Isère : trois nouvelles tombes musulmanes profanées

L’indignation générale a beau s’exprimer dans des mots pesés, lourds de sens, elle semble hélas se per

dimanche 16 mai 2010

L’indignation générale a beau s’exprimer dans des mots pesés, lourds de sens, elle semble hélas se perdre devant une escalade de profanations qui, semaine après semaine, tourne au rituel de la dégradation visant inlassablement des tombes musulmanes.

Trois tombes du carré musulman du cimetière de Vienne, dans l’Isère, qui comprend une centaine de stèles, n’ont pas échappé aux mains sacrilèges, lesquelles, dans la pénombre de vendredi, ont répandu au feutre noir des inscriptions "à caractère raciste et infamant" à l’encontre notamment de la communauté harki.

Première réaction institutionnelle à condamner fermement une volonté de nuire intolérable, Jacques Remiller, le député-maire UMP de Vienne, a réprouvé des "actes de vandalisme gratuit, qui portent atteinte à l’honneur de personnes qui se sont engagées avec la France, ne peuvent reste impunis", ajoutant "De telles inscriptions injurieuses sont inacceptables, il ne faut pas tolérer un seul instant ces propos humiliants et odieux qui blessent la mémoire de personnes auxquelles la France doit une forte reconnaissance".

De son côté, le PS a fait part de "sa profonde indignation" et demandé "au gouvernement de faire diligence pour que les auteurs de ces actes inadmissibles soient rapidement identifiés".

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