Jérusalem, indivisible et israélienne, selon Nétanyahou

De retour en terre promise pour commémorer le 42ème anniversaire de la Journée de Jérusalem, symbolisant l

dimanche 24 mai 2009

De retour en terre promise pour commémorer le 42ème anniversaire de la Journée de Jérusalem, symbolisant l’annexion de la partie orientale de la ville sainte par Israël en 1967, le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou a durci le ton, en scandant dans une ferveur teintée d’une animosité menaçante : « Jérusalem est la capitale d’Israël. Elle l’a toujours été, le restera pour toujours et ne sera jamais divisé ».

Jalonnée de nombreuses contre-manifestations qui ont attisé un climat de tensions très palpable, cette célébration met en lumière, aujourd’hui plus que jamais, la question cruciale du statut de Jérusalem, une source de conflit inéluctable que le gouvernement israélien n’hésitera pas à trancher tel le nœud gordien.

Campant sur un parti pris résolument opposé à tout compromis sur ce sujet brûlant, Nétanyahou est confronté à une vision américaine favorable à une partition de la ville qui érigerait Jérusalem-Est en capitale d’un futur Etat palestinien.

Les gouvernements israéliens se succèdent, et la stratégie expansionniste offensive redouble, faisant fi du droit international et empiétant continuellement en toute impunité sur des frontières municipales à l’Est de la ville, que la communauté internationale n’a jamais reconnues, pour annihiler les villages palestiniens de Cisjordanie.

Anticipant le devenir de Jérusalem dans la résolution du conflit israélo-palestinien, des députés de la coalition de droite ont annoncé leur ferme intention de déposer un projet de loi contre toute concession sur Jérusalem.

Maître d’œuvre de ce vaste chantier de démolition visant à raser les quartiers arabes de la carte, le maire de Jérusalemen, Nir Barkat, s’acquitte avec zèle de sa tâche en ayant lâché ses bulldozers sur plus de 1 000 maisons palestiniennes, au motif cynique de « lutter contre les constructions illégales ».

Dans un combat impitoyable opposant le pot de fer contre le pot de terre, les palestiniens de Jérusalem entrent avec courage en résistance, appuyés à l’international par les organisations de défense des droits de l’homme qui dénoncent la discrimination dont ils sont victimes dans les domaines du logement, des infrastructures et des services municipaux.

Seul, à terme, le critère démographique pourrait peut-être venir à bout de cette question inextricable du découpage de Jérusalem, la proportion des palestiniens ayant poursuivi une croissance constante pour atteindre 35% de la population en 2008.

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