Identité nationale : Yazid Sabeg met les pieds dans le plat !

« Un déversoir et un défouloir ! » La coupe est pleine pour le commissaire à la diversité et l’éga

lundi 14 décembre 2009

« Un déversoir et un défouloir ! » La coupe est pleine pour le commissaire à la diversité et l’égalité des chances, Yazid Sabeg, qui ne tait plus les profondes divergences qui l’opposent au zélé Eric Besson et à sa très aventureuse et douteuse entreprise de psychanalyse collective de la société française...

Dans un lâcher prise qui ne manque pas de panache, le chef d’entreprise, entré en politique par la porte de la discrimination positive et de l’immigration, a confié au Journal du Dimanche les mauvais pressentiments qui le taraudent, face à un débat générateur de divisions, en ne mâchant pas ses mots : « Ce débat échappe à tout contrôle, il peut aggraver les fractures et donne à beaucoup de Français, les Français de confession musulmane, le sentiment d’être une fois de plus marginalisés. Je le redoutais, c’est en train d’arriver » a-t-il vivement déploré.

Une clairvoyance qui fait place aujourd’hui à des craintes avérées, poussant Yazid Sabeg à sortir d’une réserve qui le désolidarise de fait de l’action gouvernementale, en disqualifiant tout haut une supercherie électoraliste qui tourne au vinaigre.

Posant lui-même la question subliminale qui hante tous les esprits : « Peut-on être musulman dans ce pays ? », la réponse du proche conseiller de Nicolas Sarkozy constitue en soi un enseignement, dont la subtilité a manifestement échappé à la sagacité du sérail élyséen : « La question est plus celle du regard des autres. Je me sens fondamentalement français (…). Mais souvent, je n’intéresse pas les gens comme Français mais comme Français musulman », renchérissant : « Je fais de la politique, je pense partager des valeurs avec ceux que j’accompagne, mais je ne sais pas comment eux me perçoivent. Cela existe toujours, c’est plus fort en ce moment ».

Avec la bienveillante caution ou non du chef de l’Etat, ce cri de révolte de Yazid Sabeg, qui perce l’air tel un cri du cœur, émane d’une personnalité définitivement à part du gouvernement Sarkozy, dont on imagine aisément qu’il serait prêt à siffler la fin d’une récréation politicienne qui a déjà donné suffisamment de gages de sa totale contre-productivité !

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