Dans son ouvrage intitulé « De la Cité à la City », Hamid Senni retrace son cheminement personnel, académique et professionnel, qui l’a mené dans des pérégrinations européennes jusqu’à Londres, véritable terre promise économique, où il a pu donner la pleine mesure de ses compétences, laissant loin derrière lui les douloureuses discriminations hexagonales sources de nombreux rêves brisés.
Dans son ouvrage intitulé « De la Cité à la City », Hamid Senni retrace son cheminement personnel, académique et professionnel, qui l’a mené dans des pérégrinations européennes jusqu’à Londres, véritable terre promise économique, où il a pu donner la pleine mesure de ses compétences, laissant loin derrière lui les douloureuses discriminations hexagonales sources de rêves brisés.
C’est plus que jamais l’espoir républicain chevillé au corps et à l’âme qu’Hamid Senni réagit à la tribune de Nicolas Sarkozy parue dans le Monde, désireux d’éclairer le plus haut sommet de l’Etat sur un dramatique gâchis français, tout en léguant à la jeune génération des « français d’origine maghrébine » un témoignage, un enseignement, et une raison d’y croire.
Un sublime hasard, en plein débat sur l’identité nationale, qui fait que le calendrier sportif colle à l’actualité politique. 18 novembre dernier, deux matchs : l’un avec l’équipe de France, l’autre d’Algérie. Au moment des réjouissances, la jeunesse française aux racines algériennes ne choisira pas de brandir le drapeau français dans la rue. L’histoire se répète après la jeunesse aux racines portugaises lors du match France-Portugal en coupe du monde 2006, à une différence près : d’un côté, une jeunesse qui se sent d’ici et le temps d’un match se reconnecte là-bas, et de l’autre, une jeunesse qui se sent de là-bas et se déconnecte d’ici.
Cette soirée a surtout révélé une désespérance absolue fondée sur le constat de l’incapacité de chacun, sinon de tous, de « s’en sortir ».
Aîné d’une famille de huit enfants, mon père - ouvrier marocain arrivé en France en 1972 - me dit : « Tu es l’aiguille, et tes frères et sœurs le fil. Si l’aiguille perce à l’école, les autres passeront par le chas de l’aiguille et suivront ton exemple ». Grâce à l’espoir républicain, source de cohésion sociale, il était plein d’espérance pour ses enfants qu’il pensait Français.
Dès lors que l’on nous opposa aux « français de souche », nous fûmes confrontés à une crise identitaire. Nous appartenions à l’immigration postcoloniale et non européenne.
On a fait de moi un « Français d’origine maghrébine », un « Français de première génération » ou encore un « Français de confession musulmane ». En France, je me sens « Français de seconde classe ». Dans les quartiers en zone urbaine sensible, notre réalité est celle de la discrimination à l’emploi, au logement, aux loisirs et parfois même à l’école. Une exclusion sociale et culturelle qui, peu à peu, nous conduit inexorablement vers cette perte identitaire.
Malgré l’accumulation des diplômes, mes CV restèrent lettre morte. Comment expliquer à mes parents, à mes frères et sœurs et à mon entourage, cet accablant manque de réussite ? Comment parler de ce plafond de verre sans détruire les fondements du pacte républicain ?
Au mieux, on m’a proposé du porte à porte en qualité de vendeur d’aspirateurs. Je me suis donc exilé, devenant un immigré et un réfugié économique.
La France est en contradiction avec ses fondements constitutionnels, synonymes de liberté, d’égalité et de fraternité mais aussi de méritocratie et d’équité. J’ai dû quitter mon pays, comme mes parents avaient quitté le leur. Onze ans plus tard, je reste encore un étranger en France mais un Français à l’étranger.
Loin de mon Ardèche natale, j’ai pu rester ce frère « modèle ». Après avoir fait une école de commerce en Suède, j’ai été responsable produit chez Ericsson à Stockholm, puis recruté chez BP à Londres. Mes sœurs, Samira et Nadia sont allées étudier au Québec, et Nora a passé un Bac scientifique au lycée français de Londres.
C’est dans l’entreprise que le bât blesse et que la rupture de l’identité nationale opère par manque de politiques de diversité. Comme démontré par le BIT (Bureau International du Travail), près de quatre fois sur cinq, un employeur préfère embaucher un candidat « d’origine hexagonale ancienne » plutôt que son collègue d’origine maghrébine ou noire africaine.
Etre acteur d’une société ne peut que passer par l’emploi et par les politiques de Diversité, et par cette reconnaissance de notre identité française, que je trouve si facilement et naturellement à l’étranger.
Hamid Senni
Auteur du livre « de la Cité à la City », Edition de l’Archipel,
Directeur de Vision Enabler, cabinet de conseil en diversité, fondateur du Club Diversité.
Commentaires
Je suis dans le même cas Hamid, maghrébin en France et français à l’étranger.
Ce qui est surprenant, c’est que les anglophones reconnaissent en nous ces caractéristiques typiquement franchouillarde comme l’arrogance !! : )
Je viens de m’apercevoir que le débat sur l’identité nationale est en réalité un concept importé de l’étranger un peu comme « Pop Star » ou « Qui veut gagner des millions ». En Australie et au Canada, même débat et même question posée de manière implicito-explicite « l’Islam est il compatible avec la démocratie ? ». Voyez aussi comment le parti « majoritaire » a interdit l’apostasie en Islam : t’as beau être chrétien ou athée, tu restes un français musulman.
Un peu comme la guerre contre le terrorisme, tant que nos compatriotes n’auront pas admis qu’ils ne sont pas observateurs mais les acteurs majeurs de ce qu’ils décrivent comme étant un « problème » qu’il faut « résoudre », on n’est pas près de voir la lumière. Mes amis « français issues de », il va falloir être patient et user des outils juridiques encore disponibles dans notre pays (vite, vite, ca peut changer rapidement) pour éviter que la laïcité ne soit bafouée en direct et en prime par des hommes politiques en poste pour servir le pays et citant, dans l’espace publique, des sourates du Coran, des « hadiths », relayant des « Fatwas » et paroles de « Cheikhs ».
Si seulement ils avaient fini leurs devoirs et faisaient ca pour occuper leur temps libre… Non, pas du tout ! Ils se sont endettés pour 37000 Euros sur chacun de nous (pas de différence ici entre les « français issus de » et les autres) et n’ont strictement aucune idée de comment on va rembourser (si on peut). Les mauvaises langues diront qu’il est essentiel que l’Etat français soit suffisamment endetté pour que les banques puissent satisfaire à leur obligation réglementaire en matière de risque de liquidité, mais la c’est un tout autre debat et le livre de Marouane Mohamed - Foul Express - donne un bon apercu tres accessible de la question...
Bonjour,
que dire !!avec tout ces évènements qui s’accumulent les uns aux autres, ces paroles qui touchent de plein fouet à notre dignité, nos cris de douleur qui restent sans réponse, si ce n’est celle d’une condamnation à la "victimisation". Des milliers de témoignages de personnes inconnues les unes des autres, qui convergent vers une meme problématique, mais non, toujours en face le déni. Nous serions atteint donc tous, d’un syndrome généralisé. Dur à croire. Volonté de ne rien voir de leur part, volonté d’irresponsabilité.Et la situation glisse insidueusement vers un fachisme, rappelant un passé pas si éloigné pourtant !! Mais ne dit-on pas que tout ceux qui oublient leur histoire, seront condamnés à la revivre. Je ne pensais pas partir un jour, aujourd’hui je le souhaite de toute mon âme !!!Je ne donnerai pas un seul de mes enfants à la France. Ils sont brillants, avec d’excellents résultats, mais ce ne sera pas pour Elle. Elle, la mère patrie, qui refuse de reconnaitre ses enfants parce qu’ils sont différents !! Ils feront avancés une autre contrée, un autre pays, eux et moi et je crois que beaucoup d’autres, des milliers, qui n’oublient pas, et n’oubliront pas, qu’un jour sur la terre des "droits de l’homme", on nous a fait vivre de nombreuses et longues années dans l’identité d’un sous-homme, déshumanisé. Je n’oublirai jamais, pour mon père, ma mère, mes frères et mes soeurs,et tout ceux que j’aime.
Je vous souhaite, Mr SENNI, une belle continuation pour vous et vos proches, et merci de votre témoignage.
tres bon texte, tres touchant.
algerien d’origine, je suis touché de voir a quel point nos perceptions convergent.
Finalement, il a fallu que ce monsieur quitte la france pour faire partie de la communauté musulmane francaise, sans nationalisme aucun.
ceux qui sont ici continuent de se taper dessus pour montrer au francais de souche que ce sont eux les gentils, et les autres les mechants.
Pauvre de nous
Salam Alaykum
Ce témoignage est passionnant. J’ai surtout apprécié le constat, que je partage, sur le gachis immense que représente cette jeunesse qualifiée ET méprisée. On nous rabat les oreilles avec la crise et le fait de ne rien faire pour pénaliser nos entreprises.
Force est de constater qu’elles se pénalisent elles-même bien mieux que ne pourrait le faire n’importe quel régime collectiviste.
De plus, comment expliquer que la France accepte de former des milliers de jeunes sans essayer de récupérer son investissement ! En ces temps de disette budgétaire, un tel comportement relève plus du sadisme que du cartésianisme dont on nous parle tant !
Le problème de la france c’est que les ( au moins une partie ) employeurs ne sont pas républicains. Les portes de leur entreprise ce sont celles leur royaume, haro sur la république et ses valeurs.
Vérité d’un côté des pyrénnées , mensonge au delà.
C’est triste et scandaleu que des gens soient obligés de partir malgrés leur bonne volonté.
D’un autre côté, la france c’est le pays européen, où les immigrés sont le mieux intégrés, notamment avec le plus de mariages "mixtes". Ce qui signifie que dans la population française, hormis les élites économiques, il y a moins de discrimination, que l’enfant d’immigré est reconnu comme son égal donc épousable.
Ce n’est pas le peuple et les principes de la république qu’il faut changer, au contraire il faudrait renforcer ces derniers qui ont permis aux autres vagues d’immigration de parfaitement s’intégrer et de devenir des français qui peuvent réussir.
Ce qu’il faudrait changer ce sont les élites, les décideurs, car ce sont les seuls responsable de cette situation.
Bonjour à tous,
le témoignage de Hamid est poignant. Dans le même état d’esprit voire plus, je vous propose de suivre l’itinéraire de notre Maire-Adjointe qui n’a ni casquette à l’envers (ni bourqa !!!) et qui ne parle pas verlan...et pourtant un des amis de Mme MORANO lui a demandée sa religion en entretien d’embauche en mars 2007 à Paris 5-Descartes.
http://www.2011-lumierespournosenfants.com/ ?page_id=2
Cette jeune femme est une révélation en Avignon...
Bonne année 2010
Alain DUPIKIAN, un Avignonnais fier de sa Maire-Adjointe
Hé oui, c’est un véritable phénomène de sociétés, dont nos chers médias traditionnels ne parleront pas (ou peu...). Beaucoup de jeunes musulmans sur diplômés, n’en déplaise à Mme Morano, fuient l’islamophobie et le racisme ambiants pour faire carrière à Londres. J’en connais plusieurs qui ont tous en commun une chose : avoir subit cette violence verbale, psychologique dirigée envers la communauté musulmane depuis plusieurs années...Tant pis pour notre nation qui se prive de cette élite, et tant mieux pour la Grande-Bretagne, terre traditionnelle d’accueil des éxilés...
L’intention dans cet article est sans doute bonne mais c’est-la un exercice d’enfoncement de portes ouvertes. La discrimination a l’emploi, la fuite des cerveaux issus de l’immigration postcoloniale c’est du rebattu. On aurait aime savoir le sentiment personnel de l’auteur sur la situation d’exil, ou pourquoi il ne dit pas un mot sur sa pratique (ou absence de) religieuse hors la France.
Nous sommes desormais nombreux a avoir quitte la France : pour certains c’est un renoncement douloureux, pour d’autres c’est une source de liberte inimaginable.
Merci à Hamid Senni pour son témoignage qui m’a fait revivre un "déjà vu" ou un "déjà vécu". Depuis ce fameux 11 Septembre j’ai vraiment galèré pour retrouver un travail dans une spécialité, certes sensibles, où les experts sont rares et donc les postes vacants nombreux. Je me suis souvent trouvés dans les fameuses "short lists" mais au dernier moment on m’explique que je ne fais pas l’affaire ? Pourquoi ? Pourtant j’ai passé tous les entretiens et tous les tests haut la main ? Je n’ai jamais accepté d’expliquer ces échecs par une quelconque ségrégation ... je me disais toujours "non ! Ce n’est pas possible c’est moi. Je n’étais pas à la hauteur." Je me culpabilisais jusqu’au jour ou un DRH d’une grande entreprise internationale dans les NTIC m’ayant invité à prendre un café à l’extérieur de l’entreprise pour me confier que c’était dû à mon nom et mes origines. Oui ! Ceci est la vérité !
Je pense qu’il est temps pour nous de comprendre que nous devons serrer les coudes et constituer un lobby pour permettre aux meilleurs d’entre nous de réussir et de se hisser pour permettre aux suivants d’arriver.
Je pense surtout aux jeunes qui sont trés doués ... Allah ma3anaa !
Très bon article qui dénonce une situation injuste et aberrante. Les grands principes affirmés et la réalité vécue sont deux mondes ! La France doit honorer tous ses enfants.
Juste une remarque : La société évolue et se transforme. Mais aucune société n’aime les changements. Les protestants ou les juifs ont été des "étrangers". Aujourd’hui, ce sont des musulmans... La situation actuelle est appelée à changer, mais plusieurs comportements actuels sont des freins qu’il faut dénoncer. Liberté, égalité, fraternité !
Je sais que dans la vie la chose la plus simple à faire c’est de fuire ses responsabilités. Et c’est bien le sentiment que me donne à voir Hamid Senni avec cet article qui donne à croire que l’exil serait la solution à son problème qui n’est pas que son problème loin s’en faut.Ils sont des milliers de jeunes français diplomés à partir de chez eux pour pouvoir gagner leur vie, et tous ne sont pas d’origine maghrebine ni de religion musulmane. Pourtant ils presentent un point commun, c’est d’avoir été contraints de choisir la fuite au lieu de combattre les méfaits des pratiques ordinaires d’un patronat sans scrupule ni état d’ame pour qui la surpopulation est un facteur d’ajustement des donnés économiques comme un autre. Tout comme les fruits ou les légumes, la maind’oeuvre devenue abondante se vend moins chère. Elle doit se montrer flexible, accepter de voir ses conditions d’exploitation se dégrader dés l’instant où elle n’a pas fait le choix du combat de classe que leur impose la logique capitaliste.
Dans ce domaine, avec la mondialisation et l’émergeance de l’Inde et de la Chine qui jouent désormais dans la cour des grands sur le marché du travail dans tous les secteurs d’activité, le problème malheureusement bien réel que vous posez n’est qu’un épiphénomène récurant à une situation globale qui porte son lot d’injustice sociale, de gabegie organisée,sans faire cas de race ou de religion.
Pour faire court, nous sommes tous sur le même navire quand nous sommes du coté du manche il faut cogner ou plier et pour le moment nous plions. Dés lors inutile de se lamenter, la fuite ne résoudra rien ni pour Mohamed ni pour Marcel, Ni pour Fatma ni pour Marie. Je vous engage donc à reconsidérer votre analyse en prenat en compte le champ large des réalités humaines, et je suis convaincu que vous me comprendrez. Vous pleurez sur votre sort Hamid Senni mais au fond, votre façon de poser le problème est proprement erronée.
J’ai 63 ans issu de mariage mixte et bicot de service, depuis toujours engagé dans la bataille pour la justice sociale et les libertés pour TOUS.
Pas vraiment d’accord.
Il est vrai,qu’au premier abord ,et il y a une dizaine d’annees,dans le cadre d’un raisonnement adolescent et limite,on pouvait se laisser tenter d’entonner la rangaine :"la France est raciste,les francais sont racistes,si je n’y arrive pas c’est parceque je suis bronze ou que je m’appelle Hamid,ect.........".Or aujourd’hui ,meme si l’etat et le gouvernement britannique respectent les droits de leurs concitoyens ,contrairement a l’etat francais,allez demander aux anglais ce qu’ils pensent des musulmans ???
Autre chose,pour une grande partie d’entre nous,il est temps de couper le cordon avec le mythique pays d’origine !Oui peut etre que vos parents sont marocains ou algeriens,ou autres,mais vous vous etes francais,vous etes aussi musulmans mais l’Islam ne se definit pas en rapport avec une nationalite !!Donc il faut eviter de perpetuer le complexe du colonise !!!En effet,les faits montrent qu’en France que tu sois blanc,noir,arabe,chinois,musulman,boudhiste,chretien,juif,ou athee si tu es bosseur et que tu en veux, tu peux !!!
Pour demystifier le pays d’origine mythique il n’y a qu’a ouvrir les yeux :ce sont des dictatures,gouvernees par des hypocrites qui se vautrent dans la debauche,qui volent,torturent,et assassinent leurs peuples musulmans comme nous,ce sont des etats sous developpes dans lesquels le roi et sa cour s’empifrent tandis que le peuple creve !!!Il n’y a pas d’ecoles publiques dignes de ce nom,pas de securite sociale,pas d’etat de droit !!!
Alors si l’on veut faire avancer les choses aujourd’hui,il faut faire mouvement inverse : de la City aux Champs Elysees !!!!
PS :"l’espoir republicain cheville au corps" !!! Il faut quand meme pas deconner !!!! En France ,comme ailleurs ,si tu bosses dur et que tu te bats,tu peux y arriver,pas besoin de cirer les pompes !!!D’autre part,dans notre monde,le respect ne se mendie pas,ne s’implore pas,il se gagne ,il s’impose,il s’arrache !!!
Salam
@Musulman,Citoyen,Electeur,Conscient
Rien à ajouter à ce que vous avez dit.
Entièrement d’accord avec vous.
Je trouve que la “fuite” vers la City , si elle est couronnée de réussite, peut servir d’argument et être citée à qui de droit, comme preuve pour démasquer les discriminations que certains en France ne veulent pas reconnaître. Pour ceux qui le peuvent et pensent améliorer leur situation socioprofessionnelle par un exil, je crois qu’ils n’ont pas d’autres choix s’ils ne veulent pas allonger la liste des gens vivant grâce aux subsides et aides de tous genres.
Bien entendu, il n’est pas certain que la City ou autres villes puissent résorber tous les problèmes d’embauche rencontrés par les Français de l’hexagone, mais cela peut diminuer dans une certaine mesure la pression sur ceux qui n’ont pas eu la chance de réussir et qui seront mieux à même de réclamer du travail en fonction de leurs compétences étant entendu que le départ d’un contingent laisse une brèche par laquelle ils peuvent espérer s’y engouffrer. Le nombre grandissant de combattants n’assure pas systématiquement la victoire et comme toute révolution, une élite bien décidée à revendiquer ses droits a plus de chance d’arriver à ses objectifs qu’une cohorte de gueux plus indisciplinée et bruyante et donc moins encline à se faire respecter et écouter.
salam,
J’ai lu les différents commentaires.
Je suis tout a fait d’accord avec senni.
La france, l’état, ne donne pas sa chance à nous les enfants des immigrés.Je travaille actuellement au pôle emploi ex anpe et je peux vous certifié que si c’était pas ma patronne qui est d’origine slave qui m’as donné ma chance les société française ne l’ont pas fait mais les compagnies étrangères oui.
Ils ne nous aiment pas, pourtant ce sont eux qui ont une dette envers nous et pas l’inverse a ce jour ne nous avons pas été encore reconnu.
Pour ma part, je me considère musulmane algérienne et citoyenne française oui citoyenne car ethniquement je ne suis pas issu de leur descendance mais selon les textes en vigueur oui suite à la loi del sol.
J’ai vu avec mes yeux et j’ai subi et trop c’est trop de toute façon tout est celé je m’en remet à Dieu et attend patiemment le Maadi donc on verra bien qui a raison ou tort.
Je respecte la république celle de Maupassant, Flaubert, Zola, Voltaire, Descartes OUI cette France là je la respecte mais pas celle de Sarkozy pas celle qui cautionne le Sionisme et qui soutient cette cause.
C’est incompatible et avec ma religion et avec mes référents que je viens de vous citez.
Je remercie la république qui m’as permis d’acquérir un savoir que je n’aurais pas en eu en restant au Pays (Algérie)mais je remercie avant tout mon créateur qui a fait les chose ainsi donc dans les deux cas je suis un mixtape des trois Musulmane, algérienne et citoyenne française l’un ne vas pas sans l’autre et je ne couperais pas avec mes origines je suis telle que je suis a prendre ou à laisser mais pas a remodeler.
Ce que tu dis est une quasi-trivialité : Le meilleur s’en sort toujours. Mais voila, il faut ouvrir les yeux et se rendre compte que les meilleurs sont toujours une extreme minorité. Rare sont les polytechniciens du Maghreb à être discriminés (et pourtant il y en a une flopée). Amusez vous à discriminer un gars comme Elyes Jouini !!
Alors que faire des autres : les moyens et les bons a rien (il y en a et en aura toujours). Je pense que c’est sur cette tranche la qu’on voit la discrimination. Et la, force et de constater qu’avec un DESS de gestion a Nanterre, on y arrive mais c’est dur ! Très dur ! Alors que dire des autres, ceux qui n’ont pas le BAC, ceux qui ont un DEUG mais n’y ont rien appris… c’est difficile, pas impossible.