Israël : une enquête internationale ? Vous n’y pensez pas !

Juger une démocratie qui, entre autres passe-droits, s’arroge celui de s’autocritiquer elle-même ? Que

lundi 7 juin 2010

Juger une démocratie qui, entre autres passe-droits, s’arroge celui de s’autocritiquer elle-même ? Que la communauté internationale, habituellement si indulgente, n’y songe même pas !

L’idée d’une commission internationale visant à faire toute la lumière sur la foudroyante offensive militaire israélienne en pleine mer n’aura pas eu le temps de la maturation. A peine a-t-elle été suggérée, qu’elle a été balayée du revers de la main par la suffisance israélienne, avec dans l’ordre d’apparition sur le front politique, l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Michael Oren, qui ne laissait entrevoir aucune issue favorable à une enquête du déshonneur, suivi de son Premier ministre, qui a martelé sa volonté de diligenter une investigation interne, dans laquelle les étrangers joueraient les potiches en observation. Autant dire que les secrets de famille seront jalousement gardés, inhumés dans les profondeurs des ténèbres d’une dictature qui fuit son effroyable reflet.

Pendant que l’ultra sioniste chef de la diplomatie de l’Etat juif, Avigdor Lieberman, se fait actuellement le porte-parole à New York de la position irrévocable de son gouvernement, face aux diplomates israéliens en Amérique du Nord, quatre Palestiniens qui se trouvaient sur un bateau au large de la bande de Gaza ont été tués ce matin, à l’aube, par des tirs de soldats israéliens, un cinquième homme étant porté disparu, selon des sources médicales palestiniennes.

Le bateau a été attaqué par des vedettes et des hélicoptères israéliens, les médias israéliens précisant que la patrouille appartiendrait à l’unité de commandos de marine qui s’est illustrée en flibustiers des eaux internationales contre la flottille de la liberté.

Un regain de tensions monté en puissance, quand un tir de missile qui visait un groupe de militants a fait un blessé grave aux abords de la ville de Gaza, a-t-on appris auprès des services de sécurité du Hamas et de responsables médicaux. Dans cette dangereuse poudrière, les Gardiens de la révolution iraniens se sont dits prêts à escorter des flottilles d’aide destinée à Gaza si l’ayatollah Ali Khamenei en donnait l’ordre, a déclaré dimanche un proche du Guide suprême.

Israël, cet « Etat à la forme très particulière », comme le défend sans état d’âme le pro-israélien Kouchner, si particulier en effet qu’il se pare fièrement des valeurs démocratiques en érigeant un mur de la honte et en se murant dans un bunker idéologique et surarmé. Une démocratie pas très catholique, comme diraient certains…

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