Mardi 22 mai 2012
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Georges Frêche, candidat socialiste de la « diversité ». Négrophobie : réprimée dans les stades, encouragée en politique ?

Alors que la Fédération française de football vient de demander des sanctions exemplaires à l’encontre d’un supporter raciste qui avait traité Abdeslam Ouaddou, l’international marocain de Valenciennes, de « négro » et de « sale nègre », la Fédération socialiste de l’Hérault vient d’investir en grandes pompes Georges Frêche pour les prochaines élections sénatoriales. La direction nationale du PS préfère rester silencieuse. G. Frêche bien connu pour sa xénophobie, sa négrophobie, son islamophobie, son sexisme, son mépris à l’égard des enfants de Harkis, sans parler de son antisémitisme inversé (le fantasme de la « puissance juive »), serait-il le nouvel espoir socialiste de la « Diversité » ? Tout pousse à le croire. Au-delà du ridicule de la situation, c’est le symptôme d’une crise profonde de valeurs de la gauche française, en général, et du Parti socialiste, en particulier. Les socialistes vont remporter très probablement haut la main les prochaines élections municipales de mars. Mais la candidature Frêche sera à jamais une tâche honteuse sur l’héritage de Jaurès, comme le fut le vote des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain par des députés de la SFIO ou, plus près de nous, le soutien d’une partie des barons socialistes à la politique répressive de Guy Mollet en Algérie.

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Alors que la Fédération française de football vient de demander des sanctions exemplaires à l’encontre d’un
supporter raciste qui avait traité
Abdeslam Ouaddou class=MsoFootnoteReference>[1], l’international marocain de
Valenciennes, de « négro » et de « sale nègre  », style=';;'> la Fédération socialiste de l’Hérault vient d’investir en grandes pompes Georges Frêche pour les
prochaines élections sénatoriales. La direction nationale du PS préfère rester
silencieuse. G. Frêche bien connu pour sa xénophobie, sa négrophobie, son
islamophobie, son sexisme, son mépris à l’égard des enfants de Harkis href="#_ftn3" name="_ftnref3" title=""> class=MsoFootnoteReference>[2], sans parler de son antisémitisme
inversé (le fantasme de la « puissance juive ») name="_ftnref4" title=""> class=MsoFootnoteReference>[3], serait-il le nouvel espoir
socialiste de la « Diversité » ? Tout pousse à le croire.

Une gauche en crise de repères : adieu Jaurès, revoilà Guy Mollet !

Au-delà du ridicule de la situation, c’est le
symptôme d’une crise profonde de valeurs de la gauche française, en général, et
du Parti socialiste, en particulier. Les socialistes vont remporter très
probablement haut la main les prochaines élections municipales de mars. Mais la
candidature Frêche sera à jamais une tâche honteuse sur l’héritage de Jaurès,
comme le fut le vote des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain par des députés de
la SFIO class=MsoFootnoteReference> style=';;'>[4]

ou, plus près de nous, le soutien d’une partie des barons socialistes à la
politique répressive de Guy Mollet en Algérie title=""> style=';;'>[5].

Certes, d’aucun nous rétorqueront que Georges
Frêche n’appartient plus officiellement au PS depuis son exclusion en janvier
2007 class=MsoFootnoteReference>[6]
. Or, il reste toujours le président
d’une région à majorité socialiste (Languedoc-Roussillon) et d’une communauté
d’agglomération dominée aussi par le PS (Montpellier Agglomération), garde le
soutien de la Fédération socialiste de l’Hérault et apparaît toujours comme
l’homme fort du parti sur le plan local.

En deux mots : Georges Frêche n’est plus
officiellement membre du PS mais, en coulisses, il continue à tirer les
ficelles, soutenu par la grande majorité des notables locaux du parti. Il
figure d’ailleurs en 6ème position sur une liste d’union de la gauche
pour les prochaines municipales de Montpellier.

Il est vrai, que la fédération PS de l’Hérault
est l’une des plus importantes de France (la 5ème ou 6ème
en nombre de cartes d’adhérents) et la direction nationale du parti entend bien
la ménager, à l’instar de l’attitude ambivalente de Ségolène Royal pendant la
campagne présidentielle, qui a longtemps protégé le délinquant Frêche, malgré
ses multiples récidives en matière de racisme, d’apologie des crimes coloniaux
et de sexisme.

Comble de
l’hypocrisie, le premier secrétaire du PS, François Hollande, s’est déchargé de
l’investiture de Georges Frêche sur les militants locaux, en déclarant :
style=';'>« Frêche est exclu, mais
c’est aux élus et aux militants locaux de désigner leur candidat pour les
sénatoriales
 » href="#_ftn8" name="_ftnref8" title=""> class=MsoFootnoteReference>[7].
Manière pour le
PS national de soutenir le négrophobe et le xénophobe Georges Frêche, sans avoir
à en assumer la décision.



Cela tend à prouver que certains hommes et
femmes politiques français pratiquent aisément une forme d’indignation
sélective : s’ils sont prêts à s’émouvoir et à réagir médiatiquement à
certaines expressions d’intolérance (cf. l’affaire de la venue en France
d’Ayaan Hirsi Ali) class=MsoFootnoteReference> style=';;'>[8]
,
ils en méprisent d’autres royalement. Il est vrai que, dans la France de ce début de XXIe siècle, traiter un citoyen français de « nègre », de
« bicot », de « bougnoule » ou encore
d’« islamo-terroriste », ne pèse pas très lourd dans la balance
républicaine.

Il est sans doute plus rentable en terme de
communication politique d’aller sauver les « pauvres petits Noirs »
du Darfour » des griffes des « méchants Arabes » de Khartoum ou
les « nouvelles martyres musulmanes » de la pieuvre islamiste
mondiale. Georges Frêche peut donc continuer à se livrer à ses actes de
délinquance verbale, avec le silence complice des éléphants et des éléphanteaux
socialistes.

Preuves à l’appui…

Georges Frêche, sélectionneur racial de
l’équipe de France de football : vous avez dit « trop de joueurs
noirs » ?

G. Frêche n’a pas seulement des ambitions
politiques mais aussi sportives : devenir sélectionneur en titre de
l’équipe de France. Son projet footballistique ? Blanchir au karcher l’équipe
de France de football qu’il trouve trop « noire » à son goût et pas
assez « gauloise », oubliant au passage que la totalité des joueurs
de l’équipe de France sont des citoyens français et que la très grande majorité
d’entre eux sont même « Français de naissance ». Il déclarait ainsi,
en novembre 2006, au quotidien régional Le Midi Libre  :

style='font-size:10.0pt;'>« Dans cette équipe, il y
a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce
serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que
les blancs sont nuls […] J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze
blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine
 ».
(Le Midi Libre, 14 novembre 2006).



L’on aurait presque envie de consoler Georges
Frêche, tout triste de constater impuissant que nos équipes de football sont
envahies par les « Blacks », les « Noirs », les
« Renois », les « Nègres », les « Négros »… Mais
on peut aussi lui poser légitimement la question suivante : ne trouve-t-il pas l’Assemblée
nationale et le Sénat trop « blancs », lieux de pouvoir dans lesquels
les petits hommes blancs bedonnants et grisonnants représentent plus de 75 %
des membres élus ? Apparemment, l’extrême blancheur et machisme des
institutions françaises ne paraissent pas le gêner du moins du monde. Au contraire,
pour le président socialiste de la Région Languedoc-Roussillon, cette « blancheur masculine » des institutions
constitue la « normalité raciale » du pouvoir politique en
France : CQFD.

Georges Frêche, démographe et sociologue de la
diversité : des « Maghrébins » trop nombreux et inintégrables dans les
villes françaises ?

Georges Frêche ne veut pas simplement réformer
la composition démographique de l’équipe de France de football (trop
noire !), il veut aussi s’attaquer à l’ensemble du pays (trop arabe !),
car selon lui, la Gaulle romaine serait aujourd’hui menacée par les nouvelles
hordes arabo-maghrébines incapables de s’intégrer à la société française :

« Le plus grand échec politique français des
quatre dernières années est certainement l’incapacité de notre pays à intégrer
convenablement les millions de citoyens nés sur notre sol, de parents d’origine
étrangère. C’est à la fois un échec et la plus grande menace intérieure pour
notre avenir
 ». (Georges Frêche, Les éléphants se trompent
énormément
, Paris, éditions Balland, 2003, p. 109).

Et pour ceux qui n’auraient pas bien compris
qu’il vise explicitement les citoyens français issus de l’immigration
postcoloniale (africaine et maghrébine) et non l’ensemble des enfants issus de
l’immigration, Georges Frêche précise :

« Par exemple, cet élément nouveau,
inconnu dans le passé : la communauté française d’origine maghrébine
devient si nombreuse qu’une partie d’entre-elle ne souhaite plus s’intégrer,
tout simplement ! Dans certains quartiers, ces fils de l’immigration ont même
tendance à refouler les Français d’origine qui y vivent, pour délimiter ce
qu’ils appellent leur territoire
 ». (
style='font-size:10.0pt;'>Georges Frêche, « Osons
changer les règles de l’immigration », entretien dans La Gazette de Montpellier, 2 mai 2003).

Leader politique, sélectionneur de football,
Georges Frêche se veut aussi fin sociologue et démographe, expliquant la
formation des « ghettos urbains » par la pulsion quasi génétique des
« Maghrébins » de France à vivre entre eux. C’est bien connu, Fadéla
Amara nous l’a aussi expliqué, les mâles arabo-berbères aiment la loi de la
tribu :

« Dans certains quartiers, ces fils de
l’immigration ont même tendance à refouler les Français d’origine qui y vivent,
pour délimiter ce qu’ils appellent leur territoire. C’est donc un problème
nouveau et très important que d’avoir à intégrer des personnes souvent de
nationalité française qui ne souhaitent pas véritablement appartenir à la
communauté nationale
 ». (Georges Frêche, Les éléphants se trompent
énormément
, Paris, Balland, 2003, p. 111-112.).



L’amour inné du ghetto : un argument qui
était brandi à l’égard des Juifs d’Europe dans l’entre deux guerres et qui a
justifié la politique raciale. C’est bien dans cette perspective de
« gestion tribale » des territoires urbains que Georges Frêche entend
traiter et maintenir les filles et les fils de Harkis, transformés malgré eux
en « supplétifs à vie ».

Georges Frêche, officier aux affaires
indigènes : les enfants de harkis, des supplétifs à vie ?

Dans sa fameuse déclaration du 11 février 2006
qui, depuis, a fait couler beaucoup d’encre, l’on a souvent retenu uniquement
le terme de « sous-hommes », oubliant au passage le
paternalisme condescendant du président socialiste de la région
Languedoc-Roussillon, qui exigeait des enfants de harkis qu’ils ferment leur
gueule (sic), parce qu’il (lui Georges Frêche) les avait nourris, logés et
employés. En deux mots : les filles et les fils de Harkis n’ont pas le
droit à la parole, car ils constituent des « assistés de la République », des « sous-hommes » qui doivent obéissance aveugle à leur maître
nourricier :

« Vous êtes vraiment d’une incurie
incroyable. Vous ne connaissez pas l’histoire. Moi qui vous ai donné votre
boulot de pompier, gardez-le et fermez votre gueule ! Je vous ai trouvé un
toit et je suis bien remercié. Arrêtez-vous ! Arrêtez-vous ! Allez
avec les gaullistes ! Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez
très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur
lécher les bottes ! Mais vous n’avez rien du tout ! Vous êtes des
sous-hommes ! Rien du tout ! Il faut que quelqu’un vous le
dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n’êtes pas capables de défendre les
vôtres ! Voilà, voilà...Allez, dégagez !
 ». (
style='font-size:10.0pt;'>Déclaration de Georges Frêche le
samedi 11 février 2006 à Montpellier lors de la cérémonie en l’hommage de
Jacques Roseau).



Cette haine viscérale de Georges Frêche à
l’égard des filles et des fils de France (ou du moins, d’une partie d’entre
eux), s’explique d’autant plus que le leader socialiste du Sud la rattache à
une matrice religieuse : l’islam. Attendons-nous un jour à ce que Georges
Frêche déclare, qu’il y a trop de joueurs musulmans dans l’équipe de France de
football et que dans les vestiaires du Stade de France se cachent, en
réalité, des « mosquées clandestines » : ça ne saurait tarder !

Georges Frêche, islamologue généticien :
les musulmans porteurs du gène du terrorisme ?

Dans une
lettre-réponse à l’association des Etudiants musulmans de France (EMF-section
de Montpellier) qui, comme son nom l’indique, est animée majoritairement par
des étudiants français de culture musulmane, Georges Frêche écrivait
ainsi : « Vous connaissez le vieux proverbe paysan qui résume
la sagesse universelle : ‘dans un pays il faut suivre la mode ou quitter
le pays’
 » class=MsoFootnoteReference> style=';;'>[9]
.
De même, lors de la campagne pour les élections législatives de 2002, le leader
socialiste déclarait : « Ils [les musulmans] ne vont pas vouloir maintenant nous
imposer leur religion ! Ceux qui ne veulent pas respecter nos valeurs,
qu’ils rentrent chez eux ! 
 ».
Par ailleurs, il avait traité certains jeunes responsables
musulmans locaux de « disciples d’Al Qaïda », sous
prétexte qu’ils critiquaient sa politique anti-laïque de gestion de l’islam
montpelliérain. En somme, selon le professeur Frêche,
les citoyens français de culture musulmane doivent se taire ou faire leurs
valises. Sa gestion autoritaire de l’islam sur le plan local (contrôle direct
des lieux de culte) n’est pas en soi séparable de sa conception révisionniste
de l’histoire coloniale : les populations d’origine maghrébine et africaine,
issus des anciennes colonies françaises, sont perçues comme inintégrables,
sinon difficilement intégrables, parce que « musulmanes » comme si se
rejouaient sans cesse les débats contradictoires sur la compatibilité entre la
« citoyenneté française » et le « statut personnel ».



Désir d’avenir ou désespérance du futur ?

Certes, on pourrait se consoler en se disant
que Georges Frêche est un « cas isolé », une espèce socialiste en
voie de disparition, laissant la place à une nouvelle génération d’éléphanteaux
ou de lionceaux, plus « ouverte » et surtout plus
« humaniste ». Mais les dernières échéances électorales (législatives
et présidentielles 2007) et la campagne actuelle pour les Municipales tendent à
prouver que les « petits Frêche locaux » sont légion dans le Nord, le
Centre et le Sud de la France : l’engouement médiatique pour la
« diversité » ne doit pas masquer les nombreuses résistances à voir
émerger une « nouvelle génération politique » de femmes et d’hommes
qui veulent faire la politique autrement. L’exotisme des listes de
candidats (une Fatima par-là, un Karim par-ci, un Mamadou en 45ème
position !) ne doit pas faire oublier la gestion profondément raciale et
sexiste des modes de sélection et de cooptation politiques, comme le soulignait
très justement les animateurs du club « Prairial 21 » qui ont été
quasiment les seuls, dès le départ, à réclamer l’exclusion de Georges
Frêche :

« La bataille politique se pose aujourd’hui à ce
niveau et le combat doit être mené. Désormais, il ne doit plus être possible de
cautionner l’hypocrisie pour préserver des bontés particulières sous couvert de
l’intérêt général du Parti. Trop de bassesses, trop d’indignités, trop de
vilenies ont accompagnées les candidats ‘issus de la diversité’ tout au long de
la campagne interne. La primauté faite aux intérêts personnels et claniques,
au-delà de tout sens politique, ne peut être avalisée. […] Les citoyens de
France exigent de nous un souffle d’air frais pour revigorer notre démocratie
et cette exigence nous impose de réussir l’émergence d’une nouvelle génération
de cadres politiques à l’image de la société française du 21ème
siècle. […] Et que dire de notre incapacité à acter que la société française
n’est ni figée, ni réduite à sa simple expression gauloise ? »

(Chafia Mentalecheta, « Le hold-up des Bidochons », 22 juin
2006 : http://www.chafia.net/article-3081367.html.).



Ne nous y trompons pas : les enfants
légitimes de Jaurès, ce sont bien eux et non des Georges Frêche ou des Michel
Charasse : les Chafia
Mentalecheta, Akli Mellouli, Fayçal Douhane, Bariza Khiari, Janine
Maurice-Bellay, James Balogog class=MsoFootnoteReference> style=';'>[10]
,
Didier Hacquart class=MsoFootnoteReference> style=';'>[11] ou
encore Jean-Luc Mélanchon class=MsoFootnoteReference> style=';'>[12], qui
ont compris que l’investiture de Georges Frêche ne constituait pas simplement
un « incident de parcours », une « initiative isolée », une
« simple concession électorale » faite à une fédération socialiste du
Sud majoritairement raciste mais une question d’avenir pour la gauche et
au-delà pour l’ensemble du système politique français dans sa relation aux
citoyens et aux électeurs de ce pays.

Morale de l’histoire : dire « sale
nègre » est passible d’une condamnation pénale dans les stades de football
mais pas encore dans l’arène politique, où les xénophobes et négrophobes en
tout genre peuvent continuer à agir tranquillement.

Une belle leçon de diversité à la française, n’est-ce pas ?



name="_ftn1" title=""> style=''>*
Vincent Geisser et El Yamine Soum sont les auteurs de l’ouvrage Diversité ou
Diversion ?
Une enquête inédite sur les discriminations dans les
partis politiques français, Paris, éditions de L’Atelier, à paraître avril
2008.

name="_ftn2" title=""> class=MsoFootnoteReference>[1]
« Affaire Ouaddou - La FFF s’associe à la plainte déposée par la LFP », www.tsr.ch, 18 février 2008.

name="_ftn3" title="">[2] Vincent GEISSER, « Georges Frêche, un ‘sous-élu’ récidiviste de
la haine verbale  », oumma.com, 20 février 2006 :
http://oumma.com/Georges-Freche-un-sous-elu,1930.

name="_ftn4" title="">[3] Alain GRESH, « Georges Frêche, Israël, les Juifs et
l’antisémitisme », Le Monde diplomatique, juillet 2007.

name="_ftn5" title="">[4] 170 parlementaires socialistes de la SFIO avaient voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, le 10 juillet 1940 contre 36 à
peine qui voteront « contre ».

name="_ftn6" title="">[5] Le 12 mars 1956, la quasi-totalité des députés socialistes votent des
« pouvoirs spéciaux », au gouvernement Guy Mollet, vote qui donnera
carte blanche à l’Armée française pour arrêter arbitrairement,
« interroger » et torturer les résistants algériens.

name="_ftn7" title=""> style=''> style='font-size:10.0pt;'>[6] style=''> Communique de Presse de la Commission Nationale des Conflits du Parti socialiste du 27 janvier 2007 :
http://presse.parti-socialiste.fr/2007/01/27/exclusion-definitive-de-georges-freche.

name="_ftn8" title="">[7] Propos de François Hollande rapportés par le journal L’Humanité :
http://www.humanite.fr/2008-02-18_Tribune-libre_ils-ont-ose-le-dire.

href="#_ftnref9" name="_ftn9" title=""> style='font-size:10.0pt;;'> class=MsoFootnoteReference>[8] Annick Cojean, « Ayaan Hirsi Ali en quête d’une protection et d’une nationalité », Le Monde, 11
février 2008.

name="_ftn10" title="">[9] style=';'> Georges FRECHE, Lettre adressée à EMF
(section de Montpellier), datée du 25 avril 2002.

class=MsoFootnoteReference> class=MsoFootnoteReference>[10] style=''> Ces militants socialistes sont membres du Club
« Prairial 21 ». Pour lire les documents et les analyses pertinentes
de ce club : www.chafia.net

name="_ftn12" title="">
[11]
style=''> Didier HACQUART est adjoint au Maire de Vitrolles,
initiateur d’une pétition pour l’exclusion définitive de Georges Frêche :
http://didier-hacquart.over-blog.com/article-4693818.html

name="_ftn13" title="">[12] style=''> Jean-Luc MELANCHON est l’un des rares leaders
nationaux à se battre contre l’hypocrie des barons socialistes sur l’affaire
Frêche, « Les complices de Frêche à la tête de la Fédération socialiste de l’Hérault se vengent de son exclusion », 28 janvier 2008 :
http://www.jean-luc-melenchon.fr/ ?p=373.

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Commentaires

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Et pouquoi pas Ayaan HIRSI ALI comme directrice de campagne ?

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Bonjour,

L’article de ce jour - auquel je n’ai rien à redire stricto sensu - aurait pu voir sa démonstration gagner en crédibilité si les attaques n’avaient pas été ciblées sur le seul P.S. et la seule ville de Montpellier (cf. l’exclusion d’une candidate d’origine turque à Villeurbane).

Que se passe-t-il en effet dans le camp "d’en face" ? Quoi que l’on puisse penser de lui (et je précise à toutes fins utiles que je n’ai pas voté pour lui) et des personnes qu’il a choisies, N. Sarkozy a ouvert un brèche en termes de diversité. Est-ce vrai au niveau local pour les élus qui se réclament de la majorité ? Rien n’est moins sûr. Beaucoup d’entre vous ont vu cette émission télévisée dans laquelle u couple d’élus proches de N. Sarkozy justement appelait son employé asiatique "Grain de riz", car son véritable nom était trop compliqué à retenir... De façon moins anecdotique : à Strasbourg la municipalité sortante n’a pas instruit le dossier de permis de construire présenté par la Grande mosquée, et a imposé l’abandon du minaret et de parties culturelles (abandon acceptée par les porteurs du projet) ; elle a rayé d’un trait de plume les projets de mosquée de quartier prévues par l’équipe précédente (et l’un des "bénéficiaires", dont le projet a été abandonné, est candidat sur la liste sortante : pour le remercier de son silence ?) ; les élus ont déclaré à la presse locale, à propos de la principale mosquée turque de la ville qu’elle s’était "agrandie de façon subreptice", oubliant que les autorisations de construire avait été donnée par leur administration ; ils ont en outre résilié le bail d’une autre association turque, avant de préempter le local qu’elle envisageait d’acheter (la encore l’un des responsable de l’association en question est aussi sur la liste...) ; à Aix en Provence, que V. Geissert connaît bien, la maire sortante a déclaré à la presse que tant qu’elle serait maire elle utiliserait tous les moyens à sa disposition pour empêcher la construction d’une mosquée....

Je pourrais multiplier les exemples encore et ne me suis étendu sur Strasbourg car les pratiques évoquées sont d’autant plus choquantes qu’il s’agit de la capitale européenne des droits de l’homme.

Ils sombrent doucement, avec la complicité des musulmans eux-mêmes, dans le silence de la presse...

Mais Dieu est le plus savant.

Salim

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Chers messieurs,

Il m’est agréable de vous féliciter pour cet article qui hélas est d’une vérité totale. J’ai tenté d’être au cours de ma vie un militant pour les droits de l’Homme et j’avoue mon indignation à voir Georges Frêche investi pour les sénatoriales. Le PS que j’ai quitté, n’est pas le PS qu’il devrait être : défendre les plus faibles et lutter contre toutes les formes d’exclusion.

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Et pourtant une grande majorité des beurs votent PS qui est le premier parti au sein de cette partie de la population.

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Le PS est-il encore un parti de gauche ? Les Kouchner, Lang, Amara, Bokel , Frêche, DSK. Qu’ont-il encore de gauche ? On se le demande...

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Venez à l’UMP, on est mieux accueilli qu’au PS. Je milite dans ce parti et je n’ai jamais eu à me plaindre. Je serais en position élgible sur une liste UMP pour les municipales. tout se passe bien, le PS est trop paternaliste. Croyez moi rejoingez les rangs de l’UMP, vous verrez que cela change !

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Une question qui mérité d’être posée. Que font les beurs du PS. Ont-ils réagi ? Ont-il envoyé un communiqué ? Les beurs du PS doivent être les premiers à réagir. On ne les entend pas. Peut-être qu’avoir une petite place est plus important que de réagir en fonction de ses principes. Je suis scandalisée par le silence des beurs du PS.

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Quelle dureté à l’endroit du PS. Les propos de Georges Frêche ne doivent pas faire oublier le rôle positif joué par le PS en ce qui concerne l’immigration. C’est le PS qui légalisé des centaines de milliers de clandestins en 1981, c’est le PS qui a proposé la carte de résidence à 10 ans, c’est le PS qui a de nouveau légalisé des immigrés clandestisn en 1997, n’ayez pas la mémoire sélective et revenons à des faits précis.

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Faire une critique du Ps, comme de l’ensemble de la classe politique est sain dans une démocratie ! Les "actions" positives du PS, ne pourront pas nous faire oublier les déceptions, comme les propose de Frêche. La France n’a pas besoin de médiocrité, et il faut saluer les militans qui travaillent contre cette France dépassée...

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Chers auteurs,

Pour une fois, je vais me "lâcher", passez-moi l’expression, et dire combien je suis heureux de lire cet article qui démasque bien l’hypocrisie, le double jeu du Parti socialiste.

Georges Frêche s’en prend plein la figure et il l’a sans doute bien cherché !

Cela dit, si vous m’y autorisez, je ne serais pas totalement d’avis de l’utilité de la multiplication de formules imprécatoires à son endroit au risque de desservir la profondeur analytique du propos et de contribuer, nolens volens,à transformer le "bourreau" en victime.

Il est vrai cependant que la multiplication de déclarations quelque peu outrageantes témoigne d’une "normale anormalité" chez cet élu de la nation tout de même.

Mais il n’est malheureusement pas le seul ; il participe d’un système qui l’a non seulement investi mais qui continue de le soutenir en dépit de déclarations franchement "anti-républicaines". A ce titre, ceux qui se taisent au parti socialiste le soutiennent indéfectiblement...Silence équivaut à consentement.

Les citoyens musulmans qui désirent vivre pleinement leur citoyenneté dans le tissu social, lesquels réclament par ailleurs l’application de la laïcité, sont traités par le mépris.

Comment voulez-vous alors que ne se constituent pas en France des communautarismes, du repli identitaire (bien qu’il s’agisse quelquefois de formules incantatoires), de désespérances vis-à-vis de Marianne ?

Mon sentiment à moi est que si l’on ne dénonce pas plus virulement de telles sorties, que l’on va jusqu’à minimiser parfois, on installe fatalement l’idée d’une classe politique qui tend à être structurellement réglée par des considérations ethnicisantes...

Faisons un bon diagnostic et le pronostic vital sera alors d’autant plus optimiste pour les années à venir.

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En tout cas George Freche n’est que le reflet de la réalité des élites française.
J’ai pendant ces dernières années été convaincu qu’il y avait un renouveau sur ce qui est du racisme en France.

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Il semblerait que depuis quelques années, dans tous les grands partis français, les candidats raclent les fonds de tiroirs de la xénophobie, pour récupérer quelques voix utiles pour asseoir leurs pouvoir, seul objectif semble t-il. Raclez les fonds des tiroirs pour ne pas dire autre chose...semble rapporter des voix et soulager les nostalgiques du nazisme et du fascime. De la pureté de la race à la problèmatique des gènes, tout est bon de nos jours pour se hisser au pouvoir. C’est avec les cordes de la haine, de l’islamophobie, de la xénophobie et du racisme que certains candidats se sont hissés dans les hautes sphères du pouvoir. N’ayant rien a vendre que de la haine et de la frustration, sur quelle vague voulez vous qu’ils surfent si ce n’est celle du fascisme ? Tout ceci, non seulement ne grandit pas ces candidats mais jette un discrédit affolant et inquiètant sur la France.

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A Malek, lUMP a mis en place le ministère de l’immigration et de l’identitè nationale, les tests ADN, les expulsions massives, traité tes frères de racaille, interdit à ta soeur de porter le voile, dit de ton père qu’il egorgé les moutons dans les baignoires, pactisé avec le front national et insinué que tu étais un terroriste en puissance et tu continue à en porter ses couleurs fièrement. N’as tu pas l’impression d’être insulté ? Comment peux tu cautionner ça ? Ou peut-être es tu un arabe mais pas comme les autres ?

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Amazone qui a nommé le premier préfet musulman ? L’UMP de Sarkozy, Qui organisé l’islam de France ? Sarkozy. Qui permettra à une fille issue de l’immigration d’être maire d’un grand quatier parisien après avoir été ministre dan sun grand ministère ? L’UMP

Saches que je ne suis pas arabe,mais français et fier de l’être , un futur élu de la République. Je crois au combat politique et à ses résultats. Oui je le répète l’UMP nous accueille mieux qu’au PS.

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Il est facile comme le fait Geisser et Yamine Soum de critiquer ceux qui agissent. Parce que peut-être du côté des musulmans, il n’y a que des anges. A quand un article messieurs qui dénonceraient le racisme venant de certains muuslmans, vous serez ainsi plus crédibles messieurs "les bonnes consciences."

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A Malik : Je crois que tu te mets en colère et là n’était pas mon intention. je voulais seulement comprendre comment on pouvait défendre un parti qui prône de telles idées. Je répondrais cependant à vos remarques. Le préfet musulman comme vous dites et tout comme vous avant tout Français avant d’être musulman. Il n’a était nommé que parce qu’il était compétant. Concernant Rachida Dati, elle ne sert que de vitrine pour permettre à vos compatriotes de voter UMP. Rachida Dati ne sert que d’alibi à Sarkozy, elle est la voix de son maître, un peu l’équivalent de ce qu’était certains caid en Algérie sous le colonialisme. Qaunt au culte musulman c’était un moyen de contrôler les musulmans ni plus ni moins.C’est aussi parce que vous êtes français avec un nom musulman que souvent votre CV est refusé, c’est parce que vous êtes français avec un faciès d’arabe que vous êtes toujours contrôlé par la police, c’est parce que vous êtes français avec un nom à consonnance étrangère que l’on vous refuse la location d’un appartement. C’est parce que vous êtes français que l’ump refuse de reconnaitre les crimes commis à l’encontre de vos ancêtres. C’est parce que vous êtes français que l’UMP vous demande de vous intégrer. C’est parce que vous êtes français que vous devez montrer patte blanche où que vous alliez. c’est parce que vous êtes français qu’on se permet de traiter vos frères de racaille. C’est parce que vous êtes français que vous êtes parquez dans les banlieues. C’est parce que vous êtes français qu’on vous refoule des boites de nuit. C’est parce que vous êtes français qu’on vous stigmatise en permanence. L’histoire Malek ne vous sert donc à rien ?

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Malek ;

Un préfet musulman ??? Mort de rire !!! depuis ca nomination je n’ai plus jamais entendu parler de lui...