Mardi 22 mai 2012
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I`jaz `Ilmiy : la « miraculosité scientifique » du Coran (2/2)

Bustami Mohamed Khir, écrivain soudanais contemporain, souligne plutôt la relation spéciale que les Musulmans entretiennent avec la science et l’attitude qu’ils adoptent à son égard plus généralement : « L’expérience qu’ont les Musulmans de la science est distincte [de celle de l’Occident] à bien des égards. Plutôt que de défendre l’Islam contre l’offense de la science moderne, les Musulmans ont tenté d’utiliser la science comme base de nouvelles preuves permettant d’appuyer les vérités du Coran. »

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La « méthodologie » de l’I`jaz

J’ai
récemment examiné avec une grande attention la méthodologie de l’I`jaz en
y consacrant un chapitre entier dans mon prochain livre (Réconcilier
l’Islam et la Science Moderne
, Presses de la Renaissance, à paraître en janvier 2009). Je peux ainsi affirmer que :

1) son approche
théorique montre une compréhension erronée de la science moderne, de sa
philosophie, de ses méthodes et de l’évolution de ses résultats aussi bien que
de celle du Coran (interprétation, herméneutique, etc.) 

2) en pratique, ses
partisans, même ceux qui ont publié des « bases » ou
« critères », comme Al-Naggar lui-même, violent allègrement règles.

Permettez-moi
de ne donner ici que quelques exemples (bien que j’en dispose de dizaines
d’autres) de cette approche, en m’attardant particulièrement sur les travaux d’Al-Naggar,
leader de cette école, qui a largement traité de sujets issus de ma propre
spécialité (l’astronomie et la physique), bien qu’il ne se limite
malheureusement pas à ce domaine.

1. style=''> Al-Naggar et ses
partisans insistent sur le fait que la Science est une idéologie partisane et subjective, et qu’à ce titre, on peut donc passer outre tout résultat et
certainement toute théorie ne se conformant pas à une vision ou à une
description prédéterminée de la nature et du cosmos. Ainsi, Al-Naggar
affirme : « Il existe autant de théories se rapportant à la
création qu’il existe de statuts idéologiques différents, de croyants,
d’athées, de polythéistes, d’agnostiques, de gens heureux, de gens malheureux
et stressés, de personnes droites ou déviantes, etc. Cependant, le Musulman reçoit
une lumière de son Seigneur, ce qu’il acquiert par le biais d’un
verset coranique ou d’une déclaration prophétique, et cette lumière peut
l’aider à opérer une distinction entre de nombreuses théories troublantes et à
élever l’une d’entre elles comme étant la bonne, celle auréolée du statut de
vérité établie, non pas parce que les sciences acquises l’auront proclamée
comme telle mais parce qu’il en aura reçu le signe à partir des textes
sacrés. »
.

On est tout simplement effaré à la
lecture d’une telle déclaration. Notre auteur tente d’étayer son assertion en prenant
pour exemple la cosmologie contemporaine : « De leur point
de départ de déni de la création, les astronomes modernes préfèrent mettre en
avant l’idée d’un univers ouvert, c’est-à-dire d’un univers qui va s’étendre
jusqu’à l’infini ; cependant, les estimations des masses manquantes dans
les calculs de l’équilibre de l’univers observé confirment que l’univers est
fermé. »
Malheureusement, l’auteur se trompe à propos du
paradigme cosmologique actuel et, bien entendu, à propos de ses allégations
selon lesquelles les modèles et les résultats scientifiques seraient le produit
de positions idéologiques.

2. style=''> Al-Naggar décrète
que certains domaines de la connaissance demeureront hypothétiques, quelle que
soit la quantité de preuves matérielles qu’ils fournissent  : «  Dieu
dans sa miséricorde nous a laissé, enfouies dans le ciel et dans les roches de
la Terre, des preuves concrètes pouvant nous aider – avec nos capacités
limitées – à arriver à comprendre le processus de création ; un
tel modèle, toutefois, reste de nature théorique et conjecturale et ne peut
jamais acquérir le statut de vérité, car les vérités scientifiques doivent
relever des sens et de la perception de l’homme »
(quoi que cela
veuille dire). Al-Naggar applique ensuite ce principe en décrétant que
l’univers doit être fermé (sur la base du verset 21:104)… en dépit de ce que
la (vraie) recherche cosmologique affirme (et elle dit le contraire !).

3. style=''> Al-Naggar et son
école font preuve d’une compréhension simpliste, sinon largement erronée, de la
science, y compris, et en particulier, de la physique : « Le
ralentissement de l’accélération de l’univers »
(ce qui est contraire
à ce que nous savons désormais) « implique que la gravité surmontera, à
un moment que seul Allah connaît, l’expansion, menant à un rassemblement de
toute la matière et de l’énergie en un objet de haute densité, qui explosera
ensuite comme lors du premier Big Bang, permettant à une nouvelle terre et à de
nouveaux cieux d’apparaître conformément aux versets 21:104 et 14:48 
 :
« Un jour, la terre sera changée en une autre terre, de même
pour les cieux, et (les hommes) comparaîtront devant Allah, l’Unique,
l’Omnipotent »
. »

Je dois
également faire remarquer que récemment est apparu un nouveau sous-genre de la
littérature de l’I`jaz stipulant que les déclarations prophétiques (hadiths)
seraient également scientifiquement miraculeuses. Il n’est pas nécessaire de
produire ici une critique détaillée de cette tendance (je le fais cependant 
dans mon prochain livre), étant donné que l’on y retrouve les mêmes erreurs
méthodologiques que celles évoquées ci-dessus – voire pires. Il me faut 
néanmoins avertir les lecteurs de l’ampleur des erreurs contenues dans de tels
travaux.

En effet,
Al-Naggar a récemment publié un livre en deux volumes intitulé Al-I`jaz
al-`Ilmiy fi s-Sunna n-Nabawiyya
(L’I`jaz
scientifique dans la tradition prophétique, la Sunna
). Moins d’un an après leur publication (en 2004), les deux volumes avaient respectivement été réédités
sept et cinq fois, témoignant ainsi de la popularité dont jouissent ces livres
dans le monde arabe.

Après une
introduction justifiant la nécessité de tels « traitements érudits  »,
l’auteur étudie respectivement 28 et 25 hadiths. A chaque fois, il commence par
présenter les différentes versions d’un hadith sur cinq à six pages, puis le
relie aux connaissances scientifiques contemporaines que ce dernier est censé
contenir, concluant invariablement qu’il est « tellement en avance sur
la connaissance détenue par l’humanité en son temps qu’il doit être considéré
comme étant un autre témoignage de la divine prophétie de Mohammed ».

Voici
quelques exemples tirés de ce travail en deux tomes d’Al-Naggar :

style='font-family:Symbol'>· 
« Le Jour du Jugement n’aura pas lieu avant que le
Soleil ne se lève à l’ouest »
 . L’auteur explique que la
rotation de la Terre autour de son axe s’est ralentie depuis la formation de la
planète, et qu’ainsi, un jour viendra où elle s’arrêtera et commencera une
rotation rétrograde !  Il s’empresse toutefois d’ajouter que cela
ne signifie pas que l’on puisse calculer (ou même estimer) la
date du Jour du Jugement, étant donné qu’elle aura lieu « sans que les
lois cosmiques, les calculs, ou le ralentissement de la Terre n’y soient pour quoi que ce soit » !
Il est difficile de trouver
un sens à cette logique.

 Cependant, deux choses ici sont
claires : 1) que le Professeur Al-Naggar ne comprend pas l’effet des
forces de marées, qui se traduit par un « verrouillage » de la
révolution et de la rotation (égalité ou rapport fixe des périodes), et
non par un arrêt total, et encore moins par une inversion de la rotation ;
2) l’auteur n’a pas pris la peine d’explorer le problème scientifique de
manière académique, ou du moins méthodique…

style='font-family:Symbol'>· 
 « Les mois lunaires (à partir desquels les occasions
islamiques – comme le Ramadan – sont déterminées) sont composés soit de 29
jours soit de 30 jours
 » .  Al-Naggar explique alors que
le Prophète a présenté là des informations qui ne nous sont devenues
disponibles qu’au cours de ces deux derniers siècles (ce que la moindre
connaissance en histoire de l’astronomie déclarerait comme archi-faux). Il
ajoute qu’une telle déclaration prophétique ne pouvait se faire que si l’on
avait déjà compris la révolution de la Lune autour de la Terre et celle de cette dernière autour du Soleil, ainsi que les rotations de la Lune et de la Terre autour de leurs axes, mais ce raisonnement est tout à fait incorrect…

style='font-family:Symbol'>· 
 « Allah a créé Adam à son image, lui donnant la
taille de 60 coudées (de hauteur) ».
Notre auteur nous précise ici que
ce hadith est une autre preuve de la fausseté de la théorie darwinienne. Il 
insiste en affirmant qu’il existe des preuves (fossiles) témoignant de la
décroissance de la taille des créatures à travers les âges – ce qui, bien sûr,
est complètement faux…

Les causes de ce phénomène

Après toutes
ces incroyables affirmations basées sur des méthodologies fantasques, la
question qui demeure posée est de savoir pourquoi cette incroyable théorie de
l’I`jaz est si populaire ? Il n’est guère évident de formuler une
réponse solide à cette question, qui relève de facteurs sociologiques et
historiques. En effet, pour pouvoir répondre à cette question, il faut en
explorer plusieurs autres : Quelle compréhension de la science le monde
arabo-musulman a-t-il ? Quel est aujourd’hui le niveau d’analyse critique
dans la société musulmane en général ? La nation islamique n’a-t-elle pas
aujourd’hui la volonté de substituer son immense retard (dans tous les domaines
en général) par une posture visant à se convaincre que sa religion et sa
civilisation sont vraies – au sens le plus absolu du terme – et
supérieures ?

Sans apporter de réponse claire à notre question, Mustafa Abu Sway,
auteur contemporain, examine l’état psycho-sociologique de la Oumma islamique : « Plutôt que de se lancer dans une acquisition de la science dans
un effort de soutenir la vision islamique du monde, il semblerait que l’interprétation
scientifique ait plutôt apporté un coussin réconfortant. Le reste du monde peut
faire de la science, et nous, Musulmans, pouvons la découvrir de nouveau dans
le Coran ! »

Bustami Mohamed Khir, écrivain soudanais contemporain, souligne plutôt la
relation spéciale que les Musulmans entretiennent avec la science et l’attitude
qu’ils adoptent à son égard plus généralement : « L’expérience
qu’ont les Musulmans de la science est distincte [de celle de l’Occident] à
bien des égards. Plutôt que de défendre l’Islam contre l’offense de la science
moderne, les Musulmans ont tenté d’utiliser la science comme base de nouvelles
preuves permettant d’appuyer les vérités du Coran. »

Pour ma part, j’estime que le problème découle du manque flagrant de
compréhension de la nature de la science (la philosophie de la science est très
rarement enseignée dans le monde arabo-musulman, surtout aux scientifiques
eux-mêmes), mais aussi d’une vision étriquée et primitive du Coran et de ses
méthodes d’interprétation (l’herméneutique). C’est sur ce double terrain qu’il
nous faudra travailler au cours des prochaines années.

Références :

Mustapha Abu
Sway, « Modern Science and the Hermeneutics of the ‘Scientific
Interpretation’ of the Qur’an » (« La Science Moderne et l’Herméneutique de l’‘interprétation scientifique’ du Coran »), href="http://www.fau.edu/~mabusway/ScienceQuranandHermeneutics.pdf">www.fau.edu/ mabusway/ScienceQur’anandHermeneutics.pdf

Zaghloul
Al-Naggar, Min ayat al-I`jaz al-`Ilmiy – As-Samaa’ fi l-Qur’an al-Kareem
(« Des signes de l’I`jaz scientifique : le cosmos dans le
Glorieux Coran » ), Dar al- Ma`rifa, Beyrouth, 4e édition, 2007.

Zaghloul
Al-Naggar, Al-I`jaz al-`Ilmiy fi s-Sunna n-Nabawiyya (« L’I`jaz
scientifique dans la Tradition Prophétique, la Sunna »), Nahdat Misr Publ., Volume 1 (7e édition) et Volume 2 (5e édition), 2005.

Bustami Mohamed
Khir, « The Qur’an and Science : the Debate on the Validity of Scientific
Interpretations » (« Le Coran et la Science : le Débat portant sur la Validité des Interprétations Scientifiques »), Journal
of Qur’anic Studies
, vol. 2, n° 2, décembre 2000, pp. 19 –35.

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Commentaires

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0 points

Merci Monsieur Guessoum pour votre texte. Beaucoup de charlatans (par exemple en ne citant que Maurice Bucaille) ce sont, malheureusement, enrichie sur le dos des musulmans en écrivant des livres censer "prouver" la véracité de l’Islam à la lumière des connaissances scientifiques contemporaines. C’est paradoxal, ce monde musulman qui d’un côté donne trés peux d’importance à cette science contemporaine (au vue du peux de dynamisme scientifique des universités du monde islamique, à quelques rares exception (Les iraniens ont certains labos qui tiennent la route..)), et d’un autre côté s’interresse à ces "sciences profanes" lorsqu’elles viennent "etayer" les textes religieux...Ces charlatans profitent simplement de l’ignorance généralisé dans lequel est, hélas, plongé le monde musulman depuis plusieurs sciècles (j’ose espérer que les fatimides et l’andalousie qui ont été une singularité positive de l’histoire scientifique des musulmans se renouvelera un jours, et que l’âge d’Or des musulmans est pour le future...(soupire !)). Deux choses : Premièrement il y a une confusion (grotesque !) de la part de beaucoup de musulmans sur beaucoup de concepts : Par exemple la cosmogonie (c’est à dire la la vision allégorique et symbolique de nos textes sacrés, sur la création de l’univers) et la cosmologie (c’est à dire la science (profane ?) qui, sous le prisme de l’observable, vas tenter d’établir des modèles pour expliquer la création de notre univers physique), et bien ces deux concepts sont souvent mélanger, avec toutes les risques de contradictions qui en découleront....etc. D’ailleur c’est peut-être cette confusion récurrente, ou ce genre de confusion, qui est une des causes de l’effondrement de la civilisation musulmane ??!! Deuxièmement (lié au premièrement), ces charlatans prennent le risque de légitimé nos textes sacrés par des théories scientifiques qui peuvent un jour être abandonnées.... !!! (Les sciences "profanes" se remettent toujours en cause, contrairement à la religion qui a une finalité differente). Je n’ai pas dit qu’il faut opposer Science et Religion, je dit simplement que monsieur tout le monde peut-être tenté de les confondres. A mon sens, la raison et la foi sont distinctes (bien qu’elles peuvent, subtilement interagir entres elles...). Il y a des exemples de grands scientifiques contemporains qui avaient une facette mystique (par exemple le mathematicien indien Ramanujan, disait obtenir ces formules grâce à l’intercéssion de la Déesse Shiva !!) Personnellement je pense que le gros problème du monde musulman c’est sa relation face à la vérité scientifique ou (et) la vérité religieuse. C’est sa relation au VRAI, qui est problèmatique. Le mensonge et la désinformation sont une mode, hélas. L’esprit critique est inéxistant (ca profite aux politiques et aux opportunistes religieux)...etc. C’est un sujet interressant, mais trop long à developper. Salam à tout le monde. Kamel.

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A l’auteur de l’article,
Cette seconde partie est interessante en ce qui concerne cet Al Naggar, mais la deuxieme partie est assez decevante. Le principal reproche que je puis vous faire est : pourquoi considerez vous donc les Musulmans dun bloc ? Nous sommes assez nombreux sur cette terre pour etre differents, et dans la logique de votre texte, il ne va pas de soi que nous ayons tous un "rapport avec la science" similaire. Et puis ce que vous appelez "rapport a la science" peut fort bien s’expliquer par des criteres autre que religieux, et vous tombez tres vite dans la generalisation gratuite : ce n’est pas parce que tel individu appartient a telle religion qu’il l’a connait et est determine par elle comme son voisin.
L’ecrivain soudanais que vous evoquez tombe lui aussi dans cette generalisation gratuite : opposer les Musulmans (une religion) et l’"Occident" (une aire geographique je suppose) n’a strictement aucun sens. Moi je suis Musulman et "occidental", alors cet ecrivain soudanais serait bien malin de me repondre.
Si vous tenez tant que cela a ce que les Musulmans maitrisent les sciences, la solution est on ne peut plus simple : etudiez dans les meilleures facultes du monde, gagnez votre doctorat, ecrivez dans Nature et autres revues academiques, gagnez le prix Nobel ou la Medaille Fields. Cela s’applique pas seulement aux Musulmans mais a n’importe qui dans le monde. Et ne vous prenez pas la tete.

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Excellent article qui nous démontre que le Corna n’est pas un livre à usage scientifique mais pour nourrir la quête spirituelle de l’être humain ! mais il ne faut pas jeter l’eau du bain avec le bébé parce que il y a dans le coran des versets qui nous interpellent et qui nous poussent à poser des question sur la création de l’univers et de l’homme
merci encore Nidal

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Posté le : Dimanche 13 Janvier 2008 9:22 Sujet du message : Interpreter le Coran au moyen de théorie scientifique ?

salam alaykoum,

بسم الله الرحمن الرحيم

Cheykh Al-Utheymîn -qu’Allah lui fasse miséricorde- fut questionné au sujet de la permission d’interpréter le Noble Qoran au moyen des théories scientifiques modernes. Sa réponse fut la suivante :

Réponse à la question 49 dans son livre Kitab Al-’ilm :

L’interprétation du Qoran au moyen des Théories scientifiques comporte des dangers, car si nous expliquons le Qoran par celle-ci puis que par la suite une autre théorie qui lui est opposée fait son apparition, cela impliquera qu’aux yeux des ennemis de l’islam le Qoran est incorrect.

Quand aux yeux des musulmans, l’erreur sera dûe à la conception qu’a eu celui qui a interpréter le Qoran de cette façon, mais les ennemis de l’islâm attendent un retournemant de situation. C’est pour cette raison que je mets trés vivement en garde contre le fait d’interpréter le Qoran par ces choses scientiphiques, et laissons cette chose à ce qui est dans les faits.

Lorsqu’elle est confirmée dans les faits alors nous n’avons pas besoin de dire : " Le Qoran l’avait certe confirmé ". Le Qoran a été révélé pour l’adoration, les moeurs et la méditation, Allah a dit ce qui signifie :

( sens de la traduction approximative du verset )

" [Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent ! " (Sourate Sâd verset 29), et il n’est pas pour ce genre de chose que l’on conçoit par l’experience et que les gens conçoivent par leurs savoirs.

Puis il peut être un grand et énorme danger que de mettre le Qoran en rapport avec ces choses, donnons comme exemple la parole d’Allah qui signifie ( sens de la traduction approximative du verset ) : " Ô peuple de djinns et d’hommes ! Si vous pouvez sortir du domaine des cieux et de la terre, alors faites-le. Mais vous ne pourrez en sortir qu’à l’aide d’un pouvoir [illimité]. " (Sourate Le Miséricordieux verset 33).

Lorsque des gens sont montés vers la lune, certaines personnes sont allés interpréter ce verset, l’ont lié à ce qui s’est passé et ont dit : " Ce qui est voulu par le terme " soltân " c’est la science, et que par leur science ils ont pu sortir du domaine des cieux et de la terre et se défaire de l’attraction (terrestre)". Ceci est une erreur et il n’est pas permis d’expliquer le Qoran ainsi, car si tu expliques le Qoran dans ce sens, tu témoignes qu’Allah a voulu (dire) cela et c’est un témoignage enorme au sujet duquel tu seras questionné.

Et celui qui médite sur le verset trouve que cette explication est fausse, car le contexte du verset est : l’explication de la situation des gens et leur devenir. Lis Sourat Ar-Rahmân et tu trouveras que ce verset est mentionné après sa parole qui signifie : ( sens de la traduction approximative du verset ) ’’Tout ce qui est sur elle [la terre] doit disparaître," (sourate le Miséricordieux verset 26).

Posons la question : Est ce que ces gens sont sortis du domaine des cieux ?

La réponse : Non, et Allah a dit ce qui signifie : ( sens de la traduction approximative du verset ) " Si vous pouvez sortir du domaine des cieux et de la terre "

Deuxièmement : Est ce qu’on a lancé contre eux un jet de feu et de fumée [ou de cuivre fondu] ?

La réponse : Non. Par concéquent, il n’est pas correcte d’expliqué le verset de la même façon que ceux-là. Et nous disons : Le fait qu’ils soient arrivés ou ils sont arrivé est dû aux sciences experimentales qu’ils ont acquis par leurs experiences, quand à modifier le sens du Qoran pour le soumettre et faire en sorte qu’il prouve ceci, alors c’est incorrect et ce n’est pas permis.

( Traduction أبو عبد الله الكنغولي )

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Assalam Alaykum, Bonjour à tous,
je voudrai faire un petit commentaire globalisé... Beaucoup de gens écrivent sur de nombreux domaines et plus spécifiquement " L’Islam et le Coran", je pense que fondamentalement qu’il y a une incompréhension et une méconnaissance de la nature du Coran et des Sciences. Allah Watahallah nous a envoyé le Coran pour nous faire comprendre que l’ensemble de la connaissance existe et qu’elle accessible à tous a condition de se donner la peine de l’étudier en profondeur. Dans le temps les savants n’était pas gens qui ne connaissaient qu’une science et une connaissanec approfondi du Coran, ils en connaissaient sur beaucoup de sujets. Le Coran n’est pas pour une science mais pour la compréhension des sciences. Il a été démontré que le Coran permet l’ouverture d’esprit nécessaire a la réalisation de grande découverte mais que également il y a une chose primordiale a assimiler : Si vous êtes par exemple médecin vous comprendrez le concept médicale de la parole de DIEU, et si vous êtes un ingénieur, il vous permettra d’élaborer de nouvelles techniques ou de vous aider à résoudre de nombreux problèmes. Mais s’il vous plaît essayer de comprendre que si nous n’éduquons pas nos enfants et nous même dans les sciences peu importe laquelle, nous continuerons à ne pas être respecter. Il est primordiale que nos jeunes puissent avoir accés à la connaissance mais pour cela nous devons leur en donner les moyens et ce depuis leurs plus jeunes ages pour éviter des idées qui sont néfastes a notre image.

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Le problème des religions c’est leur rapport à "la vérité". proclamer une Vérité universelle c’est considérer que ceux qui pensent le contraire sont des ennemis. D’où la violence historique de toutes les croyances et l’alliance invisible de la religion et de la prédation. Proclamer des vérités universelles c’est proclamer que l’on est un prédateur universel.
A partir du moment ou une vérité est proclamée comme universelle et imprescriptible cela implique que des humains vont s’entretuer. Cela implique que la haine de l’autre va se développer. Proclamer une vérité implique que Dieu prenne un accent régional et que la haine va aussi se développer entre les tenants de tel accent par rapport à tel autre. La religion comme foi personnelle c’est-à-dire l’humain ne considérant pas sa foi comme un enjeu idéologique mais comme une recherche est une attitude responsable surtout si elle pose l’altruisme comme une valeur essentielle. Aimer l’autre POUR ses différences.
Il n’y a pas de vérités. Il n’y a que de la recherche. Pour la science, Popper et Lorentz ont montré que TOUT EST HYPOTHESE et que c’est une ineptie de parler de Vérité en science. De même que c’est une ineptie de parler de Vérité en philosophie ou en toutes attitude humaine. En religion c’est contraindre Son Dieu à devenir un humain prédateur idéal. C’est objectiver l’idée de Dieu et tout ce qui s’y rattache.

Parler de vérité religieuse, c’est plus qu’une ineptie c’est une considérable vanité et une offense à l’esprit, à l’âme. La religion comme cheminement est plus sérieuse, vraiment respectable, plus humaine que la religion comme bâtisseuse de châteaux forts et d’armées avec sans arrêt du carnage et de la haine. Qui font les frais de la haine ? Les plus faibles : les enfants et les femmes.
Les enfants sont enrôles et les femmes battues sinon dépecée et virtuellement mangées. Il suffit de très peu pour qu’une religion soit en fai pourvoyeuse de malheur. Très peu ? Le seul fait de penser vaniteusement avoir raison c’est mettre le couteau sous la gorge de l’autre. Tout ceci n’est qu’une hypothèse basée sur des années à apprendre à penser PAR MOI–MÊME.

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salam alaykoum
merci M. Guessoum, pour cet excellent article.

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Monsieur Nidhal Guessoum

Tout d’abord je tiens à vous remercier pour ce texte (1er et 2ème partie), et de l’analyse que vous faites. Car dans le domaine scientifique, aucune concession n’est acceptable.

En effet, nous assistons actuellement à un flux d’exposés et de conférences “pseudos scientifiques” qui émettent carrément des théories sans la moindre vérification ni du contenu ni de sa source (quand on arrive à alpaguer le conférencier !).
Bien que le but de ces gens soit louable, ils tombent dans des travers comme dit le proverbe arabe : « En voulant lui mettre du kohol pour l’embellir, il lui a crevé les yeux ! ».
Sur ce point je suis bien de votre avis (toute proportion gardé, qui suis-je.. ?)

Mais d’un autre côté, et par soucies d’équité, vous ne citez aucun exemple d’études ou de scientifiques valeureux, qu’ont fait un travail remarquable sur le sujet. Cette omission jette, d’une certaine façon, le discrédit sur ce domaine de recherche « L’I`jaz scientifique dans le coran et la sounna ».

Nous sommes tous conscient que le saint coran n’est pas un livre de math, physique, géologique…etc. C’est un livre divin, révélé pour affranchir «  l’Homme d’Homme  ».
Son langage et éclectique, au premier degré sans essayer de passé par une une quelconque étude herméneutique ! Il parle aux gens qui sentent les choses comme aux esprits géomètres, pour reprendre une métaphore à Montaigne.

Enfin, j’attends avec impatience votre prochain livre en espérant que vous aurez assez de temps pour traiter le sujet avec plus de justesse.

Oihid

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salam aleykoum

C’est tabou, personne n’ose l’affirmer haut et fort : il y a un lien évident entre le retard du monde musulman, les superstitions et l’Islam. Toute les grandes civilisations se sont sécularisées pour donner naissance à de vraies nations modernes.
On me dit souvent que le problème n’est pas l’Islam mais la compréhension que les musulmans en ont. A ceux là je leur réponds que s’il n’y avait pas d’Islam, il n’y aurait pas de compréhension de l’Islam et en conséquence il n’y aurait pas tout ce retard hallucinant.

Les pays musulmans non sécularisés vont continuer à être plongés dans l’obscurantisme. Quelques rares pays musulmans vont faire une sérieuse autocritique et se moderniser.

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Ce que je trouve fou et complètement irrationnel c’est de systématiquement avancer la proposition suivante : "L’Islam est nécessaire pour encourager le développement des sciences". ce qui est hallucinant puisque :

1) si c’était le cas pourquoi le monde musulman accuse t’il un tel retard technologique, scientifique et surtout intellectuel ?

2) Pourquoi voit ont fleurir des discours arriérés où on mélange science, superstitions et religion ?

2) Einstein n’a pas eu besoin du Coran pour faire ses théories, les USA non plus n’ont pas eu besoin du Coran pour envoyer des hommes sur la Lune.

Rappelons que les grands savants musulmans de l’âge d’or de l’Islam n’étaient, pour la plupart, pas pratiquant. Ainsi la vie d’Omar Khayyam, le plus grand mathématicien arabo-musulman, se résumait en 3 mots : math, vin et femmes.

Le jour où les musulmans comprendront que le Coran ne sert absolument à rien dans la recherche scientifique, alors ils commenceront à évoluer sur le plan scientifique. Il faut remettre les choses à leur juste place, le Coran et la Sunna sont des textes divins qui relèvent de la spiritualité et non pas de la science.

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La démarche de Mr Guessoum est-elle une démarche de croyant ou bien s’inscrit elle dans une critique laïque et rationnelle de la religion ?

On peut légitimement poser la question
étant donné le caractère négateur des remarques de Monsieur Guessoum qui ne touchent pas uniquement les interprétations particulières d’Al-Naggar sur les sujets scientifiques mais qui visent également les énoncés du Coran et de la Sunnah sur ces même sujets.

En l’état , c’est pour le moins ambigüe comme position.Pourquoi ne pas rédiger une troisième partie pour clarifier vos positions concernant les textes cités ?

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MERCI ! Je veux exprimer solennellement toute mon admiration à Monsieur Nidhal Guessoum. Par ces deux articles, il défend la vraie Science qui, tout compte fait, n’en a pas tellement besoin vu les prouesses qu’elle réalise jour après jour. Surtout, il démontre qu’il n’y a aucune fatalité au retard faramineux des Musulmans. Il n’y a pas de peuple imbécile. Mais il y a des malfaisants qui veulent maintenir les Nations dans la servitude par l’ignorance.
Merci aussi à Oumma.com de nous considérer capables d’entrer dans la modernité.

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Concernant le problèmeabordé ici par Monsieur N. Guessoum, des questions très élémentaires me taraudent depuis longtemps :
1. Pourquoi cette frénésie à vouloir montrer à tout prix que toute avancée scientifique notoire est " déjà dans le Coran". Manquerat-on à ce point de conviction d’ordre spirituel ?
2. Puisque "tout" est dans le Coran, qu’attendent Monsieut Al Naggar et ses "collègues" pour apporter aux musulmans et au monde entier des remèdes pour les fléaux contemporains comme le diabète, le cancer ou le sida ?

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Concernant le sujet que propose de traiter Monsieur N. Gussoum, j’aimerais poser deux questions simples :
1) Pourquoi une telle frénésie à vouloir expliquer que toute découverte majeure de la science est " déjà dans le Coran". Manque-t-on à ce point de conviction d’ordre spirituel ?
2) Puisque nous dit-on "tout est dans le Coran", pourquoi m. Al Naggar et ses collègues n’offrent-ils pas aux Musulmans et à l’humanité entière des solutions révolutionnaires pour des fléaux tels que le cancer, le sida ou le diabète ?

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Salam.
Bon article. Mais moi je pense quand meme que la terre va tourner en sens inverse à un moment. Ahah.
Ce hadith n’est pas la seule ’prophécie’ à travers le monde qui mentionne ce fait.
Il y a bien des preuves géologiques de l’inversion des poles magnétiques à des periodes. Les scientifiques sont parfois aussi borner que les gens que cet article critique, il faut laisser un peu d’ouverture, un peu d’imagination, ne pas tout le temps se plier à la rigidité des théories scientifiques qui sont revus et corrigés tous les quarts de siècle. C’est souvent comme ca que les découvertes scientifiques se font, parce qu’à un moment faut voir plus loin, immaginer un peu remettre en cause notre comprehension de la réalité.

Qu’on le veuille ou non dans la science comme dans la religion, il y a un aspect ’croyance’ tout simplement parce que les scientifiques sont humains. On se construit tous notre illusion de la réalité.

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infiniment grand ou infiniment petit. M Guessoum, pour un néophyte que je suis, votre thèse (qui n’en reste qu’une parmi d’autres ne m’a pas convaincu, ni celle du bigbang par ailleurs)Allah ou Alim.
Il semble que vos illustrations se confondent avec vos intérpretations.
( heureusement un dilemne qui nous sépare de la pensée unique)
Quant à mon frère "le républicain",un système basé sur la compétition depuis la plus petite enfance qui nous apprend à être meilleur que son prochain (meilleure note... diplômes), trés peu pour moi.
Je reste à mon idéal, tant soit peu naïf, mais entier.
Le cosmos du coeur lui aussi cherche à s’abreuver de science (vécu)
Cordialement,

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Cher Mr Guessoum :
Je suis partagé quand au mot de la fin, car certes la philosophie des sciences n’est guère en odeur de sainteté dans les pays arabophones notamment, du fait même de l’émancipation conceptuelle qu’elle véhicule, mais cela devient également vrai en occident, pour des raisons plus conjoncturelles sans doutes, d’ou l’émergence par exemple du courant créationniste, pourtant soutenu par des scientifiques de renom, et bénéficiant en outre des moyens d’une communication dynamique et agressive... la crise qui s’amorce devrait à coup sûr davantage obscurcir les esprits, comme l’histoire nous l’a si souvent prouvé en pareilles circonstances.

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Le procédé de l’auteur de cet article est lui même fallacieux : il sélectionne un individu lambda ayant publié sur ce sujet, ne retient et ne met en avant que certaines interprétations les plus tirées par les cheveux, pour tenter de remettre en doute le fait absolument inexplicable que sur tous les domaines qu’il aborde, le Coran n’est JAMAIS pris en défaut. C’est surtout cela le Miracle d’un texte écrit il ya quinze siècles.

Nous aurions voulu vous lire M. Guessoum, sur tous ces domaines là. En vrac et sans être exhaustif : rotondicité de la terre, existence des orbites, cosmologie, embryologie, cycle des eaux, origine extraterrestre du fer, existence d’un ciel protégé (le champ magnétique terrestre, qui dévie les mortels rayons cosmiques radioactifs), etc....

[Ceci sans parler de la théorie de l’Evolution, qui s’effondre comme un chateau de cartes car il n’existe AUCUNE PREUVE MATERIELLE de cette théorie alors qu’il en existe des MILLIONS de fossiles qui prouvent que les espèces n’ont pas bougé depuis des centaines de millions d’années....]

Un peu de science a éloigné l’homme de la religion, un petit plus l’en a rapproché ...Et oui malheureusement, les plus stupides des Musulmans, regardent comme arriérée leur religion ou lui délimitent un domaine de validité artificiel, ou alors que les plus intelligents des scientifiques athées sont éberlués et la trouvent de plus en plus véridique quand on leur présente ces versets.

Oumma a récemment publié un article sur "La menace du Creationnisme en Islam", un article qui utilisait également de curieux procédés pour expliquer que le Coran n’etait pas à prendre au sérieux sur certains versets à ce sujet. Qu’il était "Darwin-compatible"... Ce serait bien que de temps en temps vous permettiez la contradiction en laissant des hommes de science musulmans montrer à quel point l’Islam est en adéquation avec la Science ; Quant aux abrutis qui assimilent les performances scientifiques des dictatures arabes à celle de la civilisation Islamique, ils ne méritent que le mépris. Notre age d’Or reviendra.

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Facile de critiquer ces idolâtres du Coran, mais encore faudrait-il être inattaquable sur sa spécialité, l’astrophysique, justement nullement à l’abri de dérives idéologiques.

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(il faut réduire les commentaires à trois lignes), comme exemples de dérives idéologiques dans la science moderne : la relativité einsteinienne, le Big Bang, le libéralisme économique, la climatologie catastrophiste ...

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salam aleykoum

Frère Kamel, vous avez la gachette un peu façile pour décocher des épithètes me semble-t-il.

Je possède le livre du Dr Bucaille "La Bible, le Coran et la science" que j’ai lu et je ne vois pas quel affirmation lui vaudrait l’appelation de charlatan.

L’affirmation centrale de Bucaille est que rien dans le Qu’ran ne contredit les données des sciences positives ou dites "modernes" à l’état ou elles étaient au moment ou il a écrit son ouvrage.

Je ne sais même pas s’il est musulman ou non.

Bref, à moins qu’il n’y ait des passages que j’ai ratés, l’entreprise du docteur bucaille n’a pas lieu d’être associé aux charlatans qui, d’hier à aujourd’hui, de l’époque d’Ar-Rasi, Ibn Sina à aujourd’hui, mêlent l’ignorance à l’Islam.

Sinon, je suis d’accord avec toi sur un grand nombre de choses que t’as évoqués.

Barak’Allah fik.

Salam aleykoum

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Salam aaleykoum tous, toutes.

Le malentendu persiste entre ontologie et méthodologie.

Les références premières de la méthode scientifique MODERNE dans tous les domaines majeurs :

médecine, biologie, botanique, géologie, géographie, chimie, mathématiques, géométrie, atronomie, architecture et mécanique étaient musulmans ou vivaient dans le monde musulmans.

À une époque que les Européens appelent le Moyen-Age, les Califes, Sultans rivalisaient pour la possession de la plus grande bibliothèque, de l’Espagne à l’Asie centrale.

Un Sultan musulman a déjà exigé comme paiement de rédition d’un prince byzantin vaincu qu’il lui donne ses livres les plus précieux.

Les savants musulmans des sept premiers siècles après l’hijra ont hérités de, et dépassés tout l’héritage scientifique du monde connu, de la Chine à l’Afrique en passant par l’Inde, la Perse et le monde gréco-romain.

En traduisant des centaines de milliers d’ouvrages en arabe, ils ont unis les sciences du monde, revivifiés celles-ci et ont sauvegardés (par leur traduction des Grecs) les sciences de l’Antiquité.

Des milliers d’ouvrages risquaient de passer à l’oubli et d’être détruit ; Chrétiens Byzantins, Romains ou Francs considérant d’un très mauvais oeil toutes les sciences des paiens Égyptiens, Babyloniens, Perses, Grecs ou Romains.

Les savants musulmans ont aussi inventés nombre de sciences et d’institutions modernes comme par exemple la chirurgie et l’opthalmologie et les hopitaux modernes (avec séparation des malades en fonction de leurs symptomes), les librairies et l’éducation publique.

Rien dans l’Islam ne s’oppose à la découverte et la recherche, tout au contraire, tout l’y encourage.

L’ontologie islamique n’est pas contraire à l’esprit de la rigueur et de la méthode scientifique moderne puisque d’Ar-Rasi, Al-Birouni et Ibn Sina (pour ne nommer que ceux là) aux émules de l’Empereur Frederic II, de Michel Scotius (Duns Scots) ou de Roger Bacon : l’habitude d’observer, décrire, consignés et vérifier les faits par expériences est passé des écrits des Musulmans aux esprits des Chrétiens d’Europe.

Ces faits devraient être propre à encourager un esprit éprit de connaissances à se départir de la croyance que la religion musulmane constitue un obstacle à la recherche du savoir...

ou du vivre-ensemble en paix.

Au contraire.

Le débat science versus religion est une question eurochrétienne (à mon humble avis largement inutile).

La méthodologie d’acquisition des sciences positives pour vivre dans ce monde n’est pas en opposition avec la religion car l’ontologie islamique qui concerne les liens verticaux et horizontaux de l’homme ne se concerne des liens des humains avec le monde matériel, naturel et humain que d’une manière éthique et morale, spirituelle et existentielle.

Maintenant, ce qui semble important est que ce savoir sur la grandeur passée de la civilisation islamique cesse de constituer une béquille pour la paresse intellectuelle, le manque de rigueur et l’apologétique qui rabaisse la religion.

Merci au frère Nidhal Guessoum pour ce
texte fort utile.

Mais en Vérité Dieu -Exalté-Soit-Il- Est le Plus Savant.

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Au centre du malentendu entre science et vérité révelée ou religion est le souvenir encore douloureux des scientifiques mis sur le bûché de l’inquisition.

Époque marquée par l’interdiction des sciences des "infidèles" musulmans et autres paiens grecs, romains, égyptien et autres.

Les sciences en Europe ont étés découragés et se sont libérés par et contre le pouvoir du clergé.

Nombre d’Européens chrétiens projettant sur l’Islam quelque chose de semblable ou pire que le christianisme, y voient le trop peu d’intérêt et la place occupée par les Musulmans dans le monde en termes d’innovations scientifiques comme une tare relevant de l’Islam ignorant l’origine islamique de leur propre baggage scientifique !

Contrairement à ce que certains ont suggèrés, il n’y a pas de craintes existentielles fondamentales ou inconscientes associées à l’encouragement et la production du savoir et des sciences en terres islamiques comme ce fut jadis le cas dans la civilisation eurochrétienne.

Les types talibans sont des exceptions exacerbés qui ne refletent pas l’esprit fondamental de l’Islam, de sa culture, histoire et tradition.

En interdisant les femmes de s’instruire ils s’opposent ouvertement à la parole du Qu’ran en la matière.

Le libéralisme, philosophie à vocation universelle, possèdent cette forte charge idéologique anti-religieuse en raison de son développement historique particulier.

Dans le monde musulman, le manque de développement des sciences est un problème politique.

Les élites du monde arabomusulmans ne rivalisent plus pour le prestige d’une contrée prospères en savoirs ou les gens vivent bien (et loin de moi l’idée que tous les princes musulmans ou arabes aient étés des hommes amoureux de science et de vertu à l’époque de l’âge d’or) mais de signer des contrats avec les "Occidentaux" et d’imiter leurs technologies et leurs modes (sauf bien sûr la démocratie et l’État de droit).

Les moyens et les ressources sont ou limités, ou non-dépensés ou mal dépensés.

Mais les choses ne sont pas statique et le monde islamique n’est pas un non-lieu en matière de sciences.

Le potentiel est là quoi que sous et mal utilisés mais des choses importantes sont faites.

Le sommeil du monde arabomusulman qui a débuté avec la domination turque a pris fin avec le colonialisme européen et la mondialisation contemporaine.

L’imitation stérile des Autres ou des Anciens nous guettent.

Mais le temps fait les choses car en Vérité Dieu -Exalté Soit-Il- est le Plus Savant.

wa salam.

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Chers amis, frères, soeurs,
Assalamou Alaikoum,

Un grand merci pour toutes vos remarques, questions, critiques, qui ajoutent un grand plus à la discussion. J’ai déjà eu le plaisir (une demi-douzaine de fois) de contribuer des articles à Oumma.com et je suis à chaque fois impressionné par la qualité des commentaires ; c’est en fait la raison pour laquelle j’essaie de contribuer autant que je peux, bien que souvent pris par d’autres projets, comme ce livre que j’ai mentionné dans la deuxième partie de l’article. Ceci n’est que partiellement pour faire un peu de publicité à ce livre (qui sortira le 15 Janvier prochain et qui j’espère suscitera votre intérêt et vos réactions), c’est aussi et surtout pour dire que toutes ces questions des rapports entre la Science, le Coran, l’Islam et la Philosophie (en général, et celle de la science en particulier) sont tellement complexes qu’il m’était impossible de traiter tous les aspects dans un article (même en deux parties) ; je n’ai voulu que donner une idée brève du problème. La question de l’I`jaz à elle seule a nécessité un chapitre de plus de 15 000 mots, 80 références et 1 annexe. La cosmologie a nécessité un chapitre de même taille, sans compter une bonne demi-douzaine de schémas. Et bien sûr je n’ai pas traité que des cas ridicules ; je discute en détail des orbites, de l’origine extraterrestre du fer, du ciel protégé, des références embryologiques, etc. etc.

D’autre part, la question cruciale de la science elle aussi nécessitait un traitement détaillé. Il fallait justement discuter de si la science disait quoi que ce soit de « définitif » ou si, comme l’un des lecteurs/commentateurs l’a dit, les théories scientifiques sont « revues et corrigées tous les quarts de siècle » ; la science est-elle une « illusion de la réalité » ?... Pensez bien que ces questions (cruciales) ne pouvaient être réglées dans un court article sur Oumma.com.

Enfin, la question oh combien centrale du Coran et surtout de notre lecture et compréhension du Livre Saint… Quelqu’un (excusez moi, je n’ai pas noté les noms) a dit que le miracle du Coran est le fait qu’il n’a « JAMAIS été pris en défaut » sur ses références « scientifiques », ou disons plutôt celles se référant à la nature. Cela est vrai mais seulement après que l’on ait adopté une approche herméneutique (intelligemment interprétative) du Coran. Toute lecture littérale mène à des impasses, aussi bien sur les questions de science que d’autres. Notons toutefois, que les I`jazistes (et Al-Naggar n’est pas « un cas extrême », c’est le leader actuel incontesté de cette tendance, personnalité du monde musulman pour l’année 2006 !) ne disent pas juste que le Coran n’a « jamais été pris en défaut », ils disent qu’il a DEVANCÉ les découvertes de la science et donnent des dizaines ou des centaines d’exemples, dont la plus grande majorité est totalement ridicule. Seuls quelques exemples méritent la discussion et l’analyse (et je le fais dans mon livre), mais ils s’avèrent en fin de compte pas convaincants du tout – a moins d’adopter, encore une fois, une approche herméneutique (ce que je préconise).

Un lecteur s’est demandé si mon approche est celle d’un croyant ou si elle doit être placée dans le cadre d’une « critique laïque ou rationnelle » de la religion. Je réponds clairement que je suis non seulement croyant mais soucieux de voir l’Islam sortir des ténèbres où beaucoup d’« érudits » semblent l’avoir plongé. Je suis rationaliste (méthodologiquement, pas idéologiquement), et je ne vois là aucune opposition à l’Islam (ou la Religion de manière plus generale) si on se débarrasse de tous les procédés mentaux nuisibles.

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A Taoufik,
Un "systeme" ? Quand vous jouez au foot, est ce que vous cherchez a perdre vous ou a terminer a egalite ? Vous confondez la competition et le systeme liberal, et vous n’imaginez meme que l’entraide peut accompagner la competition (accompagner, pas remplacer). Mais je suis curieux de savoir par quoi vous proposerez pour remplacer la competition. Vous oubliez d’ailleurs que la competition c’est aussi la competition contre soi-meme.

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Salam
M. Guessoum, votre livre sera t’il publié en arabe, en français ou en anglais ?
Qu’en sera t’il disponible dans les librairies françaises ?

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L’important n’est-il pas de participer ?
Le mieux n’est-il pas l’ennemi du bien ?
La compétition "montre du doigt", de par son résultat(parfois subjectif) que l’un l’a remporté sur l’autre.
ça occulte les qualités des protagonistes.
Pour ma part j’ai arrêté "les bons points" au CP(cours préparatoire).
Quant à la compétition contre soi-même, je ne suis pas encore assez "skizophrénique" pour me battre contre moi-même, je préfère évoluer.
Le libéralisme dans son paroxysme ne méne -t il pas au communisme ?(fusion-oligopole-monopole)
Je suis pour un libéralisme mesuré, pour une "société de petits patrons"...
Cordialement,

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A mohand o ali

Le livre de Nidhal Guessoum paraîtra en francais en février 2009.

Cordialement

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Impossible, en trois lignes, désormais, de résumer toutes les critiques aux "démonstrations" de Nidhal Guessoum, mais elles semblent toutes aussi faibles que ce qu’elles prétendent contrer. Le meilleur exemple porte sur l’expansion de l’univers. Ce n’est qu’une hypothèse de travail, mais apparemment Nidhal Guessoum a tant travaillé dessus, qu’il ne peut la mettre en doute, et il ne relève pas que le "simplisme" d’Al-Naggar consiste justement à prendre ce genre d’hypothèse (ou son contraire) pour donnée acquise. En bref, Nidhal Guessoum ne semble pas faire preuve, dans cette controverse, de plus de circonspection que Al-Naggar. Ce n’est qu’avec une attitude suffisamment critique de son propre savoir que cet astrophysicien pourrait dénoncer le simplisme des idolâtres scientistes du Coran. Malheureusement, je suis au regret de le constater, ce n’est pas le cas, et l’on a plutôt le spectacle d’une chamaillerie entre deux sortes de scientismes.

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Al-Naggar dit que l’univers doit être fermé en dépit de ce que la vraie (moderne)cosmologie affirme, le contraire.

Un enfant dirait qu’un espace peut être en expansion tout en étant fermé, exemple un ballon que l’on gonglerait.

Il y a bien d’autre insuffisances dans votre article.

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Comme l’a écrit l’un des commentateurs, Mr Guessoum "jette le bébé avec l’eau du bain".
Il procède par une démarche que lui-meme déclare rejetter  :
il trouve dans El-Qur’aan exactement le contraire de ce que les autres comme Al-Naggar trouvent.
C’est quand même le comble !

Un scientifique doit procéder de manière neutre et equilibrée :
n’y a t-il pas dans El-Qur’aan des descriptions non encore connues à l’époque de phénomènes naturels ?

Et de fait il y en a. Description succintes certes, mais descriptions tout de meme !!!

D’un autre coté El-Qur’aan se defend contre ces Al-Naggar et autres charlatans :
Sourate 2 verset 2 :
"dhalika el-kittab laa rayba fihi houddan lilmoutaqiin elladhinaa you’minounaa bii el-ghayb ..."

El-iman bii el-ghayb !
Un musulman n’a donc pas à chercher de preuve de la verité de la Révelation : il l’accepte.

Puisque la Vérité-Réalité (elHaq) n’est accessible ni à la raison ni à la perception.
Puisque la foi relève du sentiment et non de la raison. Elle relève du coeur et non de l’intellect.
C’est le sens de ce verset : el iman bii elghayb.

La foi est un sentiment inébranlable qu’il y a derrière ce monde une Verité-Réalité (elHaq) qui le soutient : ash-hadou alaa ilaha illaa Allah.

Ainsi en logique mathématique :
nous ne prouvons que ce que nous avons déjà accepté comme vrai : faire acte de foi dans la vérité des axiomes.
La foi que j’aie dans la vérité des axiomes me permet de construire mon édifice de preuves mathématiques.

Ainsi sans foi dans les postulats ou axiomes, nulle science.

Allah SoubHanah nous enjoint de chercher non des preuves mais des signes (ayat) de sa Présence.

C’est en sens que les Al-Naggar et consort sortent du cadre de la démarche islamique.

Si la foi est de l’ordre de la raison nous serions tous musulmans à l’heure qu’il est.

Je soutiens l’intention de Mr Guessoum si elle est sincère mais ni sa démarche ni sa production.

wa essalaam

PS : Merci a Waglioni pour son intelligent commentaire.

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salam waleycoum

Pourquoi toujours faire référence au passé, à l’âge d’or de l’Islam ? Pourquoi ne pas se tourner vers les nations modernes qui ont un niveau scientifique infiniment plus élevé que celui des pays musulmans ? Entre la fin de l’âge d’or de l’Islam et le XXIème siècle il y a cinq siècles, c’est tout ce temps que le monde musulman doit rattraper.
Il faut être aveugle pour nier les dégâts que causent les religieux dans la culture scientifique des musulmans.
La Chine ou l’Inde ne regardent pas avec nostalgie leur grandeur passée, ils imitent, copient l’Occident et les résultats ne se font pas attendre : l’Inde forme déjà les meilleurs techniciens et ingénieurs en informatique au monde dans leurs fameux IIT (Indian Institute of Technology) et la Chine peut se targuer d’avoir envoyer par ses propres moyens des hommes dans l’espace.

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Salamou aleïkoum,

Le coche qui a été loupé, à mon sens, c’est la révolution industrielle : le moteur à vapeur...
Les pays "industrialisés" possèdent des marques de véhicules,( auto,trains, avions...) avec lesquels ils collectent des bénéfices colossaux, alors que les pays arabes, sous pretexte qu’ils en ont les moyens, préfèrent acheter ces dits véhicules.
Il aurait été préférable de les concevoir pour atteindre une autonomie technique et financière sur ces différents points.
Inch’allah pour bientôt une marque de voiture arabe...
Pour le peuple de Sin,spécilaisé dans la copie,excelle à ce jour (les composants de la fusée sont ils chinois ou russes ?)
Qu’ Allah nous guide et guide nos dirigeants...

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Pour réformer le monde arabe et le doter d’une recherche scientifique digne de ce nom :

1) Créer des universités sélectives en s’inspirant des universités anglo-saxonnes comme le MIT ou Harvard. Ces universités pourraient recruter à BAC+2 sur concours comme cela se fait en France pour les grandes écoles (comme Polytechnique). On peut imaginer que des pays comme le Qatar ou les EAU créent de telles universités, ils en ont largement les moyens financiers et les chaînes satellitaires arabophones comme Al-Jazeera pourraient en faire la promotion. Les différents pays arabes se doteraient de classe prépa à ces universités.

2) Créer une grande Académie des Sciences Arabe laïque qui regrouperait les meilleurs esprits scientifiques du monde arabe ainsi que des scientifiques étrangers invités (c’est pourquoi elle doit être laïque car tous les scientifiques ne sont pas forcément musulman).

3) Encourager les investissements étrangers près de ces universités afin de créer des emplois et de créer une véritable industrie technologique arabe.

A bon entendeur.

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Il n’y a pas de fatalisme, la Chine ou l’Inde étaient aussi retardé que le monde arabe il y a 50ans, aujourd’hui ces deux nations forment des chercheurs de qualités. Le monde arabe peut s’en sortir à condition d’être rationnel et de prendre exemple sur ceux qui ont réussi.

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Certes Mohamed, les universités sont toujours une bonne initiative qui ne peut apporter que du bien. Cependant le problème est que la première chose que feront ces élites, une fois formées, c’est de partir chercher des carrières en occident loin des dictateurs et de la misère ...

Les dictatures entretenues et choyées par l’Occident, le népotisme, la corruption, les rois et roitelets : voila le poison du monde arabe -leur dirigeants. L’état végétatif scientifique que nous observons n’est pas accidentel. C’est voulu, conçu, programmé. Les pays arabes, dans l’ordre économique mondial jouent pour la plupart le rôle de consommateurs, qui ne savent que consommer et acheter les biens de productions de l’Occident. Personne ne veut les voir évoluer. Si les Arabes se mettaient à produire leur propres voitures, leur propre avions, leur propres frigos,etc... Un immense marché disparaîtrait pour l’Occident ! C’est le principe même de l’économie : quand on fait les choses soi-même, on ne transfère notre richesse à personne d’autre...

On peut former autant d’élite qu’on veut dans ce contexte, ça ne changera rien au problème de fond -qui est l’absence totale de la capacité du peuple à disposer de lui même du fait des régimes politiques en place .

La vérité est que le monde arabe n’a pas besoin d’évolution, mais de Révolution !

Voir l’exemple de l’Iran, qui a lancé aujourd’hui sa deuxième fusée spatiale. Il n’a progressé que depuis qu’il n’est plus une nation vassale de l’occident, gouvernée par un régime client, depuis sa révolution de 1979. L’Iran est depuis une grande démocratie à matrice religieuse : Le peuple choisit ses leaders. [Les candidats-leaders subissent une préselection certes, mais cela n’est pas pire qu’en France avec le système des 500 signatures, ou la connivence organique entre les grands industriels et les médias avec les politiques... A tout prendre, je préfère que le dirigeant soit qualifié en Religion plutôt que de savoir qu’il est un grand ami de Bouygues, Bolloré ou Lagardère !]

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Salam aleykoum tous, toutes

Allier la foi à l’intelligence sur la réflexion sur les fins et les moyens est ce que nous devons entreprendre.

Tel est l’exemple des Anciens.

Évoquer les Anciens n’est utile que si l’on fait quelque chose de nouveau.

Les Savants musulmans de l’âge d’or ne se contentait pas de lire Aristote, Archimède, Pythagore et Ptolémée les textes indiens et chinois : ils les dépassaient.

Comme l’a souligné un autre : les Musulmans sont des acheteurs de biens de consommation d’Europe et des USA.

Le monde islamique est tourné vers le monde eurochrétien et que récolte-t-il ?

Au lieu de vouloir faire différent pour améliorer l’état des choses, ont pousse l’Islam a devenir qu’une particularité régionale au lieu d’une façon de vivre le monde qui le change dans un sens nouveau et positif.

Les élites des pays islamiques ne manquent pas de moyens et de savoir mais d’imagination dans la recherche de solutions aux problèmes concrets.

Pourtant les possibilités ne manquent pas.

L’univers de Dieu -Exalté Soit-Il- est infini.

Un investissement massif dans les énergies vertes, le recyclage, la création de points de verdure et la suffisance alimentaire pourraient concourir à créer des millions d’emplois et diriger la civilisation humaine dans une nouvelle et meilleure direction.

Mais en Vérité, Dieu -Exalté Soit-Il- Est plus Savant.

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@ Samos, je voudrais partager totalement son opinion sur les peuples et les roitelets. Il s’en faudrait seulement d’un seul point d’histoire, concernant l’Iran. Le découplage de ce pays des puissances coloniales ne date pas de la Révolution Islamique. Souvenez-vous de Mossadegh. Et même ensuite, la "marionnette", qu’était le dernier Shah, mena une politique d’équipement (militaire, industriel, et jusqu’au nucléaire !), de rapprochement aussi d’avec l’URSS, qui à terme affola les donneurs d’ordre occidentaux au point de le faire ou laisser destituer. Le peuple d’Iran possède sans doute une telle conscience de la singularité et de l’ancienneté de sa civilisation, qu’il se conçoit comme central et comme n’ayant de leçon à recevoir. C’est, je crois , du côté de cette conscience qu’il faut chercher la clef à l’indépendance autre que purement formelle, plutôt que de celui de telle ou telle forme de régime politique.

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Et si la vérité n’est ce que nous croyons mais bien ce qu’ont annoncé les prophètes ?

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@Waglioni @Samos

1) Les dirigeants du monde arabe ne souhaitent pas voir les peuples s’émanciper intellectuellement car cela mettrait en péril leurs intérêts personnels. L’Occident, totalement hypocrite, soutient ces régimes et les instrumentalise pour assurer la sécurité de son approvisionnement en hydrocarbures.

2) L’Iran n’est pas une référence en matière de progrès, certes ce pays a une recherche scientifique, mais il souffre d’une carence en démocratie. J’ai de nombreux amis scientifiques iraniens qui ont fui la répression. On y organise des élections, mais ce sont des pièces de théâtre : primo le véritable chef du pays reste le Guide Suprême et secundo tout le monde n’a pas le droit de se présenter aux élections. Il y a un tri qui se fait, ainsi aux dernières législatives les réformateurs ont été écartés des élections (ils étaient assurés de la victoire). Ce n’est pas parce que le régime iranien a pour matrice la religion qu’on doit l’excuser d’être une dictature, alors que par ailleurs on n’hésite pas à dénoncer les dictatures "laïques". Un régime autoritaire, religieux ou pas, n’est pas acceptable.

3) Je ne partage pas le pessimiste de certains intervenants, si les arabes se bougent, s’organisent, on peut changer les choses petit à petit. Avant 1998 il était impensable qu’une chaîne de télévision arabophone mettrait avec une liberté de ton, pourtant une poignée de journalistes et un dirigeant visionnaire (l’émir du Qatar) ont fondé Al-Jazeera. Certains dirigeants arabes sont de bonnes volontés et le monde arabe a les ressources nécessaires pour se relever. Il suffit juste que les hommes et les femmes se bougent.

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Qu’est ce que la raison et la foi, est une question tant complexe que fondamental.Une question fondamental est aussi de savoir, est ce que la pensée peut être libre ?A ce jours la pensée a, certes d’un point vue scientifique et technique, énormément progressée mais qu’en est il de la sphère intérieur(psychologique) et de la réalité ultime des choses ?Le vrai savoir tant scientifique que philosophique, a sans doute le pouvoir d’éveiller l’ame à un niveau relatif de l’espace-temps dans lequel nous vivons.La pensée est tellement complexe et subtil,que pour conclure, je souhaiterai avec vous,analyser,réflechir et méditer sur cette parole d’un penseur musulman qui a dit " Que le vrai savoir, ne consiste pas a emmagasiner une quantité de mots, mais il est une lumière projetée dans le coeur du croyant".Autrement dit, la raison a certainement sa quote-part dans l’explication de l’espace-temps mais la réalité ultime des choses n’est elle pas que spirituelle ?Et je remercie Mr Guessoum de partagé son savoir scientifique.En effet, dans la sphère de l’intelligible,la science est et représente assuremment l’universelle.Allaho ’alam.salam !

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Certains internautes seraient bien inspirés de modérer leurs critiques. On ne gagne rien à traiter ses interlocuteurs de tous les noms d’oiseaux, même si on ne partage pas son point de vue (surtout quand on ne partage son point de vue). Il faut que le débat aussi passionnant soit-il se fasse avec raison gardée. Le sujet est assez complexe pour qu’on puisse l’épuiser à coup d’insulte et autres…enfin ! Voilà pour les remarques préalables
Sur le fond donc, le débat sur la démarche scientifique n’est pas un débat propre à l’islam ; l’épistémologie est une matière à part entière enseigner selon la formule consacrée dans toutes les bonnes universités qui se respectent. On cherche toujours à répondre à une question simple, quelle méthodologie pour quel programme de recherche ?
Appliquons donc, cette question au saint coran. On peut dire que le coran n’est un programme de recherche scientifique. Le coran se définit lui–même comme un livre sans contradiction dont l’objectif est de guider l’Homme. Pourquoi ce programme de guidance ? A la création de l’Homme, nous dit le coran, on lui a insufflé son immoralité, de même que sa vertu. Alors bien heureux celui (ou celle) qui se purifie, et est perdu celui (ou celle) qui se laisse corrompre.
Pour se faire, le coran utilise des paraboles. Il interpelle l’Homme sur lui-même et sur son environnement car l’Homme peut se regarder et observer son environnement (proche comme éloigner). Alors que l’Homme en se regardant ou en observant son environnement commet des erreurs (d’observation ou d’interprétation), c’est tout à fait normal car nous ne sommes pas le créateur de ce monde. Tout ce qu’on peut faire, c’est d’émettre des hypothèses d’explications ni plus ni moins.
Il serait difficile de montrer qu’il y a une relation directe en le retard des pays musulmans et le coran. Par contre il y a certainement une attitude des musulmans (aujourd’hui) vis-à-vis du coran et de la science, cela est un constat ; ce constat est-il tiré directement du coran, cela reste à montrer. Du simple fait que ce constat évolue dans l’espace et dans le temps, il convient de rechercher d’abord, à répondre à cette question, pourquoi une attitude à tel époque et une autre attitude à un autre époque…à suivre

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@mohammed, pour qui « Un régime autoritaire, religieux ou pas, n’est pas acceptable », oui, c’est très bien de le dire et de le croire dans l’absolu, dans le principe. Mais dans la réalité du monde et sa géopolitique, un régime autoritaire, religieux ou pas, est acceptable s’il contribue à l’indépendance de son peuple et de sa civilisation. Quand on sait l’appétit des puissances coloniales pour les terrains producteurs d’hydrocarbures, il est préférable de pouvoir se défendre. Au prix de l’installation d’un régime autoritaire. Enfin, nous en discutons à l’aise, mais la décision appartient au peuple concerné. Et je ne partage pas votre point de vue sur le plus ou moins de démocratie là comme ici. Je trouve, comme Samos, que les comparaisons ne sont pas forcément à l’avantage de notre merveilleuse civilisation occidentale (expression tirée du Lotus bleu, je cite mes sources…).

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Honorable Prof,
La science et la Religion Islamique ne sont que deux épisodes consécutive de la connaissance ELHIKMA ou le savoire ultime. Les découvertes de la science, a mon avis, ne peuvent en aucun cas affirmer ou infirmé la fois leurs comportement assympthotique est borné et par un horizon propre au matériel. A mon avis, les théories quantiques, les théories de l’indeterminisme et la non complétude des systèmes formel ne font que coroboré cette opinion. Pour ma part je croi que la gravitation quantique nous donnera un apercu claire de cet horizon.