Je ne peux rester indifférente devant la souffrance quelle qu’elle soit

Mesdames et Messieurs, les ministres et participants au 2ème Congrès international dans le cadre des Renco

lundi 28 février 2005

Mesdames et Messieurs, les ministres et participants au 2ème Congrès international dans le cadre des Rencontres Franco-israéliennes de Victimologie de l’enfant.

"Spectatrice" malgré moi, comme beaucoup de citoyens de ce Monde des conflits internationaux, sensibles à la souffrance humaine et surtout des enfants victimes des conflits d’adultes, sensibles à l’horreur d’où qu’elle soit, à la souffrance de tous sans distinction, je me sens subitement trahie, choquée, triste, étonnée, profondément touchée par cet unilatéralisme général dans la pensée idéologique de ce congrès dont le thème est pourtant d’une importance considérable. L’Enfance, les enfants, la souffrance des enfants sur cette planète sont autant de sujet qui me préoccupe depuis des années. Selon moi, les enfants sont notre Avenir, notre vie, nos espoirs, notre paix, notre Salut ; si nous voulons un Monde plus juste pour aujourd’hui mais aussi pour demain, alors faisons en sorte dès maintenant d’unir, de comprendre chacun d’entre nous, sans distinction. Vous le savez aussi bien que moi, la frustration et le sentiment d’injustice sont autant de facteurs de violence, d’incompréhension et d’entretien de la haine. Aussi je suis de ceux qui pensent que dans l’intérêt de tous, et ce dans tous les conflits existants, il faut pour le bien-être de nos sociétés et surtout de nos enfants, leur apprendre et respecter le principe de justice et d’équité.

C’est pourquoi je m’interroge sur l’absence, l’oublie, ou la mise en quarantaine d’un élément majeur du conflit Israélo-palestinien : les enfants Palestiniens et leurs conditions de vie quotidiennes au même titre et sans distinctions aucunes des enfants Israéliens. Je suis un être sensibles et je ne peux rester indifférente devant la souffrance quelle qu’elle soit. Aussi mesdames et messieurs les Ministres et participants au congrès, je m’interroge sur le sentiment que vous souhaitez transmettre à nos citoyens et nos enfants par le biais de ce congrès. Est-ce celui de l’information, complète, unificatrice, par la présence de médecins Israéliens, Palestiniens et internationaux, dans le but d’un dialogue constructif, d’un réel échange, d’un réel débat, même si les points de vue divergent, c’est la richesse d’une société civilisée et juste, et je suis de celles et ceux qui veulent que la France le reste, c’est notre devoir d’y veiller si nous voulons construire ensemble une société , un Monde plus juste. Ou plutôt préférez vous véhiculer à travers ce congrès un sentiment d’injustice, de frustration en invitant aucuns ou trop peu d’intervenants palestiniens qui auraient pu apporter un témoignage ou des réflexions sur la vie quotidienne des enfants israéliens et palestiniens afin de créer ici en France un dialogue encore difficile là bas. Devons nous, français, jouer le jeu des extrémismes qui là bas essaient de faire perdurer ce conflit déjà trop long, ou plutôt devons nous, français, aider par un dialogue sur notre territoire, entre tous les peuples ? Je vous posent la question de façon très sincère et espère une réponse. Mes questions sont celles d’une jeune fille, d’une citoyenne éduquée dans un pays juste, libre, démocratique, où le droit pour tous est encore respecté, dans un pays parfois encore montré du doigt et jalousé pour ses droits de l’Homme.

Aujourd’hui c’est l’Avenir de mes futurs enfants, de nos enfants qui me préoccupent, que devrais-je leur expliquer sur les conflits et sur ce conflit, si nos représentants et intellectuels ne jouent pas le jeu ?

Dans l’attente d’une réponse ou d’une rencontre, je vous adresse à tous, Mesdames et Messieurs les Ministres et intervenants, mes respectueuses Salutations.

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