Irina Bokova, première femme à la tête de l’UNESCO, sur fond d’une vive polémique en Egypte

L’ancienne ambassadrice de la Bulgarie en France ainsi qu’auprès de l’Unesco, Irina Bokova, entre par l

mercredi 23 septembre 2009

L’ancienne ambassadrice de la Bulgarie en France ainsi qu’auprès de l’Unesco, Irina Bokova, entre par la grande porte dans l’histoire de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, créée en 1945, en devenant la première femme élue à sa tête.

Raflant la victoire au 5ème et dernier tour du scrutin à celui qui était donné grand favori, le ministre égyptien de la culture, Farouk Hosni, emporté par un vent de controverse sur ses positions anti-israéliennes, la diplomate de 57 ans, déjà très familiarisée avec les rouages de la prestigieuse institution, n’a pas attendu pour tendre la main au monde arabo-musulman : « Je suis très amie avec le ministre de la Culture Farouk Hosni, avec l’ambassadeur égyptien, je n’ai jamais considéré que la compétition c’est une guerre, une bataille des uns contre les autres », a-t-elle tenu à déclarer dès l’annonce de sa nomination.

Des paroles d’apaisement, à l’heure où en Egypte, l’ensemble de la presse et de l’élite intellectuelle s’insurge contre cette chronique de l’échec annoncé de Farouk Hosni, incriminant avec virulence les " efforts de sape des intellectuels juifs français, de l’ambassadeur américain à l’Unesco et des médias sionistes en Europe et aux Etats-Unis."

Résolue à s’acquitter de sa mission au service de la paix et de la sécurité dans le monde en nouant des liens forts entre les nations, à travers la mise en œuvre de programmes pour l’éducation, pour la sauvegarde du patrimoine mondial et en faveur de la liberté d’expression, Madame Bokova a définitivement tourné la page d’une élection mouvementée pour se tourner vers un avenir placé sous le signe d’un « nouvel humanisme pour le XXIème siècle ».

Reconnue pour ses compétences et plébiscitée pour son programme riche d’une vision empreinte de tolérance et d’ouverture, Irina Bukova a dévoilé les axes forts de sa profession de foi : valoriser l’Unesco sur la scène internationale en oeuvrant d’arrache-pied au dialogue des civilisations.

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