Interdiction d’émettre pour Al-Jazira en Cisjordanie

Battant en brèche l’allégation de complot, selon laquelle Mahmoud Abbas aurait cherché à éliminer son

jeudi 16 juillet 2009

Battant en brèche l’allégation de complot, selon laquelle Mahmoud Abbas aurait cherché à éliminer son prédécesseur, Yasser Arafat, en 2003, relayée mardi dernier par la chaîne d’information Al-Jazira, l’autorité palestinienne n’a pas transigé : la populaire télévision qatarie se voit frappée d’une interdiction de toute activité en territoire cisjordanien.

Prenant effet toute affaire cessante, soit le 15 juillet, cette première sanction s’ensuivra de poursuites au motif de « propagation de fausses nouvelles de nature à porter préjudice au président palestinien au sein de la population du territoire sous occupation israélienne ».

Dans un contexte politique des plus tendus qui, au lendemain de la victoire du Hamas aux législatives, a considérablement envenimé les relations entre Al-Jazira et le gouvernement palestinien, la chaîne s’est attirée les foudres de Mahmoud Abbas en se faisant l’écho d’un document remis à la presse en Jordanie par le secrétaire général en exil du comité central du Fatah, Farouk Kaddoumi, lequel accuse Abbas d’avoir intrigué, en étroite concertation avec Israël, en vue d’assassiner Yasser Arafat.

Rongeant son frein depuis longtemps, l’Autorité palestinienne, qui reprochait ouvertement à Al-Jazira son militantisme en faveur du Hamas, a saisi la balle au rebond tendant parallèlement des verges pour se faire battre : « la fermeture du bureau d’Al-Jazira est une preuve supplémentaire de l’ampleur des violations auxquelles s’exposent les médias de la part du gouvernement de Ramallah » a réprouvé le Hamas.

De son côté, optant pour une certaine sobriété, Al-Jazira a exprimé son « étonnement » après la décision de l’Autorité palestinienne, un euphémisme à n’en pas douter.

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