Jean Sarkozy abdique mais ne rompt pas

Est-ce la peur panique d’une impopularité aussi fulgurante que l’aurait été son ascension aux commande

jeudi 22 octobre 2009

Est-ce la peur panique d’une impopularité aussi fulgurante que l’aurait été son ascension aux commandes de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense, plus connu désormais sous le sigle d’EPAD, qui a fait renoncer le fils cadet de Nicolas Sarkozy à briguer une présidence entachée du fait du Prince ?

Sarkozy père et fils ont-ils jeté l’éponge sous la fureur d’un cyclone politico-médiatique national et international qui les a débordés, conspuant et ironisant un souverain omnipotent et un dauphin, le « prince Jean », qui s’est juste donné la peine de naître, dans une société française où la monarchie a encore de beaux restes ?

Replié dans son bunker de certitudes, est-ce un récent sondage CSA l’alertant sur la vive réprobation populaire qui gagnait le pays, jusque parmi ses propres troupes, qui a eu raison cette fois-ci de l’aveuglement d’un président et de son système de castes et de privilèges ?

Toujours est-il qu’invité du JT de France 2 jeudi soir, l’inexpérimenté jeune élu de 23 ans, dont la seule présence relègue la méritocratie à un concept passéiste, a annoncé le retrait de sa candidature dans une abnégation qui n’abuse que lui-même : « Je serai candidat au poste d’administrateur de l’Epad mais, si je suis élu, je ne briguerai pas la présidence », ajoutant « Je ne veux pas d’une victoire qui porte le poids du soupçon de favoritisme ».

La France « d’en bas », frondeuse, s’est unanimement insurgée contre un népotisme d’Etat inacceptable dans une démocratie, à moins que n’ayons déjà depuis longtemps basculé dans un régime oligarchique …

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