La révolution islamique a-t-elle réalisé les idéaux pour lesquelles le peuple s’est soulevé ? Comment un pays glisse t-il du rôle de gendarme de l’Occident dans le Golfe dans le rôle du pays qui menace l’harmonie du monde et défie l’Occident ? Sur quel soubassement intellectuel, les locataires de l’Elysée et du Quai d’Orsay fondent-t-ils leur jugement sur l’Iran ? Lequel des deux discours, celui de Foucault, ou le leur, favorise-t-il la confrontation ou le dialogue des civilisations entre elles ?
La révolution islamique a-t-elle réalisé les idéaux pour
lesquelles le peuple s’est soulevé ? Comment un pays glisse t-il du
rôle de gendarme de l’Occident dans le Golfe dans le rôle du pays qui menace
l’harmonie du monde et défie l’Occident ? Sur quel soubassement
intellectuel, les locataires de l’Elysée et du Quai d’Orsay fondent-t-ils leur
jugement sur l’Iran ? Lequel des deux discours, celui de Foucault, ou le
leur, favorise-t-il la confrontation ou le dialogue des civilisations entre
elles ?
Quelle était la raison principale
du soulèvement des Iraniens ? Rompre le lien de la dépendance de
l’Iran avec les puissances étrangères, avoir le sentiment d’être « chez
soi » dans son pays, de décider et d’agir en puisant en soi les principes
et les conditions de l’action, n’être plus qu’au service de sa conscience, de
son histoire et de son peuple.
En somme, atteindre l’âge de
maturité dont parle Kant. L’Iran de 2009 renvoie pleinement à un pays dont
l’autonomie de la prise de décision politique est manifeste. Sur ce chapitre,
le contrat révolutionnaire a été respecté. Peut-on sous-estimer cet
acquis ? Y a-t-il un bien plus précieux pour un pays ainsi que pour un
homme que celui d’être le maître de sa destinée ? N’est-ce-pas
l’indépendance de l’Iran dans la prise de sa décision politique qui l’a mise
sur le banc des accusés ? « L’Iran est devenu menaçant parce qu’il
n’est plus soumis
class=MsoEndnoteReference>
style=';'>[1] ».
La « menace » qu’on lui
attribue qualifié de « défi le plus grave qui pèse aujourd’hui sur l’ordre
international
class=MsoEndnoteReference>
style=';'>[2] » est–elle inhérente à sa nature ? L’Iran a t-il eu par le passé des visées
expansionnistes qui l’ont amené à envahir un pays et déraciner son
peuple ? Les manuels d’histoire ne nous présentent-ils pas la Perse comme le temple de la beauté du verbe ?
N’a-t-il pas été la proie de toutes
les convoitises depuis un siècle par les puissances occidentales rivales ?
Un peuple qui a secoué le joug de la domination sans recourir à une révolte armée
mais à son sens du sacrifice et à sa détermination politique peut-il se
transformer en un pays belliqueux, lui qui a fondé son existence politique sur
le principe de la justice ? Qui nous présente l’Iran comme menace ?
« L’Iran défie
l’Occident » est le slogan publicitaire de la politique étrangère
occidentale. Tel quelle, la lecture de cette enseigne place l’Occident comme la
norme, et, par conséquent l’Iran se situe en dehors. L’Occident se présente
ainsi comme la vérité philosophique de l’histoire, la visée et le point
d’arrivée de l’humanité de l’homme.
Défier l’Occident c’est être dans
la démesure, dans la démence qui est dangereuse pour le monde et l’Iran
lui-même. Qui érige l’Occident en défenseur et garant de l’ordre
international ? Quelle instance morale l’autorise à s’approprier
l’Universel ? Le dialogue des civilisations qui sous-entend la diversité
culturelle peut-il être crédible et donner du sens si, au préalable, on a
assigné à l’humanité une finalité philosophique : l’universalité des
droits de l’homme comme horizon indépassable ?
Lorsque l’Occident s’est identifié
au monde, à partir de 1492, l’Occident, a répandu au nom des Lumières, l’image
de l’humiliation et de la mort : « De toutes les sociétés de
l’histoire, les nôtres – je veux dire, celles qui sont apparues à la fin de
l’Antiquité sur le versant occidental du continent européen – ont peut-être été
les plus agressives et les plus conquérantes ; elles ont été capable de la
violence la plus stupéfiante, contre elles mêmes aussi bien que contre les
autres
class=MsoEndnoteReference>
style=';'>[3] ».
Chaque civilisation se sent donc
dotée d’une mission : celle d’universaliser ses valeurs. La rencontre
avec l’Autre, lors de l’exportation de ses valeurs, dévoile sa nature réelle et
son essence. C’est le mode sur lequel s’opèrent cette rencontre et cette
cohabitation qui donne validité à ce message, soit par l’adhésion soit par le
rejet. La critique des postcolonialistes de l’Occident est centrée sur la
duplicité de son message. Les sociétés conquises n’ont connu de l’Occident des
Lumières que son côté despotique.
Les autres sociétés ont été, elles
aussi, responsables de violence mais elle n’a jamais été aussi systématique que
dans l’époque moderne, et cela au moment où l’humanité est censée vivre l’âge
des Lumières radicales. Cette violence, pour Foucault, a été aussi exercée par
la société occidentale contre elle-même. La violence est inscrite au cœur de la
naissance de l’Occident : la violence du capital. Son unique valeur est
l’appétit de puissance. Cette duplicité a accompagné l’histoire de l’Occident
durant toute son histoire. En voici deux exemples récents.
La guerre d’Irak. « Nous
venons de faire une guerre que n’appelait aucune nécessité
name="_ednref4" title="">
class=MsoEndnoteReference>[4] ».
Toutes les justifications avancées par l’administration américaine – les armes
de destruction massive, le lien entre Saddam et Al Qaeda - étaient une
construction mensongère pour manipuler l’opinion et gagner son soutien.
Les raisons réelles de l’agression
dissimulées au peuple sont loin de correspondre au discours. Ni la sécurité des
Etats-Unis n’était menacée par l’Irak, pas plus que la démocratie et la liberté
n’ont été la préoccupation de l’administration américaine dans sa guerre contre
l’Irak.
Bernard Kouchner, a reconnu s’être
trompé en ayant demandé la création d’un Secrétariat au droits de l’homme
car « il ya contradiction permanente entre les droits de l’homme et
la politique étrangère d’un Etat, même en France »
name="_ednref5" title="">
class=MsoEndnoteReference>[5].
Qu’est ce qui guide et oriente la politique d’un Etat : l’intérêt ou la
justice ?
Si nous posions la question aux
ouvriers et aux peuples de par le monde : d’où sentez vous la menace
venir : du programme nucléaire iranien ou de la violence financière du
capitalisme ? La réponse serait sans équivoque.
En adoptant le discours occidental
du partage des valeurs démocratiques, l’Iran n’est – il pas le pays le mieux
placé dans la région, comparé aux pays que les occidentaux présentent comme des
pays « modernes et modérés » (l’Egypte et l’Algérie comme exemple),
qui se rapproche de ce modèle ?
Dans un temps très court, l’Iran a
atteint le taux d’alphabétisation le plus élevé dans la région, le taux de
fécondité par femme est le même qu’en France, ce qui fait de la société
iranienne une société autonome par rapport au pouvoir politique. Un pays qui fait
de la généralisation du savoir, du savoir lettré le but de sa politique ne peut
être accusé d’oppressif, d’obscurantiste, …. .Car la domination ne
s’exerce pas sur un peuple de lettrés. Ce sont les pays dont les peuples ont un
grand taux d’analphabétisme, maintenus dans l’ignorance, qui sont proches de
l’esclavage.
Les pays qualifiés de modérés
traitent leur peuple comme des serfs. Les présidences à vie de Moubarak et de
Bouteflika sont là pour nous signaler que les peuples n’existent que pour
servir les princes.Cette dynamique de la société iranienne atteste que sa visée
n’est pas de se soumettre au pouvoir. En libérant les énergies et les
potentialités créatives de la société, le régime affiche sa volonté
politique : faire de l’Iran une nation souveraine, puissante et respectée.
Les pays « modérés et modernes », leurs sociétés sont plus gagnées
par l’agitation que par le dynamisme.
En quoi ce dessein politique est-il
préjudiciable et menaçant pour l’ordre international ? Est-ce la nature
islamique de la république qui fait peser sur elle tous les soupçons ? Par
son existence comme puissance réelle, la république n’ébranle-t- elle pas une
vieille certitude que l’Islam est la cause du retard des pays arabes ?
Le retard des pays arabes n’est –
il pas plus lié à leur dépendance et à cette conception traditionnelle de
l’islam qu’à l’islam lui-même ? Comment se fait-il que la pratique d’un
islam modéré dans des pays arabes engendre des pouvoirs oppressifs avec des
sociétés paralysées n’ayant pour seule expression politique que la révolte et
l’extrémisme ? Alors que l’Islam révolutionnaire a transfiguré l’état d’un
pays : d’objet le voici un acteur historique.
De cette réalité comparative entre
un islam révolutionnaire et un islam modéré, il apparaît clairement que le
retard des pays arabes n’est nullement lié à l’islam mais à la lecture et
l’utilisation qu’on en fait. L’islam révolutionnaire, un islam urbain,
s’inscrit dans la mouvance réformiste des penseurs de la Nahda.
L’islam modéré, un islam bédouin,
né dans les confins de l’Arabie, rigoriste et littéral, fataliste et
domestiqué, servant le politique au lieu de la justice. La transformation du
réel est à chercher auprès de ceux qui ont poursuivi et accompli le labeur
intellectuel de Al Afghani (1839-1897, Iqbal (1873-1938), Abdou (1849-1905),
elle ne se trouve pas dans la doctrine du Wahhabisme
name="_ednref6" title="">
class=MsoEndnoteReference>[6](Doctrine
religieuse de l’Arabie Séoudite).
Seul un islam urbain, produit de
son temps - de la modernité, peut contribuer à apporter des solutions aux défis
de notre siècle. L’Arabie de 1920 n’est pas la Mecque de la naissance de l’Islam.
Celle-ci, à cette époque, était une cité, le lieu de
l’histoire. L’islam des bédouins, au lieu de libérer enferme, le dogmatisme et
la fermeture du champ politique sont une véritable poudrière dont le Djihadisme
d’Al Qaeda est une de ses expressions les plus manifestes.
Prôner le combat contre
l’extrémisme en encourageant les pays « modérés et modernes » est un
contre-sens historique et improductif. L’extrémisme est le fruit de ces pays
qu’on qualifie de « modérés et modernes ». Signalons, par ailleurs, à
l’adresse des occidentaux, qu’aucun prisonnier du Camp de la honte, Guantanamo,
n’est iranien ? A- t- on vu une population, dans une quelconque capitale,
sortir spontanément témoigner, dans un élan plein de compassion et de ferveur,
sa douleur avec les victimes du 11 septembre 2001.
Un visiteur venu d’une autre
planète aurait dit que la jeunesse de Téhéran était la plus humaine qui soit.
Et, en retour, l’Amérique, l’endeuillée d’un jour, recouvre son orgueil et
pointe son doigt contre l’Iran et l’accuse d’être le pivot de l’Axe du Mal
avec, pour président, une personne qui a voulu être le pont entre les
civilisations en tendant la main à l’Occident ?
N’est ce pas sous la présidence de
Khatami que cette assignation de l’Iran comme Axe du Mal a été faite ? Sommes-
nous réellement devant une attitude crédible, cohérente et responsable de
l’Occident ? Pourquoi ne pas considérer les pays modérés, par leur nature
oppressive, fermant toute possibilité à un changement politique comme une
fabrique du terrorisme ? L’existence du terrorisme est nécessairement
d’essence politique.
C’est dans la nature des régimes et
dans l’ordre du monde que se trouvent l’explication et la cause du terrorisme. C’est
parce que l’Iran demande à être traité comme un partenaire égal, exigeant
respect et justice qu’il devient menaçant ? Contrairement au discours qui
martèle avec insistance, depuis août 2007
title="">
style=';'>[7],
que l’Iran est une menace, avancer l’idée que le défi iranien est un
espoir ? Que signifie respect et justice dans la sémantique d’un homme
parlant au nom d’un peuple vieux de 3000 ans d’histoire et sortant d’une
humiliation qui a duré presque un siècle et contre laquelle le peuple a fait sa
révolution ?
L’ordre international que l’Iran
menace est-il un ordre juste ? La dernière agression criminelle contre la
population de Gaza et la crise financière, « cette faillite abyssale qui
tient le monde sous sa menace
class=MsoEndnoteReference>
style=';'>[8] »,
ne sont – elles pas le produit de cet ordre international et de ceux qui
parlent en son nom ?
Quelle crédibilité donner aux
propos de Sarkozy à l’égard de l’Iran, lorsqu’il parle du programme nucléaire
« dont chacun sait qu’il n’a aucune finalité civile
name="_ednref9" title="">
class=MsoEndnoteReference>[9] » ?
D’où peut-il tirer cette certitude ? Le programme nucléaire iranien n’a
jamais été en soi un objectif stratégique de la révolution islamique. Il l’est
devenu suite à l’agression irakienne.
Ce programme nucléaire civil est
une question nationale iranienne lié à sa souveraineté et sa sécurité. Avons-nous
un antécédent dans l’histoire de l’Iran qui peut appuyer la thèse des
dirigeants occidentaux pour enlever toute crédibilité aux propos des
responsables iraniens ? Par contre, dans le cas de l’Occident, une guerre
en 2003 a été menée sur la base d’un mensonge !
Face à l’Iran, l’Occident, par la
voix de la France, affiche sa détermination à mettre les dirigeants iraniens
devant un choix : ou renoncer au programme nucléaire, la bombe iranienne
pour Sarkozy, ou le bombardement de l’Iran. Après lui, Kouchner, n’écartait pas
cette éventualité : « on doit s’attendre au pire, le pire, c’est la
guerre
class=MsoEndnoteReference>
style=';'>[10] ».
Peut-on dire que ces déclarations
sont sécurisantes ? Qu’elles travaillent dans le sens du dialogue ou de
la confrontation des civilisations ? L’Iran menace-t-il notre sécurité en
France ? La politique extérieure, telle qu’elle est conduite envers
l’Iran est, selon Todd, « contraire à la morale et à l’intérêt de la
France
class=MsoEndnoteReference>
style=';'>[11] ?
Faut-il rappeler que les Iraniens
ont fait une révolution pour s’affranchir de toute soumission, qu’ils ont
conquis leur indépendance politique et culturelle dans un isolement et une
hostilité sans précédent à leur égard dans le monde, que par leur géographie et
la présence des soldats américains en Irak et en Afghanistan et ses voisins
dotés de l’arme nucléaire, ils se sentent menacés. Devant cette configuration,
loin s’en faut que les Iraniens renoncent à un programme qu’ils jugent comme
une priorité vitale pour la nation.
Il en va aussi de la vie et de la
mort de ce qu’ils considèrent, eux aussi, la raison pour laquelle ils ont fait
une révolution : être une nation respectée et respectable dans les choix
qui engagent son devenir.
Foucault, témoin de la Révolution islamique, y a vu un événement qui mérite d’être salué. N’est-il pas sage
d’accompagner ce regard en adoptant l’attitude du philosophe pleine de retenue,
de pudeur, de présence et de générosité ?
La position politique française
n’est – elle pas traversée par le souffle des néoconservateurs américains ?
Le socle intellectuel sur lequel se fonde cette politique ne porte t-il pas
l’esprit des intellectuels qui ont inspiré toute la mouvance des
« faucons » en Amérique ?
L’Occident, d’autant plus l’Europe,
n’est pas le monde, il en fait partie. Les Iraniens l’ont compris. Telle
qu’elle est, la vérité occidentale n’est pas garante de la paix dans le monde.
Telle qu’elle, la politique étrangère ne sauve pas la France. Dans ce défi de l’Iran à l’Occident, ou, plus justement dit, dans cette circonstance,
de cette résistance iranienne à l’Occident, se dessinera les contours d’un
monde, en tous les cas, pour les peuples, meilleur que celui-ci.
Obama et Ahmadinajad. Lier ces
deux noms peut paraître pour certains un non sens. Un soulève
« l’espoir », l’autre « l’inquiétude ». Mais ces deux
personnes viennent de loin. Ils appartiennent, chacun dans son histoire propre,
à l’histoire des humiliés. Celui-là porte l’espoir du peuple noir, des laissés
pour compte du système libéral, l’espoir d’une Amérique qui renoue avec les
idéaux de liberté et de justice.
Celui-ci porte l’espoir des
déshérités et de leur désir d’accéder à une vie digne, l’attente d’un Iran qui
demande respect et justice. Lequel des deux présidents, devant les défis
auxquels ils sont confrontés, sera fidèle à son histoire : celle des
humiliés. Lequel des deux, au-delà de leur appartenance nationale, l’idée de
justice guidera ses pas et infléchira ses décisions. La Justice est le nom de la grande politique, le nom de la gouvernance mondiale.
C’est au nom de la Justice que l’histoire jugera l’action des deux hommes et au-delà, celle de l’Occident et de
l’Iran. Le bon sens saisira si les décisions et les actions sont déterminées
par les intérêts ou les principes. De la petitesse ou de la grandeur d’être un
homme.
Peut-on faire l’économie de
répondre à la question frontale dont l’emprise se fait de plus en plus
pressante : l’Iran sera-t-il bombardé ou non ? Il est utile de
rappeler que si aucune nécessité ne justifiait la guerre en Irak, celle-ci a
bien eu lieu. Elle n’était pas justifiée pour l’Amérique comme nation mais elle
répondait à la logique de l’Amérique comme empire. L’empire américain a besoin
d’asseoir sa puissance pour réaliser ses desseins planétaires. La maîtrise de la Terre présuppose le contrôle des richesses et des hommes.
C’est pourquoi qu’il était
nécessaire pour l’Amérique comme empire d’écarter l’obstacle que
représentait l’Irak, pour mieux faire face au défi qu’est l’Iran. Deux
guerres (2006 et 2008) se sont déjà déroulées dans cette région. Dans les deux
cas, on frappait l’adversaire mais on s’adressait à l’ennemi.
A défaut d’atteindre l’idéal, la
fin de l’Iran islamique, cette tension grandissante a- t- elle pour objectif
de contribuer à amener les réformistes aux commandes ? Les occidentaux
veulent-ils se racheter et saisir la main qui leur fut tendue par
Khatami ? Certes, avec Khatami, l’Iran sera libérée de toute la sémantique
qui lui a été accolée avec Ahmadinajad, comme cela a été le cas pour l’Amérique
libérée de Bush. Khatami-Obama.
Ces deux noms vont –ils pouvoir
réduire la distance séparant leurs deux pays et transformer la confrontation en
coexistence ? Le dialogue est la volonté politique affichée des deux hommes.
Khatami avait déjà lancé l’idée de dialogue des civilisations que Bush a
interprété dans son langage texan comme duel. Certes, avec Khatami, sur le plan
moral, aucune nécessité ne pourrait justifier le bombardement de l’Iran.
L’image de l’homme balaie les
soupçons qui pèsent sur les intentions réelles du programme nucléaire iranien.
Même dans ce cas de figure, peut-on faire l’économie de l’hybris des Israéliens
et des desseins de l’Empire américain ? Mais, entre l’élection de Khatami et la
reconduction d’Ahmadinajad, les Iraniens sont maîtres de leurs destins. Dans
les deux cas, pour ce qui nous concerne, l’important n’est pas dans la réponse
à la question l’Iran sera-t- il bombardé ou non, mais dans l’équation
posée : l’Iran défie l’Occident.
Pour la première fois, dans
l’histoire moderne, un verbe autre que celui de l’Occident partage la scène du
monde. Certes, l’Occident ne répond pas aux questions que l’Iran pose, mais il
se sait interpellé, et de cela, il en a conscience. L’Iran ne se contente pas
seulement de parler : il défie. L’Iran, un lieu géographique, défie
l’Occident, qui est, lui un lieu mental plus qu’une géographie. Cette région
mentale qu’est l’Occident, le lieu de l’Universel, voit se dresser devant elle
une volonté qui exige respect et justice.
Dans ce rapport Occident-Iran se
profile le vieux conflit du XIXe siècle : colon-indigène. L’Occident a
toujours eu recours à l’emploi de la force. l’Iran est sommé de choisir entre
la modération ou la résistance. En usant du langage sartrien, l’Iran n’a qu’un
choix : « la servitude ou la souveraineté.
name="_ednref12" title="">
class=MsoEndnoteReference>[12] »
Occident-Iran. Tout est dans la
relation du défi. Puisque la catégorie biblique de David contre Goliath est
passée de l’universalisme au particularisme, il nous reste les catégories
philosophiques de Foucault : l’universel et la singularité. Si tout
pouvoir porte en soi ou génère sa propre résistance, selon Foucault, la
singularité, celle qui résiste, dans ce cas, est l’Iran.
C’est pour cette raison que
l’espoir dont nous avons parlé porte sur la philosophie du défi. Foucault a
déjà vu dans le soulèvement iranien en 1978 l’ébranlement du vieux monde :
« Quand je suis parti d’Iran, la question qu’on me posait sans cesse était
bien sûr : « Est-ce bien une révolution ? » […] Je
n’ai pas répondu. Mais j’avais envie de dire : ce n’est pas une
révolution, au sen littéral du terme : une manière de se mettre debout et
de se redresser.
C’est l’insurrection d’hommes aux
mains nues qui veulent soulever le poids formidable qui pèse sur chacun de
nous (c’est nous qui soulignons), mais plus particulièrement, sur eux, ces
laboureurs du pétrole, ces paysans aux frontières des empires : le poids
de l’ordre du monde entier. C’est peut-être la première grande insurrection
contre les systèmes planétaires, la forme la plus moderne de la révolte et la
plus folle.
class=MsoEndnoteReference>
style=';'>[13] »
Là est la véritable leçon de Foucault. Et là, Foucault ne s’est pas trompé.
Si Sartre a vu dans Les damnes
de la terre de Fanon un grand événement pour l’Occident,
et si Foucault a salué la volonté
collective qui s’est incarnée dans le peuple en Iran, nous dirons que le défi
de l’Iran vis-à vis de l’Occident est un grand événement pour l’humanité.
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[1]
Yann Richard, L’Iran aujourd’hui, Professeur à l’université Paris III,
href="http://www.clio.fr/Bibliotheque/Iran">http://www.clio.fr/Bibliotheque/Iran
d’aujourd’hui.
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[2]
Discours de Nicolas Sarkozy à l’Elysée le 27 août 2007 portant sur l’ensemble
des orientations de la diplomatie française.
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[3]
Michel Foucault, « vers une critique de la raison politique »,
ibid., p.11
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[4]
Propos de R.Byrd, dans sa déclaration au Sénat, 21 mai 2003, cité par John G
Mason, « Guerre d’Irak et guerre culturelle : « les pieux
mensonges » néo-conservateurs », Critique, janvier-février
2004
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[5]
Bernard Kouchner, dans un entretien au quotidien le Parisien - Aujourd’hui, le
Monde 10 décembre, source AFP.
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[6]
Le Wahhabisme prône le retour à un islam d’origine, il est devenu par la suite
la doctrine officielle de l’Arabie Séoudite. En étant au service du politique,
le Wahhabisme s’inscrit en droite ligne en héritier des Ommeyades : Une
foi au service d’une dynastie.
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[7]
Discours de Nicolas Sarkozy à l’Elysée le 27 août 2007.
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[8]
Michel Rocard : « Il y a dans le patronat guadeloupéen une aile
irréductible », le monde, 23/02/2009 ;
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[9]
JDD.fr, le 16 janvier 2009.
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[10]
Bernard Kouchner, le 17 septembre 2007.
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[11]
Emanuel Todd : « Kouchner est passé de Médecins du monde à
Militaires sans frontières », 17 septembre 200, http://www.marianne2.fr
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[12]
Frantz Fanon, les damnés de la terre, préface de J.P. Sartre, François
Maspéro, Paris, 1961, p.13
class=MsoEndnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[13]
Dits et écrits, p 716 (c’est nous qui soulignons).
Commentaires
Un texte qui analyse avec brio et profondeur la nouvelle stratégie géopolitique du nouvel ordre mondial , qui se dessine devant nos yeux , et dont malheureusement les arabos-musulmans(sunnites)sont hors jeux . Monsieur Mahmoud Senadji pose des bonnes questions aux quelles il ne répond pas ; tellement les réponses sont évidentes . J’ai toujours admirer ce pays et son peuple qui a donner au monde une civilisation et une culture de grande beauté . Et qui vient de montrer au monde ; que sous cette jeune révolution islamique de 30ans , vient de sortir le pays de son sous développement malgré l’embargo ; et qui a su rendre au peuple sa fierté et sa dignité bafouée depuis des siècles . Les résultats obtenu en si peut de temps ; que ça soit sur le plan industriel - scientifique - technologique - militaire - socio-économique - politique - culturel et dans le domaine de l’information est , en un seul mot : formidable . Je conseille à ceux qui en doutent de regarder la chaine iranienne de langue arabe al-allam ; qui est à mon avis à dépasser al-jazeera et al-arabia dans le traitement de l’information . Et surtout pour découvrir ce pays ; et ses réalisations dans tous les domaines ; construction des barrages ; auto suffisance alimentaire ; son artisanat , son architecture et surtout ses belles et intelligentes journalistes ; toutes belles les unes que les autres avec leurs hijabs ! j’adore . Mais là ou vous serez étonnés , c’est les réalisations dans le domaine militaire ; c’est pour cela que je n’ai pas peur pour ce pays et son valeureux peuple qui saura faire face en cas d’agression !!!
Quel pays merveilleux,dommage que l’Arabie saoudite et le monde Sunnite ne partagent pas ce point de vue,ni les USA , l’Europe et encore moins Israël.L’alternative est simple,soit l’Iran renonce a son programme pour fabriquer l’arme atomique soit une coalition de pays soutenu et financé par l’Arabie Saoudite se chargera de détruire
les installations nucléaires.
Brillante analyse. L’ Iran est un exemple à suivre par maîtrise de technologique et sa soif de s’affranchir de la tutelle américaine.
Seul un Etat laïc fondé sur une société démocratique pourra permettre à l’Iran de se développer et faire partager cette prospérité à son peuple.
Il ya eu’échec de la stratégie panislamiste de l’Iran khomeyniste
Le panislamisme développé par l’ayatollah Khomeyni vise à se substituer au panarabisme défendu par le défunt leader égyptien Gamal Abdel Nasser.
La difficulté est de dépasser l’animosité traditionnelle entre arabe et perse et l’ayatollah se heurte à une autre difficulté majeure, les chiites ne représentent que près de 20% des musulmans, l’autre partie étant d’allégeance sunnite. En outre, les pays arabes ne sont pas près de lui laisser le rôle du guide religieux et politique de leur minorité chiite, traditionnellement soumise à une discrimination politique, économique et religieuse.
Je suis en accord avec l’esprit de ce texte. L’Iran a réalisé son objectif suprême qui est celui de l’indépendance politique qu’on cherche à lui faire payer au prix d’un scandaleux embargo.
L’iran n’a aps de problème avec les extrémistes ? mais pourquoi aurait il donc des problèmes avec les extrémistes, puisque ce sont eux qui ont pris le pouvoir, instauré une police politique (pardon des moeurs), instauré une des plus répressives politiques religieuse, avec peine de mort pour ce qui devrait relever du délit au pire (blasphème, apostasie, moeurs). Et la politique est tenue par des religieux conservateurs qui font ce qu’ils veulent des décisions du gouvernement, empêchant kathami de réaliser ses réformes par exemple.
Donc pourquoi les extrémistes religieux poseraient problème au régime iranien ?
Ce que cherchent les extrémistes sunnites c’est d’avoir un régime comme en iran, version sunnite.
@ lucien : arrêtes de nous gonfler avec tes semblable avec votre laïcité et votre vision du monde ! qu’est ce qui te fait dire que l’Iran n’est pas démocratique ! et qui te dit que nous les musulmans nous voulons de votre laïcité ! La République islamique d’Iran vient nous confirmer qu’un autre modèle de société avec l’étique musulmane est né ; et l’avenir de l’humanité c’est les valeurs de l’Islam . Votre modèle démocratique et laïque n’a fait que trop de dégât ; alors il est temps de dire stop ; de tourner la page ; et d’ouvrir une nouvelle ère avec le modèle islamique juste et humain !
Choisir librement ses élus, voter ses lois et définir sa constitution avec ses concitoyens constituent la base de toute démocratie, et l’Iran en est un exemple.
Les élections en Iran se passent d’après les iraniens de la diaspora dans des conditions transparentes et démocratiques.
Dans la plupart des pays que les États-Unis qualifient de modérés et d’exemple sensé être suivi par l’Iran, comme la Tunisie, l’Algérie, l’Arabie Saoudite les jeux sont faits d’avance et les présidents sont là à vie.
Le gouffre qui sépare l’Iran et les autres est énorme, le paradoxe est donc très clair.
Avez-vous entendu adapa ? Quiconque respecte les lois de l’islam est un extrêmiste, dit-il. Et un pouvoir tenu par des croyants, suggère-t-il, est très rétrograde. Eh oui, on vous l’a bien dit : le changement climatique est bien réel !
Des gens de cette espèce, qui cherchent à canibaliser l’islam et les musulmans, appartiennent à un système, en l’occurrence l’entité culturelle nommée Occident, qui est dans un état de coma. Ils croient qu’ils sont vivants, en fait ils sont dans le coma. C’est pourquoi ils ne peuvent ni voir, ni raisonner correctement. Tout juste ils sont capables de cracher les balivernes fabriquées et véhiculées par l’entité sioniste.
@moha
dou il sort celui la avec ces journalistes toute en hijab je vois le petit pervers qui ce cache en vous et surtout en gros frustré tu iras loin petit
Se sentir Chiite quand c’est lui qui reçoit la matraque et sunnite quand c’est ce dernier qui reçoit le gourdin.Voilà le leitmotiv qui doit nous guider en tout temps et en toute circonstance. Ceux qui préconisent autre chose et jouent aux “supers saints enturbannés” sont dangereux car contre l’éthique universelle,les préceptes coraniques et la Sunna du prophète Mohammed (AS). Pendant que de part et d’autres des sphères civilisationnelles on appelle au dialogue Islamo-Chrétien,ce qui est en soit une bonne chose,il est curieux que même certains pays Arabes,supposés être de “sensibilité islamique” participent à l’instar des pays occidentaux,à la diabolisation et à la stigmatisation de l’Iran et ce depuis justement la révolution Islamique. Sous l’ancien régime du shah,c’était la “belle époque” où l’on achetait volontiers un tapis persan au lieu d’un piano : autre temps ,autre musique. Alors,arrêtons de danser et faisons comme les Iraniens ;libérons nous des idées mortes et des idées mortelles comme le recommandait Feu Malek Bennabi.
Autant la première partie de l’article était intéressante, autant celle-ci est décevante. La raison est sans doute que, n’ayant plus la ressource des analyses intemporelles de Foucault, l’auteur marque un peu le pas devant l’actualité immédiate. Son éloge (panégyrique) de Khatami sonne un peu creux, surtout alors que celui-ci, après s’être porté candidat aux élections prochaines en Iran, s’est désisté.
Il manque ainsi à cette partie un portrait de l’actuel (et prochain) président. Un portrait en pied, si possible, montrerait combien il partage, au physique, avec le président français (même taille, mêmes talonnettes, même physionomie) ; et aussi combien à l’intellect, ils diffèrent : le président Nejad, lui, a fait de sérieuses études d’ingénieur. Il sait ce qu’est une équation différentielle et il est à même de raisonner en termes de flux, d’évolution, et non en bilans comptables qui sont l’horizon indépassable de la psyché du président français. Ne disons rien du moral ou du culturel, car en ce domaine, la comparaison serait trop cruelle, de l’héritier fidèle d’une tradition de trois millénaires, face à celui qui n’est pas capable de faire une phrase et qui raille la lecture de la Princesse de Clèves.
les occidentaux ont dit aux iraniens, arreter de soutenir la resistance palestienne et libanaise, faites la paix avec les sionistes et vous avez toutes les bombes que vous voulez !!!!
Bravo pour la clarté et la pertinence de l’article.
L’auteur pose des vraies questions à l’occident qui ne fait que défendre ses intérêts(capitalisme en faillite).
Occident mène depuis quelques années une politique basée sur le mensonge et contre vérité contre un grand pays qui est l’iran
Iran a été envahi par sadam Hussein en 1980 et a payé sa facture très lourde(1 million de morts)
Il est normal voire légitime pour une grande civilisation qu’est l’iran de développer son arsenal nucléaire afin d’assurer une paix durable pour son existence et pour ses citoyens(plus de 78 millions d’habitants)
Au fait, pourquoi l’Israel détient il 300 ogives nucléaires et personne ne dit rien ?Ou est la justice ?
On diabolise du matin au soir l’iran comme l’incarnation du mal alors que l’on oublie de dire que l’iran ne veut plus qu’on vienne piller et pomper ses ressources en hydrocarbures.
C’est fini la domination de l’occident
il y a des peuples qui se libèrent du joug et la domination du capital argent roi
C’est fini le mensonge.Il est temps d’établir la vérité et respecter les pays qui ne veulent plus entendre parler des pseudos valeurs à l’occidental.Laissons ces pays et ces peuples de choisir leur destin librement.Ca sera très bénéfique pour l’équilibre de la planète et la paix....
@ sadia ! Avant de répondre et dire n’importe quoi , il faut s’instruire ! Vu ta réponse , cela me dit que tu ne connais pas la chaine iranienne de langue arabe al-alam !!! Oui toutes ces journalistes femmes de cette chaine portent le hijab . Dire que je suis un pervers , parce que je disais qu’elles sont charmantes ; et belles les une que les autres et j’aime : c’est que tu n’as rien compris ma petite , car tu pourrais être ma fille ! Oui j’aime ces femmes belles et intelligente et de surcroit pratiquante portant le hijab sans complexe(normale elles sont shi’ites) ; et je les aimes comme des soeurs en islam (je suis sunnite)et je les aimes en ALLAH . Mais toi comme maghrébine coincée singeant les occidentales sans rien connaitre , ni à la culture des tes parents ni à la culture adopté ; ne m’étonne pas de toi , que tu penses sexe une fois que tu entends le mot Amour ! A dire que ton cerveau n’est pas dans sa boite crânienne ; mais "ailleurs"... !!!
bonjour’ l’iran nest pas une menace’mais un exmple pour les pays arabo-musulman ! tous le monde a compris comment l’occident manipule les media ’par interer et neoconservateur" domage que sarkozi a des pensee negative sur l’iran’mais bon on a compris que depuis des siecle ses leir seul stategie c’est triste que loccident avec toute leur connaisance ne change pa de stategie partenaria’echange ’comercial,ext c’est finie epoque des croisade un peu d’humanité melisadu68
belle analyse , bonnes questionnements M. SENADJI, il faut seulement se m’éfier d’un fontasme civilisioniste ancien que les Persan-islamistes veulent récupérer.
@moha
tou d abord monsieur le frustrer je ne ss pas maghrébine "bravo pour les préjuger"
etre ma fille je ne crois mon chére parce que voyez vous j ai bientot la cinquantaine "vous fantasmer sur les jeunes filles c est pas bien"ce quon vous demand c est de la pudeur surtou a votre age cher monsieur et une analyse de texte
@ Souleymane, je pense que vous êtes complètement dépassé par la réalité, que vous refusez de voir en face, vous êtes dans un schéma qui a fait son temps. Aujourd’hui la domination occidentale( relayé par Israel)en perte de vitesse a du mal à mettre à genoux le gouvernement palestinien issu du Hamas et à anéantir le peu qu’il posséde d’armes(quelques roquettes !!!).Alors de là à réduire à néant l’Iran !Vous rêvez debout !A la rigueur, envisager "quelques frappes préventives", histoire de montrer qu’on méne toujours la valse, peut-être.Mais de là, à s’engager, essoufflé, dans une guerre contre l’Iran, et ésperer réduire à néant son potentiel nucléaire aussi aisément !Il faut vraiment être naif pour croire une telle chose.Rappelons que l’Iran n’est pas l’Irak de Saddam Hussein ou l’Afghanistan des Talibans(ce qui n’ a pas empêcher les Etats-Unis de s’embourber jusqu’au cou en Irak.)Et si l’alternative était si simple que vous ne le prétendez, pourquoi ceci n’est pas fait depuis longtemps ?
le défi pour l’occident est énorme, son capitalisme révéle des finalités obscures et pourtant en france le peuple ne semble pas en prendre conscience.Il bute toujours sur le fait que leur modèle de civilisation proposeé est le plus avancée .Il peche par orgueil.
Il ne sont pas pres de se remettre en question,vu l’obstination des dirigeant à garder le meme systeme sociétale.
IL y a bien deux idéologie distincte entre le monde occidentale et le monde musulmans en l’occurence avec l’IRAN"shiite" :
Le matérialisme à outrance comme but et finalité basée sur l’individualisme et la cupidité
Et la spiritualité d’un peuple basée sur la sincerité d’une foi.on est au antipode.
Il est clair qu’il est difficile d’évité le conflit.On est de retour au meme schéma d’avant l’ère de la renaissance, au siècle des lumières qui avait été inspiré par les musulmans.Les occidentaux devrait prendre éffectivement la mains qui leur est tendue, pour prendre l’éxemple qui leur est proposé et meme l’amelioré, il le font avec leur homologue de pays voisins lors de réforme.L’enjeu est il possible ? il en va pourtant de la vie de certainement de millions de personnes.
bravo a l’iran et honte aux monarchies du golfe
L’Iran est un exemple pour les musulmans il est indépendant des occidentaux, il à monté un industrie nucléaire, fabrique tout ou une partie de ses armements et nous a fait extrêmement plaisir en plaçant sur orbite un satellite l’Iran est devenu ainsi la 9eme puissance spatiale.
L’Iran en parlant de droit et de justice occupe le terrain favori de l’Occident, donneur de leçons et écrasant par les bombes quiconque en cas de désaccord et fabriquant les preuves.
Que les dictateurs arabes en fassent autant, alors qu’ils ne sont bon qu’a importer et refuser l’industrialisation de leurs pays afin de toucher des commissions (Yamanah plusieurs centaines de milliards de dollards en pot de vin).
Avant de critiquer l’Iran et le chiisme il faut balayer devant nos portes et refuser les les vieillards séniles, serviles et corrompus qui nous dirigent dans le monde arabe et sunnite
Encore merci à Mahmoud Senadji pour ce bel article instructif. En effet c’est le leadership islamique qui est en jeu dans le monde. Et il semble que l’Iran a pris la première place et doublé tous les pays arabes vassaux de l’Occident comme l’oligarchie de la tribu des béni-Saoud. A celà s’ajoute la proposition d’une alternative d’un modèle de société fondé sur les textes du Qur’aan et de la Sunna (notons en ce sens que c’est le seul état au monde authentiquement musulman). Ce seul fait qu’un peuple réclame la liberté de choisir, l’Occident mené par les US et les européens se sentent menacés dans les soubassements mêmes de leur sociétés. A juste titre. Car leur idéologie de vitrine "Les droits de l’homme" est là pour cacher la véritable : l’arnaque, le vol et le crime communément connue sous le terme de "capitalisme". Et cette "crise financièrement" en est la preuve la plus éclatante. Celà a toujours était. N’oublions pas : l’Angeleterre fut fondée
grâce à la piraterie et la France grâce aux corsaires. Rien n’a changé sous le soleil.
Merci aussi à ce commentaire intéressant de Hamid :
"On est de retour au meme schéma d’avant l’ère de la renaissance, au siècle des lumières qui avait été inspiré par les musulmans..."
Oui. Il est vrai que la Révolution française s’est largement inspirée des valeurs de l’Islam. Exemple : Liberté, Egalité, Fraternité. Trois valeurs fondamementalement islamiques .
article intéressant qui pose de grâves questions pour le monde occidental et capitaliste.
Mais il y a, je crois de part et d’autre beaucoup de chemin à faire entre la fermeture et l’ouverture. Est-ce qu’on est vraiment plus ouvert que le voisin ou est-ce une autre image pour cacher notre propre fermeture d’esprit ? À la guerre et l’oppression on répond rarement par autre chose à moins d’être un saint.