Hassan Chalghoumi signe son retour dans un livre brûlot sur l’islam de France

Il y a ceux qui préfèrent l’ombre nimbée de lumière à la lumiè

jeudi 9 septembre 2010

Hassan Chalghoumi signe son retour dans un livre brûlot sur l’islam de France

Il y a ceux qui préfèrent l’ombre nimbée de lumière à la lumière auréolée d’ombres, celles d’une allégeance à tout ce qui brille au cœur d’une République qui récompense bien ses poulains dociles de l’islam de France.

La star des imams hexagonaux, Hassen Chalghoumi, dont le statut « d’intouchable » se mesure à l’aune de sa protection rapprochée, fait son grand retour sur le devant de la scène publique, à la faveur d’un plan de communication bien huilé, qui va à coup sûr le remettre en selle pour un petit moment…

Après les fortes dissensions qui ont éclaté au grand jour au sein de la Mosquée de Drancy dans laquelle il officie, rien de tel qu’un livre brûlot alimentant les plus sombres présages sur le péril islamique hexagonal, pour s’ouvrir toutes les portes des médias avec la bénédiction de ses mentors : l’Elysée et le Crif.

Remercions l’imam de Drancy d’avoir au moins attendu la fin du Ramadan pour jouer les oiseaux de mauvais augure dans son ouvrage intitulé « Pour l’islam de France », un réquisitoire qui s’attaque avec force au voile intégral, à l’excision, aux mariages forcés, aux Frères musulmans et à l’UOIF, avec, en toile de fond, l’incontournable tentation extrémiste des citoyens français de confession musulmane.

Une opération marketing taillée sur mesure pour celui que ses propres paradoxes ne troublent nullement : adoubé par le pouvoir, alors qu’il est désavoué par les siens et controversé au sein des pouvoirs publics, et hissé au rang de porte-parole, voire de directeur de conscience des musulmans de France, alors qu’il est le parfait contre-exemple de l’islam à la française, impliquant d’être né sur le territoire national, de disserter avec aisance dans la langue de Molière, et d’être formé à l’école de la République.

Personne ne trouvant grâce à ses yeux, et surtout pas Tariq Ramadan qu’il rend responsable de tous les maux sous une plume accusatrice dans le Parisien : « Il y a une montée des Frères musulmans et de l’UOIF, c’est clair. Ils prennent les mosquées en otage, achètent de plus en plus de hangars pour avoir plus de poids dans le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman). Toutes ces tendances sont mauvaises. Avec sa position radicale, c’est Tariq Ramadan qui a fait monter le racisme en Suisse et a conduit au vote contre les minarets. Et cela, il veut l’importer en France »*, Hassen Chalghoumi, qui fait parfaitement illusion dans le registre de l’éternel persécuté et du bienfaiteur incompris, connaît surtout toutes les ficelles pour se faire une place au soleil : mélanger les genres, religion, politique politicienne, et carriérisme, dans un enchevêtrement opaque et au final préjudiciable à tous.

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