Israël n’a pas le droit de priver des Palestiniens de leur droit de résidence

L’occupation coloniale de la Cisjordanie et de la bande de Gaza progresse chaque jour physiquement, politiqu

mardi 26 décembre 2006

L’occupation coloniale de la Cisjordanie et de la bande de Gaza progresse chaque jour physiquement, politiquement et symboliquement.

Physiquement, les colonies s’étendent et le tramway en construction en reliera une partie directement à Jérusalem, morcelant ainsi encore plus une Cisjordanie qui n’est plus qu’un territoire de bantoustans. Les assassinats ciblés tuent tous les jours des Palestiniens, ciblés ou non, tandis que l’espace aérien du Liban est violé quotidiennement.

Politiquement, Israël continue à saboter toute possibilité de dialogue et de marche vers une paix juste. Même lorsque le gouvernement élu démocratiquement par les Palestiniens a déclaré récemment envisager à court terme la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967 (ce qui était une manière de reconnaître implicitement qu’Israël existe), Israël n’en a fait aucun cas, pas plus que l’ensemble du monde occidental qui porte une lourde responsabilité dans l’aggravation de la situation.

Symboliquement, le gouvernement israélien refuse depuis quelques mois des visas d’entrée dans les territoires occupés aux Palestiniens détenteurs d’un passeport d’un autre pays, qu’ils soient nés en Palestine et résident ailleurs ou qu’ils soient d’origine palestinienne. Le droit de résidence est également refusé à des personnes d’autres nationalités mais vivant en Palestine soit pour raisons professionnelles, soit pour raisons familiales (marié-es à des Palestinien-nes), soit pour raisons de solidarité internationale.

Plusieurs organisations palestiniennes, israéliennes et d’autres pays se sont élevées contre cette politique inique qui vise en fait à affirmer une fois de plus le contrôle total qu’Israël entend exercer sur les Palestiniens, à empêcher une vie normale dans les territoires occupés et à tout faire pour que leurs habitants, à force de harcèlement et de violence, s’en aillent. Le déni du droit de résidence est un moyen du transfert des Palestiniens hors de Palestine.

L’UJFP s’associe à ces protestations et dénonce énergiquement les mesures prises à l’encontre de tous ceux, Palestiniens et étrangers auxquels Israël refuse l’entrée dans les territoires et qui sont privés du droit de résidence.

Après que l’IRCC (Israeli Right of Residence Commitee ou comité israélien pour le droit de résidence) a tenté d’intervenir auprès de plusieurs ambassades étrangères en Israël, l’UJFP entend se faire le relais de cette action auprès du gouvernement français afin qu’il prenne position et fasse pression auprès du gouvernement israélien d’une part et au niveau européen d’autre part.

Bureau national de l’Ujfp le 22 décembre

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