Comme souvent, ce n’est pas sur le contenu dense et complexe d’un ouvrage que s’est crée le débat mais sur ce qui s’en est dit « autour ». Récemment, l’écrivain Philippe Roth affirmait sans complaisance à la journaliste du Monde qui l’interrogeait (édition du 3 octobre 2009) que sa profession avait une grande responsabilité dans la chute vertigineuse du nombre de lecteur. Le grand écrivain américain accusait notamment les journalistes de se contenter de « parler autour » plutôt que de poser un regard sérieux et attentif sur le contenu des livres. C’est ce qui est arrivé à Profession imâm (Albin Michel, 2009), ouvrage d’entretien avec Tareq Oubrou dont je suis co-auteur.
Comme souvent, ce n’est pas sur
le contenu dense et complexe d’un ouvrage que s’est crée le débat mais sur ce
qui s’en est dit « autour ». Récemment, l’écrivain Philippe Roth
affirmait sans complaisance à la journaliste du Monde qui l’interrogeait
(édition du 3 octobre 2009) que sa profession avait une grande responsabilité
dans la chute vertigineuse du nombre de lecteur. Le grand écrivain américain accusait
notamment les journalistes de se contenter de « parler autour »
plutôt que de poser un regard sérieux et attentif sur le contenu des livres.
C’est ce qui est arrivé à Profession imâm (Albin Michel, 2009), ouvrage
d’entretien avec Tareq Oubrou dont je suis co-auteur. Et les journalistes ayant
parlés « autour » ont entraîné cohortes de gens parlant
« autour ». A leur tour...
Si nous n’avions pas le sentiment
que la pensée complexe qui se déploie dans cet ouvrage (et au-delà) soit
galvaudée, nous n’aurions pas cru bon d’interférer dans de saines disputations.
Mais tant du côté des contempteurs malintentionnés de la présence musulmane en
France (pour la droite islamophobe, voir mon précédent article Tous les
chemins ne mènent pas à Rome
class=MsoFootnoteReference>
style=';'> [1]
) que des militants d’un islam de France sans portes ni fenêtres qui ne se
formulerait qu’en négatif de la société majoritaire (Fouad Bahri et d’autres),
les incompréhensions et détournements, exigeaient une réponse.
Le choix de l’imâm Tareq Oubrou
est de renvoyer chacun dos-à-dos et de poursuivre avec l’équanimité qui le
caractérise une oeuvre considérable en chantier
title="">
style=';'>[2].
Son retrait dicté par une éthique qu’il puise entre autre dans un courant
quiétiste qui s’est manifesté tout au long de l’histoire de la civilisation
musulmane et l’enrichit toujours, n’est toutefois pas un autisme, puisqu’il a
tenu à préciser ses positions -qui ont tant fait jaser- sur la question du hijab,
dans une vidéo que l’UOIF devrait mettre en ligne sur son site ces prochaines
semaines.
Jeune "sauvageon" un brin irritable, nous avons cru bon en
revanche de répondre à ces deux catégories dissemblables de critiques en deux
articles distincts
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[3],
mais dont la lecture successive offre 1) un démontage de la dialectique biaisée
à l’oeuvre dans ces attaques 2) une plongée un peu plus sérieuse dans la pensée
de Tareq Oubrou. Tout en précisant que ce n’est en aucun cas la voix de ce
dernier qui est l’instigatrice de ces lignes mais bien la raison critique et
indépendante d’un simple citoyen qui observe les différentes expressions de
l’islam de France telles qu’elles vont, ainsi que les réactions que son
installation progressive suscitent. Cet article n’aura donc pas vraiment le
même ton de ce qui se peut lire habituellement sur le site et je remercie Oumma
de rester ouvert à des points de vue éclectiques sur la question de l’islam de
France.
Le voile, encore et toujours...
Il s’agit d’abord de restituer
une salve recueillie par la journaliste du Monde
href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/15/tareq-oubrou-les-musulmans-doivent-adapter-leurs-pratiques-a-la-societe-francaise_1254356_3224.html">(édition du 15 octobre
2009), reprise et commentée par Fouad Bahri et comme de nombreuses autres
personnes. La journaliste a soigneusement coupé cette salve des développements
qui l’entouraient, alors qu’elle ne faisait que les ponctuer, sur une note un
brin provocatrice. Autre vérification de la charge de Philippe Roth contre les
journalistes qui préfèrent sélectionner la formule exclamative et passer le
fond argumentatif par pertes et profits. Seulement un quart de l’entretien
entre Stéphanie Le Bars et l’imâm a été retenu. Le passage sur le foulard se
présente donc ainsi :
« Si je voulais être provocateur, je pourrais dire aux femmes :
mets ton foulard dans ta poche. Aujourd’hui, je dis que c’est une
recommandation implicite qui correspond à une éthique de pudeur du moment
coranique. Pour autant, une femme qui ne le met pas ne commet pas de faute.
[...] Le foulard n’est pas un objet cultuel, encore moins un symbole de
sacré. » Evidemment la formule est provocatrice et elle a pour but de
susciter le débat. Toutefois, elle s’inscrit chez Oubrou dans une minutieuse
évaluation de l’intensité normative des différents aspects de la shari’a.
Partant du constat que la pensée du faqîh a toujours était plus nuancée
que la simple réduction à la bipolarité hallal-haram, qui ont certes valeurs de
repères qui obligent, mais appartiennent à un univers normatif dont les
circonvolutions les englobe et les dépasse.
Avant de développer je répète
encore une fois que mon but (pas plus que mon rôle) n’est pas de valider telle
ou telle lecture du droit musulman, ni même de rouvrir le débat de 2003 sur
« les signes ostensibles ». Simplement celui d’observer la pluralité
des sensibilités à l’intérieur du champ du leadership musulman, pour parler un
jargon sociologique
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[4],
et d’essayer de les restituer le moins mal possible. D’ailleurs, l’assertion
d’Oubrou selon laquelle « Le foulard n’est pas un objet cultuel, encore
moins un symbole de sacré » s’appuie sur un découpage des grands domaines
de l’islam qui réunit à ma connaissance la grande majorité des ulémas. A côté
de la âqida (la croyance), ils placent la shari’a (le droit), qui
régit elle-même trois sous-domaines : al ibâdat (les rites), al
akhlaq (la morale) et al mou’amalat (les dispositions sociales).
Les productions
canonico-juridiques qui touchent à ces trois sous-domaines sont ensuite de deux
ordres : al hukm et al fatwa. Depuis Abu Bakr al-Baqillani (403
A.H-1013 A.D) et al-Qadi ’Abd al-Djabbar (415 A.H.-1025 A.D.), célèbres muftis
chaféites de culture perses, et même avant eux (mais ils ont tout de même
formalisés le fiqh et organisés les grands domaines de l’islam) et
jusqu’à Oubrou, ce découpage des grands domaines de l’islam à cours.
La pratique du port du voile est
donc placée dans al akhlaq (la morale), puisqu’elle est censée traduire
de manière pratique la notion de pudeur. Ou une certaine interprétation de la
notion de pudeur. Mais en tous les cas, aucun fâqih à ma connaissance ne
la place dans al ibâdat. Et ce que conteste Oubrou c’est que cette
pratique, qu’il qualifie de « mineure » par rapport à d’autres
relevant de la shari’a, soit érigée non seulement en élément
incontournable de la pratique musulmane, mais en élément de culte. On en a
d’ailleurs une preuve avec la réaction de l’un des contributeurs du forum qui
dit : « [...] ce n’est pas parce qu’on n’a pas la force de faire
quelque chose, qu’il faut en demander son annulation. Nos manquements ne
doivent pas nous amener à demander des laisser-passer.
Ce n’est pas parce que je trouve
difficile de me lever le matin pour prier [...] que je dois demander (ou même
simplement dire) que la prière de l’aube est archaïque et ne convient pas à nos
sociétés modernes. » Ici, le hijab est clairement mis sur le même plan
que les cinq prières, qui elles relèvent d’al ibâdat.
Cette confusion entre normes
morales et normes rituelles entraîne l’attribution à la pratique du port du
voile de ce qu’Oubrou appelle une « intensité normative démesurée ».
Assertion qui le conduit à dire tranquillement que la musulmane qui ne porte
pas le voile n’a pas perdu de sa valeur spirituelle. Qu’elle reste autant
musulmane qu’une autre musulmane qui a choisi de porter le voile. Ce qui est
apparemment insupportable pour un certain nombre de personnes. Voilà en tous
cas la contribution nuancée que le théologien bordelais souhaite apporter au
débat.
Mais le drame, c’est qu’en ces temps de tensions, de crispations réciproques,
les ouvertures possibles relevant de la réactivation d’un fiqh en
sommeil sont conçues comme des concessions illégitimes et coupables faites à la
"société majoritaire" (majoritaire sur le plan confessionnel ou
convictionnel s’entend). Les identités s’ossifient et se construisent en
négatif. Réaction et contre-réaction devenant paradigme de lecture des Textes
sacrés. Une dynamique néfaste qu’Oubrou souhaite éviter...
Le curseur de l’islamophobie
Les mots sont importants. On a pu
lire ici et là, suite à ce même entretien dans le jounal Le Monde, que
l’imâm Oubrou niait l’existence d’une islamophobie en France. Qu’il considérait
que les musulmans l’inventait de toute pièce. C’est ce que Fouad Bahri lui
reproche. Rien n’est plus faux. Si l’on relit sa déclaration à la journaliste
du Monde (op.cit), c’est une réserve dans la gradation de cette
islamophobie qu’il émet. Il se refuse simplement de placer le curseur au niveau
d’un « fléau » : « mais l’islamophobie présentée comme un
fléau de notre société, je ne la vois pas ». Un fléau ? La peste
bubonique, dite peste noire, qui a décimée un tiers de l’Europe entre 1347 et
1351.
La famine ukrainienne (Holodomor)
de 1931-1933 organisée par le pouvoir soviétique qui a coûté la vie à entre 3
et 5 millions d’ukrainiens. Les catastrophes naturelles, les guerres... voici
d’autres fléaux. Il ne s’agit pas là de nier les processus de stigmatisation
d’une religion, dans les médias notamment. Le sociologue Vincent Geisser, bien
connu sur ce site, les a désignés
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[5].
Mais si « fléau » il y avait, la construction des mosquées serait au
point mort et le processus d’institutionnalisation de l’islam de France ne
serait pas entériné. Or les mosquées se sont développées ces trente dernières
années et près de 200 projets sortiront prochainement de terre (Bordeaux,
Marseille, Tours, Saint-Denis, Cergy...) et le CFCM, malgré ses grandes
difficultés, est un organe représentatif musulman dont la légitimité est
reconnue par l’Etat laïc.
Ce que Tareq Oubrou souhaite
pointer dans cette formule critique c’est l’attitude psychologique qui consiste
à vivre sa foi comme assiégée, à assimiler la situation de l’islam en France à
un apartheid. Le but d’Oubrou semble être d’éviter ce réflexe avec ce qu’il
suppose de dynamique infernale de repli, puis de construction de son identité
religieuse sur le mode de l’opposition systématique que nous mentionnions plus
haut. Cette conséquence n’a pas été suffisamment prise en compte par les
sociologues, peut-être par crainte d’entretenir la stigmatisation. Mais ne nous
cachons pas les problèmes, cette tendance existe.
L’identité stigmatisée (ou perçue
comme telle selon les sensibilités) générant sa propre logique de défense. La
souffrance socio-économique se déportant de proche en proche sur le sentiment
religieux. Et il est en effet beaucoup plus populaire quand on possède la
parole publique, d’aller dans le sens de l’émotion. Or Oubrou refuse de
participer à la construction d’une identité victimaire.
Tariq Ramadan n’a pas dit autre
chose lors de sa dernière intervention aux 26eme RAMF du Bourget (avril 2009).
Peut-être ont-ils relevés l’évidente contradiction de ceux qui condamnent sans
relâche le « discours victimaire » des associations juives
(Dieudonné, avec la modération qu’on lui connaît, parle de
« pleurniche » en lien avec la « Shouïa » ou la
« Shouina » pour discréditer la mémoire de la Shoah...) et se
complaisent à leur tour dans la même posture. Pour des faits historiques de
nature somme toute assez différents, de surcroît.
Encore une fois, toute difficulté
de pratiquer son culte ou toute discrimination faite sur la base de la religion
ou de l’origine ethnique doit être dénoncée, et la République offre des
instruments juridiques pour cela. Mais ce qu’Oubrou refuse c’est que se propage
un sentiment d’assiègement de la foi musulmane qu’il trouverait excessif par
rapport à la situation réelle de l’islam en France, elle-même en évolution,
parce qu’il sait très bien que ce sentiment rigidifie le rapport à la religion.
Et c’est d’abord à l’échelle communautaire qu’il essaie de réagir. Un imâm, en
somme. « Celui qui est devant. » Ce qui ne signifie pas qu’il
n’existe pas d’autres niveaux sociaux et politiques sur lesquels agir pour
faciliter un modus vivendi auquel, ayons confiance, nous parviendrons.
C’est un citoyen de la génération 80 ayant grandi dans des banlieues
multiculturelles du sud de la France qui s’exprime ici.
C’est donc une fois de plus une
tentative d’instaurer de la nuance dans les débats qui vaut à Tareq Oubrou une
volée de bois vert. Le simplisme et l’émotionnel sont des registres tellement
plus simples et rémunérateurs à manipuler, que ne les emprunte t-il pas ?
De la distinction entre
politique et religieux, entre bellicisme et spiritualité
Je ne connais pas suffisamment la
pensée de Fouad Bahri pour affirmer qu’il se fait promoteur d’un islam à la
Carlos
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[6]
mais cela y ressemble de prime abord. Dans son ouvrage retraçant son parcours
et sa conversion, l’ex-terroriste d’extrême gauche explique clairement qu’il
s’est tourné vers cette religion car elle lui apparaissait la plus
potentiellement révolutionnaire. Sous sa toute nouvelle gandoura immaculée, il
avait en fait conservé son treillis bolchevique. Et la kalachnikov en
bandoulière.
Oubrou doit-il s’excuser que son
islam aille sans amalgame avec le politique, sa spiritualité sans
bellicisme ? L’imâm doit-il subir l’opprobre communautaire parce qu’il
parle d’at tawhid sur le minbar, plutôt que du conflit
israélo-palestinien (qu’il ne contourne toutefois pas) ? Du sens éthique du
jeûne plutôt que de l’invasion américaine en Irak (quoique là aussi on a pu
l’entendre critiquer la notion de « guerre préventive » en 2003 sur
le minbar) ? D’expliquer que la da’wa est d’abord et avant tout
pour lui exemplarité de comportement plutôt que prédication qui fait intrusion
dans la vie privée des gens ?
Que Bahri et les membres de la
communauté qui conspuent Oubrou (ils semblent toutefois bien moins nombreux que
ceux qui le soutiennent) ne s’y trompent pas : ce n’est pas parce qu’il
refuse d’entrer en polémique ici même qu’il cherche à masquer sa différence.
Cette différence de ton il l’assume : son islam est théologique et
concordataire, non pas martial ou militant. Sa disponibilité d’esprit est
consacrée à une minutieuse analyse des mécanismes du fiqh et du contexte
de la Révélation plutôt que monopolisée par la géopolitique de l’émotion.
Doit-on reprocher cela à un homme de foi ?
Les citoyens français de
confession musulmane sont très critiques envers les média. Ils ont matière à
l’être. Or tout se passe comme si les pourfendeurs d’Oubrou avaient intégrés
malgré eux que le rôle d’un religieux musulman est de distiller des discours
belliqueux. Comme si nécessairement la psychologie d’un imâm devait coller à
l’image des plus médiatiques d’entre eux : les vociférateurs. Drôle de
paradoxe. On excusera Tareq Oubrou de ne pas ânonner du Abu Hamza... Les
militants, qu’ils soient complètement sécularisés ou politico-religieux, ne
manquent pas. Il est de leur droit de s’exprimer (sauf quand leurs propos
relèvent du trouble à l’ordre public). Mais dans leur grande magnanimité,
ceux-ci seraient bien inspirés d’accorder à Tareq Oubrou le luxe de parler en
théologien, avec l’équanimité qui doit caractériser cette fonction. Chacun son
boulot.
Si Bahri avait identifié les
registres à partir desquelles lui-même et l’imâm s’exprimaient, il aurait
sûrement fait preuve d’une perspective plus compréhensive que passionnelle.
C’est qu’Oubrou est dans le registre de la morale (musulmane et/ou universelle)
qui est celui d’un religieux, quand Bahri verse plutôt dans celui du
militantisme politique et communautaire. Par exemple, à propos d’un sujet
social (ou socio-culturel) récent, Oubrou aura tendance à regarder les heurts
qui ont accompagné, en France, la première défaite de l’Algérie (novembre 2009)
suite à son match de qualification pour la Coupe du monde de football, de l’œil
réprobateur qu’un pater familias exigeant peut poser sur ses enfants
turbulents, quand Bahri y verra la manifestation logique d’une identité qui se
forge en réaction du regard stigmatisant que la société majoritaire porte sur
eux... Oubrou observe cette réalité depuis le minbar du religieux (tout en s’y
étant mêlée pendant près de 30 ans), Bahri depuis la tribune du militant.
Ce dernier ne devrait pas
confondre les ordres. Et penser que la fonction religieuse consiste
nécessairement à ânonner de manière populiste dans le sens des desiderata de la
communauté, qui sont d’ailleurs loin d’être homogènes. L’imâm, c’est, encore
une fois, « celui qui est devant ». Pas celui qui suit. L’enjeu de
cette distinction n’est pas si anodin qu’il y paraît. Il en va de la
possibilité d’une distinction entre le politique et le religieux en islam. Ce
qui semble fondamental de nos jours, tant la situation sociale, politique et
historique que traverse le pays tend à rapatrier -fusse à son corps défendant-
toute force spirituelle dans l’auge du conflit au dessus duquel il tente tant
bien que mal de se tenir. Bahri nous accordera au moins que l’imâm Oubrou n’est
pas de trop pour faire fonction de passeur entre les uns et les autres,
renvoyant chacun à ses propres manquement quand il estime qu’il y en a
href="#_ftn7" name="_ftnref7" title="">
class=MsoFootnoteReference>[7].
Du vivre-ensemble local aux
conflits géopolitiques
Cette distinction du politique et
du religieux pose des questions très concrètes. Prenons la plus polémique
d’entre elle. Est-il possible de considérer dans sa singularité propre un
individu avant de le tenir pour représentant de l’ensemble d’une
communauté ? Communauté dont une partie au moins est porteuse d’un projet
politique opposé au sien propre (le sionisme en l’occurrence). Je veux
évidemment parler ici des relations judéo-musulmane. Vu le
href="http://collineverte.over-blog.com/pages/Ces_imams_de_la_honte-1828177.html">billet atrabilaire
(pour ne pas dire haineux) que Bahri a réservé à l’imâm Chalghoumi de Drancy
parce que l’impétrant avait osé participer à une recontre judéo-musulmane, on
imagine sa réponse. Faut-il rappeler à Mr Bahri que ces liens se sont
établis à partir de la commémoration annuelle des victimes juives de la
déportation dont Drancy était une plaque tournante. Un devoir de mémoire, n’en
déplaise à Bahri, autour duquel se rassemble toute une ville. Pourquoi les
instances musulmanes s’en excluraient-elles ? S’il avait été imâm à
Toctoucau-les-églisottes, Monsieur Chalghoumi aurait participé au lancé annuel
de savates (ou de babouches). Là, il se trouve que l’un des moment fort de la
vie municipale de Drancy c’est cette commémoration. Ce qui fait nécessairement
de Monsieur Chalghoumi un « imam de la honte »
name="_ftnref8" title="">
class=MsoFootnoteReference>[8],
aux yeux de Bahri. Pire, un « Pétain de l’islam de France »
(ibid). Parallèle plus que nauséabond, on en conviendra.
D’autant que le fait que de temps
à autres l’imâm rencontre ses homologues de confession juive dans le cadre de
la vie associative municipale ou régionale ne signifie pas que tout ce petit
monde est aligné sur les mêmes positions (à moins qu’Oubrou et Chalghoumi ne
soient eux aussi des sous-marins du complot judéo-machin...) Alors c’est le Muslim
Council for Britain qui devrait aussi essuyer les foudres de Bahri :
l’instance représentative des musulmans britanniques a décidé fin 2007 de
cesser de boycotter la journée de commémoration de la Shoah au
Royaume-Uni
class=MsoFootnoteReference>
style=';'>[9].
Quelle audace ! Et quel crime !
Nous ne voudrions pas enfoncer le
clou de la rancœur que peut nourrir Bahri envers Oubrou, mais ajoutons que
celui-ci, ô ignominie, participe depuis de nombreuses années au Yom Hashoah
organisé au Mémorial de la Shoah à Paris, et soutien le
href="http://www.projetaladin.org/fr/ils-osent-parler/imam-tareq-oubrou.html">Projet Aladin
, qui vise à présenter des ressources sur la seconde guerre mondiale et la
Shoah en arabe et en persan, afin de lutter contre le négationnisme qui se
développe dans certains pays que recouvrent ces deux langues. Car l’histoire de
France ne se compartimente pas. Là aussi, on est obligé de constater la
faiblesse de la capacité de distinction de Fouad Bahri, qui peine à voir la
différence entre mémoire locale (ou nationale) dans laquelle doivent s’inscrire
tous les acteurs locaux du vivre-ensemble, et opinion géopolitique.
Il ne faut toutefois pas croire
que comme partout ailleurs, l’attaque israélienne contre Gaza de fin 2009-début
2010, n’a pas jeté un froid dans les relations judéo-musulmanes locales. Mais
c’est principalement avec le Centre Culturel juif Yavné que l’Association des
Musulmans de la Gironde a tissé des liens et poursuit un dialogue. Il ne faut
pas confondre cette association avec le CRIF. La première est à caractère
culturel et intellectuel, l’autre institutionnel. Le Consistoire représentant
quand à lui l’expression religieuse du judaïsme local. Plus précisément ce
dialogue est avant tout la rencontre de deux hommes, de deux intelligences et
de deux humanismes, par-delà les confessions et les antagonismes
politiques : Tareq Oubrou et Hervé Rhebby. Bahri répondra peut-être que,
Centre Yavné ou CRIF, humaniste ou pas, il s’agit toujours de juifs... Si
c’est le cas alors ma tentative de réponse aura été inutile.
Mais l’une des conséquences de
l’instauration de ce dialogue, c’est que quand Oubrou parle aux responsables de
la communauté juive il est écouté. Bahri non. Oh certes, ceux-ci n’ont pas
leurs entrées au gouvernement israélien (eh oui, le "lobbiysme juif"
à ses limites). Mais a minima cette posture d’Oubrou permet à une voix
musulmane d’être non seulement entendue mais respectée et à la pacification à
l’échelle locale de ne pas être trop ébranlée par ce qu’il se passe a plus de
3000 kilomètres de là. Qu’est ce que Bahri propose d’autre ? Une intifada
sur les pavés bordelais ? Une descente du Betar dans les quartiers HLM du
Port de la lune ?
Le concept de « moment
coranique » chez Tareq Oubrou.
Mais le plus gênant n’est pas
tant cette volonté de Bahri de fusionner le religieux avec le politique (après
tout il est libre d’exercer sa liberté de conscience et sa plume dans ce
sens-là), mais l’extrapolation biaisée qu’il fait d’une pensée
théologico-canonique complexe à partir d’un simple article de presse. Je veux
parler du passage où Fouad Bahri brocarde la notion de « moment
coranique » forgée par le théologien bordelais. On ne peut même pas
accuser le journaliste de détourner cette notion, tant il fait montre de
légèreté en la maniant. Il ne s’agit aucunement de poser la Révélation comme
instant évanescent (on ne voit pas où Bahri est allé chercher cela), mais de
désigner tous les aspects contextuels de cette Révélation. Déjà les
traditionnistes classiques prenaient soins de distinguer asbâb al-nuzûl
(les circonstances de la Révélation).
L’expression « moment
coranique » n’est pas si différente, peut-être plus englobante,
puisqu’elle vise à désigner l’ensemble des caractéristiques anthropologiques de
la société bédouine de la péninsule sudarabique quand advient la Révélation et
la pédagogie céleste que Dieu déploie pour s’adresser à elle, au premier rang
de laquelle son Prophète. C’est un spectre temporel qu’il convient de saisir,
en commençant par le nommer. Ce n’est certainement pas « un laps de temps
fugace » dans l’esprit d’Oubrou, comme le sous-entend Bahri. Par là, le
pointilleux exégète veut au contraire essayer de comprendre la « pédagogie
divine » qui préside à l’émission du message.
A la manière dont Il l’a formulé
pour être compris dans la culture bédouine sudarabique de l’époque. L’idée de
Tareq Oubrou, reprenant ainsi les traditionnistes, étant de distinguer ce qui
relève, dans la forme et le fond du message coranique, de la prise en
considération de la culture de l’époque de ce qui relève du message universel
et intangible. Nous sommes à la croisée du fiqh et de l’anthropologie.
Un moyen adapté d’extraire du sens d’un Texte qui, parce que sacré, demande le
plus de pointillisme possible. Contrairement à ce que Bahri pense, ce n’est
donc pas une négligence que révèle cette notion de « moment
coranique » qu’utilise Oubrou, mais bien l’inverse : le grand égard
et esprit de distinction qui est celui d’un herméneute face à sa Tradition.
L’imâm à bonne distance ?
Bien sûr, une majorité de
réactions à l’ouvrage "Profession imâm" (et aux quelques émissions
qui ont laissé l’espace nécessaire au développement d’une pensée complexe
href="#_ftn10" name="_ftnref10" title="">
class=MsoFootnoteReference>[10],
contrairement aux articles et entretiens tronqués et bâclés...) semble tout de
même encourager l’émergence d’un tel penseur, à la croisé d’une tradition
religieuse et d’une tradition herméneutique... Et si Tareq Oubrou a suscité des
critiques chez les affolés de la prétendue "invasion musulmane" comme
chez les empoussiérés apologistes du statut quo théologique et historique de
l’islam, c’est peut-être qu’il est sur le bon chemin.
name="_ftn1" title="">
class=MsoFootnoteReference>[1]
Pour commencer par faire taire les accusations de « détournement de
l’attention » des critiques de Fouad Bahri qui aurait été la fonction de
cet article, précisons qu’il a été remis à Oumma.com AVANT la mise en ligne de
celui de Fouad Bahri, auquel nous répondons maintenant par le présent article.
name="_ftn2" title="">
class=MsoFootnoteReference>[2]
Poursuivons en annonçant que quelques linéaments de ce chantier apparaîtront à
partir du début de l’année 2010 sur ce même site sous la forme d’une collation
d’articles écrits par Tareq Oubrou dans différentes revues et ouvrages
collectifs...
name="_ftn3" title="">
class=MsoFootnoteReference>[3]
Quoique nous ne mettons pas le premier sur le même plan que le second. Car dans
sa réponse, celui qui accusait Oubrou de légitimer une « marche musulmane
sur Rome » persiste dans une mise en abîme historico-politique inepte qui
fait de l’imâm bordelais un Ibn Taymiya des temps présents. Sans compter
la "très grave" accusation qu’il me fait... d’avoir des amis de
confession musulmane. Ce qui est déjà un pas de trop vers la mosquée rouge
d’Islamabad. Et en effet j’en viens à me questionner sur l’utilité d’une
réponse à ce genre d’individu comme se le sont demandés certains internautes
d’Oumma dans le fil des commentaires. Des vertus du forum... Son obsession
vis-à-vis d’Oubrou (il a même consacré un post de son blog atrabilaire à une
coquille orthographique d’un communiqué de l’imâm, censé démontrer son absence
de maîtrise de la langue française...) est toutefois intéressante en ce qu’elle
révèle au moins, fusse à son insu, qu’il a saisi que l’on avait là un
"barbu" audible par la société majoritaire et auquel le milieu
intellectuel français est de plus en plus attentif. Mais comme je l’ai dis dans
ce précédent article, c’est le fait que deux islamologues aient excipé de leur
fonction universitaire pour essayer de légitimer ce tissu d’allégation qui m’a
fait réagir. Passons...
name="_ftn4" title="">
class=MsoFootnoteReference>[4]
Ce que j’ai essayé de faire en y ajoutant une touche ethnographique dans Les
Frères musulmans du global au local in Religions et Mondialisation, dir.
Bernadette Rigal-Cellard, Presses Universitaires de Bordeaux (à paraître,
2010). Contre les mises en abîme simplistes (du genre
X=UOIF=Frère Musulman=Hamas=fondamentaliste…) j’ai voulu montrer dans ma
contribution comment le phénomène de globalisation n’oblitérait en rien les
processus d’enracinements locaux, fusse pour un mouvement de type
politico-religieux à l’origine tels que les Frères. J’ai pour ce faire
étudié les discours des Frères de l’Egypte de 1928 jusqu’à la France
d’aujourd’hui en passant par la jamaa’ islamiyya libanaise, et une
association transeuropéenne de jeune d’orientation néo-frériste (pour faire
court, mais c’est justement plus compliqué que cela), sur des thématiques bien
précises (mixité, conception des rapports entre politique et religieux, opinion
sur les juifs...). Se dégage une échelle de globalisation tripartite (globale
localisée/locale globalisée/locale localisée), qui, me semble t-il, rend plus
lisible ces processus de liens transnationaux et/ou d’autonomisation chez les ikhwanis
par rapport à la pensée al-banienne ou qardaouienne. Dans cette échelle
tripartite, l’échelle locale localisée se caractérise par une forte
autonomisation, tandis que l’échelle locale globalisée représente un sas
d’adaptation ikhwanis entre l’Egypte et l’Europe (à travers le rôle du
cheikh Fayçal Mawlawi particulièrement)...
class=MsoFootnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[5]
La nouvelle islamophobie, La Découverte, 2003.
name="_ftn6" title="">
class=MsoFootnoteReference>[6]
Ilich Ramîrez Sânchez, dit Carlos, L’islam révolutionnaire, Editions du
Rocher, 2003.
class=MsoFootnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[7]
Je serai tenté de renvoyer à sa dernière tribune dans
href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/04/comment-eviter-le-rejet-d-une-religion-par-tareq-oubrou_1276222_3232.html">Le Monde
si je ne craignais pas de faire la promotion de la simplification que suppose
le format journalistique que je critique par ailleurs...
name="_ftn8" title="">
class=MsoFootnoteReference>[8]
Nul doute que c’est le même type de critique que doit subir le grand rabbin
Bernheim auprès d’une frange de sa communauté depuis qu’il s’est ému, au nom de
la liberté religieuse, de l’interdiction des minarets en Suisse...
name="_ftn9" title="">
class=MsoFootnoteReference>[9]
Un commentaire de cette décision sur www.yahyabirt.com
, blog d’un chercheur et journaliste britannique, converti à l’islam, et proche
des sphères institutionnelles de l’islam d’Outre-manche.
class=MsoFootnoteReference>
style='font-size:10.0pt;'>[10]
Les Matins de France Culture le jeudi 29 octobre 2009, Cultures
d’islam (France Culture également), le dimanche 29 novembre de 6h10 à 7h00
(et disponible en podcast ensuite).
Commentaires
Cet article est trop compliqué pour ma compréhension, et je ne pense pas devoir m’excuser de ne l’avoir que survolé, mais il y recèle un point hautement discutable à mon avis : on a l’air de trouver "normal" de participer aux commémorations autour de l’entreprise d’extermination des juifs d’Europe, et l’on avance l’argument que cela n’est pas plus sujet à discussion que s’il s’agissait du "lancé annuel de savates" à "Toctoucau-les-églisottes".
Or ce genre d’argument est ou trop court ou trop long. Car d’un côté on glisse une insulte aux victimes de l’entreprise d’extermination, et de l’autre on fait mine de ne pas s’apercevoir de l’exploitation qui est faite de ce drame par les sionistes d’Israël ou d’ailleurs pour servir de rideau de fumée à cette autre entreprise, qu’ils mènent en Palestine. Il y a là plus qu’une ambigüité, que cet article ne lève absolument pas.
Merci pour l’article Cedric, je ne connais pas Mr Oubrou mais ce que tu rapportes de lui me semble plein de sens et de raison.
Par contre pour Fouad Bahri, que je ne connais pas non plus, ce que tu rapportes de lui n’est pas tres positif. Serait-ce une personne a eviter ?
je trouve votre article insultant et inacceptable d’abord sur le fait que vous sous entendez que Foued Bahri serait anti sémite car il a osé critiquer Chalghoumi et d’autres "amis" des sionistes en France et ailleurs : critiquer et dénoncer ce que fait Israel et ses satellites y compris dans la communauté (je vous invite à écouter les propos de Jacques Attali à ce sujet) est un devoir politique et religieux.
Par ailleurs, Oubrou tente de courir derrière Tariq Ramadan pour soi disant adapter l’islam au contexte : je voudrai leur poser une question à tous les deux : Ramadan dit que le moratoire sur la lapidation et les chatiments corporels s’impose tant que les conditions ne sont pas réunies, est ce que ces messieurs peuvent nous dire publiquement que le jour où les conditions seront réunies (justice sociale , impartialité du législateur etc...) ils appliqueront la lapidation et les chatiments corporels.
Et pour Monsieur Oubrou , son message est clair , réduire l’islam à un corpus d’adoration et de spiritualité déconnecté et en tous cas (c’est ainsi qu’il l’a dit dernièrement sur Arte) sans influence sur la vie socio- politique. Enfin venir nous faiure l’éloge du CFCM et de l’officialisation de l’islam de France et prétendre ne pas parler des problèmes qui se déroulent à 3000 KMs de chez nous rappelle étrangement ces Oulémas du pouvoir que vous êtes en train de nous préparer et qui demain auront la même attitude que Tantaoui qui justifie l’asphyxie de ses frères en Palestine que son maître Moubarak veut tuer comme des rats.
Pour terminer , votre article vise , comme la stratégie de l’UOIF et du Ministère de l’intérieur, à nous imposer un islam docile , dialoguiste dit-on en haut lieu , qui serait sans saveur et sans odeur autres que celles du pouvoir des compromissions et de la notoriété. Vos ficelles sont trop grosses et les musulmans de ce pays ne sont pas dupes. Je vous rappelle simplement un fait historique et public , avant la reconnaissance de l’UOIF,et sa participation au CFCM, des rencontres entre l’UOIF et le CRIF ont été imposées par le ministère de l’intérieur et vous savez ce que le président de l’époque Cuckierman a dit aux journalistes en sortant ? " l’UOIF doit mieux faire en demandant à leurs imams de ne plus parler de la question palestinienne aux jeunes dans les mosquées" bien sûr que c’est mieux de parler du génocide juif et d’amener nos petits jeunes visiter Auchwitz ou aller aux USA dans le cadre du programme de racollage de la CIA chez les musulmans dits influents ou écoutés comme vous dites si bien.
Enfin un texte qui mérite qu’on s’y attarde !
Enfin la recherche d’un Islam contextualisé, revisité, relativisé !
Enfin la recherche d’un Islam compatible avec notre république laïque !
Enfin la recherche d’un Islam spirituel et universaliste susceptible d’apporter sa part !
Ouf !
Merci Monsieur Oubrou, pour qui le qualificatif d’intellectuel et de "savant" n’est pas usurpé.
Merci aussi à l’honnêteté de son rapporteur.
J’espère simplement que mon adhésion à ce texte ne le rendra pas suspect aux yeux des intervenants de ce site qui n’ont pas la hauteur de vue de ces Monsieurs.
militant musulman a dit :
je trouve votre article insultant et inacceptable d’abord sur le fait que vous sous entendez que Foued Bahri ........bien sûr que c’est mieux de parler du génocide juif et d’amener nos petits jeunes visiter Auchwitz ou aller aux USA dans le cadre du programme de racollage de la CIA chez les musulmans dits influents ou écoutés comme vous dites si bien.
7 janvier 2010
Merci Monsieur Militant-musulman vous êtes l’illustration caricaturale, je dirai prototypique, de ce que les Français reprochent instamment à l’Islam que vous prônez.
Cette confusion permanente entre le religieux et le politique.
Oui, vous avez bien compris, les Français, dans leur très grande majorité,
comme Monsieur Oubrou , veulent réduire l’islam à un corpus d’adoration et de spiritualité déconnecté et en tous cas sans influence sur la vie socio- politique
C’est à ce prix que l’Islam pourra s’intégrer à la République laïque dont, de toute évidence, vous n’avez pas bien saisi le fonctionnement.
Placez des Oubrous dans toutes les mosquées de France et il n’y aura plus d’islamophobie.
Simple, non ?
@ Waglioni : ce n’est pas ce que l’auteur a voulu dire, waglioni. C’est une figure réthorique qui dit que cette commémoration sur la déportation, à Drancy fait partie de la vie politique locale. D’ou le fait que toutes les instances y participent, y compris l’imam local (ce que Bahri apparemment reproche à cet imam). Par sa comparaison, l’auteur sous entend justement que c’est quand meme plus important qu’un simple "lancé de savates", comme rassemblement... Enfin c’est ainsi que je le comprends.
@ babil !
Nous n’avons peut-être pas la hauteur de vu de ces messieurs mais nous avons le respect des intervenants...alors babil...ferme ta grande babel !
Marrant comme texte.
Ah l’islam de salon.
au lieu du moment coranique, je vous conseille "le phénomène coranique"
Un texte, un livre, à lire et relire, à méditer, certainement une voie, une issue d’avenir.
Je refuse de mêler ma foi à des conflits étrangers(ce qui ne signifie pas que je ne m’en soucie pas...), je refuse la posture victimaire, la défensive, l’amalgame = jeunes délinquants = musulmans, pour moi un bon muslim ne peut avoir de casier, fumer de l’herbe etc... Je généralise ? J’ai vécu et vu...Le Voile, énorme comment cette question est devenu un problème "national", "religieux", on félicite ici les propos d’Amel Bent ? On croit rêver, faut relire le Coran, le voile n’apporte rien spirituellement ! Ce texte me donne de l’espoir, merci encore...
Connaisant Tariq Oubrou et Foued Bahri, j’ai lu le livre "Profession imam" je peut vous dire que Tariq Oubrou est sur le bon chemin.
Le sionisme est une idéologie abjecte qui dépasse les frontières. Aussi il n’est pas rare de trouver des sionistes Arabes, Français, Anglais, Hollandais, Américains etc. Je peux comprendre que les Juifs fassent participer leurs anciens bourreaux au souvenir combien douloureux de la Shoah, mais je refuse qu’une espèce de Shoah-business soit cautionnée par un musulman, de surcroît imam. Personne n’a le droit de nous imposer un sentiment de culpabilité et aucune loi ne peut nous forcer à assister à l’enterrement même de notre voisin. Si Mr Oubrou ou n’importe qui d’autre veut honorer par sa présence la mémoire des victimes du nazisme, libre à lui de le faire mais en enlevant le “voile” , laïcité oblige.
Babil a dit :
Placez des Oubrous dans toutes les mosquées de France et il n’y aura plus d’islamophobie.
Simple, non ?
A vos ordres babil !!!
Et à part "cloner" Oubrou et disperser les clones dans toute la France, ne pas parler verlan, ne pas mettre la casquette à l’envers....Que proposez vous ou que nous ordonner vous de faire pour meriter de vivre dans votre republique laique, democrate et"pays des droits de l’homme" ? Allez-y, vous gênez pas, nous les musulmans sommes des moutons et nous avons toujours besoin de vous pour nous guider et surtout veillez bien à ce que personne je veux dire aucun mouton ne sorte du troupeau sinon il risque de s’égarer, chose que vous ne tolérez pas parce que vous nous aimez et vous nous voulez que du bien !!
"L’ennemi est con : il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui !"
Waglioni a dit : les sionistes d’Israël ou d’ailleurs pour servir de rideau de fumée à cette autre entreprise, qu’ils mènent en Palestine. Il y a là plus qu’une ambigüité, que cet article ne lève absolument pas."
La politique sioniste et spoliatrice de Israël vis-à-vis des palestiniens n’a même plus besoin de rideau de fumée. Les musulmans ont tant à faire à surveiller le voile et la burqa de leurs femmes, le hallal et le arham, et quand ils sont richissimes, à faire construire la burj Dabaï, qu’ils ne voient pas que le monde se fait sans eux.
Israël et les USA poursuivent leur but qui est la création d’un Etat : le Grand Kurdistan - par le démembrement du territoire kurde irakien et le territoire kurde de Turquie-
La Turquie a compris la stratégie d’Israël, d’où son inquiétude.
Ce pays ainsi constitué et riche zone pétrolifère, sera bien-sûr sous la protection bienveillante et désintéressée des USA et d’Israël.
Ce jour-là,(qui n’est pas très loin) les palestiniens seront définitivement les sacrifiés de l’histoire. l’Islam politique aura heurté, éloigné et dissuadé beaucoup de bonnes volontés parmi les militants de la cause palestinienne.
Alors qu’il se trouve un immam pour essayer de remettre la foi dans la sphère privée, on ne devrait pas se plaindre.
Les propos de M. Oubrou au sujet du port du voile c’est l’islam couscous merguez prôné par l’Élysée. Bientôt il aura un poste à responsabilité cet homme, il fera du chemin.
C’est bien de se faire son beurre sur la oumma comme boubakeur. L’islam super tolérant et surtout toléré par les islamophobes.
babil babille :
Enfin un texte qui mérite qu’on s’y attarde !
Enfin la recherche d’un Islam contextualisé, revisité, relativisé !
Enfin ...
J’espère simplement que mon adhésion à ce texte ne le rendra pas suspect aux yeux des intervenants de ce site qui n’ont pas la hauteur de vue de ces Monsieurs.
Souffrez que je n’ai pas cette "hauteur" de vue de ces "Monsieurs". Allah m’en garde !
Ce n’est pas votre adhésion qui rendra suspect ce texte (ou un autre) mais son contenu. Vous vous donnez trop d’importance.
"Waglioni" et "militant musulman" ont suffisamment et bien dit pour ne pas ajouter ma réaction à ce texte anachronique et complétement à coté de la réalité quotidienne que les musulmans vivent en France et dans leur propre pays.
A le lire on a l’impression d’être dans les années noires du colonialisme français en Algérie avec ses bachaghas et ses béni-oui-oui.
babil babille ailleurs en réponse à "miltant musulman" :
C’est à ce prix que l’Islam pourra s’intégrer à la République laïque dont, de toute évidence, vous n’avez pas bien saisi le fonctionnement.
Et pourquoi pas l’inverse ?!
En quoi la nature des fondements de la République Française est-elle différente de celle de l’Islam ?
Cette République est elle-même fondée sur des présupposés et la foi dans l’Humanisme athée et ses textes sacrés (La Déclaration des Droits de l’Homme) qui constituent la véritable religion de cette même République.
En quoi cette religion est-elle supérieure aux autres ? Pour quelle raison donc placer cette religion de l’Humanisme athée au-dessus de tout ?
Pourquoi ne pas respecter les autres croyances tant qu’elles préservent le vivre ensemble et les lois ?
Si la laïcité est la neutralité de l’état vis à vis des religions, l’Islam est aussi laïque.
Pour quelle raison l’Humanisme de l’Islam ne donnerait-il pas naissance à une société libre et démocratique ? Comme essayent de le faire tant bien que mal les iraniens si l’Occident leur laisse un peu de répit ?
Si vraiment la démocratie est un système universel ? Il a fallut plus de 220 ans à la République Française pour arriver là où elle est aujourd’hui après plusieurs révolutions et des millions de morts ?
je savais pas que tareq oubrou étais theologiens ??
@Amirouche : "Islam de salon" ? Vous plaisantez, surement. Avez-vous lu "Profession imam", particulièrement le 1er chapitre ? Les près de 30 ans d’engagement d’Oubrou auprès de la communauté en train de se contruire ? Particulièrement au début, où il exerçait et vivait dans des conditions que vous n’aurez pas acceptées 2 jours, Amirouche. C’est vous qui bien au chaud devant votre écran et en l’abscence de réflexion (comme le montre vos 3 pauvres lignes), pratiquez un "islam de salon". Le fait que vous n’êtes pas d’accord avec Oubrou ne devrait pas empêcher un minimum de reconnaissance...
salam,
Stop à la surenchère sur le voile ! Nous sommes des femmes,adultes et responsables, libres de notre choix ; qu’on arrete de parler pour nous,à notre place ! Nous n’avons mandaté aucun avocat ! stop ! basta !
Sociologiquement Lourd,lourd,ce texte, monsieur Cédric Baylocq Sassoubre !
Religieusement, confus, cet imam ! je n’irai surement pas chercher auprés de lui,quelconque conseil !
l n’y pas d’"islam de France" ou X Y ! Il y a une seule religion envoyée à l’humanité toute entière par contre des musulmans de X.... Y,en fonction des influences climatiques,traditions, cultures et autres... ! sachez-le cher auteur, cher imam !ne vous en déplaise !
Elwahraanii a dit :
Pour quelle raison l’Humanisme de l’Islam ne donnerait-il pas naissance à une société libre et démocratique ?
Oui, pourquoi ?
Car, depuis environ 1.300 ans, y’a t-il eu une société libre et démocratique provenant de l’humanisme de l’Islam ?
Et, ce n’est pas une question piège ou vicelarde, car je n’en sais rien et quelqu’un pourrait, ici, éclairer ma lanterne.
Cordialement
"Placez des Oubrous dans toutes les mosquées de France et il n’y aura plus d’islamophobie." et placez des Babil(s) sur une île et il n’y aura plus d’islomophobe en France !
Votre intervention Babil est à pleurer de bétise !
Non Babil ne babille pas. Il vomit sa haine...il crache son venin...il éructe son islamophobie. Babil est obsédé par les musulmans et l’islam, obsédé par ce qui ne lui ressemble pas ! N’est ce pas Babil ?
"Si la laïcité est la neutralité de l’état vis à vis des religions, l’Islam est aussi laïque", dit wahrani.ben non, rien compris. la laîcité est avant tout l’impossibilité pour la RELIGION de se mêler des affaires de l’Etat ;et dans ce sens-fondamental-, l’islam est le CONTRAIRE de la laîcité. C’est bien ce qui pose probléme partout dans le monde ! Alors, wahrani, rien compris ou fait semblant de ne pas comprendre ? un peu grosse, la ficelle, comme les pov’ iraniens qui essayent désespérément d’être démocratiques, LOL !!!!,et le vilain Occident les en empêche !! il n’y a pas QUE des imbéciles ignorants qui te lisent, gros malin....
j’hallucine à la lecture certains posts, à en lire certains, tout est la faute de... Mais aucune, absolument aucun consensus, auto critique, rien ? Les attentats, les prêches de certains intégristes, l’état des sociétés arabo musulmanes ? Facile, c’est la faute de... Arrêtons un peu, et soyons lucide, à l’heure ou de plus en plus de musulmans perdent la foi il n’est plus temps de persister dans cette posture faussement victimaire et comparative, il faut penser, avancer, c’est ce qu’essaie de faire Monsieur Oubrou,alors du respect...
Jean-Pierre CHAMBARD écrit :
Elwahraanii a dit : Pour quelle raison l’Humanisme de l’Islam ne donnerait-il pas naissance à une société libre et démocratique ?
Oui, pourquoi ? Car, depuis environ 1.300 ans, y’a t-il eu une société libre et démocratique provenant de l’humanisme de l’Islam ? Et, ce n’est pas une question piège ou vicelarde, car je n’en sais rien et quelqu’un pourrait, ici, éclairer ma lanterne. Cordialement
Votre question est construite de telle sorte qu’elle contient déjà votre réponse. Elle est donc "vicelarde" ? N’est-ce pas ?
Néanmoins, pour les musulmans sincères c’est LA question !
C’est un travail historique qui reste à faire et qui permettra, par un débat sincère, aux musulmans de comprendre pourquoi ils sont encore là à faire du sur place depuis l’assassinat du dernier Khalif et le coup d’état qui s’en était suivi pour transformer le Khalifa en monarchie. Et plonger les musulmans dans une succession de dictatures et d’oligarchies jusqu’à aujourd’hui. L’histoire faite par les occidentaux et les musulmans eux-mêmes sur l’Islam n’est qu’une suite de contes et de légendes sur les anciens à faire dormir debout.
Une majorité de musulmans n’ont pas ce courage pour faire une autre lecture de l’histoire.
Ism, j’avais compris comme vous. Mais la formulation est en tous points contestables (un trait de vulgarité sur un sujet pareil, comme un appel du pied en direction des "rieurs". Mais les "rieurs" ne défendent aucune cause, ils rient de leur propre ignorance), et l’auteur ne lève en aucune façon l’ambigüité.
C’est l’histoire qui avance inexorablement tel un rouleau compresseur .
A chaque question et c’est une affaire qui marche dit-on.
Peut-on vivre libre en démocratie ?
Peut-on tout écrire ?
Est ce que la censure est permise en démocratie ?
Comment peut-on être si sûr que l’Islam n’est pas la solution ?
La solution aux problèmes "éthiques"("la science de la Chance" (Averroès)., la finance islamique par exemple.
L’éthique sur la santé,manger une viande dont on sait que la bête se vidât de son sang avant de mourir ..
et c’est la médecine qu’il faut revoir.
Le respect de l’autre est pour moi essentiel,
Babil j’ai la main fermé et le pouce levé pour vous saluer.
A "une citoyenne musulmane" :
Quand vous dite :
Stop à la surenchère sur le voile !
Il ne peut s’agir d’Oubrou en matière de surenchère, ce serait de votre part un contresens...
Puis :
qu’on arrete de parler pour nous,à notre place ! Nous n’avons mandaté aucun avocat ! stop ! basta !
Mais ou avez-vous vu qu’Oubrou veut parler à la place des femmes musulmanes ? Il rappelle simplement à quel domaine de l’islam appartient la pratique du port du voile...
Ensuite : Sociologiquement Lourd,lourd,ce texte, monsieur Cédric Baylocq Sassoubre !
Ce qui est "lourd", ici, dans le sens de "dense", c’est l’argumentation de l’auteur... Et ce n’est pas votre commentaire qui lui est "léger, léger" qui risque la contrecarrer. Ou alors utilisez un peu plus l’espace dont vous disposez pour critiquer...
Idem quand vous dites :
Religieusement, confus, cet imam !
Croyez vous sérieusement en sortant le mot "confus" de votre chapeau rivaliser avec ce que montre et laisse entrevoir cette pensée savante ? Allez-y on vous écoute...
Nabhila, je ne vois pas que le "rideau de fumée" (en clair : l’exploitation par les sionistes de la tragédie des juifs d’Europe lors de la WW2) ait beaucoup perdu de son utilité : encore et toujours la recette fonctionne. Et ma critique à cet article de Cédric Baylocq Sassoubre consiste très simplement en ceci que ce n’est pas en insultant la mémoire des victimes d’alors que l’on peut le mieux défendre celles d’aujourd’hui. Pour le reste, comme je l’ai avoué, je n’ai pas compris.
Amadeus a dit :
Non Babil ne babille pas. Il vomit sa haine...il crache son venin...il éructe son islamophobie. Babil est obsédé par les musulmans et l’islam, obsédé par ce qui ne lui ressemble pas ! N’est ce pas Babil ?
En toute sincérité si vous êtes vous et quelques uns sur ce site, les représentants de l’Islam de France alors clairement je suis islamophobe et me fait un devoir de l’être.
C’est proprement hallucinant !
Elwahraanii a dit : Votre question est construite de telle sorte qu’elle contient déjà votre réponse. Elle est donc "vicelarde" ? N’est-ce pas ?
Néanmoins, pour les musulmans sincères c’est LA question ! C’est un travail historique qui reste à faire et qui permettra, par un débat sincère, aux musulmans de comprendre pourquoi ils sont encore là à faire du sur place depuis l’assassinat du dernier Khalif et le coup d’état qui s’en était suivi pour transformer le Khalifa en monarchie.
Alors, j’ai du mal posé ma question, mais si c’est comme vous l’écrivez LA question, me voilà à moitié pardonné.
En fait, j’avais entendu parlé d’un "âge d’or" de la civilisation arabo-musulmanne non seulement en Espagne mais aussi au moyen-Orient avec des centres culturels, scientifiques et philosophiques comme Bagdad, Damas et je crois aussi Le Caire.
Et nous, Occidentaux, en avons reçu un héritage après celui des Grecs, des Romains et d’autres.
Donc, la question que je me pose, et à laquelle je suis incapable de répondre, est celle-ci : Quel était l’Islam pratiqué à cet époque et qui a permis cette civilisation également raffinée au niveau des Arts et des Lettres ?
Si tout celà est vrai et n’était pas un fantasme de nos professeurs (j’ai 66 ans donc il y a fort longtemps), il me paraît important d’étudier cette époque pour, peut-être, en tirer des enseignement qui seraient utiles non seulement aux Musulmans européens, mais à nous tous, moi compris.
N’est-ce pas une piste éventuelle à explorer ?
Cordialement
"Arretons un peu, et soyons lucide,à l’heure où de plus en plus de musulmans perdent la foi..."
AAAHHHH !!!Quelle lucidité(ou quelle ignorance, comme vous voulez)Avec quel thermomètre évaluez-vous notre foi mon Siêur !(ou ma Dâme, comme vous voudrez, on sait jamais !)Vous exprimez votre désir, votre fantasme de voir les musulmans délaisser leur foi, n’en vous déplaise cette foi ne fait qu’augmenter et augmentera toujours !La preuve en est tout ce remue-ménage autour de ce retour à la spiritualité, peut-être même que tout cet émoi y contribue partiellement !
@Kasr
Vous le grand penseur,vous pouvez deviner assez facilement que je parlais de l’article.
je vous conseille assez vite " le phénomène coranique" ça vous réveillera de votre coma et vous apprendre à ne pas adorer un homme comme vous semblez le faire avec Oubrou
Waglioni et militant musulman, me concernant je n’ai rien a ajouté mais vos commentaires et repliques sont remarquables.
"Placez des Oubrous dans toutes les mosquées de France et il n’y aura plus d’islamophobie."
N’est-ce pas dans la région Bordelaise qu’une jeune musulmane voilée s’est faite agresser ?
Waglioni a dit :
Nabhila, je ne vois pas que le "rideau de fumée" (en clair : l’exploitation par les sionistes de la tragédie des juifs d’Europe lors de la WW2) ait beaucoup perdu de son utilité : encore et toujours la recette fonctionne"
Sûrement. Mais ceci n’explique pas tout et certainement pas la situation peu enviable que connaissent bcp de pays arabo-musulmans dont l’Islam est religion d’Etat.
le reportage de thalassa sur FR3 sur Gaza, montrant des petites filles voilées entièrement couvertes, interdites de baignade et des petits garçons entrainés à l’action militaire avec brutalité, fait des dégâts dans l’opinion publique et explique bien plus qu’on le croit, cette passivité vis-à-vis d’Israël.
Il serait bon de sortir de l’Islam politique dont on voit les limites partout dans les pays où il sévit.
@ Waglioni : Il me semble que les "rieurs" dont vous parlez, l’auteur ne les sert pas mais il les brocarde au contraire. Dieudonné qui parle de "Shouïa", ou de "chouina" comme c’est dit qqpart dans l’article en est un, de ces "rieurs". L’auteur laisse le choix au lecteur de deviner le + important entre la commémo de la Shoah et "lancé de savate". Enfin c just un moyen réthorique, on s’en fout un peu...
Plus important à mon sens : j’ai l’impression que bcp refusent ici de voir les autres perspectives que soulèvent l’article car les com se concentrent sur le voile et rapport juif-musulman. Alors qu’il y a début de reflexion sur asbab al nuzul, le politico-religieux, la conception de l’autre en islam par Oubrou... Comme si les gens refusaient les ouvertures, les réflexions, et se complaisent juste dans la polémique. J’ai lu vos com waglioni, vous savez aussi bien que moi qu’on a plus que jamais besoin de débat...
Débat que el wahraanni et militant musulman : ce genre de posture est celle qui fait le plus de mal à l’islam : ils font passer leur psychologie belliqueuse pour l’Islam avec un grand "I"... Or c’est LEUR psychologie qui s’approprie l’Islam et en fait un élément de rupture, de conflit systématique... Ils confondent le psychologique (le votre : petit, poussiéreux, étriqué) avec l’ontologique.
Nabhila, si les plages de Gaza ressemblaient à celles de Saint-Tropez, il y a longtemps que l’Esprit de Résistance aurait quitté ces rivages.
A oumma.com
Je ne sais ou placer mon commentaire mais je souaitais savoir si nous aurons bientot la chance de relire le Dr Al Ajami sur oumma.
Merci
Waglioni a dit :
Nabhila, si les plages de Gaza ressemblaient à celles de Saint-Tropez, il y a longtemps que l’Esprit de Résistance aurait quitté ces rivages"
Waglioni, ni vous ni moi ne fréquentons les plages de St-Tropez et je suis certaine que vous êtes capable d’avoir une analyse plus fine que celle que vous nous donnez.
Aucune Résistance ne sera gagnante si elle se fait en opprimant et martyrisant son propre peuple. Malheureusement c’est ce qui se passe à Gaza.
Nabhila, je ne vois rien de plus fin que de remettre les éléments dans une autre perspective que celle à laquelle on nous les présente. Mais si vous préférez, je puis le formuler autrement : ce n’est pas à vous, et à moi non plus, de juger en mal la façon que prend la Résistance palestinienne. C’est un miracle qu’elle soit encore active et vivante, la forme, le style qu’elle est amenée à adopter, cela ne regarde que ceux qui en sont partie prenante et qui servent cette cause. Et pour l’oppression et le martyr, je suppose que votre clavier a fourché : ce sont les occupants qui martyrisent et oppressent. Ou alors vous avez la berlue : les bombes au phosphore, les missiles, la spoliation, les destructions, vous ne savez donc rien de tout cela ?
@cédric sassoubre
Oui mais non, car il y a des phrases qui ne passent pas. La phrase « mets le dans ta poche » mérite non pas de la replacer dans son contexte comme vous venez de le faire, mais des excuses de la part du Imam !!!!
Le ton moralisateur, le tutoiement, ce n’est pas que de la provocation (et puis en fait, pourquoi avait-il besoin d’être provocateur ??) c’est du mépris pur et simple ... les femmes voilées ne sont pas des mineures !!!! après tout, son avis, ce qu’on s’en passe ....
Et si je voulais être encore plus sévère (un parallèle tiens), je dirais que le plus dérangeant et même choquant dans cette phrase -venant de surcroît d’un imam - c’est qu’elle touche un peu à l’honneur ... « mets le dans ta poche » sonne un peu comme « déshabille-toi » , c’est pitoyable !!
L’Imam pense que le voile n’est pas une prescription religieuse, soit, un avis minoritaire que je respecte. Mais il faudrait qu’il reste humble et le respect va dans les deux sens. Sa malheureuse phrase ne va pas dans le sens du respect, bien au contraire.
Sinon, je suis assez d’accord avec vous sur la nécessité de l’ouverture des musulmans qui fait défaut d’ailleurs en ce moment. A la lecture de beaucoup d’intervenants ici je me rends compte combien les sensibilités sont plurielles .... mais bon va falloir apprendre à se respecter, c’est l’effort de tous.
à "8 janvier" qui dit : n’en vous déplaise cette foi ne fait qu’augmenter et augmentera toujours !
A quel moment ai je exprimer une satisfaction de ce constat ? Aucun, je le déplore, ensuite, comment je le sais, je ne l’affirme dans l’absolu, je le constate, ici et là (sur le Net), quand je vais en Algérie, lors d’un de mes voyages au Kuwait, voilà, c’est simple... C’est dur aujourd’hui d’être muslim en France, mais j’y fais face, par la patience et la prière, chacun son truc...
En Cisjordanie “libérée” il n’y a pas de plage et pourtout l’esprit de résistance s’effiloche de plus en plus.
Si à Gaza les femmes se baignent voilées ,c’est qu’en face à quelques dizaines de mètres des voyeurs sont à l’affût avec leurs jumelles militaires. Dès fois que des armes sont cachées sous le voile ...
Nabhila a écrit :
Sûrement. Mais ceci n’explique pas tout et certainement pas la situation peu enviable que connaissent bcp de pays arabo-musulmans dont l’Islam est religion d’Etat.
Cette expression "l’Islam est religion d’Etat" ne veut absolument rien dire du tout. C’est une formule vide de contenu. Inerte. Les états des dictatures des pays arabes sont loin d’être islamiques. C’est un outil parmi d’autres pour endormir le peuple.
En Algérie, par exemple, l’état permet le commerce de l’alcool et dans le même temps déclare l’Islam religion d’état. Sans parler des lois qui infériorisent les femmes dans leurs droits.
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Pensez-vous vraiment que cette "situation peu enviable" est due à l’Islam ?
Je vous retourne ce conseil que vous donnez à Waglioni : "vous êtes capable d’avoir une analyse plus fine que celle que vous nous donnez."
Nabhila a dit :
Waglioni a dit : Nabhila, si les plages de Gaza ressemblaient à celles de Saint-Tropez, il y a longtemps que l’Esprit de Résistance aurait quitté ces rivages"
Waglioni, ni vous ni moi ne fréquentons les plages de St-Tropez et je suis certaine que vous êtes capable d’avoir une analyse plus fine que celle que vous nous donnez.
Aucune Résistance ne sera gagnante si elle se fait en opprimant et martyrisant son propre peuple. Malheureusement c’est ce qui se passe à Gaza.
Comment expliquez-vous que la croissance démographique dans la bande de Gaza soit la plus élevée du monde >4 par an, soit un doublement de la population tous les 15 ans. 6,5 enfants/ femme.
Curieux pour un peuple exterminé et sans ressource.
Aucune chance d’être publié.
A Nabhila. Vous écrivez :"le reportage de thalassa sur FR3 sur Gaza, montrant des petites filles voilées entièrement couvertes, interdites de baignade et des petits garçons entrainés à l’action militaire avec brutalité, fait des dégâts dans l’opinion publique et explique bien plus qu’on le croit, cette passivité vis-à-vis d’Israël." Permettez moi de vous dire que votre raisonnement est limite. En effet, le Hamas n’est pas au pouvoir depuis les années 60 et pourtant la passivite vis à vis d’israel date de plus de 60 ans.
Comment l’expliquez vous ? Par le voile imposé aux jeunes filles ?
Je m’étonne de votre raisonnement pour quelqu’un qui se dit sensible à la situation et à la souffrance des Palestiniens.
A Babil : VOus dire que votre réflexion dépasse l’entendement serait un trop léger.
En effet demander :"Comment expliquez-vous que la croissance démographique dans la bande de Gaza soit la plus élevée du monde >4 par an, soit un doublement de la population tous les 15 ans. 6,5 enfants/ femme.
Curieux pour un peuple exterminé et sans ressource."
Vous voudriez quoi ? Que les PAlestiniens meurent la bouche ouverte ? Vous voudriez peut être les stérilisez tous ? Parce qu’en plus d’être opprimés, bombardés, exécutés, affamés...il faudrait qu’ils disparaissent ?
Merci de nous avoir éclairé sur votre état d’esprit, bien que depuis votre première intervention, nous savons presque tous sur ce site combien la xénophobie et l’islamophobie sont vos marques de fabrication !
Merci babil , vous venez de démontrer simplement et majestueusement que le Hamas n’extermine pas son peuple à Gaza.
Plus sérieusement, en situation de guerre, l’espèce humaine tend à multiplier ses membres jusqu’à un seuil car elle obéit au principe de conservation et on rencontre cela même chez les animaux aussi. Le fort taux de natalité se retrouve aussi chez les juifs orthodoxes, comme on le trouve chez les Algériens, Vietnamiens et autres peuples confrontés à des guerres. Les psychologues pourront mieux vous renseigner sur ce sujet même si beaucoup d’entre eux pensent que ce phénomène soit lié à l’absence de télévision au sein des familles nombreuses, ce qui est ridicule comme idée.
Vous voudriez quoi ? Que les PAlestiniens meurent la bouche ouverte ? Vous voudriez peut être les stérilisez tous ? Parce qu’en plus d’être opprimés, bombardés, exécutés, affamés...il faudrait qu’ils disparaissent ? Merci de nous avoir éclairé sur votre état d’esprit, bien que depuis votre première intervention, nous savons presque tous sur ce site combien la xénophobie et l’islamophobie sont vos marques de fabrication !
Je reconnais bien là votre sens de la mesure. Vos réactions sont viscérales, jamais raisonnées.
En l’occurence je n’ai rien contre les palestiniens et trouve leur situation dramatique. Je considère par ailleurs la politique Israëlienne comme colonialiste et scandaleusement hautaine.
Leur référence aux textes bibliques me parait aussi désuet et archaïque que le sont les références aux textes pouvant être faites par ailleurs.
Mais vous ne répondez pas à la question posée c’est habituel. Votre réaction primaire étant de renvoyer l’interlocuteur vers son islamophobie supposée (je vous ai dit la reconnaitre contre l’Islam que vous prônez).
Djamel tente d’ apporter une réponse en s’appuyant sur la sociobiologie, mais il faut aussi savoir que la surnatalité est propre aux populations soumises à l’ignorance et à la misère. C’est le propre des pays sous-développés.
Mais ici il ne fait aucun doute aussi que cette surnatalité est une stratégie politique et militaire. Les gens du Hamas n’ont aucun intérêt à voir le problème se régler par les voies pacifiques. Leurs objectifs déclarés et de faire disparaitre Israël. On peut leur reconnaître la franchise.
Mais la surnatalité et la surpopulation (1300h/km2) à une conséquence, elle pousse les populations qui y sont soumises à des réactions suicidaires et désespérées.
Cela aussi c’est de la sociobiologie.
Djamel relève que dans les pays en guerre les mères enfantent plus, c’est certain, mais il y a la volonté inconscientes de compenser les pertes massives en vie humaines. A Gaza que vous le vouliez ou non il n’y a pas d’extermination massive, ni génocide, simplement des actions de représailles que je considère disproportionnées et inutilement cruelles.
La surnatalité est une façon déguisée d’amorcer une bombe à retardement et vous le savez bien.
Merci à djamel pour sa remarque très pertinente sur les taux de natalité en situation d’occupation et de Résistance. A ce propos, je rappellerai que le même phénomène s’observa en France sous l’occupation allemande.
Merci aussi d’avoir bien stigmatisé le discours à peine voilé du dénommé babil, un discours qui tend à décrire les palestiniens comme une catégorie de sous-hommes (en allemand "untermenschen", si cela peut rafraîchir quelque mémoire). En passant je m’étonne que Oumma.com tolère ce genre de réflexions.
Elwahraanii : "Pensez-vous vraiment que cette "situation peu enviable" est due à l’Islam ?" Il n’y a pas de fumée sans feu...
Je voudrais simplement dire à
militant musulman : "merci" ; merci pour ce texte :
je trouve votre article insultant et inacceptable d’abord sur le fait que vous sous entendez que Foued Bahri serait anti sémite car il a osé critiquer Chalghoumi et d’autres "amis" des sionistes en France et ailleurs : critiquer et dénoncer ce que fait Israel et ses satellites y compris dans la communauté (je vous invite à écouter les propos de Jacques Attali à ce sujet) est un devoir politique et religieux. Par ailleurs, Oubrou tente de courir derrière Tariq Ramadan pour soi disant adapter l’islam au contexte : je voudrai leur poser une question à tous les deux : Ramadan dit que le moratoire sur la lapidation et les chatiments corporels s’impose tant que les conditions ne sont pas réunies, est ce que ces messieurs peuvent nous dire publiquement que le jour où les conditions seront réunies (justice sociale , impartialité du législateur etc...) ils appliqueront la lapidation et les chatiments corporels. Et pour Monsieur Oubrou , son message est clair , réduire l’islam à un corpus d’adoration et de spiritualité déconnecté et en tous cas (c’est ainsi qu’il l’a dit dernièrement sur Arte) sans influence sur la vie socio- politique. Enfin venir nous faiure l’éloge du CFCM et de l’officialisation de l’islam de France et prétendre ne pas parler des problèmes qui se déroulent à 3000 KMs de chez nous rappelle étrangement ces Oulémas du pouvoir que vous êtes en train de nous préparer et qui demain auront la même attitude que Tantaoui qui justifie l’asphyxie de ses frères en Palestine que son maître Moubarak veut tuer comme des rats. Pour terminer , votre article vise , comme la stratégie de l’UOIF et du Ministère de l’intérieur, à nous imposer un islam docile , dialoguiste dit-on en haut lieu , qui serait sans saveur et sans odeur autres que celles du pouvoir des compromissions et de la notoriété. Vos ficelles sont trop grosses et les musulmans de ce pays ne sont pas dupes. Je vous rappelle simplement un fait historique et public , avant la reconnaissance de l’UOIF,et sa participation au CFCM, des rencontres entre l’UOIF et le CRIF ont été imposées par le ministère de l’intérieur et vous savez ce que le président de l’époque Cuckierman a dit aux journalistes en sortant ? " l’UOIF doit mieux faire en demandant à leurs imams de ne plus parler de la question palestinienne aux jeunes dans les mosquées" bien sûr que c’est mieux de parler du génocide juif et d’amener nos petits jeunes visiter Auchwitz ou aller aux USA dans le cadre du programme de racollage de la CIA chez les musulmans dits influents ou écoutés comme vous dites si bien.
c’est très bizarre cet article, il se présente comme scientifique : mais il dit exactement le contraire de ce que disent toutes les enquêtes scientifiques sur l’islam et les musulmans. J’invite tout le monde à se tourner vers des vrais sociologues pour savoir ce qu’ils disent. Vous allez être surpris de l’article de ce Monsieur. Lisez les revues et les enquêtes empiriques menées sur le terrain dans les unniversités au lieu de se référer à des gens qui n’ont jamais mené d’investigations sociologiques pour parler des musulmans français : T. Oubrou et Cie
laîque, athée,fier de l’être écrit :
la laîcité est avant tout l’impossibilité pour la RELIGION de se mêler des affaires de l’Etat ;et dans ce sens-fondamental-, l’islam est le CONTRAIRE de la laîcité.
Ouwaou ! Tu l’as trouvé tout seul ?! Où ? Sur Wikipedia peut-être ?
Et que fait la religion de la République Française, l’Humanisme athée et son Livre Saint, la Déclaration des Droits de l’Homme dans les affaires de l’État Français ?
Elle est la base même de la constitution de la république Française.
Tout état de droit est fondé sur une croyance. Et jusqu’à preuve du contraire l’Humanisme athée est lui-même une croyance. Et pour légitimer cette fameuse déclaration les pères de la révolution française avaient même inventé un nouveau dieu : l’Être Suprême !!!
Cette nouvelle religion a même eu un culte religieux : le culte de l’Être Suprême et de la Raison. Et un ange !
L’ange de la Liberté ! Celui de la Place de la Bastille ! Oui. Oui. Et aussi un Panthéon ! La demeure des dieux et des prophètes de cette religion. Et des fêtes religieuses aussi !
Et toi, tu n’êtes qu’un adepte intégriste et fanatique de cette religion.
et le vilain Occident les en empêche !!
Oui comme la République Française était menacée par les empires britanniques, prusse, austro-hongrois, etc.
Les US, la Grande-Bretagne et la France font tout pour empêcher cette jeune démocratie islamique iranienne de réussir. Les iraniens se rendent aujourd’hui compte qu’il ne suffit pas de bâtir un état sur El-Qur’aan et la Sunna pour voir disparaitre comme par magie les injustices sociales et individuelles. Il faut continuer à lutter tout en gardant le cadre constitutionnel. Il a fallu plus de deux siècles pour bâtir la démocratie en France et il reste encore beaucoup à faire !
il n’y a pas QUE des imbéciles ignorants qui te lisent, gros malin....
C’est une excellente règle ! J’en conviens ! Cependant à toute règle il y a une exception. N’est-ce pas ?
Et à cette règle toi même tu es l’exception ! Et, je vois, heureux de l’être.
Amazone a dit " En effet, le Hamas n’est pas au pouvoir depuis les années 60 et pourtant la passivite vis à vis d’israel date de plus de 60 ans"
Vous avez raison, le Hamas a été créé et soutenu par Israël pour contre-carrer et décridibiliser les effets de la politique de Yasser Arafat.
Ce que je constate sur le terrain associatif, c’est que l’intégrisme du Hamas a conduit plusieurs associations dont 1 norvégienne, à prendre leurs distances.
C’est L’ Europe -les USA- le Japon - qui finance environ 65% du budget de l’autorité palestinienne.
Pour autant, il faut continuer de dire que le peuple palestinien est victime d’une injustice inacceptable.
Waglioni, arrêtons là nos commentaires sur le triste sort des palestiniens.
laîque, athée,fier de l’être écrit :
...la laîcité est avant tout l’impossibilité pour la RELIGION de se mêler des affaires de l’Etat ;et dans ce sens-fondamental-, l’islam est le CONTRAIRE de la laîcité.
Ouwaou ! Tu l’as trouvé tout seul ?! Où ? Sur Wikipedia peut-être ?
Et que fait la religion de la République Française, l’Humanisme athée et son Livre Saint, la Déclaration des Droits de l’Homme dans les affaires de l’État Français ?
Cette religion est la base même de la constitution de la République Française.
Tout état de droit est fondé sur une croyance. Et jusqu’à preuve du contraire l’Humanisme athée est lui-même une croyance. Et pour légitimer cette fameuse déclaration les pères de la révolution française avaient même inventé un nouveau dieu : l’Être Suprême !!!
Cette nouvelle religion avait même eu un culte religieux : le culte de l’Être Suprême et de la Raison. Et un ange ! L’ange de la Liberté ! Et aussi un Panthéon ! La demeure des dieux et des prophètes de cette religion. Et des fêtes religieuses aussi !
et le vilain Occident les en empêche !!
Oui. Comme la République Française était menacée par les empires britannique, prusse, austro-hongrois, etc.
Les US, la Grande-Bretagne et la France font tout pour empêcher cette jeune démocratie islamique iranienne de réussir. Il a fallu plus de deux siècles pour bâtir la démocratie en France et il reste encore beaucoup à faire !
il n’y a pas QUE des imbéciles ignorants qui te lisent, gros malin....
C’est une excellente règle ! J’en conviens ! Cependant à toute règle il y a une exception. Et pour cette règle l’exception c’est toi ! Et heureux de l’être.
Aux modérateurs : merci de me laisser ce droit de réponse.
On ne peut accepter que Oumma.com publie des commentaires comme celui-ci du dénommé "babil", concernant Gaza :
« la surnatalité et la surpopulation (1300h/km2) à une conséquence, elle pousse les populations qui y sont soumises à des réactions suicidaires et désespérées »
Ce que signifie ce commentaire est tout simplement le retournement scandaleux de la cause et de l’effet, et la négation du crime. En effet, il dit que si la population de Gaza est massacrée, c’est par "réaction suicidaire". C’est du pur négationisme, et, s’agissant de ce que le rapport Goldstone qualifie de "crime contre l’humanité", il s’agit d’une apologie qui est elle-même un crime.
Je demande instamment au modérateur de bien vouloir intervenir. Il est intolérable de se trouver dans un forum en pareille compagnie.
Si le Coran est une parole absolue , son interprétation est une parole relative , donc sujette à débat ; Mr Oubrou comme tout musulman qui veut s’exprimer ( il n’ y a pas de clergé en islam n’en déplaise à samia) a le droit de le faire. on peut être d’accord ou pas, mais la moindre des choses est de garder les règles de l’adab.Mr oubrou a le courage de sortir des sentiers battus et de proposer une autre lecture des textes. c’est un novateur au sens de "moujaddid".le taqlid ( ou imitation servile)il l’a laissé à d’autres qui je l’espère finiront par se réveiller.
Salam,
Merci Cédric Baylocq Sasoubre pour cet article.
Je remercie Oumma.com d’avoir permis la publication de cet article qui prend la défense de ce grand Imam que l’on aimerait qu’il y en a aie beaucoup plus.
Je suis heureux de voir que la pensée musulmane en France est en train de sortir de son archaïsme grâce à de grands Imams comme Tarek Oubrou.
Je suis heureux de voir que des musulmans sur ce forum le défendent.
Je suis aussi triste, de voir que certains musulmans sur ce forum réagissent de manière négative à cet article. Je pense que ces derniers n’ont pas compris que nous avons une certaine responsabilitée sur la mauvaise image qu’a l’islam en France et dans le monde.
Il n’est pas question, biensûr de s’écraser pour faire plaisir aux islamophobes mais au contraire de leur couper l’herbe sous les pieds.
L’islam est miséricorde,spiritualité et tolérance, or ce n’est pas cette image que donnent certains musulmans en se focalisant sur des choses beaucoup moins essentielles comme le voile.
D’autre part, je suis aussi sacandalisé de voir certaines attaques vis à vis de Babil, sous prétexte qu’il souhaite un islam compatible avec la laicité. Ce qui est légitime.
Ces musulmans ne se rendent pas compte qu’ils sont en train de rendre des personnes islamophobes.
Non Babil, ces personnes ne sont pas représentatives des musulmans de France.
A lire les cyniques remarques de BABIL a propos de la bande de Gaza, j’aurais presque honte du genre humain ! Mais je me dis qu’il y a une autre partie du genre humain qui lutte pour l’harmonie, comme les MARCHEURS POUR LA PAIX, femmes et hommes de tous les pays,et qui, actuellement, font face au regime autoritaire egyptien !
Aux cyniques de tous poils, je suggere de lire attentivement ce petit passage du grand poete palestiniens Mahmoud Darwich :
Inscris !
Je suis Arabe
Je travaille à la carrière avec mes compagnons de peine
Et j’ai huit bambins
Leur galette de pain
Les vêtements, leur cahier d’écolier
Je les tire des rochers...
Oh ! je n’irai pas quémander l’aumône à ta porte
Je ne me fais pas tout petit au porche de ton palais
Et te voilà furieux !
"Waglioni a dit :
Nabhila, je ne vois rien de plus fin que de remettre les éléments dans une autre perspective que celle à laquelle on nous les présente. Mais si vous préférez, je puis le formuler autrement : ce n’est pas à vous, et à moi non plus, de juger en mal la façon que prend la Résistance..."
Savez-vous que les palestiniens cherchent par tous les moyens à travailler en Israël et avoir comme patron des juifs ?
Et savez-vous que des palestiens sont embauchés par des sociétés de BTP israëlienne pour construire le MUR ?
Alors si la résistance consiste à appliquer la charia,bâcher les femmes, dopper la démographie pour fournir les rzo terroristes, Israël continuera d’être l’îlot d’intelligence , de démocratie et de modernisme qu’elle paraît aux yeux de tous par rapport aux pays musulmans, ne vous en déplaise Waglioni.