Jamal Dati, le frère de l’ombre retourne à l’ombre

Si les liens du sang sont quelque peu distendus chez les Dati, frère et sœur, si l’un est dans l’ombre d

vendredi 5 novembre 2010

Si les liens du sang sont quelque peu distendus chez les Dati, frère et sœur, si l’un est dans l’ombre de l’autre, en dépit d’une furtive percée livresque en pleine lumière, leurs trajectoires personnelles sont condamnées à se croiser, dans les méandres de la médiatisation sulfureuse.

Le frère de 38 ans, surgi de nulle part, par qui le scandale de la délinquance, droguée et dealeuse, a éclaboussé la voie royale sur laquelle déambulait en conquérante sa ministre de sœur, semble voué à rester à l’ombre, celle de la prison de Liège, en Belgique, où il vient d’être écroué pour « importation de drogue ».

Interpellé en possession de 30 grammes d’héroïne et un peu plus de 5 grammes de marijuana lors d’un banal contrôle routier, Jamal Dati revenait de Maastricht, où il s’était vraisemblablement approvisionné.

La nouvelle incartade du frère cadet de l’égérie du Sarkozysme triomphant, qui a traîné son âme en peine dans un ouvrage règlement de comptes « A l’ombre de Rachida », n’a pas ému la mairesse du très chic 7ème arrondissement de Paris, et encore moins ébranlé la députée à qui l’Europe fait un effet soporifique…

Loin de l’apitoiement, l’ancienne Garde des Sceaux, se sentant sur la sellette, d’autant plus qu’un autre frère, Omar, fut envoyé, en 2007, derrière les barreaux pendant 8 mois pour les mêmes griefs, a laconiquement répondu : « Je ne me suis jamais caché avoir un frère toxicomane », avant de dresser le bilan de son action régalienne en la matière. Un bilan gouvernemental manifestement inopérant sur ses frères, dont la mémoire collective ne retiendra que la starisation à marche forcée de sa ministre.

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