Israël : l’allégeance à "l’Etat juif" contre le gel de la colonisation

Echange la reconnaissance du caractère juif d’Israël contre le retour au bercail de tous les bulldozers :

mardi 12 octobre 2010

Echange la reconnaissance du caractère juif d’Israël contre le retour au bercail de tous les bulldozers : tel est le nouveau marché de dupes que vient de proposer sans ambages le Premier ministre israélien à l’Autorité palestinienne, un véritable troc de la vassalisation qui a choisi de teinter l’étendard de son impérialisme de religiosité.

Aux mains de la droite ultrasioniste et xénophobe, que pouvait-on attendre d’autre de la part du cabinet de Nétanyahou qu’un insidieux amendement contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à "l’Etat juif et démocratique d’Israël" ?

C’est chose faite depuis dimanche dernier, dans la douleur pour certains opposants tels que le ministre travailliste des Affaires sociales Yithak Herzog qui a dénoncé "des relents de fascisme", tandis que son collègue chargé des minorités, Avishay Braverman, a considéré que "l’amendement n’a aucune raison d’être, si ce n’est de satisfaire aux arrangements politiques entre MM. Netanyahu et (Avigdor) Lieberman", sans oublier la minorité arabe d’Israël concernée au premier chef, qui le vit comme une décision profondément "raciste", visant les Palestiniens qui envisagent de s’installer en Israël après s’être mariés avec des Arabes israéliens.

Ce projet d’amendement, dont on connaît déjà l’issue dans une Knesset dominée par la coalition gouvernementale, exige que tous les Israéliens prêtent serment d’allégeance à l’Etat "juif et démocratique". Tous les israéliens ? Pas seulement, car comme de bien entendu, les palestiniens ne pouvaient décemment passer à travers les mailles du filet d’un diktat qui n’avance plus masqué depuis belle lurette, et sont soumis, eux aussi, à cette subordination impérieuse de l’Etat juif en échange d’une paix bien illusoire.

Une nouvelle tentative d’escroquerie politique qui a été aussitôt balayée du revers de la main par les palestiniens, comme un hors-sujet à dissocier du très chaotique processus de paix, ces derniers arguant qu’ils reconnaissent Israël depuis un échange de lettres de reconnaissance en septembre 1993 entre le président de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Yasser Arafat et le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin.

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