José Bové : « Avec Sarkozy les gens sont sur la paille »

José Bové a repris son bâton de pèlerin, Européennes obligent. Le charismatique agriculteur et ex porte- parole de la CNT a sillonné- sans tracteur- le département à la vitesse du son, accompagné de Sylvain Pastor . Le beau temps n’était pas au rendez-vous. Peu importe. Le baroudeur a encore laissé des traces. […] L’occasion pour nous de redonner la parole à ce libertaire- lecteur d’Henry David Thoreau- toujours prisé par les médias, certes. Mais de plus en plus sous étroite surveillance lorsqu’il s’exprime ou crapahute.

De passage dans le Gard le 7 avril, José Bové a commencé sa campagne pour les Européennes sous la bannière Rassemblement Europe Ecologie. Au menu : politique et résistance. En début d’après-midi, il s’est rendu à Saint-Hilaire-de-Brethmas pour rencontrer un paysan qui refuse de vendre ses terres aux promoteurs d’un projet de golf. Ensuite, il s’est déplacé à Salindres pour voir le prochain site de traitement des ordures ménagères. Pour clôturer sa tournée, il a animé, dans la soirée, des débats à Saint-Christol-Les-Alès et répondu aux questions des militants.

José Bové a repris son bâton de pèlerin, Européennes obligent. Le charismatique agriculteur et ex porte- parole de la CNT[1] a sillonné- sans tracteur- le département à la vitesse du son, accompagné de Sylvain Pastor[2]. Le beau temps n’était pas au rendez-vous. Peu importe. Le baroudeur a encore laissé des traces. Admirateurs, fidèles, militants et résistants n’auraient voulu, pour rien au monde, manquer l’aubaine Bové. Comme partager avec leur « idole »un repas au Trois Lys.

L’occasion pour nous de redonner la parole à ce libertaire- lecteur d’Henry David Thoreau- toujours prisé par les médias, certes. Mais de plus en plus sous étroite surveillance lorsqu’il s’exprime ou crapahute.

Interrogé à la volée, entre deux verres, une pause cigarette et un portable omniprésent, le franc-tireur fait le tour de l’actualité.
Entretien.

Toujours au combat

-Vous avez disparu de la scène politique et médiatique. On ne vous entend plus. Pourquoi ce silence, une mise au placard ? Un besoin de prendre de la distance et sortir du people ?

« C’est normal. Quand on a rien à dire, sinon des banalités, je ne vois pas pourquoi on irait s’exciter sur les tréteaux ou convoquer la presse.
On doit être là quand il y a des choses concrètes à faire ou des positions à prendre. »

-L’actualité ne manque pas pourtant. Le bouquet fiscal, le sauvetage des banques, la crise et j’en passe…

« On a profité de l’année 2008 pour bosser. On a construit le rassemblement Europe Ecologie et organisé des stratégies pour assurer des convergences. On avait besoin d’être entre nous, loin du bruit et de la politique spectacle ».

-José Bové, vous remettez ça, une campagne électorale après votre score[3] aux présidentielles. D’aucuns disent que vous êtes une machine à perdre.

«  La question des présidentielles était un moment important pour moi. Il y avait une dynamique collective. Ce mouvement de fond a été enrayé par des logiques d’appareils (les partis politiques). Malgré les querelles d’ego et les torpillages, plus de 40 000 personnes avaient signé une pétition pour une candidature unitaire. J’ai assumé mon rôle dans un contexte difficile. Le parti communiste, la LCR et certains -qui se disent du PS-, jouaient solo sans se soucier de l’intérêt général. Finalement, ils ont regagné leur écurie et mené leur propre campagne.
Après l’éclatement de la gauche antilibérale et notre marginalisation, on a recueilli les 500 signatures[4] de maires, ce qui était tout à fait impensable avec toutes les couleuvres qu’on a avalées. »

-Je vous repose ma question. Vous êtes en tête de liste, vous n’avez pas fait un bon score aux présidentielles de 2007, n’avez-vous pas peur de faire fuir des gens qui diraient : « José on connaît, c’est bon » !

« Mon score n’a pas été minable. Cette campagne avait pour but de parler de choses nouvelles. Ceux qui ont cru qu’à travers ma candidature, ils bouleverseraient l’échiquier politique ou exploseraient le système, se faisaient beaucoup d’illusions.

2007 était un contexte particulier. Aujourd’hui, on est dans une autre situation. On a formé le rassemblement dès juin 2008 avec des citoyens qui se réclament écolos. Notre objectif est toujours le même : lutter pour le bien commun, rouler pour le collectif et l’environnement.
Les problèmes d’aujourd’hui, nous les avions vus dès 1998. Peu de gens s’en souviennent. Avant la crise économique, d’autres malaises frappaient le monde. Y a eu d’abord la crise alimentaire, ensuite la crise sociale enfin la crise climatique qui ne cesse aujourd’hui de prendre de plus en plus d’ampleur.

On disait (en 2007) qu’il fallait affronter ces questions et changer le mode de production et nos habitudes de vie. Mais notre discours dérangeait. Notre regroupement anti-libéral a généré de fortes tensions à gauche où la logique productiviste est fortement ancrée, surtout au PS.
Deux ans après, on fait toujours le même diagnostic. La crise financière et celle du capitalisme ont conforté nos positions. Il m’a semblé donc normal- pour les Européennes- de travailler avec des individus qui rejettent les réponses productivistes. L’Europe est un espace politique où l’on peut peser pour changer les choses et modifier des directives. »

Le cas Cohn Bendit

-Parlons un instant de cette liste Europe Ecologie. Y figure Daniel Cohn-Bendit. Un libertaire libéral qui en 2005 était pour le Traité constitutionnel européen et la fameuse directive Boklestein, alors que vous, vous étiez contre. C’était à couteaux tirés, on s’en souvient, loin de la lune de miel. Et là comme par magie, vous redevenez les meilleurs amis du monde. N’ y a-t-il pas une erreur de casting ?

« Alors ça, c’est marrant parce que c’est quelque chose qui revient .Classique. Que la presse soit bourgeoise ou alternative, et bien on a le même discours. Donc c’est toujours assez marrant d’entendre ça. Danny ? Ca fait pas mal de temps que je le connais. On a eu le temps de discuter depuis qu’on a mis en branle ce rassemblement. Et je pense qu’on caricature Cohn-Bendit. Danny, c’est d’abord un Européen. »

-Sarkozy a dit la même chose en se moquant de lui au Parlement quand il en assurait la présidence en exercice !

« C’est (Dany) un Européen et depuis des années, il fait bouger des lignes. Il a utilisé cette institution (le Parlement) comme une tribune. C’est évident qu’en 2005 lors du référendum sur le Traité constitutionnel, on n’était pas du tout sur la même ligne. Lui croyait qu’en votant oui, le Parlement aurait plus de pouvoir. Moi et beaucoup d’autres ont pensé le contraire. Pour donner plus de poids au Parlement, on devait d’abord mettre au marbre toutes les dérives néolibérales (directive Bokelstein, déréglementation et concurrence des services…) ».

-Qu’a fait Daniel Cohn Bendit de si extraordinaire pour l’Europe et pour vous convaincre de faire liste commune ?

« Dany est co-président du groupe des Verts à l’Assemblée. Ils ont travaillé sur les directives Ritch (les produits chimiques) et modifié des débats. Des exemples ? Si l’on regarde la question des OGM, y a eu un vote majoritaire pour en interdire l’usage.

Il a été particulièrement actif sur les droits de l’homme en Chine et au Tibet. Il s’est opposé vivement à Sarkozy, l’a interpellé pendant les J0 et a secoué la diplomatie française. Dernièrement, les Verts ont fait passer une proposition contre le flicage des logiciels. Dany a encore été à l’origine de cette manoeuvre. La dernière bataille qu’on a menée au Parlement européen interdit ce que la France est en train de faire : verrouiller et bloquer internet.
Avec cette loi délirante concoctée par Albanel, on va priver des gens d’internet s’ils font du piratage. Ca relève du Moyen-âge. »

-A vous entendre, c’est l’union sacrée, le couple idéal ?

« Effectivement, on a appris à se connaître. En partant d’histoire différente mais avec des bases culturelles communes, on est arrivé tous les deux à construire quelque chose qui fonctionne bien. »

-Même si Daniel est l’ami de Nicolas Sarkozy, qu’il déjeune avec lui à l’Elysée et que le président lui offre l’escorte des motards pour arriver à l’heure ?

« Ecoute. Ca c’est un skecth parce qu’il est allé une fois chez Sarkozy pour un repas auquel étaient conviés des parlementaires. Y avait eu un débat avant et comme il (Dany) était en retard et que l’Elysée aime la ponctualité, le ministère de l’Intérieur sur ordre du président, a fait ouvrir la route. Voilà. Moi ça m’est arrivé aussi de me faire escorter pour rencontrer Sarkozy à Toulouse et moins d’une semaine après être sorti de prison ! Tu vois comme quoi, là encore avec Daniel, on a un point commun. (rire) »

Le programme Europe Ecologie

-Quels sont vos objectifs pour cette campagne et quel score souhaitez-vous faire ?

« C’est toujours difficile de se projeter. Moi ce que j’espère, c’est qu’au niveau national, on ait au minimum 1 élu par circonscription électorale et dans un certain nombre de régions- dont la notre- en avoir deux. Mais si on a déjà un élu, je serai quand même le plus heureux des candidats ».

-Quelles sont les grandes lignes de votre programme ?

« C’est une reconversion de l’Europe par l’écologie. »

-C’est-à-dire ?

« Concernant le modèle économique, d’abord, il faut changer radicalement la donne et mettre en place une culture écologique. Notre modèle de développement basé sur la production et la consommation n’est plus possible. Ensuite, reconstruire l’Europe à partir des droits démocratiques. Les citoyens doivent se la réapproprier. »

-Comment ?

« Concrètement, on propose que le parlement, une fois élu, demande la mise en place d’une assemblée constituante votée par l’ensemble des citoyens. Les pays qui désapprouveraient le vote majoritaire auront le choix. Soit accepter de rester dans l’Europe ou en sortir. Pour nous, ce qui compte : c’est de créer une véritable conscience citoyenne européenne.

Troisième étage de la fusée, c’est la remise en cause de la politique agricole commune. N’attendons pas 2013 pour changer la Pac. Ma priorité- quand je serai élu- c’est la transformer pour maintenir et créer des emplois paysans. Et promouvoir une agriculture différenciée qui préserve l’environnement.

Enfin à l’échelle internationale, c’est revoir les accords de libre échange européen avec les pays Afrique, Caraïbe, Pacifique, qu’on appelle les ACP. Où aujourd’hui l’Union Européenne a un rôle néfaste en obligeant ces pays à des zones de libres échanges qui détruisent leurs capacités réelles de développement. »

Question d’actu : Nicolas Sarkozy mauvais élève et vigilance républicaine accrue pour Val

-Le bilan de Nicolas Sarkozy, deux ans après ? Bon ou mauvais ?

« Le diagnostic, malheureusement, c’est ce que l’on pouvait craindre à l’élection. Dès le départ, les choses étaient clairement dites. On a un candidat et un parti, l’UMP, qui ont mené une campagne (en 2007) sur un discours complètement démagogique et populiste. »

-Islamophobe aussi ?

« C’est plus ambigü que cela. Leur discours stigmatisait l’étranger. Depuis, il y a un ministère de l’Identité Nationale et de l’Immigration et les Sans Papiers sont poursuivis par la police au nom des quotas. Avec Sarko, c’est une France divisée en classes, d’un côté les riches, de l’autre, les pauvres, et au milieu les autres. Le bilan est très négatif. Les gens sont sur la paille. Les droits individuels et collectifs sont battus en brèche. Le droit de manifester est de plus en plus cadré. Il y a eu des atteintes graves à la liberté et aux droits de l’homme.

-Comme

« L’ADN[5], les peines planchers, l’extension de la rétention de sûreté, le fichier Edwige, le délit de solidarité[6], la loi sur l’audiovisuel. Enfin au plus haut niveau de l’Etat, les mélanges des genres entre une certaine élite économique et des responsables politiques. Dernier en date l’affaire Pérol. C’est la République des copains ».

-Vous étiez en Guadeloupe quand il y a eu la grève générale, pourquoi ?

« J’ai été présent à l’invitation du LKP puisque j’étais en lien avec les organisations. Que ce soit avec l’UGTG, des travailleurs de Guadeloupe ou avec l’UPG, des paysans guadeloupéens. J’ai apporté au nom d’Europe Ecologie le soutien à cette lutte qui a été une lutte exemplaire parce qu’elle a dépassé les spécificités de chacune des organisations. Qu’elles soient syndicales, de la société civile ou des simples citoyens ou même culturelles. Le combat a crée une convergence qui est parti des besoins quotidiens de chacun mais en même temps avec une grande perspective, une vraie réflexion de fonds par rapport à l’héritage colonial et la remise en cause effectivement de cette économie de comptoir qu’aujourd’hui tout le monde dénonce. Mais c’est très nouveau pour la majorité des gens. »

-Comment sont vos relations avec le NPA d’Olivier Besancenot ? Et ce parti, n’est-il pas pour la gauche aujourd’hui, notamment le PS, ce que fut le Front national au RPR, il y a une dizaine d’année ?

« Moi, je ne compare pas le NPA avec le FN. C’est une insulte aux militants ex LCR que de les traiter de suppôt de l’UMP uniquement pour planter la gauche. En revanche, je ne comprends pas leur stratégie. Un moment ils (le NPA) sont dans la critique et sur un certain nombre de points, on peut se retrouver. Mais leur vrai problème, c’est qu’ils refusent d’assumer la responsabilité de participer à des exécutifs chaque fois en disant : « c’est jamais pur pour nous ».

Donc je pense que le clivage qu’on peut avoir se trouve là, dans la capacité à un moment donné, de faire des alliances. C’est au niveau national où le bat blesse. Ce qui n’empêche pas lors des élections municipales, comme à Montpellier, d’avoir eu une liste autonome LCR et une liste autonome Verts. Et ces deux listes ont fusionné au second tour face à la liste PS. C’est donc possible. Mais il faudrait que ça se généralise plus et que le NPA comprenne qu’il ne peut pas rester dans sa citadelle pure et dans sa tour d’ivoire. »

- Philippe Val, le patron de Charlie Hebdo (du moins ce qu’il en reste), devrait être nommé directeur de France Inter ? Craignez-vous que cette nomination signifie la mort du Service Public et du pluralisme ?

« C’est un poisson d’avril  » ?

-Non les fuites vont bon train. Et à l’heure où je vous parle, Philippe Val n’a fait aucun démenti.

« Sans commentaire. Moi j’en étais resté à Hess comme patron de Radio de France. J’apprends cette info. Si ce n’est pas de l’intox, attendons et regardons. Y a un certain nombre d’émissions pour moi qui sont importantes et qui symbolisent une parole libre, voire un contre pouvoir. »

-Vous pensez à quoi ?

« La matinale de Demorand même si parfois j’entends des reportages ou des commentaires agaçants. Service Public[7]est une bonne émission. Il attaque les multinationales, dénonce les modes de consommation. Bien évidemment, y a Daniel Mermet avec Là-bas si j’y suis[8]. Ces tranches horaires expriment une diversité, un pluralisme. Pour moi, ça serait inacceptable, quel que soit le directeur, que ces émissions puissent être remises en cause ou que certains intervenants les suppriment. »

-C’est une stratégie du pouvoir (parachuter Philippe Val) pour licencier Stéphane Guillon et ses chroniques ?

« Ecoute, si c’est ça, c’est vraiment petit. Mais je pense que dans ce cas là, le personnel de Radio France saura répondre de la manière qu’il faut. Je préfère entendre de la musique comme aujourd’hui, y a grève et c’est bien. »

-Un mot de politique internationale. La France réintègre le commandement intégré de l’Otan. Bonne chose ou pas ?

« La France est en retard non pas d’une guerre mais d’une paix. L’heure aujourd’hui, elle n’est pas à entrer dans l’Otan. L’heure est, au contraire, à redonner -pour construire un espace de paix- un espace de négociation. L’Europe devrait tel que c’est écrit dans ses traités, avoir un rôle de négociateur. Elle a et ça n’a jamais été mis en place, des missions de résolution des conflits avant que ça ne dégénère en guerre. L’Europe doit avoir ce rôle de paix. Elle ne doit pas être va-t-en guerre et le président Sarkozy s’est trompé d’une paix. »

-Etes-vous satisfait des positions prises par le G20 ?

« Ce sommet a été une mascarade. On a enfumé l’opinion mondiale et deux jours après le sommet, il n’ y a plus de paradis fiscaux ! Les décisions doivent être prises dans le cadre des Nations Unies et non dans un club privé. Au lieu de réformer le système, on renforce les mêmes modèles. On va droit dans le mur. »

-L’Afrique va-t-elle s’en sortir et qu’est-ce qui fait qu’on est toujours dans le post colonialisme ?

« On a pillé les ressources de ce continent. L’Afrique ne s’en sort pas parce qu’elle est dépendante du Fond monétaire international. Elle a emprunté et contracté des dettes. En agriculture, les responsables du FMI ont démantelé toutes leurs activités et l’Organisation mondiale du commerce par des règles contraignantes maintient les pays africains dans la dépendance et la pauvreté. Par exemple, l’OMC a transformé des exportateurs alimentaires en importateurs. Au lieu de vendre leurs produits, ils achètent ailleurs. Du coup, ils ne font pas tourner leur économie sur des fonds propres et nourrissent les grandes puissances ».

-Ségolène Royale avait-elle raison de demander pardon à l’Afrique ?

« Ce que je peux te dire c’est qu’elle a fait un bon coup. Le discours du chef de l’Etat[9] à Dakar était d’une inculture totale, déplacé, qui montrait une méconnaissance de l’Africain et de l’histoire. Ce discours a été vivement critiqué par les Africains eux-mêmes et ils ont eu raison. »

-Vous êtes moins présent sur la scène internationale, en particulier au Proche Orient. Fut un temps vous croisiez le fer avec les pro Israéliens. Vous défendiez la Palestine bec et ongles. La dernière offensive de Tsahal à Gaza en décembre dernier a fait, selon l’Onu, plus de 1400 morts, des civils[10] exclusivement. Vous n’avez pas dit un mot. Pourquoi ? Vous tenez à préserver votre image ? A-t-on exercé sur vous de pressions pour vous faire taire ?

« Je peux toujours m’exprimer sur ce sujet. Quand on me demande mon avis, je le donne. Je suis intervenu sur cette question comme Stéphane Hessel qui est un de nos principaux soutiens à Europe Ecologie, de manière très claire. A Gaza, on a eu affaire à une guerre d’agression tout à fait inacceptable. Une population (les Palestiniens) qui vit dans une prison à ciel ouvert et aujourd’hui la seule chose que tout le monde demande, que les instances internationales demandent, c’est la constitution de deux Etats sur les frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale des deux Etats. Moi, j’ai toujours dit, depuis le début, y a pas à faire de la surenchère, n’ y a qu’à appliquer les résolutions des Nations Unies, point barre. »

-On ne vous a pas intimidé ou agressé physiquement comme c’est arrivé à certaines personnalités, je pense à Richard Labévière, Rodolphe Helderlé, Daniel Mermet, Noël Mamère, Alain Soral, Dieudonné et tant d’autres qui se sont beaucoup exposés sur la question palestinienne ?

« Ah, personne ne m’a jamais intimidé pour me faire taire et la personne qui voudrait faire ça aura quelques soucis parce que j’ai encore la capacité de répondre. »

-Bonne campagne.

« Merci ».

Propos recueillis pour Oumma.com par Patrick Michel



[1] Confédération nationale du travail, un courant proche des Anarchistes.

[2] Conseiller régional des Verts du Languedoc Roussillon.

[3] 1,32% aux élections présidentielles de 2007.

[4] Son parti avait recueilli les 500 signatures en 45 jours. Et les dernières à quelques heures de la clôture des dépôts.

[5] Projet de loi qui en raison des réticences de la société civile et à l’intérieur même de l’UMP n’est pas passé.

[6] Héberger un Sans Papier. Eric Besson, le ministre de l’Identité nationale et de l’Immigration disait sur Inter mercredi 8 avril 2009 que ce délit n’est plus appliqué en France depuis 65 ans.

[7] Emission de 10 heures sur Inter.

[8] Programme culturel qui aujourd’hui ,après avoir changé d’horaire, est à 15 heures.

[9] Nicolas Sarkozy. On trouve l’intégralité discours sur internet.

[10] Dont plus de 300 bébés.

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