Gaza sous les bombes, et face à un processus de libération de prisonniers explosif

La foudre s’est de nouveau abattue sur la bande de Gaza, dans un tonnerre de frappes aériennes israélienne

vendredi 8 janvier 2010

La foudre s’est de nouveau abattue sur la bande de Gaza, dans un tonnerre de frappes aériennes israéliennes qui ont ciblé des tunnels à la frontière entre l’Egypte et le territoire contrôlé par le Hamas, tuant trois palestiniens et en blessant un quatrième.

Cette riposte « œil pour œil, dent pour dent », telle que l’a confirmé Israël, est une nouvelle flambée meurtrière de violences qui a pour toile de fond l’inextricable tractation entre le gouvernement de l’Etat Juif et le Hamas, visant à obtenir d’un côté la remise en liberté du soldat Gilad Shalit en contrepartie de la relaxe de détenus palestiniens.

D’atermoiements en refus péremptoires de tout compromis, les négociations s’enlisent pour le pire, alors que le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, s’estimant poussé trop loin dans ses retranchements, confiait récemment en privé être « parvenu à la limite extrême de ses concessions », excluant d’accéder aux exigences du Hamas tant sur le nombre de prisonniers, un millier, que sur certains meneurs charismatiques, dont Marwan Barghouti accusé d’être la tête pensante de la deuxième Intifada.

De source officieuse, on rapporte qu’Israël s’opposerait au retour au pays de palestiniens condamnés pour avoir tué des Israéliens, à proximité de foyers de populations juifs. Acceptant le principe d’un exil pour certains de ses ressortissants, le Hamas a émis une seule condition : que ces derniers choisissent leur terre d’accueil.

Un bras de fer inéluctable et sans compromissions, placé sous le parrainage de l’Egypte et d’un médiateur allemand, qui est assis sur un volcan explosif, bombe à retardement du malheur.

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