Israël : des dizaines de cheminots licenciés, parce qu’ils ne sont pas juifs

Au moins 40 salariés des chemins de fer israéliens (Israeli Railways) ont reçu dimanche leur lettre de lice

mardi 31 mars 2009

Au moins 40 salariés des chemins de fer israéliens (Israeli Railways) ont reçu dimanche leur lettre de licenciement, à la suite d’une aggravation du racisme dans le secteur de l’emploi, apprend-on à la lecture du quotidien Haaretz.

Le journaliste Yoav Stern précise que la mesure fait suite à une décision de l’entreprise publique de ne plus embaucher que des travailleurs « ayant accompli leurs obligations militaires », ce qui exclut pratiquement les Palestiniens israéliens, pour les tâches considérées.

Les tâches en question consistent à surveiller les passages à niveau, pour prévenir les risques de collision entre trains et véhicules automobiles, et n’impliquent pas de port d’armes.

Les salariés licenciés travaillaient au chemin de fer par le biais de sociétés d’intérim, certains de manière permanente depuis plus de trois ans.

“Notre travail concerne la prévention des accidents, pas la sécurité des personnes. Beaucoup d’entre nous sommes arabes ; on est mal payés ; mais maintenant, même l’Arabe qui a fait son service militaire est jugé inapte. Dans ce pays, un Arabe pourrait donc être agent de police, ou encore pharmacien, mais pas surveillant de trains ? », dénonce Abdelkarim Kadi, 28 ans, qui vient d’être licencié.

Le salaire horaire de ces travailleurs, qui ont reçu des menaces s’ils s’avisaient de parler aux medias, est de 24 shekels (environ 5 euros), à peine au-dessus du SMIC local.

Mais n’allez pas pour autant traiter Israel Railways de raciste. La direction a promis que ceux des ouvriers juifs qui n’ont pas fait le service militaire, s’il s’en trouve, seront également virés.

CAPJPO-EuroPalestine

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