Internet, la bouée de sauvetage des mariages iraniens ?

Signe des temps, l’institution sacralisée du mariage n’est plus ce qu’elle était, minée par une éros

vendredi 19 mars 2010

Signe des temps, l’institution sacralisée du mariage n’est plus ce qu’elle était, minée par une érosion inexorable, qui n’épargne plus personne, ni aucun pays, pas même l’Iran.

La république Islamique ne fait donc pas exception à une norme, quasi universelle, et se voit à son tour gagnée par l’essoufflement d’un pacte scellé pour la vie, dont la moyenne d’âge ne cesse de reculer pour se situer autour de 29 ans.

Qui l’eût cru ? L’Iran est ainsi perméable aux influences occidentales et à une évolution des mœurs qui, au vu de l’augmentation de 15% des divorces en 2009, fragilisent grandement le bonheur durable d’une vie à deux sous ses cieux.

Préoccupé par une peur palpable de l’engagement et une recrudescence de ruptures, le gouvernement iranien n’y a pas coupé, et a opté pour la seule bouée de sauvetage qui vaille, aussi occidentales et américaines soient ses origines : Internet.

Inaugurés en grande pompe sur la toile, des cours interactifs de conseil en mariage sont désormais dispensés en ligne, notamment via le site conçu par l’Organisation iranienne de la jeunesse, afin d’anticiper les innombrables questions qui taraudent les postulants au mariage, souvent très pragmatiques : Comment rencontrer l’âme soeur ? Combien coûte la cérémonie ? Comment se prépare la dot ?

Loin d’être la panacée escomptée, cette solution pour être technologiquement dans le vent, n’en est pas moins jugée arriérée sur le fond par de nombreux jeunes en âge de faire le grand saut.

De l’Occident à l’Orient, le problème crucial lié aux opportunités de rencontres, privilégiant la découverte réelle de l’autre, s’avère, au-delà de toutes les frontières, la seule parade contre de futures amères désillusions.

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