, au sens où on revient à son point de départ. Mais comme elle n’était pas musulmane au départ, elle a dû croire qu’elle inventait quelque chose en s’opposant,alors qu’elle ne faisait que revenir vers une tradition qui a maintenu les femmes là où on les attendait :à la maison. Reconnaissez que cette femme n’a pas eu une vie ordinaire pour une musulmane et qu’elle ne peut que faire figure d’exception dans un monde où on n’aime pas trop les exceptions.
12 août 2009
Judith a dit :
Comment cette nana aurait-elle pu être insoumise à l’ordre alors qu’elle voulait obéir à l’Islam ? Dans l’Islam on ne regarde pas ailleurs et on se conforme. Surtout si on est une femme.
12 août 2009
Djamiliberty a dit :
Il est sûr qu’elle devait être scandaleuse dans la société chrétienne et la société musulmane. Normalement une femme reste à la place que lui fixe sa société et sa religion, les deux fonctionnant ensemble. Et c’est parti pour des millénaires.. ! (Heureusement, les choses prévues par les religions varient en crédibilité selon les époques,et heureusement pour faire de la place, des religions disparaisent carrément, ce qui est rassurant, mais lassant quand on pense à l’énergie et au temps perdus dans tout cela. Peut-être que les femmes veulent simplement obéir alors que plein de gens leur disent qu’elles ne doivent pas le faire... Décourageant, non ? Sans doute le conditionnement dès le berceau. Eberhardt ne rendait pas service à la cause des femmes en se dirigeant vers l’Islam alors que beaucoup de féministes regardaient évidemment ailleurs que vers une prison de l’esprit. Elle fascine pour l’exotisme, reconnaisez-le. Quelqu’un a parlé des pervers occidentaux - je ne sais plus - à la recherche de sensations fortes. On s’encanaille, je crois... Mais ensuite la réalité triste reste, non ? Des révolutionnaires, il y a en eu beaucoup dans bien des domaines dans notre société occidentale. Il faut se tourner dans la bonne direction et être vraiment révolutionnaire. Pas comme elle. On regarde devant et pas derrière. 12 août 2009
amazone a dit :
A Marie : Vous confondez beaucoup de concepts : envahisseurs et colons, bérbères, arabes et musulmans... "Au Maroc, on distinge encore les Berbères de ceux qu’on appelle les Arabes." Pourquoi dites vous ceux qu’on appelle arabes ? Non ce n’est pas seulement au Maroc mais dans tout le Magreb. Il y a bien distinction entre Berbères et Arabes ce que personne ne nie. Il n’empêche berbères ou arabes ils font partie d’une même nation, d’un même état que ce soit en ALgerie ou au Maroc. Qu’ils soient berbères ou arabes ils ont les mêmes devoirs et les mêmes droits. Comme en France, les Bretons, les Basques, ou les Corses...Français mais avec une culture légerement différente... "ils ont fait la même chose que vous" Qui "vous" ? 12 août 2009
amazone a dit :
A Didier : J’entends trés bien ce que vous voulez dire...cependant reconnaissez qu’entre la théorie et la pratique il y a un monde. Entre le projet colonial et la réalité sur le terrain, il y a un océan de morts. Non les choses ne sont pas aussi binaires et manichéennes je le conçois au demeurant, concernant le fait colonial, je ne vois pas l’aspect positif ou bénéfique pour les indigènes. Je n’ai pas encore lu dans l’histoire de l’humanité, que le colonialisme ait apporté liberté, justice, bonheur et épanouissement aux peuples colonisés ! "...croyez bien que rien dans mes origines ne me prédispose à prendre parti pour l’un plutôt que pour l’autre." J’ai un peu de mal à comprendre ce que les origines ont à voir avec le fait de considérer le colonial comme étant un concept immonde pour les peuples colonisés ! Vous concluez :" Tout aussi inacceptable que fut le colonialisme, tout aussi répugnantes que furent certaines attitudes et comportements dans son cadre, il n’y a pas de comparaison possible avec l’occupation nazie, ni dans ses intentions, ni dans ses motivations, ni dans ses moyens, ni dans ses conséquences" Vous mettez en parallèle une occupation de 3 ans avec une colonisation de 132 ans, 132 ans durant lesquels les indigènes algériens furent acculturés, relégués au rang d’animal, sans accés à la culture, à l’enseignement, à la propriété et sans nationalité et ce sur leur propre terre. Pour conclure je me permets de reprendre votre conclusion : "Et se n’est pas minimiser l’abjection de l’un que de hiérarchiser ainsi l’autre." Merci de votre attention 12 août 2009
Marie a dit :
"Ce ne sont pas des soldats arabes mais des soldats musulmans qui ont non pas colonisés le maghréb mais envahit le Maghreb" . C’étaient des envahisseurs et le meilleur moyen de soumettre est de convertir. Les esclaves noirs d’Amérique, ou les Indiens ont été convertis au Christianisme de même que les esclaves noirs du monde musulman ont été convertis à l’Islam. Ce n’était pas une colonisation ? En partie si. Des tribus bédouines ont notamment été envoyées par les Fatimides d’Egypte pour punir et occuper le Maghreb retourné au Sunnisme. Au Maroc, on distinge encore les Berbères de ceux qu’on appelle les Arabes. La foi donne la force et la légitimité pour conquérir et les Chrétiens le savent bien : ils ont fait la même chose que vous. Ca donne bonne conscience. 11 août 2009
Si pour etre musulman ,nul n’est besoin de se déguiser selon les paroles de cette femme puisque selon l’article la foi est intérieur,on se demande pourquoi notre prophète mohamed alisalat oua salam,lui le meilleur musulman ,faisait il sa prière et ses femmes les meilleures des femmes sur terre portaient elles le hijab
Elle est morte jeune ,alors peut etre qu’avec le temps sa pratique aurait évolué,en appréhendant mieux sa nouvelle religion
11 août 2009
Didier a dit :
A Amazone, Ce que je mentionnais, en parlant de textes de 1830 à 1860 n’était pas des témoignages comme vous l’indiquez dans votre réponse, mais des textes authentiques rédigés par les "décideurs" de la colonisation de l’Algérie, et des analyses faites par les "cerveaux" de l’époque. En clair ces documents définissent les motivations,la stratégie et les objectifs de l’époque. Et je signalais que ces documents ne reflétaient en rien l’avidité ou le racisme que l’on a tendance à octroyer au fait colonial, et qui a pu se développer par la suite. Je vous disais cela car vous parliez de connaître l’Histoire, et je voulais simplement vous rappeler que les choses n’étaient pas aussi binaires ou manichéennes qu’on veut bien le présenter. Vu mon âge, je n’ai pas grand mérite à avoir eu le temps de creuser avec objectivité et réalisme les sujets qui m’intéressaient dans l’Histoire, et croyez bien que rien dans mes origines ne me prédispose à prendre parti pour l’un plutôt que pour l’autre. Un de ces sujets que je pense avoir très longuement approfondi à partir de multiples documents de toutes sortes est la 2ème guerre mondiale depuis ses ferments après 1918, en passant par la montée du fascisme, du nazisme et du stalinisme, jusqu’à 1945. J’ai passé beaucoup de temps à comprendre l’Occupation de la France par les allemands, et j’ai eu la chance de pouvoir en parler avec des acteurs de cette période et des historiens de toutes nationalités. Tout ceci pour vous dire de la façon la plus diplomatique possible qu’il faut faire attention aux comparaisons hâtives. Tout aussi inacceptable que fut le colonialisme, tout aussi répugnantes que furent certaines attitudes et comportements dans son cadre, il n’y a pas de comparaison possible avec l’occupation nazie, ni dans ses intentions, ni dans ses motivations, ni dans ses moyens, ni dans ses conséquences. Et se n’est pas minimiser l’abjection de l’un que de hiérarchiser ainsi l’autre. Merci de votre compréhension 11 août 2009
Shanez a dit :
@ Didier : Non la colonisation en Algérie ne fût pas si terrible que cela à quelques détails prés n’est ce pas ? 11 août 2009
Fati Guède a dit :
Prendre ses désirs pour des réalités pourrait être le sous-titre de ce genre d’ouvrage, et ils sont nombreux ces temps-ci. Définir l’Islam par le scandale ou la marginalité est une démarche en soi négative et mal intentionnée. Je ne dirais rien de la sincérité de cette convertie qui n’a probablement eu le temps que de boire une gorgé d’un océan sans rivage mais Mlle Simon, à partir d’une exception, veut imposer une vision toute social-libérale occidentale qui n’a strictement rien à voir avec la recherche de la vérité, de la liberté , en un mot de la beauté de l’Islam, en l’Islam, pour l’Islam, et pour les Musulmans. merci de ne pas confondre.
11 août 2009
amazone a dit :
A Marie : Je ne nie pas que la majorité des habitants au Koweit soit immigrée, qu’ils sont extrêmement mal payés, qu’ils sont exploités et méprisés. Le lot en fait de tous les immigrés à des dégrés différents cela s’entend. Mais que vous fassiez le parallèle entre les immigrés d’un pays donné et des indigènes je trouve cela trés déplacé. Moi immigrée et enfant d’immigrés que je sois méprisée en France n’a absolument pas la même portée que le fait que mes parents et grands parents soient méprisés en Algérie par des colons et ce sur la terre de leurs ancêtres. Vous mélangez tout et comparez ce qui n’a pas lieu d’être comparé. Quant à votre paranoia :" Pourquoi cette haine de la France ?" Vous comprendrez aisément que je ne me rabaisserai pas à ce niveau du débat. Car si dire qu’il existe une différence entre les indigènes en algérie et les immigrés au Koweit signifie que j’ai de la haine pour la France, c’est que nous nageons dans le délire le plus complet. "Traitaient-ils correctement leurs esclaves importés, comme nous le faisions aussi, d’Afrique ? " parce qu’eux traitaient les exclaves de façon ignoble cela justifie que le fassions aussi ? "Croyez-vous que l’occupation par des soldats arabes tout récemment islamisés ait été un moment heureux du Maghreb ? " Ce ne sont pas des soldats arabes mais des soldats musulmans qui ont non pas colonisés le maghréb mais envahit le Maghreb, cependant il semblerait que cela ne fût pas si traumatisant que cela puisque des centaines d’années plus tard au Maghreb on parle arabe et on pratique l’islam, Ce que 135 ans de colonialisme n’ont pû abolir semble t-il ? A Didier : Je ne mets pas en doute les témoignages dont vous avez eu connaissance. Pour ma part j’ai entendu les témoignages de mes parents et grands parents et je peux vous assurer que les enfumades, les exécutions sommaires, les tortures, la population laissée à la famine, les viols, les vols de bien de terre ou de bétail ne sont pas un mythe. Il n’y pas d’occupation qui ne se fasse pas dans la douleur, il n’est pas d’occupation sans morts, sans injustice et sans arbitraire, que ce soit l’occupation Française en Algérie ou l’occupation Allemande en France. Je me trompe ? Il n’y a pas si longtemps les propos de Lepen furent vivement condamnés et à juste titre d’ailleurs, pour avoir dit que "l’occupation allemande ne fût pas si terrible". "Ne faites pas aux autres ce que vosu ne voudriez pas que l’on vous fasse" et dans ce cas précis ne minimisez pas les horreurs de l’occupation et du colonialisme en Algérie, comme vous ne voulez pas que les autres minimisent les horreurs de l’occupation allemande en France. 10 août 2009
De passage a dit :
La vie de cette femme est bouleversante. Elle a eu une liberté de choix qui n’a jamais existé pour les femmes dans la société qu’elle défendait et souhaitait intégrer. Sans doute parce qu’elle était occidentale. Elle a vécu un choix rare ! Elle a défendu la liberté des habitants de ce qu’on appelle maintenant l’Algérie en adhérant malheureusement à la religion imposée par de précédents envahisseurs. Il est quasiment impossible de se révolter contre l’ordre établi dans des sociétés bien pensantes où l’ordre est prévu, à cause de la religion omniprésente. Isabelle accepterait-elle maintenant de porter le voile parce qu’on doit le porter ? Serait-elle bêtement conformiste ? C’était une rebelle, non ? 10 août 2009
Poil de Carotte a dit :
"Dans l’ombre chaude de l’Islam" est à lire absolument.
10 août 2009
Didier a dit :
A Amazone, Vous avez raison de dire qu’il faut connaître l’Histoire, laquelle nous enseigne que bien des vérités énoncées ne sont pas toujours des vérités, mais des points de vue, ou le fruit d’un enseignement national sinon partial. Ceci étant, j’ai la chance de disposer de longs articles de l’époque de la colonisation de l’Algérie, c’est à dire entre 1830 et 1860. Ce n’est pas l’Histoire avec un grand H, mais l’histoire des gens qui la faisaient quand ils la faisaient. Ces documents montrent au moins l’état d’esprit et la perception des choses par ceux qui ont été les vecteurs ou les acteurs de la colonisation de ce pays. Sans m’avancer, je peux dire qu’à la lecture de leurs écrits et de leurs analyses de l’époque, on est loin des affreux colons avides et racistes que leurs actions effectives peuvent laisser à penser 100 à 130 ans plus tard. Cela n’excuse en rien le fait colonialisme, bien au contraire, mais montre que l’homme a un besoin inné de se doter d’un idéal même (et surtout) quand il se trompe. 10 août 2009
Marie a dit :
Amazone, on vous sent crispée et mon intention n’est pas de provoquer mais de faire réfléchir. La majorité de la population des Emirats, du Koweit (mais c’est à vérifier sur Internet comme vous le faites chaque jour j’en suis sûre), est composée d’immigrés qui n’ont pas de droits particuliers. Ils travaillent et c’est tout. Pour moins d’argent que ce qu’ils gagneraient ici (vérifiez sur Internet). Pourquoi cette haine de la France ? Pensez-vous que les Arabes du Golfe traitent correctement leurs immigrés ? Traitaient-ils correctement leurs esclaves importés, comme nous le faisions aussi, d’Afrique ? Croyez-vous que l’occupation par des soldats arabes tout récemment islamisés ait été un moment heureux du Maghreb ? Lisez-vous les livres d’hisoire au fait ? 10 août 2009
Reno a dit :
De temps en temps, sur ce site, on devrait s’inspirer de ce que vient de dire Rachid Zani.
10 août 2009
amazone a dit :
A Marie : Votre comparaison entre les "indigènes d’algérie" et les "immigrés asiatiques" en arabie saoudite, fait preuve d’un manque totale de la connaissance de l’Histoire ou alors reflète le fond de votre pensée, à savoir une pensée coloniale : convaincue que l’algérie appartiennait corps et âme à la France. Pour rappel : les indigènes algériens étaient les habitants légitimes de l’algérie et les colons comme leurs noms l’indiquent les colonisaient...je ne pense pas qu’en Arabie saoudite les saoudiens colonisent les travailleurs immigrés et que les travailleurs immigrés soient les habitants originaires d’arabie saoudite. Il est interessant avant de faire des comparaisons aussi absurdes, de connaitre son Histoire (et dans ce cas l’histoire coloniale de la France), cela évite le ridicule ! 10 août 2009
Rachid Zani a dit :
Aller à la rencontre de l’autre pour découvrir autre chose : tel est en substance le message qui apparait à mon goût.
Découvrir par soi-même alors que l’esprit formaté n’obéit qu’à des clichés.
Se nourrir simplement de la différence des êtres qui tende à la compréhension de soi.
la vie mérite toute l’attention que la curiosité nous invite à découvrir.
9 août 2009
Najelk a dit :
Claire, en ce moment les "tordus" du Golfe viennent assouvir on ne sait quoi au Maroc ou ailleurs, assouvir sans doute ce qu’ils ne peuvent assouvir chez eux. L’argent permet d’échapper à la religion...L’hypocrisie, vous connaissez ?
8 août 2009
abdelmalik a dit :
a une certaine sonia,il y a aucun jugement en cette personne elle n’est point presente devant moi c’est-elle plaint a toi que je la juge ?non !!!je juge un resumé sur l’islam d’une dame il y a plus d’un siecle qui avant la debauche etait gratuite dans chaque coin de rue,de nos jours faut payé meme une recharge de telephone pour que la personne debauche(relation de partenaires a partenaires sans jamais concevoir le mariage)la difference de nos jours il est plus difficille de cometre l’adultere ou le debauché car la fortune est impliqué avec ce genre de pecher.
8 août 2009
Mechthild a dit :
Quand on veut être rebelle ici, on n’a que l’embarras du choix et c’est frustrant, donc on s’ennuie. Quand on veut être rebelle un peu plus loin, on ne peut pas, parce que ce n’est pas permis.
8 août 2009
Marie a dit :
"ne recevaient que des « indigènes » au grand dam des colons bon teint" Bon je sais, je critique et j’ai une pensée négative. Mais essayez d’imaginer les gens du Golfe et d’Arabie recevant, à la maison ( ! ) des travailleurs immigrés venus d’Asie (lesquels constituent dans le Golfe plus de la moitié de la population !). Croyez-vous que ce soit possible, même si ce sont des immigrés musulmans ? 8 août 2009
Marie a dit :
"Insoumise à l’ordre bien établi de la fin du 19 è siècle". Quelqu’un peut-il m’expliquer ce qu’elle a trouvé dans sa révolte ?
8 août 2009
François a dit :
"Profondément moderne, Isabelle Eberhardt "... Etes-vous sûrs ?
7 août 2009
Reno a dit :
Cher Hocine, dans les pays musulmans de maintenant on risque aussi beaucoup d’ennuis, si on est une femme, et une femme qui ne pense pas comme elle doit penser. La religion prévoit tout : même le régime de liberté. Pensez-y de temps en temps.
7 août 2009
Reno a dit :
"non soumise à dieu comme une musulmane". Claire, c’est intéressant. Pensait-elle pouvoir penser ?
7 août 2009
Maya a dit :
Lorsqu’un homme est fou on dit qu’il a du génie. lorsqu’une femme a du génie on dit qu’elle est folle (ou scandaleuse). Vous devriez méditer cela M. Abdelmalik, apprendre la tolérance qu’enseigne le coran et cesser de vous poser en juge car seul Dieu l’est vraiment.
7 août 2009
claire a dit :
Dire que c’était un oiseau qui volait libre dans le ciel est vrai mais un ciel colonial où tous les tordus des sociétés européennes venaient assouvir leur soif d’excentricité dans un espace où l’indigène ne devait qu’hocher la tête pour tout approuver, les béni oui-oui. Cette "femme" à l’origine non pratiquante est allé tout simplement à l’aventure rendre d’abord visite à un parent puis s’encanailler progressivement dans les campagnes maghrébines. Son érudition et son contact des indigènes lui a fait découvrir l’islam qui l’a subjugué mais elle l’a pratiquée à la judéo-chrétienne, masculine et innovatrice et non soumise à dieu comme une musulmane.
7 août 2009
La réaction de Abdelmalik se comprend car l’article laisse croire qu’Isabelle reste débauchée même après avoir avancé dans le processus de purification de l’âme qui s’opère puissamment dans l’Islam mystique. Il n’est pas possible qu’elle soit restée débauchée. La transformation intérieure et extérieure dépend de ce qui est imprimé dans la psyché de chacun. Dieu l’A Appellée et Actualisé Ses Décrets en elle en fonction des possibilités de l’époque. C’est ce que nous observons chez les femmes occidentales converties en quête de Vérité. 7 août 2009
R. Bloul a dit :
Sorry, ’Isabelle’ et non pas Elizabeth. L’argument reste le meme : ne percevez-vous pas la grandeur morale a prendre la defense de l’opprime en un temps ou cela etait un defi a l’ordre etabli ? Ou est-ce que le fait qu’elle ait eu plusieurs amants avant de se marier rend pour vous invalide ses positions courageuses contre le colonialisme ?
7 août 2009
R. Bloul a dit :
A Abdelmalik, Peut-etre cette liberte que vous appelez ’debauche’ etait la condition necessaire pour qu’ Elizabeth devienne consciente du manque de liberte et de l’ oppression des Alegeriens musulmans. 7 août 2009
muhib a dit :
je trouve un peu le jugement attif de abdelmalik, car il est bon avant de juger ou donner un avis de bien connaitre sa vie. Elle à été une véritable musulmane et aussi appartenant a une prestigieuse tariqa. On peut il est vrai se poser des questions mais quand on sait alors tout est clair. Plusieurs ouvrages ont ete ecris comme ecrit sur le sable voyage soufi etc.... Ne jugeons pas son islam car je rapelle que jugeait un croyant sans savoir est grave. Elle a été une musulmane courageuse car ce n’etait pas facile a son temps. Sa vie n’a pas toujours ete parfaite mais je prend au defi qui que ce soit de declarer l’etre.
Possédant tout les livres existants d’isabelle Eberhardt je me procurerai celui ci
6 août 2009
sonia a dit :
Mr abdelmalik vous dites que vous ne jugez pas pourtant c ce que vous faites mais bon NOUBLIEZ JAMAIS QUE LE VERITABLE JUGE EST ALLAH. et apparement à travers vos jugements sur Isabelle Eberhardt vous faites le proces des femmes sous entendus hypochrites envers lislam. SVP arretez avec ce sujet lislam LISLAM NE SE RESUME PAS A CONTROLER LA VIE DES FEMMES MAIS DABORD A PROMOUVOIR LA PAIX, LA JUSTICE, ET LAMOUR ENTRE LES GENS OUI MR LAMOUR ET NON PAS LA HAINE GARDER VOTRE ENERGIE POUR LES ISLAMOPHOBES ET LES INTEGRISTES C EUX LES VERITABLES ENNEMIS DE LISLAM 6 août 2009
Abderrahmân. a dit :
Excellent article ! Cette femme était une révoltée contre l’odre établis "bien pensant" et assurément, elle l’a bousculé... On peut lui reprocher sa période "libertine", certe, mais n’oublions d’où elle venait et elle a finit en musulmane et même en "faqira" (pauvre en Dieu). Elle a trouvé sa voie et son comportement antérieur témoignait surtout de ce besoin de "Dieu". Sa vie a été comme une torche flamboyante et elle partie une fois consumée, pare que telle était la volonté d’Allâh. En tout cas, comme le dis très justement l’auteur de l’article, son message est toujours d’actualité à tous niveaux. Abderrahmân.
6 août 2009
Reno a dit :
Il y a une féministe égyptienne du début du siècle précédent, née dans un harem, fille d’une esclave circassienne, mariée de force, puis divorcée, puis remariée avec le même homme mais cette fois-ci volontairement (selon les prescriptions de l’Islam si peu respectées par les croyants), et qui, au retour d’un congrès féministe en Europe, se dévoile publiquement, et en Egypte dans les années 1920 ! Quel courage Abdelmalik ! Avez-vous le même courage ? J’ai oublié son nom mais rassurez-vous, je vais le trouver et vous le faire connaître. Cette femme me semble avoir un peu fait évoluer les choses, non ? Tout comme la fille de Mohammed V qui, avec l’accord de son père, prononce un discours sans voile !! Sans voile dans votre société vous rendez-vous compte ? Ce qui a dû courroucer tous les porteur de barbe et pères La Pudeur des environs, et leur donner des insomnies à base de désirs refoulés et non avoués. Abdelmalik, dites-le moi, dans quel siècle pensez-vous vivre ? En ce qui concerne la personne dont il est question, je ne la connais pas mais comme d’habitude, je vais faire quelques recherches. Elle a l’air d’être originale donc intéressante. Pas vrai, Abdelmalik ? 6 août 2009
une fan a dit :
c’est très beau... vraiment ça rechauffe le coeur de voir qu’il y a eu et qu’il y a de bon penseur, réfléchi, insoumis au formattage qu’on a essayé de leur mettre dans le cerveau, libre parce qu’ils ont confiance en eux et en leur conscience, bons adorateurs d’Allah, car en toute chose il cherche le bien, à chaque geste ils tentent d’etre bon au nom de Dieu...
6 août 2009
Hocine GHEGAGLIA a dit :
Bonjour Cette biographie d’Isabelle Eberhardt est écrite, il me semble, comme un poème, un hymne à une femme extraordinaire... comme Eberhardt elle-même aurait rédigé sa propre biographie. Pour une attitude pareille et si elle avait vécu dans la Norvège du Moyen-Âge on l’aurait brûlée vive en la taxant de sorcellerie ou autre ignominie (car une femme ne devait pas dire tout haut qu’elle savait lire, écrire et penser !). Cependant il ne faut pas minimiser ou marginaliser le pontissalien Philippe Grenier car c’était un humaniste et un musulman hors-pair. C’était un homme juste et altruiste à un point extrême. Et si on faisait lire ce texte de Stoll-Simon par la classe politique française actuelle, à commencer par M. le Président Sarkozy ? Bien à vous, H. GHEGAGLIA. 6 août 2009
Jowa a dit :
Assalamo alaykome,
je ne connaissais pas cette femme, avant d’emettre un quelconque jugement je vais d’abord lire et je t’invite frère Abdelmalik de lire ses écrits et voir si oui ou non le résumé de Mme Stoll-Simon dit vrai ?!
6 août 2009
Abdelmalik, toutes les femmes ne vivent pas en prison
6 août 2009
abdelmalik a dit :
je ne juge pas votre résumé madame mais apparement cela resemble a une amoureuse du desert qui avait envie de changer de peau comme ont dit,mais quand a son islam il etait bien mais sans les enseignements et lois la preuve qu’en algerie l’islam n’etait point extreme sa devait-etre chacun pour soit on s’amuse et on rit en debauché et on ne se soucie pas si il y a un dieu qui voit,donc cela supose qu’il y aurait des femmes qui se comporte de la sorte meme de nos jour libertine avec le masque de l’islam,je n’aime pas le doute je prefere pas suposé cela.
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